Prix Renaudot des lycéens 2018 : Adeline Dieudonné

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Ce jeudi 15 novembre, les lycéens membres du jury du Prix Renaudot des lycéens 2018, ont rendu leur verdict.

Ils étaient six en lice pour le Prix Renaudot des lycéens : Frère d’âme (Le Seuil) de David Diop, Le sillon (Le Tripode) de Valérie Manteau, Le lambeau (Gallimard) de Philippe Lançon, Federica Ber (Grasset) de Mark Greene, Adeline Dieudonné (L’iconoclaste) pour La vraie vie et L’âge d’or (Lattès) de Diane Mazloum.

C’est Adeline Dieudonné, déjà lauréate du Prix du roman FNAC, qui remporte le Prix Renaudot des lycéens 2018, avec son roman La vraie vie, aux éditions L’Iconoclaste.

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Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce merveilleux roman en cliquant ici : La vraie vie

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Prix Goncourt des lycéens 2018 : les finalistes

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Le jury du Prix Goncourt des lycéens, qui sera proclamé le 15 novembre prochain, a annoncé la liste des cinq finalistes.

Parmi les cinq romanciers retenus, on note quatre premiers romans, dont certains ont déjà été primés.

Liste des finalistes du Prix Goncourt des lycéens 2018 :

  • Meryem Alaoui, pour La Vérité sort de la Bouche du cheval (éd. Gallimard)
  • Inès Bayard, pour Le Malheur du bas» (éd. Albin Michel)
  • Pauline Delabroy-Allard, pour Ҫa raconte Sarah (éd. de Minuit)
  • Adeline Dieudonné, pour La Vraie Vie (éd. L’Iconoclaste)
  • David Diop, pour Frère d’âme (éd. du Seuil)

En 2017, le Prix Goncourt des Lycéens avait été attribué à Alice Zeniter pour son roman, le quatrième, L’Art de Perdre (éd. Flammarion).

Verdict le 15 novembre à Rennes !

 

 

Prix Renaudot 2018 : les huit finalistes

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Qui aura le prix Renaudot cette année ?

Le jury du Prix Renaudot a annoncé la liste des auteurs retenus pour la dernière sélection :

  • Les cinq romans en lice pour le Prix Renaudot :

– David Diop, « Frère d’âme » (Seuil)
– Gilles Martin-Chauffier, « L’ère des suspects » (Grasset)
– Philippe Lançon, « Le Lambeau » (Gallimard)
– Diane Mazloum, « L’âge d’or » (JC Lattès)
– Pierre Notte, « Quitter le rang des assassins » (Gallimard)

  • Les 3 essais en lice :

– Robert Colonna d’Istria, « Une famille corse » (Plon)
– Olivia de Lamberterie, « Avec toutes mes sympathies » (Stock)
– Nathalie Piégay, « Une femme invisible » (éditions du Rocher)

Le prix Renaudot sera décerné le 7 novembre.

Les quatre finalistes du Prix Goncourt 2018

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Ce mardi 30 octobre, le jury du Prix Goncourt a dévoilé le nom des quatre finalistes. Le prix sera décerné le 7 novembre.

Les quatre auteurs sélectionnés pour le Prix Goncourt 2018 sont : 

  • Frère d’âme de David Diop (Seuil)
  • Maîtres et esclaves de Paul Greveillac (Gallimard)
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (Actes Sud)
  • L’hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy (Flammarion)

Le jury du Prix Goncourt :

Le jury est présidé par Bernard Pivot et se compose de Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud et Eric-Emmanuel Schmitt.

Verdict le 7 novembre!

Prix Fémina 2018, les finalistes

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Le jury féminin du prix Fémina a dévoilé sa dernière sélection pour l’édition 2018.

Ils sont 7 romanciers français, 7 romanciers étrangers et 8 essayistes à figurer dans la dernière sélection du Prix Fémina 2018.

  • Les romans français en lice : 

– Emmanuelle Bayamack-Tam, « Arcadie » (P.O.L)
– Yves Bichet, « Trois enfants du tumulte » (Mercure de France)
– David Diop, « Frère d’âme«  (Seuil)
– Michaël Ferrier, « François, portrait d’un absent » (Gallimard)
– Pierre Guyotat, « Idiotie » (Grasset)
– Philippe Lançon, « Le lambeau«  (Gallimard)
– Tiffany Tavernier, « Roissy » (Sabine Wespieser)

  • Les romans étrangers en lice :

– Javier Cercas « Le monarque des ombres« , traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon  (Actes Sud)
– Davide Enia, « La loi de la mer« , traduit de l’italien par Françoise Brun (Albin Michel)
– Stefan Hertmans, « Le coeur converti« , traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
– Alice McDermott, « La neuvième heure« , traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde)
– Gabriel Tallent, « My Absolute Darling« , traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)
– Olga Tokarczuk, « Les livres de Jacob », traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur Blanc)
– Samar Yazbek, « La marcheuse« , traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

  • Les essais en lice :

– Antoine de Baecque, « Histoire des crétins des Alpes » (Vuibert)
– Stéphane Beaud, « La France des Belhoumi » (La Découverte)
– Marc Dugain, « Intérieur jour » (Robert Laffont)
– Colette Fellous, « Camille Claudel » (Fayard)
– Élisabeth de Fontenay, « Gaspard de la nuit » (Stock)
– Laurent Nunez, « Il nous faudrait des mots nouveaux » (Le Cerf)
– Dominique Schnapper, « La citoyenneté à l’épreuve: la démocratie et les juifs » (Gallimard)
– Marc Weitzmann, « Un temps pour haïr » (Grasset)

Le prix sera décerné le 5 novembre.

