Rentrée littéraire : La dernière fois que j’ai vu Adèle, Astrid Eliard

La dernière fois où j'ai vu Adele, Astrid Eliard

©Karine Fléjo photographie

Après Danser, roman que j’avais plébiscité en 2016, c’est avec ferveur que je vous recommande La dernière fois que j’ai vu Adèle, le nouveau roman d’Astrid Eliard. Un roman sur la double sidération d’une mère, quand elle apprend la disparition de son enfant et découvre qu’elle s’est embrigadée. Percutant, captivant, admirablement traité.

Disparition d’un enfant et culpabilité

A 45 ans, Marion a le sentiment que sa vie est derrière elle. L’homme qu’elle a follement aimé, le père de ses deux enfants, l’a quittée. Alors certes, il lui reste ses enfants, mais même avec eux, ses rapports se sont dégradés. C’est tout juste si sa fille de 16 ans lui adresse encore la parole, quand ce ne sont pas des disputes.  Alors, elle qui rassure ses patients à longueur de journée, qui en tant que psy leur insuffle de l’espoir en un lendemain meilleur, s’avère être un piètre tuteur pour elle-même.

Quand ce soir-là, Adèle ne rentre pas, elle ne s’inquiète pas tout de suite. Ce n’est pas la première fois qu’elle manque un dîner sans prévenir. Mais les heures passent, le téléphone de sa fille Adèle demeure muet. Et la tension de commencer à monter. Au cours de ces heures d’attente, angoissée, Marion balaie le film de ces derniers mois. Quand Adèle a-t-elle changé d’attitude à son égard ? N’a-t-elle pas su l’entourer, la comprendre, lui manifester suffisamment son amour ? Est-ce sa faute si sa fille a disparu ? Car force est de reconnaître qu’il s’agit d’une disparition inquiétante. Et sa crainte de muer en conviction intime : c’est sa faute si Adèle a disparu.

Le lendemain, un attentat au forum des halles mobilise toute l’attention dans les médias. On recherche la complice présumée d’un des tueurs, une certaine Hasna Bellaouar. Le visage voilé de la jeune femme inonde les écrans de télévision.

Quel lien peut-il y avoir entre ces deux drames ? Marion est-elle réellement responsable de la disparition de sa fille ? Qu’est-ce qu’aimer « bien » ? La retrouvera-t-elle et si oui, vivante ?

Un roman envoûtant, à la tension permanente

Astrid Eliard transforme le lecteur en témoin du drame. Tel un inspecteur de police à qui toutes les personnes ayant connu de près ou de loin Adèle s’adresseraient, le lecteur glane des informations auprès de chacun et reconstitue le puzzle de la personnalité d’Adèle. Qui était-elle vraiment ? L’auteure nous fait réaliser qu’on connaît mal  les autres, y compris nos proches, ceux dont on partage le quotidien. Aurait-on pu prévoir ce basculement d’Adèle, son endoctrinement ? Car à bien y réfléchir, les proches avaient vu des indices auxquels ils n’avaient pas prêté d’importance. Et qu’est-ce qu’aimer comme il faut son enfant, son conjoint, un proche? Peut-on prétendre aimer parfaitement,  alors que nous sommes par essence des êtres humains et donc faillibles? L’important n’est-il pas davantage de faire de notre mieux que de chercher une inaccessible perfection?

Une analyse très juste de la psychologie des personnages, une tension narrative croissante, un roman véritablement envoûtant de cette rentrée littéraire.

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Elles m’attendaient, Tom Noti

elles m'attendaient Tom Noti

©Karine Fléjo photographie

Deux êtres s’aimantent au premier regard. Mais l’amour peut-il panser toutes les blessures, faire taire tous les fantômes, permettre de dépasser son passé ? Une analyse sensible et juste. Un roman indiciblement touchant.

L’amour guérit-il de tout ?

Max n’avait pas imaginé envisager un jour une vie à deux, lui qui se sentait jusqu’alors « orphelin des sentiments, un vagabond des liens humains ». Mais il a pourtant succombé au sourire lumineux de Halley. Deux solitudes qui se rencontrent, s’apprivoisent. Deux êtres qui suturent leurs blessures d’enfance au fil de leur amour. Un amour dont naît Rosie, une petite fille lumineuse.

