Sélection du Prix La Poste 2017

téléchargement

Au Marathon des mots à Toulouse, Olivier Poivre d’Arvor, Président du jury du Prix « Envoyé par La Poste », et Dominique Blanchecotte, Déléguée Générale de la Fondation d’entreprise La Poste, ont dévoilé la liste des six ouvrages sélectionnés. Ce prix, premier de la rentrée littéraire, sera remis le 1er septembre 2017.

prix-litteraire-300x200

Créé en 2015, le prix « Envoyé par La Poste » est ouvert à tout éditeur (à l’exception des éditeurs à compte d’auteur) qui a décidé de publier à la rentrée de septembre un roman ou un récit écrit en langue française.

Ce prix récompense un ouvrage découvert par un éditeur, sans autre recommandation que le talent de l’écrivain, et qui a été adressé à son comité de lecture par voie postale. Le lauréat reçoit 2500 euros. Son livre est recommandé auprès du public et auprès des 500 000 postiers actifs et retraités. La Fondation La Poste passe par ailleurs commande de 600 exemplaires de l’ouvrage à l’éditeur.

Imaginé par la Fondation d’entreprise La Poste, ce prix a récompensé en septembre 2016 Thierry Froger pour son livre « Sauve qui peut (la révolution) » (éditions Actes Sud), qui a été salué par la critique.

  • Ouvrages sélectionnés en 2017 :

Jean-Baptiste Andrea  » Ma reine  » (éditions L’Iconoclaste)

Emmanuel Brault  » Les Peaux rouges » (éditions Grasset)

Emmanuelle Favier  » Le courage qu’il faut aux rivières » (éditions Albin Michel)

Catherine Gucher  » Transcolorado » (Gaïa éditions)

Yves Revert  » Carlos et Budd, ovation et silence »(éditions Verdier)

Thierry Soulard  » Qui es-tu Yann Andrea? » (éditions des Busclats)

 

  • Membres du jury :

Olivier Poivre d’Arvor, Ecrivain, Ambassadeur de France en Tunisie, Président du jury

Dominique Blanchecotte, Déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Marie-Laure Delorme, Journaliste JDD

Serge Joncour, Ecrivain

Marie Lloberes, Directrice de La Poste Conseil

Christophe Ono-dit-Biot, Ecrivain, Directeur adjoint de la rédaction du Point

Thierry Froger, Enseignant, Ecrivain (lauréat du 2ème Prix « Envoyé par La Poste »).

Prix Saint-Maur en Poche 2017

smep2017-banniere-1000x250

Pour sa 9ème édition, le salon a réuni ce week-end plus de 250 auteurs autour de la thématique « les monstres sacrés ».
Ce samedi 24 juin, le 9e salon du livre de poche « Saint-Maur en poche » a décerné ses prix. Avec comme thématique les « monstres sacrés », le Salon accueille tout le week-end plus de 250 auteurs tels Michel Bussi, Pierre Bordage, Jean-Mouis Fournier, Catherine Poulain, Yasmina Khadra, Philippe Besson…

Grand lauréat de l’année, Laurent Seksik s’impose avec son roman L’exercice de la médecine (J’ai lu), distingué meilleur roman français par Saint-Maur en poche et par le magazine Transfuge. Paru en janvier, ce roman qui retrace une lignée de médecins a été vendu à près de 8000 exemplaires depuis sa parution en janvier (source GFK)

Côté éditeurs, Folio réussi l’exploit de glisser trois de ses titres dans différentes catégories : meilleur roman étranger avec Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda, meilleur essai avec François Mitterrand de Michel Winock et coup de cœur du Rablog (le blog du collège Rabelais de Saint-Maur des Fossés) avec Le passe-miroir, T1 : Les Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos.

Co-organisateurs de l’événement, les libraires de la Griffe Noire, Jean-Edgar Casel et Gérard Collard, ont distingué Maud Tabachnik pour l’ensemble de son œuvre et Joseph Joffo, prix « Honoris causa » des lecteurs. Trois autres « coups de cœur » ont séduit les libraires : Le Loup peint de Jacques Saussey (Livre de poche), Manhattan People de Christopher Bollen (Points) et Ragdoll de Daniel Cole (la Bête noire), sacré Prix Griffe Noire du polar de l’année.

