Prochains livres sur le blog

La semaine prochaine, retrouvez sur le blog, comme chaque semaine, des nouveautés littéraires pour adultes comme pour enfants.

Au programme de la semaine à venir

Côté littérature adulte :

  • Du chaos naissent les étoiles, Marilyse Trécourt, éditions Eyrolles : Imaginez que vous ayez 15 jours pour échapper à votre mort. Trois missions à accomplir dans ce délai pour rester en vie. C’est ce qui arrive à Juliette, l’héroïne du nouveau roman de Marilyse Trécourt.
  • Mais aussi Les lueurs du lendemain, Jennifer Cody Eptsein – éditions Les escales : Une histoire poignante, tragique et réelle. Ou quand les deux meilleures amies du monde, deviennent des sœurs ennemies lors de la montée du nazisme.
  • Ou encore la magnifique plume d’Ariane Bois, L’amour au temps des éléphants, éditions Belfond : Coup de cœur absolu pour ce roman qui nous offre un voyage dans le temps et sur trois continents. Un trio de personnages attachants, liés par l’amitié, l’amour, la guerre et la défense animale. A lire !

Côté livre pour enfants :

  • Je vous parlerai d’un livre poétique et tendre : La baignade, d’Emma Lidia Squillari, aux éditions Grasset jeunesse : une invitation douce et fraiche aux bonheurs de l’enfance, de la nature et de l’amitié.

Et bien sûr, des citations, des extraits chaque jour de la semaine !

Glissez Laurence Peyrin dans votre poche !

Les jours brulants

Un magnifique roman, aux personnages attachants, sur un phénomène dont on parle peu : ces femmes qui, du jour au lendemain, choisissent de disparaître en abandonnant enfants, mari et travail.

Quitter mari, enfants et disparaître

Joanne est une femme bourgeoise, épanouie, une épouse et mère comblées. Installée dans la petite ville de Modesto en Californie, elle aime son rôle de maîtresse de maison, n’en déplaise à sa fille Brianna, féministe dans l’âme, pour laquelle être « simple épouse » est juste inconcevable. Une vie sereine qui semblait toute tracée, jusqu’à cette agression. Alors qu’elle rentre de la bibliothèque à vélo, un homme surgit et l’agresse pour s’emparer de son sac. Avant de s’enfuir avec, laissant Joanne sur le bitume, en sang.

Si en apparence, Joanne s’en tire avec seulement quelques égratignures qui lui vaudront une belle cicatrice, le traumatisme est en réalité bien plus grand. Même s’il est invisible à l’œil nu. Car jamais, en 37 années d’existence, Joanne n’a été confrontée à la violence, ni physique ni verbale. Jamais. Cette première exposition à la violence provoque donc en elle un véritable tsunami dont elle s’efforce de ne rien laisser émerger en surface.

« Les gens autour d’elle ne savaient pas qu’elle s’imaginait comme une maison en travaux. Les murs extérieurs bien scellés dans leurs fondations, le crépi frais; les murs intérieurs abattus. Joanne tentait de les rebâtir brique après brique, les recouvrant d’une nouvelle peinture ».

Mais l’entreprise de reconstruction est bien trop lourde pour ses frêles épaules. Elle commence alors à adopter des comportements déviants, au point de lire la peur que désormais elle inspire à ses enfants et à son mari dans leur regard.

Alors, écrasée par le poids de la souffrance psychique, elle décide de tout quitter. Mari, enfants, maison, amis, lieu de vie. Tout. Pourra-t-elle se reconstruire ailleurs? La fuite lui permettra-t-elle de se retrouver? Direction Las Vegas et ses jours brûlants.

Un magnifique roman

Je découvre Laurence Peyrin avec ce roman, Les jours brûlants, et n’ai qu’une seule envie : me précipiter sur les précédents. Le sujet abordé ici est passionnant : le moment où l’existence bascule, où un évènement conduit à changer complètement de trajectoire. Et à disparaître en abandonnant mari, enfants, maison, et travail. Les disparitions volontaires concernent environ 1000 femmes par an en France, âgées en moyenne d’une quarantaine d’années. Si la loi autorise chacun à disparaitre de son plein gré, la société est très critique vis à vis de ces femmes, surtout si elles sont mères. Laurence Peyrin propose donc, au lieu de les juger et de les condamner, d’essayer de comprendre ce qui peut les pousser à faire pareil choix. Voire à se demander si elles ont vraiment d’autre choix que de tout quitter.

