Glissez Maud Ankaoua dans votre poche!

Kilomètre zéro Maud Ankaoua

J’avais chroniqué ce roman de développement personnel il y a deux ans, lors de sa sortie chez Eyrolles, avec un enthousiasme fou. Il sort aujourd’hui en format poche, aux éditions J’ai lu. Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, ne passez pas à côté de ce livre si riche en enseignements!

Quels sont les secrets d’un bonheur profond ? 

Maëlle est la directrice financière d’une start-up. A la tête de 300 personnes, elle est toujours entre deux réunions, deux mails, deux appels. Elle court, partout, tout le temps, sans se poser de questions sur le sens qu’a une telle vie. Jusqu’à ce jour où une amie la sollicite pour une mission pour le moins inattendue. Atteinte d’un cancer, Romane souhaite en effet que Maëlle se rende au Tibet, en quête d’un manuscrit détenteur d’un savoir susceptible de la guérir.

En business woman qui se respecte, la première réaction de Maëlle est de répondre que c’est impossible, qu’elle ne peut pas se permettre de quitter ainsi son travail, ses responsabilités, ses collaborateurs.  Mais son cœur d’amie s’oppose à son mental : que peut-il y avoir de plus précieux que la vie de Romane, que la vie d’un être ? Tiraillée, elle se décide à partir au Tibet. Elle ignore alors que cet acte d’amour envers son amie se révélera être l’aube d’une renaissance pour elle aussi…

Kilomètre zéro, LE livre de développement personnel 

Mon billet aurait pu se limiter à ceci : Lisez ce roman de développement personnel, qui est bien plus qu’un roman, aussi touchant et captivant soit-il! Lisez-le! Vraiment .

D’une part, c’est un roman, donc beaucoup moins fastidieux à lire qu’un essai de développement personnel mais tout aussi riche en enseignements. D’autre part, ce livre est un véritable cadeau pour toutes celles et ceux qui aspirent à vivre en harmonie avec leur être profond et le monde qui les entoure. Il vous invite à vous arrêter pour vous interroger, pour vous recentrer sur l’essentiel, au lieu de courir dans tous les sens. Quels sont vos besoins réels, vos désirs profonds ? Sont-ils en accord avec votre vie actuelle ? Combien de fois entendons-nous dans notre quotidien des personnes se dire démotivées par leur travail, non épanouies dans leur vie de couple, en décalage avec la vie à laquelle elles aspirent? Souvent. Et pourtant, combien d’entre elles envisagent et entreprennent réellement un changement? Peu. Elles restent dans leur zone de confort, n’osent pas entreprendre de réelles réorientations, marionnettes agitées par les fils de leurs peurs. Faites-vous partie de ces personnes? Désirez-vous OSER le changement?

S’il est bien un enseignement dans ce livre, c’est que VOUS avez EN VOUS les ressources pour changer, pour évoluer vers une vie lumineuse, épanouissante, aimante. Et Maud Ankaoua en est la preuve vivante, la meilleure ambassadrice de son livre. Elle incarne en effet les valeurs qu’elle défend, Et son parcours est la preuve par l’exemple de la véracité des principes défendus dans le livre. C’est pourquoi ce livre n’est pas un livre de plus de développement personnel, c’est LE livre qu’il faut avoir lu.

Alors, prêts à faire du reste de votre vie la plus belle partie de votre existence?

Regarder la vie d’un œil neuf, comme un enfant qui découvre le monde. S’éveiller à ce que désire notre cœur et non pas agir en fonction de croyances automatiques guidées par la peur.

 

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Il n’est jamais plus tard que minuit, Isabelle Never

Il n'est jamais plus tard que minuit Isabelle Never

©Karine Fléjo photographie

Elle a perdu son mari et ses deux filles dans un accident d’avion en Birmanie. La reconstruction lumineuse d’une femme qui a perdu tous ses repères : une femme sans homme, une mère sans ses enfants, une parisienne en Asie. L’histoire touchante d’une résilience matinée de sagesse orientale.

Tout perdre et tout reconstruire

Le sol s’est ouvert sous ses pieds quand le ciel lui a volé ses deux filles et son mari dans un accident d’avion. Eux qui vivaient si heureux, si insouciants en Birmanie et croyaient avoir la vie devant eux. Mais la narratrice se retrouve aujourd’hui seule, avec le sentiment que sa vie est derrière elle.

« Chaque jour qui passait était une sorte de choix. Cette existence que je ne désirais plus me retenait, ou je m’y accrochais malgré moi. Comment trouvais-je la force de vivre tout en souhaitant à chaque instant que tout s’arrête ? »

Paris la déprime, lui fait ressentir par sa grisaille et sa pluie l’absence des êtres chers. Elle décide alors de prendre un aller simple pour Rangoun, là où ils vécurent si heureux. Au fil des rencontres avec des amis et inconnus birmans, elle découvre une autre conception de la vie et de la mort, de la solitude, de la douleur. Une forme de sagesse.

