Deuxième sélection du Prix des Deux Magots 2017

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Trois romans ont été retenus dans la deuxième sélection du Prix des Deux Magots, a annoncé mardi le jury de ce prix littéraire qui sera attribué le 31 janvier 2017 dans le café parisien éponyme.

Seul Eric Vuillard, qui était présent dans la première sélection, figure dans la seconde. Stéphane Hoffmann et Philippe Vasset sont en revanche écartés au profit de la romancière Kéthévane Davrichewy et de Frédéric Gros.

La deuxième sélection:

  • Kéthévane DavrichewyL’autre Joseph (Sabine Wespieser)
  • Frédéric GrosPossédées (Albin Michel)
  • Eric Vuillard14 juillet (Actes Sud)

Le jury du Prix des Deux Magots se compose de Sabine Audrerie, Jean Chalon, Jean-Luc Coatalem, Marie-Laure Delorme, Eric Deschodt, Louis Doucet, Pauline Dreyfus-Hennessy, Pierre Kyria, Gilles Lapouge, Etienne de Montety, Marianne Payot et Anne Pons.

Fondé en 1933, en réaction au prix Goncourt jugé trop académique, et doté de 7 700 euros, le Prix des Deux Magots est l’une des plus anciennes distinctions littéraires françaises. Il a pour ambition « d’attirer l’attention sur des écrivains de qualité, toujours dans le souci d’avoir un choix diversifié et peu conformiste« .

L’an dernier, le prix avait été attribué à l’essayiste Pierre Adrian pour La piste Pasolini (Les Equateurs).
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Prix Interallié 2017 : Jean-René van der Plaetsen

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Le prix Interallié 2017 a été décerné ce mercredi à Jean-René Van der Plaetsen pour La Nostalgie de l’honneur, essai paru chez Grasset. Il s’agit d’un livre de souvenirs personnels et de réflexions inspiré par la vie de son grand-père maternel, compagnon de la Libération, Jean-Crépin.

Le livre lauréat : La nostalgie de l’honneur

« C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse. Alors que le cynisme et le scepticisme progressent chaque jour dans les esprits, il m’a semblé nécessaire d’évoquer les hautes figures de quelques hommes que j’ai eu la chance de connaître et de côtoyer. Comme Athos ou Cyrano, c’étaient de très grands seigneurs. Ils avaient sauve l’honneur de notre pays en 1940. Gaulliste de la première heure, mon grand-père maternel était l’un d’entre eux. Sa vie passée a guerroyer, en Afrique, en Europe ou en Extrême-Orient, pleine de fracas et de combats épiques dont on parle encore aujourd’hui, est l’illustration d’une certaine idée de l’honneur. Qu’aurait-il pense de notre époque ? Je ne le sais que trop. C’est vers lui que je me tourne naturellement lorsqu’il m’apparaît que mes contemporains manquent par trop d’idéal. Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? C’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie. »

L’auteur, Jean-René van der Plaetsen

Jean-René Van der Plaetsen est directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. La Nostalgie de l’honneur est son premier livre.

Goncourt des lycéens 2017 : les 4 finalistes

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S’il faudra attendre le 16 novembre, à Rennes, pour connaître le roman primé par le Prix Goncourt des lycéens, on peut d’ores et déjà annoncer que le vainqueur sera une femme!

Après deux mois de lectures assidues des 15 livres en lice, issus de la 1ère sélection de l’Académie Goncourt, les élèves de 56 lycées, issus de classes de seconde, première ou terminale, généralistes ou professionnelles, ont fait leur choix parmi les 15 romans qui figuraient dans la première sélection du prix Goncourt. Il en ressort une liste de 4 romans finalistes (par ordre alphabétique), parmi lesquels figure le lauréat du Prix Goncourt des Lycéens 2017 :

  • Un loup pour l’homme, Brigitte Giraud, Flammarion
  • Bakhita, Véronique Olmi, Albin Michel
  • Summer, Monica Sabolo, JC Lattès
  • L’Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion

Treize lycéens représentant les 56 lycées participant se retrouveront à Rennes jeudi 16 novembre pour la délibération nationale et annonceront le lauréat vers 12h45. La remise du Prix aura lieu ensuite à 18h30 à la Fnac Ternes à Paris.