Qu’est-ce qui fait qu’un jour, on sacrifie au désir inconscient de l’inconnu? Un mal-être profond, une situation d’échec, l’incapacité de gérer. Tous ces gens, inféodés à l’idéal de la réussite -professionnelle, familiale, financière, et dont un jour le « moi », selon la topique freudienne, chutait et s’éclatait ».

Je vous laisse découvrir ce magnifique roman, ses personnages tous plus attachants les uns que les autres, le message d’espoir sur un recommencement possible qu’il véhicule et attends avec impatience vos retours de lecture !

Ne passez pas à côté de ce roman!

Informations pratiques

Les jours brulants, Laurence Peyrin – éditions Pocket, avril 2021 – 7,60€ – 400 pages

Citation du jour

Beaucoup pensent qu’écrire c’est reporter. Que parler de soi, c’est raconter ce qu’on a vu, rapporter fidèlement la réalité dont on a été le témoin. Au contraire, moi je voudrais raconter ce que je n’ai pas vu, ce dont je ne sais rien mais qui pourtant m’obsède. raconter ces évènements auxquels je n’ai pas assisté mais qui font néanmoins partie de ma vie. Mettre des mots sur le silence. Défier l’amnésie. la littérature ne sert pas à restituer le réel mais à combler les lacunes, les vides. on exhume et ne même temps on crée une réalité autre.

Leila Slimani – Le parfum des fleurs la nuit
le parfum des fleurs la nuit

Comme des bêtes, Violaine Bérot

Comme des bêtes

Toute la force et la beauté de l’écriture de Vilaine Bérot dans ce roman au cœur de la nature pyrénéenne. Un roman sur la différence, les préjugés et une belle ode à la vie simple.

Enfant sauvage et enquête au village

Nous sommes au commissariat de police où une enquête est en cours, à la suite de la découverte d’une enfant sauvage, dans une grotte difficilement accessible sur les hauteurs de la montagne. Les habitants de ce village des Pyrénées se succèdent alors pour témoigner. Pour beaucoup, les soupçons se tournent vers celui qu’on surnomme « l’ours », car il ne parle pas et s’exprime par des grognements. Un jeune homme au fort handicap mental, déscolarisé très tôt, qui vit à l’écart du village avec sa mère. D’ailleurs, un témoin ne l’a-t-il pas vu en présence de la fillette ? L’aurait-il enlevée ? En serait-il le père ? Ou le frère ?

Pour d’autres encore, cet enlèvement de la fillette serait l’œuvre des fées. Une légende locale affirme en effet que les fées vivent dans cette grotte et enlèvent les enfants. Malheur à quiconque essaye de les leur reprendre.

Personne ne sait, mais chacun y va de ses affirmations. Et puis, la différence fait peur. Alors forcément, l’ours est la cible idéale. Au fil des témoignages, des portraits très divergents du jeune homme et de sa mère émergent. Qui croire ? Que croire ?

Une ode à la tolérance

Je suis une inconditionnelle de l’écriture de Violaine Bérot, de sa force, de sa beauté, de sa puissance évocatrice. De sa poésie aussi. Je vous ai déjà présenté Des mots jamais dits (chronique ), Nue sous la lune (chronique ICI) et Tombée des nues (chronique ) et attendais impatiemment le nouveau roman de l’auteure : Comme des bêtes. Impossible de le lâcher, de me résoudre à refermer le livre avant la dernière page, les larmes aux yeux…

Violaine Bérot a une écriture incisive, puissante, qui vous prend aux tripes. Pas de fioritures, mais un langage dépouillé, authentique, percutant. Viscéralement humain. Dans ce roman, elle nous immerge en pleine nature, dans les hauteurs des Pyrénées. Les villageois vivent modestement de la vente de leurs produits, de troc, sont heureux avec peu. Tout le monde se connait et connait cet enfant différent et sa mère. Une mère qui a refusé que son fils soit placé en institution, convaincue que son bonheur se situe ailleurs, libre, au milieu des bêtes qu’il aime tant et soigne avec tant de talent. Qui est le mieux placé pour juger de ce qui est bon pour l’enfant ? Les institutions avec leurs grilles de classement ou la mère ?

