Ma résilience à moi, Thierry Beccaro

ma résilience à moi Beccaro

Avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Thierry Beccaro nous livre quelle a été sa voie de résilience, pour surmonter la maltraitance infantile dont il a été victime. Parce qu’il est possible de se reconstruire. D’avancer. Un témoignage plein d’espoir pour toutes celles et ceux qui cheminent encore dans la nuit.

Maltraitance infantile et séquelles à l’âge adulte

Les quatre premières années de sa vie, passées chez sa tendre grand-mère, ont été LA parenthèse enchantée de son enfance. Un cocon de douceur et de tendresse, d’amour et de rires. Mais quand ses parents ont brusquement décidé de le reprendre avec eux, son monde s’est écroulé. Entre un père alcoolique et violent, une mère aux propos rabaissants et destructeurs, l’enfant vit dans la peur. Il s’agit d’éviter tout propos, tout geste, tout comportement susceptible de déclencher la colère et les coups. Mais comme ces derniers pleuvent sans raison, il est difficile pour l’enfant de comprendre ce qui lui arrive, que quoi qu’il fasse il subira les foudres du père. Alors il se met en état d’hypervigilance, se fait tout petit, excelle à l’école pour susciter (ou espérer susciter) la fierté et l’amour de ses parents. En vain.

L’enfant perclus de peur est devenu un adulte au départ très fragile, poursuivi par ses fantômes, peu confiant en lui-même, en la vie. Mais déterminé à avancer. Avec l’amour de la famille qu’il s’est constituée, un long travail réalisé en psychanalyse, il a avancé pas à pas, trébuché parfois. Mais s’est relevé toujours. C’est ce long et émouvant chemin de résilience qu’il nous livre ici.

Témoigner pour aider

Après son premier livre en 2018, Je suis né à 17 ans, dans lequel Thierry Beccaro révélait la violence physique de son père et la violence psychologique de sa mère à son endroit, il témoigne à nouveau dans Ma résilience à moi, paru aux éditions Plon. C’est un témoignage intime et pudique à la fois. L’auteur ne cherche nullement à s’apitoyer sur son sort ni à verser dans le pathos. Au contraire, il se sert de son enfance traumatisante et douloureuse, physiquement comme psychologiquement, pour montrer que malgré ce mauvais départ dans la vie, il est possible de connaitre, adulte, l’amour et l’épanouissement professionnel. Il partage avec le lecteur son long cheminement vers la reconstruction, chemin parsemé d’embuches, de tâtonnements, de joies et de dépassement de soi, non pas pour dicter aux êtres marqués par la vie le chemin à suivre, car chacun a un vécu propre et une voie propre à trouver. Mais pour transmettre un message d’espoir : oui, il est possible de dépasser son passé.

C’est indiciblement émouvant, courageux, altruiste. Une main d’encre et de papier tendue aux autres. Certes, un enfant fracassé deviendra un adulte fragilisé, mais l’important est de faire de ses cicatrices des balafres réussies. Des obstacles surmontés un exemple pour encourager les autres. Afin qu’ils se sentent moins seuls dans leur combat. Afin qu’ils osent libérer la parole et sortir de leur écrasante culpabilité. Et réapprennent à sourire à la vie.

Un livre nécessaire.

« S’apitoyer c’est se réduire c’est s’arrêter d’avancer, c’est disparaitre en soi, sans avoir plus d’explications. »

Informations pratiques

Ma résilience à moi, Thierry Beccaro avec Bénédicte des Mazery- éditions Plon, novembre 2021 – 207 pages – 18€

2 réflexions sur “Ma résilience à moi, Thierry Beccaro

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