« Toutes les épreuves ont un sens, si on les regarde sous le bon angle. »

Au fil des semaines, la narratrice apprend à traverser la vie, à ne pas entrer en résistance avec les difficultés, les douleurs et le chagrin rencontrés. Elle se reconnecte progressivement avec elle, ses besoins, son essentiel.

« Seule. Je le suis. Seule, c’est à moi qu’il revient de décider ce que sera ma vie. Pas me résigner, juste apprendre à accepter. Pas perdre l’espoir, mais gagner la sagesse. »

 

Le voyage est une fuite et une quête

Ce roman ne doit pas effrayer par son sujet. Certes, la perte des siens est une terrible épreuve, la plus terrible même, mais ce roman porte essentiellement sur la renaissance à la vie, la renaissance à une forme de sagesse. C’est donc un roman d’espoir, de reprise en mains des rênes de sa vie. Si le voyage de la narratrice était au tout début une fuite, fuite de la douleur, fuite de la solitude, fuite des souvenirs, il devient une quête : quête de sérénité, quête de sagesse, quête d’une meilleure connaissance de soi. Un regard très intéressant d’Isabelle Never, sur la culture birmane, culture qu’elle connaît bien car son travail dans l’humanitaire l’a conduite à vivre plusieurs années en Birmanie et actuellement au Laos. Comme le dit ce proverbe birman : «  Il n’est jamais plus tard que minuit », car après minuit, commence un nouveau jour.

Un roman très touchant, très profond, une écriture sensible et très vivante. Et une immersion passionnante dans la culture et la sagesse orientales.

Rentrée littéraire : Dany Rousson, pour le sourire de Lenny

pour le sourire de Lenny Dany Rousson

©Karine Fléjo photographie

Dany Rousson nous offre un conte moderne, une invitation à la tolérance et à l’entraide. Ou comment deux SDF, dénués de tout mais riches humainement, peuvent éclairer la vie de ceux dont ils croisent la route.

Une improbable amitié 

Nous sommes en 2003 et deux vagabonds font une halte dans la région d’Aigues-Mortes. Rien ne destinait ces deux hommes à cheminer ensemble. Titi, 25 ans, est un jeune homme avenant, rieur. Tandis que son aîné de 20 ans  est un taiseux au regard étrangement vide et au look qui inspire la méfiance de ceux qu’il croise. Personne ne sait ce qui l’a conduit à la rue, pas même Titi. Pire, il va jusqu’à cacher son nom. Et Titi de le surnommer Savatte.

Un toit, un repas, contre des services ou de petits boulots est leur quotidien. 

A Aigues Mortes, ils découvrent le don, la gentillesse, le désintéressement, l’altruisme des habitants. Pacôme le saunier, Marcellin le retraité , Garance la réparatrice de jouets , Gaëlle la caissière, pour tous ces gens, ils ne sont pas des êtres transparents mais des êtres à part entière, dignes d attention et de considération. De respect. 

Et que dire de ce jeune garçon, Lenny, qui voit en Savatte le père qu’il aurait rêvé d’avoir? Touché au plus profond, Savatte se laisse apprivoiser par l’enfant. Mais un jour c’est le drame. Pourquoi Savatte a-t-il le sentiment de porter la poisse? Que cache-t-il? Que fuit-il?

Une histoire touchante, invitation à la tolérance 

Dans Pour le sourire de Lenny, Danny Rousson nous invite à ne pas juger sur les apparences. Etre SDF, ne pas avoir de toit ni d’argent, ne signifie pas être pauvre humainement. Ni ne pas devoir mériter le respect comme tout être humain. Au fil des pages, le lecteur assiste au tissage d’amitiés et d’amour nouveaux, fragiles mais porteurs d’espoir. Tandis que Savatte reprend vie dans le  regard et le coeur  des autres, il s’ouvre peu à peu sur ce qui l’a fait basculer quinze ans plus tôt de son poste d’ingénieur à celui de mendiant.

Des personnages attachants, émouvants et beaucoup de tendresse émaillent cette agréable lecture. 

Rentrée littéraire : On ne meurt pas d’amour, Géraldine Dalban-Moreynas

On ne meurt pas d'amour Géraldine Dalban-Moreynas

©Karine Fléjo photographie

Un premier roman extrêmement fort, percutant, saisissant, sur une histoire d’amour adultérine particulièrement addictive et destructrice. L’emprise affective servie par la plume incisive de Géraldine Dalban-Moreynas.