Mais connaît-on vraiment ses proches, y compris les êtres qui partagent notre vie ? Pourquoi ce silence absolu sur son passé, tandis qu’il ne cesse d’interroger Halley sur le sien, de vouloir la connaitre en profondeur ? Cet homme robuste en apparence, capable de porter des sacs de ciment et des parpaings sur le dos à longueur de journée, est-il aussi fort psychologiquement que physiquement ? Halley est-elle aveuglée par son amour ou perçoit-elle ses failles ?

Une chute de chantier va jouer le rôle de révélateur, ouvrir une brèche en Max. Et les fantômes de son passé de s’y engouffrer. Son amour fusionnel avec sa fille Rosie sera-t-il une bouée de sauvetage ou son naufrage est-il inévitable ?

Dépasser son passé

Tom Noti explore avec beaucoup de finesse et de justesse les profondeurs de l’âme humaine. En lisant son roman, j’ai pensé à la chanson « Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve » écrite par Gainsbourg. Max est un homme cabossé par la vie, qui a grandi entouré d’une violence extrême, physique et morale. Un homme qui s’est plus souvent frotté à la souffrance qu’au bonheur, un bonheur qu’il convoite tout autant qu’il redoute. Car le bonheur peut paradoxalement faire peur, faute de se sentir aimable au sens digne d’être aimé et donc méritant ce bonheur comme tout un chacun. L’amour de sa compagne et de sa fille suffiront-il à le réconcilier avec la vie ou doit-il se sentir avant tout bien avec lui-même pour être bien avec les autres ? Un roman très émouvant. Une très belle histoire d’amour conjugal mais aussi filial.

Filles de la mer, Mary Lynn Bracht

filles de la mer Mary Lynn Bracht Pocket

©Karine Fléjo photographie

Un roman magnifique, bouleversant, inspiré de faits historiques réels : le sort des « femmes de réconfort », ces jeunes femmes raflées par l’armée impériale japonaise pour servir d’esclaves sexuelles en Corée, Chine et Asie du sud-est pendant la guerre d’Asie-Pacifique. Un hommage à ces femmes aux vies volées. Un devoir de mémoire.

L’esclavage sexuel pendant la guerre d’Asie-Pacifique

Nous sommes en 1943 en Corée, sous l’occupation japonaise. Dans cette société patriarcale, Hana a la chance de jouir d’une certaine indépendance. En effet, comme sa mère, Hana est une haenyeo de l’île de Jeju, autrement dit une plongeuse. Avec un simple masque, sans oxygène, elle plonge dans les profondeurs marines en quête de fruits de mer, oursins et ormeaux. De quoi assurer sa subsistance. Sa sœur Emi, plus jeune qu’elle, n’a pas encore été initiée à cette discipline et l’attend lors de ces plongées sur le rivage.

Mais un jour, Hana aperçoit un soldat japonais qui avance dangereusement vers l’endroit de la plage où joue Emi. N’écoutant que son courage, elle nage le plus rapidement possible vers Emi et la cache sous un piton rocheux. Si Emi est épargnée, le soldat aperçoit hélas Hana et l’embarque avec lui.

C’est alors le début pour Hana d’une vie d’une extrême violence, celle réservée aux « femmes de réconfort », ces esclaves sexuelles des soldats japonais. Installée dans un bordel de réconfort, battue et violée au quotidien, l’espoir de retrouver sa famille après la guerre la tient cependant en vie. Mais survivra-t-elle jusque-là ?

En parallèle, nous suivons Emi, soixante-ans plus tard, en 2011. De son enfance elle ne parle guère à ses enfants. Mais n’oublie pas, écrasée de culpabilité que sa sœur se soit sacrifiée pour lui sauver la vie. Qu’est devenue Hana ? Est-elle toujours en vie ? Tous les ans, elle se rend aux manifestations organisées pour réclamer la justice et la reconnaissance par le gouvernement japonais de ce crime de guerre commis sur des milliers de femmes, dont Hana. Dans la foule, elle scrute chaque visage dans l’espoir d’y reconnaître sa sœur. Finiront-elles par se retrouver ? Emi trouvera-t-elle enfin la paix de l’âme ?