Prix Wepler 2017 : les deux lauréats

Depuis 20 ans, le souhait le plus ardent du Prix Wepler-Fondation La Poste est de donner une chance de plus aux écrivains sélectionnés pour exister sur la scène littéraire automnale. Cette année, deux premiers romans ont été primés.

Ils étaient treize à concourir pour le Prix Wepler- Fondation La Poste. Ce dimanche 12 novembre, le jury s’est réuni pour désigner les lauréats.  Le prix revient à Guillaume Poix pour Les fils conducteurs (Verticales), tandis que la mention spéciale revient à La fin de mame Babyde Gaël Octavia (Gallimard).

La Fondation La Poste dote ce Prix d’une somme de 10 000 euros qui récompense une prise de risque romanesque et un style exigeant. Elle attribue aussi au lauréat de la mention spéciale une somme de 3 000 euros pour son un ovni littéraire prodigieusement inclassable.

Les fils conducteurs

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«Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l’âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s’accrocher à leurs phalanges, les mordre – et puis les avaler.»

Près du port d’Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la «fouille». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l’obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l’humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.

La fin de mame Baby

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Le Quartier est une petite ville de banlieue où se croisent les destins de quatre femmes. Mariette, recluse dans son appartement, qui ressasse sa vie gâchée en buvant du vin rouge. Aline, l’infirmière à domicile, qui la soigne et l’écoute. Suzanne, la petite Blanche, amante éplorée d’un caïd assassiné. Mame Baby, idole des femmes du Quartier, dont la mort est auréolée de mystère. À travers la voix d’Aline, de retour dans le Quartier qu’elle a fui sept ans auparavant, les liens secrets qui unissent les quatre héroïnes se dessinent…
La fin de Mame Baby raconte avant tout, avec finesse, grâce et passion, l’art qu’ont les femmes de prendre soin les unes des autres, de se haïr et de s’aimer.

Prix Interallié 2017 : 3ème sélection

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Le jury du prix Interallié 2017 a annoncé, ce jeudi 9 novembre, sa troisième sélection. Il a retenu quatre auteurs. 

Le prix, qui devait initialement être attribué le 8 novembre, a pris un peu de retard. Ce n’est que la 3ème sélection qui est annoncée aujourd’hui. Une sélection qui retient quatre auteurs et quatre éditeurs.

La troisième sélection :

  • Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable  (Gallimard)
  • La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne D’Orves (Albin Michel)
  • La nostalgie de l’honneur de Jean-René Van der Plaetsen (Grasset)
  • L’art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion)

Le jury :

Président du jury : Philippe Tesson

Le jury se compose de Gilles-Martin Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Eric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin et Florian Zeller.
Le prix Interallié sera finalement remis le mercredi 22 novembre à Paris.

Deux lauréats pour le Prix de Flore 2017!

Pour la première fois depuis sa création, le jury du Prix de Flore a décidé de récompenser deux auteurs. Pierre Ducrozet et Johann Zarca remportent donc le Prix de Flore 2017 en ce 8 novembre.

Le jury du prix de Flore n’a pas réussi à choisir entre L’invention des corps de Pierre Ducrozet (Actes Sud) et Paname Underground de Zarca (Goutte d’Or). Pour la première fois depuis 1994, deux auteurs terminent ex aequo au deuxième tour avec 6 voix chacun.

Le jury : 

Présidé par Frédéric Beigebeder,  le jury est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel et Arnaud Viviant.