Mais la différence attire la suspicion, la défiance. Alors chacun y va de son avis, de son accusation, de ses soupçons. Et les témoignages des villageois sont édifiants. A travers eux, nous sommes invités à plus de tolérance, d’ouverture d’esprit. Car les accusations des uns envers cet enfant différent ploient au fil des pages sous les éloges que lui font d’autres villageois. La peur vient souvent de la méconnaissance de l’Autre et non d’une raison d’avoir peur.

La chute m’a mis des larmes aux yeux, tant l’auteure a su créer une proximité avec ses personnages, nous les rendre attachants. Et donc sensible à leur sort. Qui sont les plus cruels? Les animaux ou les hommes?…

Gros coup de cœur !

Informations pratiques

Comme des bêtes, Violaine Bérot- Editions Buchet Chastel, avril 2021 – 160 pages – 14€

Livre jeunesse : Tigre

Tigre

Un hymne à l’amitié entre une vieille femme fille et un tigre illustrée et écrite par le talentueux auteur néerlandais Jan Jutte.

Rencontre avec un tigre

Joséphine est une vieille femme qui vit en bordure d’une forêt, à la ville. Lors d’une de ses promenades solitaires, elle tombe face à face avec …..un tigre! Après quelques instants de frayeur, force lui est de reconnaitre que l’animal ne veut que son bien, doux comme un énorme chat. Joséphine décide donc de le ramener chez elle.

Mais si son compagnon à quatre pattes est devenu la coqueluche des habitants, il garde en lui le mal du pays. Pour preuve, il en a perdu ses rayures! Et le vétérinaire est très inquiet sur l’évolution de sa santé. Joséphine, par amour pour son tigre, prend une décision qui lui crève le cœur : ramener le tigre dans sa jungle natale, le seul lieu pouvant lui garantir une bonne santé et une belle vie.

Une magnifique histoire d’amitié

C’est une histoire d’une infinie tendresse que nous offre Jan Jutte, avec Tigre, paru aux éditions des éléphants. Ou comment la solitude d’une vieille femme prend fin avec sa rencontre avec le tigre. Comment des liens se tissent entre l’homme et l’animal. Une histoire pleine de douceur, de tendresse, de bienveillance, où l’homme comme l’animal prennent tour à tour soin l’un de l’autre. Une histoire lumineuse aussi. car, mais je ne vais pas vous dévoiler la chute, il n’y a pas qu’un seul tigre dans l’histoire…

A offrir à vos chères têtes blondes sans hésitation !

Informations pratiques

Tigre, Jan Jutte – Les éditions des éléphants – Dès 4 ans – 56 pages – 15€

De feu et d’or, Jacqueline Woodson

de feu et d'or Jacqueline Woodson

Un roman choral très touchant sur la société afro-américaine, sa condition, ses espoirs, ses batailles.

Anniversaire et passage à l’âge adulte

En ce printemps 2001, Mélody fête ses seize ans, un âge charnière où l’enfant bascule dans le monde des adultes. L’âge que sa propre mère Iris avait quand Melody est née. Pour l’occasion, toute la famille s’est réunie. Et alors que tous contemplent la belle jeune fille qu’elle est devenue, les souvenirs affleurent.

Jacqueline Woddson se glisse alors dans la tête de chacun des invités et se fait l’écho de leur histoire, de leurs combats, de leurs idéaux, des émotions qui les traversent. Des grands-parents témoins du massacre de Tulsa (en Oklahoma) perpétré durant deux jours en mai 1921 contre leur communauté noire, à cette rage de réussir d’Iris, rage qui la conduira à privilégier ses études à l’éducation de sa fille Mélody, en passant par Aubrey, jeune père comblé par sa fille, elle dresse des portraits très émouvants et très vivants de cette communauté afro-américaine.