Le palmarès de Saint-Maur en poche 2017 :

Roman français : L’exercice de la médecine de Laurent Seksik (J’ai lu)
Littérature étrangère : Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda (Folio)
Polar : Tu tueras le père de Sandrone Dazieri (Pocket)
Essai : François Mitterrand de Michel Winock (Folio)
Jeunesse : Max Ducos pour l’ensemble de son œuvre

Coups de coeur de la Griffe Noire :
– Le Loup peint de Jacques Saussey (Livre de poche)
– Manhattan People de Christopher Bollen (Points)
Prix Griffe Noire du Polar de l’année : Ragdoll de Daniel Cole (la Bête noire)
Prix pour l’ensemble de son oeuvre : Maud Tabachnik
Prix « Honoris causa » des lecteurs : Joseph Joffo

Prix Transfuge :
– Catégorie Poche : L’exercice de la médecine de Laurent Seksik (J’ai lu)
– Catégorie Polar : Mémoire cachée de Sebastian Fitzek (Livre de poche)

Rablog
– Le projet Starpoint, volume 1 : la fille aux cheveux rouges de Marie-Lorna Vaconsin (La belle colère)
Coup de coeur du Rablog : La passe-miroir, T1 : Les Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos (Folio)

Source Livres Hebdo.

Prix Relay 2017 : Laetitia Colombani

L’auteure a été distinguée pour son premier roman, La tresse, paru le 10 mai chez Grasset.

Résultat de recherche d'images pour "laetitia colombani"

Le 40e Prix Relay des voyageurs-lecteurs a été attribué à la cinéaste et comédienne Laetitia Colombani pour son premier roman, La tresse, paru chez Grasset.
La lauréate était en compétition avec Tanguy Viel (Article 353 du code pénal, Minuit), Jessie Burton (Les filles au lion, Gallimard), Eugen-Ovidiu Chirovici (Jeux de miroirs, Les escales) et Alexia Stresi (Looping, Stock).
Composé de professionnels du voyage, de journalistes et d’écrivains, le jury était cette année présidé par Christophe Barbier, éditorialiste et conseiller éditorial à la direction du groupe L’Express.
Pour cette 40e édition, le public était invité, du 12 mai au 20 juin, à participer aux votes en élisant son livre préféré sur le site www.prixrelay.com.
L’an dernier, le prix avait distingué Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celéste Ng paru chez Sonatine.
Le livre: 
 IMG_5249
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Prix SNCF du Polar 2017 : les lauréats

montage_sncf_polar_h264inf

Après 10 mois de compétition, et 35 000 votes, les lauréats du PRIX SNCF DU POLAR, Premier Prix du Public en France, viennent d’être révélés :

PRIX SNCF DU POLAR / Roman 2017
Franck Bouysse, Grossir le ciel, Le Livre de Poche.

C’est à l’issue de 35.000 votes recueillis partout en France, – dans les trains, dans les gares, dans le cadre des grands festivals partenaires- que son ouvrage Grossir le ciel a été sélectionné pour la catégorie littérature. Une récompense qui semble à la hauteur de ce roman, celui-ci ayant déjà reçu auparavant plusieurs distinctions comme le prestigieux prix Polar Michel-Lebrun en 2015. «Un roman d’une noirceur poignante et portée par une écriture lumineuse qui rappelle celle de Giono», indique l’AFP.

PRIX SNCF DU POLAR / Bande Dessinée 2017
Alex W. Inker, Apache, Sarbacane.
PRIX SNCF DU POLAR / Court Métrage 2017
J.&M. Emmanuelli, Hasta que la celda nos separe, Black Dog Production.

Prix des libraires 2017 : Cécile Coulon pour Trois saisons d’orage (Editions Viviane Hamy)

6ee418962fb5aead41efeca8cba868df

Le 63e prix des Libraires, parrainé par l’écrivain Laurent Gaudé, a été remis, jeudi 8 juin au Centre national du livre, à Cécile Coulon, pour Trois saisons d’orage (Viviane Hamy).

La lauréate était en compétition avec Jean-Baptiste Del Amo (Règne animal, Gallimard), récent Prix du Livre Inter, et Antonin Varenne (Equateur, Albin Michel).

Effectuée par un jury composé de neuf libraires, parmi lesquels le président de l’association du prix Joël Hafkins (La Boîte à livres à Tours), Nathalie Iris (Mots en marge à La Garenne-Colombes) ou encore Béatrice Leroux (Gibert Jeune à Paris), cette sélection a été soumise à l’appréciation de libraires indépendants.

Plus de 2 000 libraires ont été invités à voter jusqu’à début juin pour l’un des trois titres en lice soit en retournant leur bulletin par la poste soit en votant sur le site prixdeslibraires.com.

Le livre : 

coulon-191x300

Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste.

Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis.

Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l’homme et la nature –, qui sont les battements de cœur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012).

 

 

Prix des lecteurs l’Express/BFMTV 2017 : Didier Decoin

Le prix des lecteurs L’Express/BFMTV récompense cette année Didier Decoin, écrivain confirmé, récompensé en son temps par l’Académie Goncourt dont il est aujourd’hui l’un des piliers, pour Le Bureau des Jardins et des Étangs, paru aux éditions Stock.