Un devoir de mémoire

C’est une épopée romanesque d’une intensité émotionnelle rare que nous offre Mary Lynn Bracht dans ce premier roman. Un roman envoûtant, bouleversant, qui tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, sensible au sort de ces femmes magnifiques de courage et d’humanité. Désireux de voler à leur secours.

Un très bel hommage à ces femmes dont le gouvernement japonais, jusqu’au début des années 2010, a nié l’existence et auxquelles, jusque 2015, il avait donc refusé la moindre réparation. Ce sont ainsi plusieurs dizaines de milliers de femmes qui ont été raflées pour satisfaire les besoins sexuels des soldats de l’armée impériale japonaise entre 1931 et 1945. Des femmes détruites physiquement et psychologiquement, qui, pour les survivantes, n’ont pas trouvé de réconfort ni d’apaisement après la guerre. Trop d’humiliation pour leurs familles patriarcales, trop de tabous autour de la chasteté et du viol, elles ont été contraintes de se taire ou de s’enfuir loin des leurs. Par honte. Par incompréhension. Maltraitées une seconde fois dans leur jeune vie. Seule une quarantaine d’entre elles vivent encore…

Le roman de Mary Lynn Bracht est donc essentiel. Pour faire connaître ce pan de l’Histoire. Pour ne pas oublier. Et éviter à cet horrible passé de se répéter.

A lire ABSOLUMENT !

Les dix vœux d’Alfréd, Maude Mihami

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©Karine Fléjo photographie

Une relation magnifique entre un grand-père et son petit-fils

Alfréd, ne pas oublier l’accent, est un petit garçon âgé de neuf ans qui vit dans le village de Camboudin en Bretagne, avec sa mère Agnès et son grand-père Alfred. Un grand-père dont il partage le prénom, l’accent en moins, et le jour de naissance. Ainsi et surtout que des trésors d’affection.

C’est d’ailleurs à son vénérable papi qu’Alfréd se confie. Pour ses dix ans, il a un grand projet : parvenir à exaucer dix vœux qui lui sont chers, afin de devenir quelqu’un de bien. Il a d’ailleurs rédigé une liste à cet effet, un peu comme une lettre au père Noël. Et d’évoquer avec son papi certains de ces vœux, comme rencontrer un vrai cow-boy, boire un verre de la boisson locale « la trouspignôle », chanter seul sur scène à la fête de l’école, conduire un tracteur ou encore rencontrer un écrivain. Il y a aussi des vœux plus intimes, qu’il tient à garder secrets. Pour le moment. Parmi ces derniers, celui de passer une journée complice avec sa maman.

Car sa maman n’est pas comme les autres. Elle a l’alcool dans le sang, surtout depuis qu’elle a perdu sa propre mère, et que le père de l’enfant l’a quittée. Elle fume comme un pompier, râle tout le temps et ne quitte pas sa bouteille. Alors de là à être en mesure de s’occuper correctement de son fils… heureusement, Alfréd peut compter sur son papi et sur les habitants du village pour l’entourer. Mais sa maman ne lui manque pas moins.

Enfin, son dernier vœu s’adresse à son grand-père. Ce vieil homme bourru au grand-cœur se laissera-t-il attendrir par la surprise que son petit-fils lui réserve ?

Un roman empli de tendresse

Les dix vœux d’Alfred est un roman aux personnages cocasses, tous attachants à leur manière, avec des caractères et des personnalités bien marquées. Mais surtout, c’est un roman empli de tendresse, d’affection. Celui d’êtres cabossés par la vie, parfois rudes en apparence, mais avec un cœur gros comme un océan. On suit la quête du petit garçon avec émotion, ses déceptions et ses joies, en espérant que ses dix vœux seront exaucés.

Le seul petit bémol de ce livre est pour moi non le fond, car l’histoire est très belle, mais la forme. Je ne suis pas très fan de ce genre d’écriture avec un langage très familier, voire le recours à l’argot breton, même si certes cela entre dans le contexte de ce petit village. Une lecture agréable, donc, mais qui ne m’a pas totalement séduite.