Les livres primés : 

  • L’invention des corps : 

Dès les premières pages, L’invention des corps s’élance dans le sillage d’Alvaro, jeune prof mexicain, surdoué de l’informatique, en cavale après les tragiques événements d’Iguala, la nuit du 26 septembre 2014 où quarante-trois étudiants disparurent, enlevés et assassinés par la police. Rescapé du massacre, Alvaro file vers la frontière américaine, il n’est plus qu’élan, instinct de survie. Aussi indomptable que blessé, il se jette entre les griffes d’un magnat du Net, apprenti sorcier de la Silicon Valley, mécène et apôtre du transhumanisme, qui vient de recruter une brillante biologiste française. En mettant sa vie en jeu, Alvaro s’approche vertigineusement de l’amour, tout près de trouver la force et le désir d’être lui-même. Exploration tentaculaire des réseaux qui irriguent et reformulent le contemporain – du corps humain au World Wide Web -, L’invention des corps cristallise les enjeux de la modernité avec un sens crucial du suspense, de la vitesse et de la mise en espace. Il y a une proportion élevée de réalité dans cette histoire étourdissante, sans doute sa part la plus fantastique, la plus effrayante. Mais c’est dans sa foi butée, parfois espiègle, en l’être humain que ce roman d’alerte déguisé en page-turner puise son irrésistible force motrice.

  • Paname underground : 

Où s’arrête le réel, où commence la fiction ? Zarca raconte les coulisses du guide des bas-fonds parisiens qu’il rédige depuis 2016. Love Hotel de la rue Saint-Denis, Afghans du square Villemin, Belleville des lascars, la Chapelle des toxicos, backroom sordide de Montparnasse, QG des fachos de la rive gauche, combats clandestins à porte d’Aubervilliers… Alors que l’auteur enchaîne les rencontres et les substances pour raconter le off de la capitale, il est victime d’une tentative de meurtre. La virée parisienne se transforme en spirale de défonce et de vengeance.

Le Prix de Flore a été créé au café de Flore (Paris 6e), pour récompenser un écrivain au talent « prometteur ». La distinction est dotée de 6100 € et d’un verre de Pouilly gravé au nom du lauréat, à consommer au Flore tout au long de l’année.

Prix Fémina 2017 : Philippe Jaenada

L’écrivain Philippe Jaenada a reçu ce mercredi le prix Femina pour son  ouvrage La Serpe publié chez Julliard.

Le prix Femina est un prix littéraire français, créé en 1904 par vingt-deux collaboratrices du magazine La Vie heureuse, afin de constituer une contre-proposition au prix Goncourt qui consacrait de facto des hommes. Le prix est attribué chaque année par un jury exclusivement féminin le premier mercredi de novembre à l’hôtel de Crillon à Paris. Il récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en vers.

L’auteur primé : Philippe Jaenada

Philippe Jaenada est né en 1964. Il a publié chez Julliard Le Chameau sauvage (prix de Flore 1997 et prix Alexandre-Vialatte), adapté au cinéma par Luc Pagès sous le titre À + Pollux ; Néfertiti dans un champ de canne à sucre (1999) ; La Grande à bouche molle (2001) ; La Serpe (2017) ; chez Grasset, Le Cosmonaute (2002), Vie et mort de la jeune fille blonde (2004), Plage de Manaccora, 16 h 30 (2009), et La Femme et l’Ours (2011). Son précédent roman, Sulak (Julliard, 2013), a reçu, entre autres, le Prix d’une vie 2013 (décerné par Le Parisien Magazine) et le Grand Prix des lycéennes de ELLE en 2014.

Le roman lauréat, La serpe : 

Un matin d’octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n’est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l’unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l’arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d’un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l’enquête abandonnée. Alors que l’opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s’exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d’Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d’Henri Girard, jusqu’à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu’à ce qu’un écrivain têtu et minutieux s’en mêle…
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu’Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l’inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu’il n’y paraît), il s’est plongé dans les archives, a reconstitué l’enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l’issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.