Une écriture délicate et poétique

Après Un autre Brooklyn, Jacqueline Woodson nous revient avec De feu et d’or. Une peinture délicate et sensible de la société afro-américaine. Pas de clichés ici ni de prose caricaturale, mais des touches sensibles, parsemées ici et là, qui rassemblées dressent le portrait de trois générations d’afro-américains, de leurs souffrances et de leurs batailles pour être traités d’égaux à égaux. L’écriture est vive, les phrases et les chapitres courts, ce qui impulse un rythme soutenu au roman, à l’image du temps qui a passé trop vite depuis la naissance de Melody.

Un roman émouvant, beau comme un chant de gospel.

Informations pratiques

De feu et d’or, Jacqueline Woodson – éditions Stock, mars 2021 – 19€ – 204 pages

Les trois vies de Suzana Baker, Philippe Amar

Les trois vies de Suzana Baker

Quand un test génétique révèle des origines inconnues, commence alors une quête de vérité aussi excitante qu’effrayante. Une investigation qui va mener jusqu’aux heures les plus sombres de la Shoah.

Test génétique et origines

Pour Lauren Moore, enseignante à Boston, c’est la stupéfaction : le test génétique que sa fille lui a offert sous forme de boutade pour son anniversaire, révèle des origines juives ashkénazes.  Et Lauren, experte en histoire contemporaine, de réaliser qu’elle ne connait pas sa propre histoire. Que lui ont donc caché ses parents ?

Elle ne peut guère compter sur sa mère, âgée de 89 ans, pour lui apporter les pièces manquantes du puzzle. En effet, cette dernière est atteinte de la maladie d’Alzheimer et ne reconnait plus sa propre fille. Elle semblait pourtant sur le point de lui faire des révélations lorsqu’elle a été rattrapée par la maladie. En effet, elle avait commencé des confessions écrites, hélas abandonnées. Un mystère que Lauren, aidée de sa fille et de son ex-mari, est bien décidée à élucider, quitte à devoir multiplier les voyages en Europe et découvrir une vérité glaçante.

Holocauste

J’adore la plume sensible et viscéralement humaine de Philippe Amar. Je vous avais parlé de mon énorme coup de cœur pour Le petit roi du monde, paru aux éditions Pocket (chronique ICI). J’attendais donc avec impatience de découvrir une nouvelle histoire signée de sa main. C’est chose faite avec son nouveau et magnifique roman : Les trois vies de Suzana Baker, aux éditions Mazarine.

C’est un voyage dans le temps que nous propose l’auteur. Une quête des origines. A travers le destin bouleversant de plusieurs familles juives lors de la seconde guerre mondiale, le lecteur reconstitue pièce après pièce le puzzle de la vie de Suzana, la mère de Lauren. Grâce à une construction remarquable, les indices se mettent en place et nous livrent le secret bien gardé des trois vies de Suzana Baker. Et lève le voile sur le mystère des origines de Lauren Moore.

Le lecteur passe par toute la palette des émotions à la lecture de ce roman : effroi, soulagement, peur, joie, attendrissement, colère, espoir. Impossible de reposer le livre une fois la lecture commencée, de ne pas chercher à connaitre ce qu’il advient des personnages, de laisser Lauren seule poursuivre l’enquête. Et d’être cueilli par la chute vertigineuse…

C’est à regret qu’on referme le livre, tant la compagnie de ces personnages était passionnante et émotionnellement forte. Tant leur histoire nous bouleverse. Une histoire qui rejoint la grande et laisse son empreinte durablement dans les esprits.

A lire absolument !

Informations pratiques

Les trois vies de Suzana Baker, Philippe Amar – éditions Mazarine, février 2021 – 393 pages – 20€

Prochains livres sur le blog

La semaine prochaine, retrouvez sur le blog, comme chaque semaine, des nouveautés littéraires pour adultes comme pour enfants.

