Citation du jour

Pardonner  est la forme la plus élevée et la plus belle de l’amour. En retour, vous recevrez une indicible dose de paix et de bonheur.

Robert Muller

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Rentrée littéraire. Une poule sur un mur, Julie Dénès (Michalon)

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Une poule sur un mur…, Julie Dénès

Editions Michalon, août 2017

Récit

Le récit autobiographique d’une soumission totale, une histoire de violences conjugales dont la crudité ne tient ni de la provocation ni de l’exercice de style.

Timide, hypersensible, avec peu d’estime d’elle-même, une peur incommensurable de déplaire, Eve n’en revient pas quand un bel homme métis l’interpelle dans la rue. Que peut-il bien lui trouver ? Etudiante en droit, désireuse de devenir juge pour enfants, elle vient d’arriver dans cette ville universitaire où elle ne connait personne. Aussi cette rencontre est-elle providentielle. Et de tomber instantanément sous le charme de cet inconnu, un certain Éric.

Balade romantique en bord de mer, douceur des sourires échangés, promesse d’un lendemain heureux, jusqu’ici, tout se présente pour le mieux. Pourtant, après cette première sortie tous les deux, Éric reste étrangement silencieux, ne répond ni aux messages ni aux appels. Alors qu’elle n’ose plus espérer un signe de lui, il l’appelle, sans préciser autrement que par « plus tard », quand il la reverra. Suffisamment pour lui redonner espoir toutefois. Suffisamment pour la mettre en position d’attente, pour asseoir son emprise. Ce n’est que le début des douches écossaises, d’un bonheur en montagne russe où la joie paroxystique de certains moments partagés alterne avec l’angoisse abyssale de ses silences et l’horreur de sa violence. Dans sa tête, elle chante comme un mantra cette comptine : « Une poule sur un mur, qui picote du pain dur ». Pour ne pas entendre les cris. Pour ne pas sentir les coups.

L’auteur évoque ici avec beaucoup de courage sa propre expérience de relation toxique, explique comment l’emprise de l’autre, aussi inadmissible et inconcevable soit-elle, parvient à s’étendre. Un éclairage intéressant sur la raison du silence des victimes de violences tant physiques que morales. Un témoignage édifiant.

Prix Renaudot 2017 : les finalistes


Cinq romans et trois essais composent la liste des finalistes du Renaudot 2017 qui sera décerné lundi 6 novembre chez Drouant. 
Réuni mardi 31 octobre à l’Hôtel de Massa, le jury du prix Renaudot, sous la présidence de Frédéric Beigbeder, a révélé dans la soirée sa troisième et dernière sélection. Cinq romans sur les neuf qualifiés au deuxième tour sont toujours en lice, tandis que trois essais sur quatre ont été retenus.

Les 5 romans en lice 

Le Fou du roi de Mahi Binebine (Stock)

La Disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (Grasset)

Fief de David Lopez (Seuil)

Le Songe du photographe de Patricia Reznikov (Albin Michel)

Nos années rouges de Anne Sophie Stefanini (Gallimard)

Les 3 essais:

De l’ardeur de Justine Augier, (Actes Sud)

Dieu, Allah, moi et les autres de Salim Bachi (Gallimard)

Mes pas vont ailleurs

Source : Livres hebdo du 31/10/17

Un livre CD avec 14 chansons pétillantes pour réenchanter la ville, de Nomi-Nomi

Nomi-Nomi dans ma ville

Editions Nathan, octobre 2017

Livre audio 30 pages + un CD

Un livre CD avec 14 chansons enjouées, espiègles, pour réenchanter la ville. Un véritable bonbon musical, acidulé, sucré a coeur!

Nomi-Nomi est une artiste bien connue des enfants. Avec son chapeau bleu, ses joues rouges, son look déjanté, elle enchante les petits avec ses créations musicales pleines de poésie, de tendresse et de fraîcheur. Sa voix cristalline, ses mélodies entraînantes, tantôt berçantes, tantôt enlevées, sont un vrai enchantement. Il est question de sorcières, de secrets, d’oiseaux, de trottinette, de bonbons qui piquent, de crocodile et de tour Eiffel, des thèmes qui parleront aux enfants et les entraîneront à reprendre la chanson en choeur.

La musicalité des chansons, la richesse et la diversité des instruments convoqués, sont un pur bonheur pour l’oreille. Nomi-Nomi dépoussière le genre dans un style très nouvelle chanson française et une énergie très rock.

Un très beau cadeau à faire à vos chères têtes blondes!