 

En théorie, tout va bien, Sarah Bussy

en théorie tout va bien Sarah Bussy

©Karine Fléjo photographie

En théorie tout va bien, est le roman d’une famille qui s’est attachée à sauver les apparences. Envers et contre tout. Mais comment se construire, se projeter, quand on est une enfant et que la vie, les êtres autour de vous, cultivent le mensonge ? Un roman initiatique doux amer.

Secrets de famille et culture des apparences

Dans le Paris des années 90, Cassis, douze ans, mène une existence heureuse avec son grand-frère Matteo et ses parents. Des vacances joyeuses dans la maison familiale de la Tranche-sur-Mer, des réceptions dans l’appartement de la rue Saint-Maur, un père en costume taillé sur mesure qui inspire le respect, une mère libraire qui sait recevoir, la famille de Cassis a tout de la famille idéale. « Une famille Ricoré ». Il y a même les pains au chocolat au petit-déjeuner.

Pourtant, dans ce tableau du bonheur, il y a des ombres. Les absences de plus en plus fréquentes du père, lequel met en cause son travail et ses hautes responsabilités. Sa mère qui s’enferme pour pleurer dans la chambre. Mais personne ne met de mots sur ces ombres, personne ne pose de questions, pas même Cassis.

« Je ne cherchais jamais à savoir pourquoi elle pleurait et pour rien au monde n’en aurais parlé. Notre quotidien fonctionnait et glissait ainsi. »

Une vie qui va perdre toute son insouciance, quand un jour, sans préambule, le père décide de choisir Cassis, pour l’emmener avec lui dans un appartement en tout point identique à celui dans lequel ils vivent. Pour Cassis, c’est la sidération. De retour rue Saint-Maur, la vie reprend comme si de rien n’était, comme si cette visite n’avait été qu’un rêve. Ou un cauchemar.

Pourquoi son père l’a-t-il élue pour l’initier à son secret ? Pourquoi avoir maintenu Matteo à distance ? Ne sachant que faire de ce secret encombrant, Cassis adopte la conduite de ses parents : elle sauve les apparences, maintient l’illusion d’une famille parfaite.

« Faire semblant. Taire. Comme si ce dont on ne parlait pas n’existait pas. Laisser en suspens. (…) ferme croyance en notre pouvoir sur le monde, celui d’effacer les choses, de les dissimuler au point de les oublier. »

Jusqu’au jour où la vérité éclate au grand jour. Et la famille aussi.

Illusions et trahisons familiales

Dans ce roman initiatique, Sarah Bussy se glisse dans la peau d’une jeune fille et nous interroge sans cesse. Comment réagir quand on découvre que la vie parfaite dans une famille parfaite n’est qu’illusion ? Faut-il tout révéler et vivre conformément à la réalité ou se mettre des œillères et s’attacher à sauver les apparences ? Comment se construire et accepter, adulte, que la vie ne soit pas ce bonbon délicieux qu’on nous avait fait miroiter enfant ? Qu’est-ce qui est le plus grave : que nos proches nous aient trahi ou que le reste de la famille ne nous ait pas initié à ses secrets ? Une réflexion intéressante sur les secrets de famille, l’importance des apparences, mais aussi les conséquences durables et dévastatrices d’une enfance nimbée de mensonges.

La mer monte, Aude le Corff

livre de Aude le Corff, La mer monte

Après Les arbres voyagent la nuit et L’importun, Aude le Corff nous revient avec La mer monte, un roman d’anticipation auréolé de mystère. Nous sommes en effet dans une époque à la fois proche à l’échelle du temps et lointaine à l’échelle d’une vie : en 2042. Un monde connecté à l’extrême, un réchauffement climatique qu’il n’est plus possible d’ignorer et un secret de famille bien gardé sont les ingrédients principaux de ce livre prenant.

Réchauffement climatique, nouvelles technologies : bienvenue en 2042 !