Emprise affective et adultère

Cela fait quatre ans que la narratrice vit avec son compagnon. Quand il l’emmène à New-York pour la demander en mariage, elle répond « oui ». Oui à leur emménagement ensemble, oui à leur union, oui au meilleur. Mais c’est le pire qui se profile contre toute attente, quand la narratrice croise son nouveau voisin, un homme nouvellement père. Pour elle comme pour lui, c’est l’électrisation des corps, des sens. L’attirance mêlée de terreur. Tous deux sont en couple. Tous deux doivent suivre des voies parallèles et non communes. Tous deux doivent…  C’est ce qu’ils se répètent comme un mantra. Mais le devoir fléchit peu à peu sous l’attirance irrépressible qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.

« Rien ne peut plus les retenir, même s’ils devinent qu’il n’y a pas d’issue, qu’il y aura de la souffrance, qu’il y aura des larmes. »

Commence alors un terrible et épuisant duel entre désir et raison, sentiments et raisonnement. Jusqu’où cet homme, très attaché à sa fille qu’il perdra en cas de divorce, sera-t-il capable d’aller pour cette jeune femme ? Jusque quels sacrifices, quel degré d’abnégation et de souffrance, sera-t-elle prête à aller pour vivre un amour dont elle pressent que sa rivale sortira victorieuse ? Combien de temps continuera-t-elle à se mentir à elle-même ?

Une lecture addictive

Géraldine Dalban-Moreynas nous livre un roman d’une puissance évocatrice rare. La tension narrative est telle, que le lecteur devient aussi accro à l’histoire que l’héroïne à son amant. Au fil des pages se dessine une dépendance affective de plus en plus forte. De plus en plus destructrice aussi. Avec beaucoup de justesse et de finesse dans l’analyse, l’auteure démonte les rouages de l’emprise affective, le combat épuisant entre le mental et le cœur, entre la raison et les sentiments. Car la jeune femme a l’intuition, dès le départ, que son amant ne quittera jamais sa femme et sa fille pour elle. Mais cette réalité lui est trop pénible à accepter, l’idée de ne plus vivre cette passion trop douloureuse. Et puis, ses résolutions de mettre un terme à cette relation s’évanouissent à chaque fois qu’elle croise ou entend son amant. A l’image d’une drogue dont le consommateur sait et redoute les effets néfastes sur sa santé, mais ne résiste pas au paradis artificiel d’un nouveau shoot, la jeune femme cède encore et encore à ce paradis illusoire qu’est leur relation. Jusqu’où peut-on aller par amour ? Jusqu’où est-on prêt à mettre en danger son intégrité ? Un roman captivant qui se lit en apnée.

Une écriture coup de poing pour un roman coup de coeur.

Rentrée littéraire : L’extase du selfie et autres gestes qui nous disent, Philippe Delerm

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©Karine Fléjo photographie

La gestuelle, ou communication non verbale, véhicule des informations importantes pour un auditeur attentif, bien plus que le langage.  En près de 50 cours chapitres, Philippe Delerm décrypte ses contemporains, non pas à travers leurs propos, mais à travers leurs attitudes. Un regard aiguisé et amusé sur ses pairs.

Les gestes qui nous trahissent

Ce que l’autre cherche à dire ne se situe pas seulement dans son discours. Clignement des yeux, maintien du buste, rigidité du corps, grattement du nez, bras croisés, jambe qui tressaute sont quelques exemples des gestuelles qui en disent autant voire davantage, que de longs discours. Et surtout, ces gestes ne mentent pas et peuvent donc contredire le discours tenu. Car si l’on peut avec plus ou moins d’aisance mentir à quelqu’un, prétendre une chose et en penser une autre, il est très difficile voire impossible, de dissimuler ses véritables intentions dans la gestuelle. Les gestes seront donc très utiles à un observateur et interlocuteur attentif.

Certains en ont même fait leur métier : la synergologie ou l’art de comprendre le non-verbal. Philippe Delerm, fin observateur de ses contemporains, a passé en revue près d’une cinquantaine de situations, de postures, qui en disent long sur le message que l’on souhaite transmettre par le langage des yeux et du corps en général.

Le vapotage, le verre de vin tenu sans le boire lors d’une conversation, l’épluchage de clémentine d’une seule main, la façon de conduire son caddie, les manches remontées au-dessus du poignet, l’extase du selfie, il étudie, observe et donne son interprétation, non sans humour et perspicacité, sur ces gestes et postures adoptés.

Une analyse subtile de la nature humaine

On imagine Philippe Delerm dans la peau d’un sociologue, d’un journaliste, d’un gentil curieux, discrètement assis à la terrasse d’un café, dans le coin d’une salle, en train d’observer les gens et d’essayer de déceler tout ce qu’ils ne disent pas mais montrent. On s’amuse de son regard aiguisé, on applaudit sa clairvoyance. Ces textes courts, qui sont sa signature, croquent en quelques mots l’essentiel d’une posture, d’un regard, d’une habitude.