Prix Medicis 2017 : les finalistes

 « Il n’y aura pas de troisième sélection », a indiqué, lundi soir, l’écrivain Michel Braudeau qui préside le jury du Médicis donnant rendez-vous le 9 novembre pour « le résultat final ». Lors de sa dernière réunion, le 28 septembre, le jury du Médicis avait déjà créé la surprise en ajoutant un nom à sa liste initiale. Outre son prix pour un roman français, le Médicis attribuera également le 9 novembre le Médicis étranger (12 finalistes) et le Médicis essai (onze finalistes).
Voici la liste, par ordre alphabétique d’auteurs, des finalistes du Médicis pour les romans français :
– Kaouther Adimi, « Nos richesses » (Seuil)
– Jakuta Alikavazovic, « L’avancée de la nuit » (L’Olivier)
– Delphine Coulin, « Une fille dans la jungle » (Grasset)
– Louis-Philippe Dalembert, « Avant que les ombres s’effacent » (Sabine Wespieser)
– François-Henri Désérable, « Un certain M. Piekielny » (Gallimard)
– Arthur Dreyfus, « Sans Véronique » (Gallimard)
– Brigitte Giraud, « Un loup pour l’homme » (Flammarion)
– Anne Godard, « Une chance folle » (Minuit)
– Olivier Guez, « La Disparition de Josef Mengele » (Grasset)
– Mahir Guven, « Grand frère » (Philippe Rey)
– Yannick Haenel, « Tiens ferme ta couronne » (Gallimard)
– Christophe Honoré, « Ton père » (Mercure de France)
– David Lopez, « Fief » (Seuil)
– Julie Mazzieri, « La Bosco » (José Corti)
– Chantal Thomas, « Souvenirs de la marée basse » (Seuil)
Sélection Médicis étranger :
– Brit Bennett, « Le cœur battant de nos mères » (Autrement) traduit de l’anglais (USA) par Jean Esch
– Renato Cisneros, « La distance qui nous sépare » (Bourgois) traduit de l’espagnol (Pérou) par Serge Mestre
– Paolo Cognetti, « Les huit montagnes » (Stock) traduit de l’italien par Anita Rochedy
– Han Kang, « Leçons grec » (Le Serpent à plumes) traduit du coréen par Eun-Jin jeong et Jacques Batilliot
– Gouzel Iakhina, « Zouleikha ouvre les yeux » (Noir sur Blanc) traduit du russe par Maud Mabillard
– Esther Kinsky, « La rivière » (Gallimard) traduit de l’allemand par Olivier Le Lay
– Eka Kurniawan, « Les belles de Halimunda » (Sabine Wespieser) traduit de l’indonésien par Etienne Naveau
– James McBride, « Mets le feu et tire-toi » (Gallmeister) traduit de l’anglais (USA) par François Happe
– Zakhar Prilepine, « L’archipel des Solovki » (Actes Sud) traduit du russe par Joëlle Dublanchet
– Juan Gabriel Vasquez, « Le corps des ruines » (Seuil) traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon
– Colson Whitehead, « Underground Railroad » (Albin Michel) traduit de l’anglais (USA) par Serge Chauvin
– Michael Winter, « Au nord-est de tout » (Editions du Sous-sol) traduit de l’anglais (Canada) par Emmanuelle et Philippe Aronson
Sélection essais :
– Frédéric Boyer, « Là où le cœur attend » (P.O.L)
– Charles Dantzig, « Traité des gestes » (Grasset)
– Shulem Deen, « Celui qui va elle ne revient pas » (Globe) traduit de l’anglais (USA) par Karine Reignier-Guerre
– Carolin Emcke, « Contre la haine, Plaidoyer pour l’impur » (Seuil) traduit de l’allemand par Elisabeth Amerein-Fussler
– François-Xavier Fauvelle, « A la recherche du sauvage idéal » (Seuil)
– Catherine Millet, « Aimer Lawrence » (Flammarion)
– Jacques Rancière, « Les bords de la fiction » (Seuil)
– Philippe Sands, « Retour à Lemberg » (Albin Michel) traduit de l’anglais par Astrid von Busekist
– Maud Simmonnot, « La nuit pour adresse » (Gallimard)
– Nicholas Stargardt, « La guerre allemande portait d’un peuple en guerre 1939-1945 » (Librairie Vuibert) traduit de l’anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat
– Pierre Vesperini, « Lucrèce » (Fayard)
L’an dernier, le prix Médicis avait récompensé Ivan Jablonka pour « Laëtitia ou la fin des hommes » (Seuil), Jacques Henric (« Boxe », Seuil) dans la catégorie essais et Steve Sem-Sandberg (« Les élus », Robert Laffont) dans la catégorie romans étrangers.

Source : Ouest France du 31/10/17