Première sélection du Prix de la Closerie des Lilas 2017

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Le Prix de la Closerie des Lilas a été décerné pour la première fois le 7 mars 2007, veille de la journée mondiale de la femme, à la Closerie des Lilas.

Il a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce nouveau prix est de promouvoir la littérature féminine, à l’exemple du prix anglo-saxon : Orange Prize.

Pour fêter les dix ans du Prix de la Closerie des Lilas en 2017, le plus féminin des prix littéraires a le plaisir d’accueillir Claude Lelouch, président d’honneur de l’édition 2017.

Le jury invité en 2017 :


Lydia Bacrie, Victoria Bedos, Bérénice Bejo, Claire Chazal, Catherine Clément, Diane von Furstenberg, Emmanuelle Devos, Daniela Lumbroso, Orlan. 

Le bureau de six membres permanents  :

Emmanuelle de Boysson, présidente du prix (journaliste Version Femina et romancière), Tatiana de Rosnay, vice-présidente du Prix de la Closerie des Lilas (romancière), Jessica Nelson (Editions des Saints Pères et romancière), Carole Chrétiennot, (cofondatrice du Prix du Café de Flore et de la Closerie des Lilas), Stéphanie Janicot ( rédactrice en chef de la revue Muze et romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (directrice de la rédaction de Point de Vue et romancière).

Les romans sélectionnés : 

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Les 5 romans finalistes du prix RTL-Lire 2017

Cinq romans de la rentrée littéraire 2016 sont finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017. Le lauréat sera connu en mars prochain.

Les rédactions de RTL et Lire ont dévoilé, jeudi 12 janvier, les cinq romans finalistes qui concourent pour le Grand Prix RTL-Lire 2017. Nicolas Maleski est le seul primo-romancier de cette sélection finale.

Les 5 romans en lice

  • Une femme au téléphone de Caroles Fives (Gallimard-L’Arbalète)
  • Sous le compost de Nicolas Maleski (Fleuve)
  • Le cas Malaussène de Daniel Pennac (Gallimard)
  • Tout ce dont on rêvait de François Roux (Albin Michel)
  • Article 353 du code pénal de Tanguy Viel (Minuit).

Ces cinq ouvrages sont maintenant soumis à vingt librairies qui ont composé des jurys régionaux au sein de leur clientèle. Au total, 100 lecteurs choisiront le nom du lauréat.

En 2016, le Grand Prix RTL-Lire a récompensé Olivier Bourdeaut pour En attendant Bojangles (Finitude).

Prix du Roman des Etudiants France-Culture/Télérama

C’est Gael Faye, avec Petit pays, qui remporte le Prix du Roman des Etudiants France Culture-Télérama.

Lancé il y a quatre ans, avec le soutien du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le but de « faire découvrir la littérature d’aujourd’hui aux jeunes d’aujourd’hui », le Prix du Roman des étudiants France Culture – Télérama propose à des étudiants-jurés d’élire leur lauréat au sein d’une sélection resserrée de cinq ouvrages, établie par les journalistes et producteurs des deux médias. Gaël Faye succède donc à Maylis de Kérangal (Réparer les vivants), Eric Reinhardt (L’amour et les forêts) et Olivier Bourdeaut (En attendant Bojangles). Outre l’auteur de Petit Pays, la sélection de cette année comprenait Catherine Cusset (L’Autre qu’on adorait), Jean-Paul Dubois (La Succession), Laurent Mauvignier (Continuer) et Eric Vuillart (14 juillet).

 

Le livre : 

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

Prix Handi-Livres 2016

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La cérémonie de remise du Prix littéraire Handi-Livres s’est tenue le 5 décembre 2016 au Centre Georges Pompidou. Le Prix Handi-Livres a pour but d’encourager les auteurs et de mettre en lumière des personnes handicapées ou des ouvrages traitant du handicap. Il est l’occasion de réunir chaque année les personnes handicapées ainsi que tous les acteurs du handicap (associations, personnel du médico-social, personnalités du monde du handicap,…).

Cette année encore la soirée a été animée avec talent par Vincent Lochmann, journaliste à Vivre FM, en présence des représentants du Fonds Handicap & Société, de ses partenaires, des membres du jury, des auteurs sélectionnés et d’un public venu nombreux…

Pour cette 11ème édition, c’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale, présidé par Axel Khan, que plus de 200 personnes étaient présentes pour découvrir les heureux lauréats.

Une sélection de 30 livres, répartis dans les 6 catégories en lice, a été soumise à un jury composé de professionnels du handicap, de journalistes et d’écrivains. Le jury a décidé, en plus de ces six prix, de décerner une Mention Spéciale pour saluer la qualité de l’ouvrage de Sylvie CALLET intitulé Les murs noirs – Parcours de vie des « jeunes filles incurables » d’Ainay publié par les Éditions Les Presses du Midi. Par ailleurs, le Président du jury a également souhaité récompenser par un Coup de cœur l’ouvrage de Sylvain LAURENT intitulé Chandolinades, en auto-édition.