Et vous, quel geste vous trahit?

 

 

 

 

Rentrée littéraire : Jour de courage, de Brigitte Giraud

Jour de courage de Brigitte Giraud

©Karine Fléjo photographie

Brigitte Giraud nous revient avec un 13ème roman, Jour de courage.  Elle évoque deux destins qu’un siècle sépare, mais qu’une même cause et qu’un même courage caractérisent. Les mentalités ont-elles évolué ?

Homosexualité : une réelle évolution des mentalités ?

C’est en faisant des recherches pour un exposé sur les autodafés, que Livio, lycéen, tombe sur des documents relatifs à Margnus Hirschfeld, médecin juif-allemand très engagé, qui dès le début du XXème siècle, s’est battu pour défendre l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, mais aussi les droits des homosexuels. Que ce Magnus Hirschfeld se soit farouchement opposé au paragraphe 175 du Code pénal allemand, qui pénalisait les homosexuels, ouvre une porte en Livio. Une porte sur son coupable secret, secret qu’il ne partage pas même avec ses parents, ni Camille, la lycéenne de sa classe, amoureuse de lui. En lisant que Hischfeld considérait l’homosexualité ni comme un vice,  ni comme un crime, ou même une maladie, l’adolescent se sent un peu rassuré. Enfin quelqu’un met des mots sur ses peurs et ses questionnements.

Et de décider d’utiliser la destruction par le feu des ouvrages de la bibliothèque de l’Institut de sexologie de Magnus Hischfeld, ouvrages qui constituèrent les premiers autodafés nazis, pour servir de prétexte à évoquer un autre sujet : l’homosexualité. Et par voie de conséquence, SON homosexualité.

Devant sa classe, Livio décide donc d’en finir avec le mensonge, la dissimulation, les apparences. Il va endosser la cause de ce médecin allemand pour ouvrir la brèche, s’y engouffrer, parler à travers lui de sa propre fragilité, de sa difficulté à trouver sa place, de son mal-être.

Comment va être accueilli son coming-out lors de l’exposé ? Si l’on peut légitimement s’attendre à ce que les mentalités aient évolué au cours du siècle qui sépare Magnus et Livio, on peut aussi s’interroger quand on regarde l’actualité.

Un plaidoyer pour le droit à la différence et pour la tolérance

Dans ce roman, Brigitte Giraud dénonce l’étroitesse d’esprit, la lâcheté de l’homme qui se range toujours du côté du plus fort, des plus nombreux. Quand on assiste à la destruction des bibliothèques et librairies par les djihadistes à Mossoul, quand on voit qu’en Pologne, des thérapies de conversion (à base d’électrochocs) visent à modifier l’orientation sexuelle de jeunes homosexuels, on peut se demander si les mentalités ont vraiment évolué au cours du siècle passé. Certes, ces exemples ne sont pas représentatifs de la situation dans chaque pays, mais leur simple existence, fut-ce dans une poignée de pays, montre que les combats contre l’homophobie, la haine de l’autre, sont loin d’être terminés. L’homme demeure toujours ce loup pour l’homme. Et ce n’est pas Livio, dans ce roman, qui dira le contraire.

Prix du Roman FNAC 2019 : Bérengère Cournut

Le Salon Fnac Livres se déroulera du vendredi 20 au dimanche 22 septembre à la Halle des Blancs Manteaux, Paris IV. Cette année, la Fnac aura le plaisir d’accueillir comme invité d’honneur l’écrivain américain Bret Easton Ellis.

Ce vendredi 20 septembre, c’est à Bérangère Cournut qu’a été remis le Prix du Roman Fnac 2019 pour son roman De pierre et d’os, paru aux éditions Le Tripode en septembre 2019.

 

©Karine Fléjo photographie

Présentation du Prix FNAC :

La Fnac organise pour la 18ème année consécutive le Prix du Roman Fnac récompensant un roman exceptionnel, à l’issue d’un processus associant libraires experts et lecteurs amateurs. Pendant l’été , 400 adhérents et autant de libraires FNAC s’immergent dans les centaines de romans de la rentrée littéraire, qu’ils apprécient en toute indépendance, contribuant ainsi à une première sélection de 30 ouvrages, puis à une sélection de quatre finalistes.

les quatre finalistes du prix du Roman Fnac 2019

 

Présentation du roman « De pierre et d’os »:

De pierre et d'os Bérangère Cournut

Après le succès de son roman hopi Née contente à Oraibi, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman inuit. Empreint à la fois d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

 » Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques.  » (note liminaire du roman)

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

—> Retrouvez toutes les informations sur la 18ème édition du salon Fnac Livres (auteurs en dédicace, ateliers, rencontres) en suivant ce lien : Programme du salon