Au programme de la semaine à venir

Côté littérature adulte :

  • De feu et d’or, Catherine Woodson, éditions Stock : Un roman choral très touchant sur la société afro-américaine, sa condition, ses espoirs, ses batailles.
  • Mais aussi Les jours brûlants, de Laurence Peyrin, aux éditions Pocket : Un magnifique roman, aux personnages attachants, sur un phénomène dont on parle peu : ces femmes qui, du jour au lendemain, choisissent de disparaître en abandonnant enfants, mari et travail.
  • Ou encore la magnifique plume de Violaine Bérot dont je vous ai déjà présenté les trois précédents romans : Comme des bêtes, Violaine Bérot, éditions Buchet Chastel. Toute la force et la beauté de l’écriture de Vilaine Bérot dans ce roman au cœur de la nature pyrénéenne. Un roman sur la différence, les préjugés et une belle ode à la vie simple.
  • Mais aussi le nouveau roman d’un auteur dont j’avais tant aimé le précédent roman Le petit roi du monde : Les trois vies de Suzana Baker, Philippe Amar – éditions Mazarine. Quand un test génétique révèle des origines inconnues, commence alors une quête de vérité. Une investigation qui va mener jusqu’aux heures les plus sombres de la Shoah.

Côté livre pour enfants :

  • Je vous parlerai d’un livre poétique et tendre : Tigre, de Jan Jutte – Les éditions des éléphants : Un hymne à l’amitié entre une vieille femme fille et un tigre illustrée et écrite par le talentueux auteur néerlandais Jan Jutte.

Et bien sûr, des citations, des extraits chaque jour de la semaine !

Mamma Maria en version poche!

Mamma Maria éditions Pocket

Un roman gorgé de soleil, lumineux, bienveillant, qui vous fera voyager en Italie. Des personnages viscéralement humains que vous n oublierez pas de sitôt. Alors foncez!

 Un aller simple pour l’Italie

 Cela fait 40 ans que Maria tient un bar dans ce tout petit village italien. Un lieu incontournable, où chacun s’attable pour un café, un limoncello bien frais, une partie de scopa, ou un corneto. Maria, c’est un peu la maman du village, celle qui veille au bien-être de chacun. D’où le surnom donné à son bar : Mamma Maria.

Un bar où Sofia, traductrice, aime venir s’attabler pour travailler en terrasse. De retour de France où elle a rompu avec son petit ami Jérôme, elle peine à cicatriser de ses blessures. Mais Jérôme lui a intimé de choisir entre son village ‘pourri’ et lui. Alors elle a choisi. Pour autant qu’il lui ait laissé le choix.

Une femme et son enfant débarquent eux aussi au village sans l’avoir choisi. Parce qu’il en va de leur survie. Parce qu’ils ne pouvaient plus rester dans leur pays.

Si le village a réservé un accueil chaleureux au retour de l’enfant du pays, qu’en sera-t-il pour ces deux étrangers?

Un roman à siroter avec délice comme un verre de limoncello bien frais

Après Ciao Bella, premier roman au succès retentissant, Serena Giuliano nous revient avec un deuxième roman, Mamma Maria. Mieux, avec un aller simple pour l’Italie. Car quand vous aurez découvert la chaleur des habitants du village, quand vous aurez goûté à l’Amalfitano de Maria, quand vous aurez joué à la scopa avec Franco, quand vous vous serez reposés à l’ombre des citronniers, vous n’aurez plus envie de revenir. Tout comme vous n’aurez plus envie de fermer le livre et de quitter les personnages.

Un roman léger et profond a la fois, qui met l’accent sur la monté du racisme en Italie et dans le monde en général. Un livre qui nous montre que si certains sont agressifs et hostiles par peur de l’autre, peur des différences, l’homme peut aussi être capable du meilleur.

Un roman gorgé de soleil, qui se sirote comme un limoncello bien frais à l’ombre d’un citronnier.

Informations pratiques

Mamma Maria!, de Serena Giuliano – éditions Pocket, mars 2021 – 240 pages – 6,95€