Christina Baker Kline Le pays au-delà des mers

Le pays au delà des mers Belfond

Un roman très visuel, aux personnages attachants, qui vous fera voyager dans le temps et prendre le bateau pour l’Australie. Furieusement romanesque et envoutant ! Inspiré de faits historiques réels.

Un roman envoûtant

Nous sommes au XIXème siècle. Sur l’île Flinders, en Tasmanie, Mathinna âgée de 8 ans, est une petite aborigène orpheline, fille du défunt chef de la tribu. Son peuple, les Palawas, a été déporté sur cette île. Une île aride, qui n’a rien en commun avec la terre si fertile de leurs ancêtres, à une centaine de kilomètres de là. Mais, placés sous le joug des Britanniques, ils n’ont pas leur mot à dire. Et quand le gouverneur et sa femme décident d’adopter Mathinna, de l’emmener avec eux en Australie, elle n’a pas davantage le choix. Mais le font-ils par affection ou pour exhiber un spécimen sauvage à leurs amis ?

Au même moment, en Angleterre, Evangeline travaille au service d’une famille bourgeoise et noue une relation clandestine avec le fils de la maison. Des sentiments réciproques à en croire le magnifique rubis qu’il lui a offert. Un cadeau empoisonné. Quand on la découvre en possession du rubis, on l’accuse de vol. Et le jeune homme se garde bien d’avouer que c’est lui qui le lui a offert. Par amour. Evangeline est alors envoyée en déportation en Australie. Sur le bateau, une autre déportée, Hazel, devient son amie et confidente.

Mathinna, Evangeline et Hazel vont alors voir leurs destins se lier…

L’Australie, colonie pénitentiaire

C’est un livre très romanesque, riche en rebondissements, avec des personnages très attachants que nous offre Christina Baker Kline avec Le pays au-delà des mers, aux éditions Belfond. Mais pas seulement. C’est aussi un livre inspiré de faits historiques réels, très enrichissant. L’auteure évoque la vie des convicts, ces condamnés de droit commun. Il ne s’agit pas ici de redoutables criminels, mais plutôt de délinquants, voire des pauvres innocents malmenés par la bourgeoisie. Tout est sévèrement puni, comme Hazel accusée d’avoir volé une simple cuillère de fer blanc, qui se retrouve déportée en Australie. Ces prisonniers étaient transportés par bateau, dans des conditions déplorables, en fond de cale, et débarqués en Australie, qui était alors une colonie pénitentiaire britannique.

Sur ces terres australiennes, le sort de Mathinna n’est pas à envier à celui de Hazel. Mais heureusement, au milieu de ce chaos, il y a de la solidarité entre les plus démunis. Et donc l’espoir d’une vie meilleure.

Un roman émouvant et addictif.

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