Meilleur roman : 

L’homme qui n’a pas inventé la poudre, de Stéphanie CLAVERIE – Éditions de la Différence

Meilleure biographie

Le voleur de brosse à dents de Églantine ÉMÉYÉ – Robert Laffont

Meilleur guide

Réussir son orientation et sa vie professionnelle quand on est DYS, de la Fédération Française des Dys sous la direction d’Olivier BURGER – Belin

Meilleur livre jeunesse Enfant

On n’est pas si différents, de Sandra KOLLENDER et Claire CANTAIS – La Ville brûle

Meilleur livre jeunesse Adolescent

Mon frère, mon enfer, mon bel enfer, de Sandrine ANDREWS et Christine DEROIN – Oskar Éditeur

Meilleur livre adapté

Un parfum de victoire – Avoir un enfant quand on est en situation de handicap, du Collectif sous la direction de Marie-Anne DIVET – Histoires Ordinaires Éditions

Mention spéciale

Les murs noirs – Parcours de vie des « jeunes filles incurables » d’Ainay, de Sylvie CALLET – Les Presses du Midi

Coup de ❤ du jury

Chandolinades, de Sylvain LAURENT – Auto-édition

 

Prix Goncourt des lycéens 2016 : Gaël Faye pour Petit pays!

Après Delphine de Vigan en 2015 pour « D’après une histoire vraie », les lycéens couronnent « Petit pays » de Gaël Faye de leur Goncourt.

Chaque année depuis vingt-neuf ans, la Fnac soumet les romans retenus par les dix sages de l’académie Goncourt au jugement de deux mille lycéens sélectionnés dans toute la France. Après deux mois de lecture assidue, il ne restait plus que sept titres sur la liste initiale de quatorze. Tropiques de la violence (Gallimard) de Nathacha Appanah, Ma part de Gaulois (Actes Sud) de Magyd Cherfi, le chanteur du groupe Zebda, Petit pays (Grasset) de Gaël Faye, déjà prix du roman Fnac, Laëtitia ou la fin des hommes, d’Ivan Jablonka (Seuil), qui vient de recevoir le prix Médicis, Continuerde Laurent Mauvignier (Minuit), Chanson douce de Leila Slimani (Gallimard), prix Goncourt 2016 et L’Insouciance de Karine Tuil (Gallimard).

Et le lauréat est Gaël Faye avec Petit pays (Grasset). C’est l’histoire et la fuite en France d’un petit garçon du Burundi, son petit pays, tandis que se déclenchent les massacres au Rwanda voisin. Une enfance qui rejoint l’expérience de l’auteur, un Franco-Rwandais de 34 ans arrivé en France en 1995, devenu rappeur (Pili pili sur un croissant au beurre, son premier album solo, aborde les thèmes de l’exil, du génocide et du métissage) avant d’attaquer ce roman, son premier, puissant, émouvant, et de nouveau récompensé, grâce au flair infaillible des lycéens.

Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce roman coup de coeur en cliquant sur ce lien : Petit pays, Gael Faye

Prix de Flore 2016 : Nina Yargekov

Parmi les cinq finalistes du prix de Flore 2016 se trouvait un prix Goncourt: c’est Leïla Slimani, qui l’a décroché la semaine passée.  Le jury du prix de Flore a récompensé la romancière Nina Yargekov pour son roman Double nationalité (P.O.L), centré sur les questions d’identité et de perte de la mémoire.

Ces thèmes sont constants dans l’œuvre de cette romancière d’origine hongroise, âgée de 36 ans. Mais Double nationalité reprend ces questions de façon loufoque. On y découvre la narratrice, Rkvaa Nnoyeig, dans un aéroport parisien avec deux passeports, deux téléphones portables et deux porte-monnaie dans son sac. Nina Yargekov plonge avec humour le lecteur dans la tête de cette héroïne, totalement amnésique, qui cherche à savoir qui elle est.

Peut-on avoir deux cultures ? Deux nationalités ? Deux langues ? Autant de questions que pose ce roman. Dans ce livre, la France a décidé d’interdire la double nationalité, ce qui évoque évidemment le virulent débat sur la déchéance de nationalité qui a eu lieu après les attentats de novembre 2015.

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Prix Interallié 2016 au talentueux Serge Joncour!!!

EXCLUSIF.PARIS: "La Grande Librairie" sur France 5

Il y avait trois finalistes sérieux. Eric Vuillard, pour son récit vibrant du 14 juillet 1789 («14 juillet», Actes Sud). Le phénomène de l’automne, Gaël Faye, pour le premier roman dans lequel il évoque une enfance au Burundi («Petit pays», Grasset). Et enfin Serge Joncour et son merveilleux roman « Repose-toi sur moi », dont le talent semblait jusqu’ici condamné à grossir les sélections de prix sans en décrocher.

C’est Serge Joncour qui remporte le prix Interallié 2016, au premier tour de scrutin, par six voix contre trois à Vuillard et deux à Faye.

 

Le livre : 

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Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s’y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l’affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce magnifique roman en cliquant sur ce lien : Repose-toi sur moi, de Serge Joncour : un bijou.