Aude le Corff nous invite à la rejoindre en 2042. Un avenir à la fois proche et lointain. Un autre monde. En effet, en 2042, la planète a essuyé plusieurs drames écologiques dus au réchauffement climatique : inondations, séismes, montée des eaux et des températures, disparition de certains territoires sous les flots, ouragans dévastateurs. Le danger a pointé son nez au début des années 2000 et ne fut pas pris suffisamment au sérieux par les états influents :

« Les catastrophes naturelles et les conflits s’intensifiaient. La guerre civile en Syrie se révélait particulièrement cruelle. L’humanité régressait, de toutes parts des discriminations et des violences avaient lieu, envers les femmes, les homosexuels, les plus faibles, les plus foncés, les plus pauvres. »

Mais le réchauffement climatique est devenu tel au début des années 2020, qu’il ne fut plus possible de l’ignorer sauf à conduire la planète et ses habitants à leur perte.

« Un état d’urgence mondial fut décrété. Plus question de continuer à produire du gaz à effet de serre, à l’évidence le monde ne le supporterait plus. (…) Un effort spectaculaire a été entrepris pour développer les énergies propres au détriment des lobbys, et rapidement, les voitures électriques, solaires ou à hydrogène sont devenues la norme. Tout fonctionne dans nos pays favorisés grâce aux énergies renouvelables, au recyclage, à la biomasse, avec une optimisation de la gestion de l’eau. »

C’est dans ce contexte que vit Lisa, jeune trentenaire engagée dans cette transition écologique radicale. Un monde enviable ? Pas forcément. Car tout est connecté, contrôlé, robotisé, tandis que les relations humaines s’appauvrissent, y compris dans la sphère de l’intime. De même qu’on est de plus en plus souvent amené à changer de travail, on change de plus en plus de partenaire.

« La jeune génération s’autorise des histoires plus courtes et plus nombreuses tout au long de son existence. Il devient dépassé de partager l’appartement, le quotidien, le même lit qu’un conjoint. »

Mais l’avenir de la planète, ce que nous allons transmettre aux générations futures n’est pas la seule préoccupation de Lisa : une autre transmission l’interpelle depuis des années, celle de sa mère Laure. Car cette dernière a bien souvent échappé à son rôle de mère, absente des mois entiers tandis que la relève était assurée auprès de l’enfant par ses grands-parents. Bien souvent, Lisa a cherché à attirer l’attention de sa mère, y compris en mettant sa vie en danger en cessant de s’alimenter. Mais Laure demeurait absente, fragile, en proie à une insondable mélancolie. Pourquoi ? Pourquoi cette femme était-elle incapable de témoigner de l’affection à son enfant, d’être présente au monde ? Lisa décide alors de fouiller dans le journal intime que sa mère tient depuis l’adolescence, depuis son premier amour avec un certain Thomas Boddi. Quel est le drame à l’origine de cette tristesse, de ce chagrin que le temps ne parvient pas à consoler ? Lisa est bien décidée à percer ce secret bien gardé par sa mère mais aussi par le reste de la famille.

Une invitation à réfléchir sur la transition écologique, sur ce que nous voulons transmettre aux générations futures

Ce nouveau livre d’Aude Le Corff invite le lecteur à réfléchir. En nous propulsant dans ce monde futuriste, Aude le Corff tire la sonnette d’alarme : si nous n’y prenons pas garde, si nous n’engageons pas dès à présent la transition écologique, alors le réchauffement climatique conduira à la destruction de la planète et de ses habitants. Est-ce ce monde voué à sa perte que nous souhaitons léguer à nos enfants et petits-enfants ? Par ailleurs, les nouvelles technologies évoluent vers un monde toujours plus connecté : le progrès technologie va-t-il de pair avec l’épanouissement humain ou faut-il craindre un appauvrissement des liens entre les êtres si nous n’y prenons pas garde ? Un roman qui sonne comme une mise en garde.

Ce secret de famille avec pour toile de fond l’avenir de notre planète vous tiendra en haleine. Comment expliquer les défaillances d’une mère ? Comment se construire sans cet élément crucial du puzzle familial ? Comment pénétrer dans le monde d’une femme dont l’angoisse permanente érige de hautes barricades autour d’elle ? Je vous laisse le découvrir…