Donna Léon : Les masques éphémères

C’est la trentième enquête du commissaire Brunetti, lequel s’attaque cette fois au crime organisé. Un roman policier en immersion dans la belle ville de Venise.

Crime organisé

Par une douce soirée estivale, deux femmes sont abandonnées, blessées, sur un ponton, par deux vénitiens qui prennent la fuite. Après investigation, il s’avère que ces quatre individus se sont rencontrés à une soirée et que les deux hommes ont proposé une balade en bateau sur la lagune aux deux étudiantes américaines en vacances à Venise. Or au cours de cette balade, le bateau a brutalement heurté un pieu, blessant ses occupants. Mais l’inspecteur Brunetti pressent que les deux hommes cachent quelque chose : pourquoi n’ont-ils pas accompagné les passagères à l’hôpital ?

Aidé par sa collègue napolitaine Claudia Griffoni, l’inspecteur Brunetti mène l’enquête. Si les deux hommes sont rapidement identifiés et retrouvés, il semble qu’ils ne soient que les arbres qui cachent la forêt. Le bateau appartient à l’oncle de l’un d’entre eux, dont les activités nocturnes sont tout sauf légales.

Un roman policier vénitien

Les masques éphémères est la trentième enquête du commissaire Brunetti, proposée par Donna Leon, aux éditions Calmann-Lévy. Une enquête qui n’est pas menée tambour battant (hormis la dernière partie), mais évolue lentement, avec un inspecteur à l’ancienne, aux méthodes antédiluviennes, au capital sympathie indéniable.  Une investigation qui va lui permettre de découvrir un sinistre trafic humain et un grand réseau de corruption au cœur de la ville. Mais ce livre n’est pas seulement un polar, aussi bien ficelé soit-il. C’est aussi une immersion dans Venise, personnage à part entière du roman. Une découverte de sa culture, de son fonctionnement, des lieux symboliques et des rivalités intestines entre vénitiens et napolitains.

Un roman agréable qui vous fera voyager.