Rentrée littéraire : Aucune terre n’est la sienne, Prajwal Parajuly

Un recueil de nouvelles entre tradition et modernité, qui nous offre une immersion fascinante dans le quotidien de la société népalaise issue de la diaspora. Un voyage aux mille parfums, mâtiné d’un humour grinçant.

Recueil de nouvelles

Ce recueil nous propose huit nouvelles très touchantes, dans lesquelles tradition et modernité s’affrontent, se confrontent. La société népalaise issue de la diaspora s’est implantée dans divers pays à travers le monde. Mais qu’emporte-t-on avec soi ? Que signifie avoir l’identité népalaise ? Le fil rouge de ces nouvelles est la lutte que doivent mener ces népalais expatriés contre les discriminations en tous genres dont ils sont victimes (discriminations liées à la caste, à la classe sociale, au sexe, à la religion…). L’exploitation d’une domestique et le droit des femmes au divorce dans Le bec de lièvre, le mariage entre ethnies différentes dans Un sujet qui fâche, sont quelques-uns des combats menés et exposés de façon très vivante ici. Des nouvelles édifiantes sur le mode de vie d’une population dont la littérature parle peu.

Entre tradition et modernité dans la société népalaise

Les éditions Emmanuelle Collas nous proposent un voyage passionnant en cette rentrée littéraire, avec le recueil de huit nouvelles de Prajwal Parajuly, Aucune terre n’est la sienne. Un recueil qui nous immerge dans le quotidien des népalais de la diaspora, réfugiés en Inde, au Bhoutan, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou ailleurs. Quelle est l’identité de ces expatriés ? Sont-ils plus ou moins népalais que ceux qui ont pu rester au pays ? Quel poids conservent les traditions en dehors du pays ? Parmi ces huit textes d’une quarantaine de pages, d’un festival religieux hindou à Darjeeling à la réussite d’un immigré népalais à Manhattan, en passant par le conflit entre une veuve attachée aux traditions et sa jeune belle-sœur revendiquant le droit au divorce, j’ai une affection particulière pour la nouvelle intitulée Les immigrés. L’auteur nous dépeint la condition de ces expatriés avec beaucoup de sensibilité et de finesse, mais aussi un humour parfois caustique et particulièrement délicieux.

Un ouvrage à part, qui ouvre le regard sur une population d’expatriés dont on parle peu et évoque l’exil avec perspicacité et causticité.

Informations pratiques

Rentrée littéraire : Aucune terre n’est la sienne, Prajwal Parajuly- éditions Emmanuelle Collas, septembre 2022- 288 pages – 19€

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