Didier Decoin est le quatrième lauréat de ce prix, après Maylis de Kerangal, François-Henri Désérable et Marc Victor, son prédécesseur, l’an dernier. Les autres livres en lice étaient : Marlène de Philippe Djian, Inhumaines de Philippe Claudel, Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson, Costa Brava d’Eric Neuhoff, Calcaire de Caroline de Mulder, Romain Gary s’en va-t-en guerre de Laurent Seksik et Article 353 du code pénal de Tanguy Viel.

Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce livre : 

image12.jpeg

Un conte initiatique d’une déchirante beauté, sensuel, poétique, voluptueux, à l’époque du Japon médiéval. Coup de cœur immense pour cette sublime estampe.

C’est une immersion totale dans le Japon du XIIème siècle, à l’époque Heian, que nous offre Didier Decoin.

Miyuki, jeune femme frêle, « une maigre silhouette d’herbe folle », vivait un amour idyllique avec Katzuro, le pêcheur de carpes le plus habile du village de Shimae, fournisseur officiel du Bureau des Jardins et des Etangs de l’empereur. Mais ce dernier glisse sur le fond glaiseux de la rivière et meurt noyé. Tous pensent alors que sa veuve va s’effondrer. Or c’est mal connaître la réservée Miyuki. Dès l’instant de la nouvelle de son décès, elle qui n’a jamais passé les frontières de son village, décide de relever le défi de livrer les carpes à l’empereur à plusieurs jours de marche de là. Parce que l’argent de la vente de ces poissons sacrés permettra de faire vivre le village. Mais aussi et surtout, parce qu’ainsi elle entend rendre hommage à son défunt mari. Ces carpes qu’elle portera péniblement dans des vasques en osier remplies d’eau, au bout d’une palanche, sont les dernières que Katzuro a capturées. Un trésor ô combien symbolique.

Un voyage qu’elle entreprend seule. En apparence. Car sans cesse les souvenirs de Katzuro l’accompagnent, au point de le rendre indiciblement présent à ses côtés, de guider ses pas, de faire battre son cœur.

Une aventure épique, au cours de laquelle il lui faudra affronter les intempéries, les monstres marins, les brigands, se frotter à une tenancière de maison close aux dents vertes. Ou comment la candide Miyuki, mue par l’amour pour son défunt mari, découvre le monde et s’émancipe. C’est pour le lecteur l’occasion d’un voyage sublime au cœur d’un Japon où se mêlent un raffinement extrême, une infinie poésie et une divine exaltation des sens.

Un coup de coeur absolu!

Prix Bretagne 2017 : La gouvernante suédoise,de Marie Sizun (Arléa)

18882164_1195336900611660_8157388656227828959_n

 

Sous la présidence de Ghislaine LEJARD, le Prix de l’Académie littéraire de Bretagne est décerné chaque année en Juin à une oeuvre de fiction.

  • Membres du jury :
    • G. Bouatchidzé
    • J. Boislève
    • A. George
    • M. Germain
    • A. Girard-Lamaury
    • Gh. Lejard
    • N. Ménard
    • P. Morin
    • J.-L. Liters
    • J.-Y. Paumier
    • D. Pierrelée
    • Ch. Robin
Le livre lauréat :
livreon1010-5f0ae

Quel rôle joue exactement Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard Sézeneau, négociant français établi à Stockholm en cette fin du XIXe siècle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l’éducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l’étrange jeune fille à cette famille qu’elle suivra dans son repli en France, à Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumière et de l’aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien plus qu’une domestique, les enfants l’adorent, trouvant auprès d’elle une stabilité qui manque à leur mère, le maître de maison dissimule autant qu’il peut leur complicité, et Hulda, l’épouse aimante, en fait peu à peu une amie, sa seule confidente. Rien ne permet de qualifier le singulier trio qui se forme alors. Que sait Hulda des relations établies entre son mari et la gouvernante ? Ferme-t-elle les yeux pour ne pas voir, ou accepte-t-elle l’étrange dépendance dans laquelle elle semble être tombée vis à vis de Livia ?

Dans ce récit maîtrisé et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses ancêtres franco-suédois, s’approchant au plus près du mystère qui les entoure. C’est bien une histoire d’amour et de mort qui va suivre la réussite fulgurante d’une famille, la sienne, trois générations plus tôt. Renouant les fils rompus, interrogeant sans cesse un passé occulté, redonnant vie aux disparus par son talent de romancière, Marie Sizun éclaire avec tendresse et pudeur les secrets de ces étonnants personnages.