Rencontre avec Émilie Frèche pour son roman Vivre ensemble : « La fraternité n’est pas quelque chose de naturel, il faut la construire à chaque instant »

En cette rentrée littéraire, Emilie Frèche nous offre une réflexion très intéressante sur le « vivre ensemble ». Réalité ou utopie? Point de départ ou objectif de vie? Rencontre avec l’auteur.

  • Quel est le projet de ce livre?

On entend parler de vivre ensemble partout. Il me semblait quon avait à faire une escroquerie linguistique par le fait de lavoir substantivée, parce que c’était un projet quon voulait nous vendre, alors quil me semblait plutôt que c’était un point de départ de vivre ensemble. Et donc vraiment le projet de ce livre, cest de rendre une réalité à ces deux mots. Jai fait quelques recherches et je me suis rendu compte que cette escroquerie-là, cela faisait un moment quon nous la vend. Alors, outre le fait que cest le titre que donne Roland Barthes à un de ses cours au Collège de France en 1977, et qu’il nous dit tout de suite que cest impossible de vivre ensemble, il ny a que les bancs de poissons qui arrivent à vivre ensemble, je me suis rendu compte que ces deux mots apparaissaient dans la vie politique française à un moment très particulier, un moment de basculement, cest en 1983 à Dreux. Cest la première fois que la droite républicaine sallie au Front National et la candidate socialiste en face nomme sa liste Vivre ensemble. Jai eu envie dexplorer ce que voulait réellement dire ces deux mots en les explorant sur le champ de lintime qui est le champ par excellence du roman.

  • Il s’agit d’un couple qui forme une famille recomposée

Cest dans lhistoire de Déborah et Pierre qui nous ressemblent à tous, qui sont des miraculés du terrorisme, qui réchappent de justesse aux attentats des terrasses en novembre 2015, que se déroule le roman. Dans une sorte d’état durgence émotionnel, ils décident de vivre ensemble. Mais pour eux ce nest pas seulement une déclaration dintention comme pour les politiques, cest une réalité concrète, parce quils vont prendre un appartement tous les deux. Ils ont chacun un fils et cest le début du cauchemar, parce que ces enfants ne se sont pas choisis, n’ont pas choisi leurs deux parents. Et jen suis très vite arrivée à la conclusion que vivre ensemble c’était partager un territoire, partager une salle de bain, partager une famille. Et jai choisi de mettre en scène lenfant de Pierre,qui est le résultat dun couple qui na jamais réussi à vivre ensemble puisque c’est un enfant qui na pas été désiré et qui a une différence.

  • Il est beaucoup question d’altérité

On parle beaucoup de laltérité et moi javais envie de prendre un personnage qui est un peu particulier : le fils de Pierre a un QI de 150 donc il est extrêmement intelligent mais extrêmement inadapté et très vite Déborah, sa belle-mère, va vivre avec la peur. Jaimais beaucoup transposer dans le champ de lintime, la peur de lautre. Déborah a cette insécurité permanente dans son foyer, et finalement, on ne sait pas trop si cest le choc des attentats qui a créé ça chez elle et l’a rendue parano ou si c’est cet enfant qui a réellement un problème. Elle a à chaque instant de sa vie dans lintime la peur que ça explose.

  • On sait que ce gamin est porteur de violence car à chaque fois quil est le témoin de la violence du monde , il est incapable de canaliser ses émotions. Tout prend des proportions phénoménales de chagrin, de colère et faute de canaliser ses émotions il déverse sa violence sur Deborah.

Cest le propre de la précocité, ce sont des enfants qui sont extrêmement sensibles et qui sont finalement inadaptés. Salomon dont les parents nont jamais vécu ensemble, qui na pas été désiré, est porteur de cette histoire. Javais très envie de revisiter le mythe dAbel et Caïn, car on a trop tendance à oublier que lhistoire qui fonde notre civilisation, la première fraternité, est un fratricide. La fraternité nest pas quelque chose de naturel, pas du tout il faut la construire à chaque instant. Cest ce quil mintéresse dexplorer dans le champ de lintime.

  • Pierre a du mal à gérer les problèmes avec son fils, à contrario il sinvestit beaucoup et se bat pour aider les réfugies de Calais, ceux qui sont mis à l écart de la société

Pierre a passé 20 ans de sa vie en tant quavocat spécialisé dans le droit de la famille et donc 20 ans à gérer comment on vit ensemble quand on n’est plus ensemble… Et quand on a des enfants, on continue forcément à avoir un lien avec le conjoint précédent et donc il intervient dans la vie des gens aux moments les pires. Ces attentats nous ont tous bousculés et lui était au premier rang de ce carnage et a besoin de sengager pour sauver le monde à défaut de sauver sa propre famille. Je crois que cest un échappatoire, que quand on sengage, on se répare beaucoup plus soi-même quon ne répare les autres. Et donc il abandonne sa compagne parce quil est incapable de vivre avec une femme tout comme il était incapable de vivre avec sa précédente compagne non plus. Donc cest toute lambiguïté de ce personnage qui va essayer de sauver les autres et qui narrive pas à se sauver lui-même.

  • Le livre est très tendu, en essayant de résoudre le problème de la violence intime, vos personnages s’interrogent sur la violence extérieure. Il y a un aller -retour permanent entre intime et vie extérieure.

Jespère que le livre est très tendu en effet. Je vais envie que dans la couleur de ce roman, la musique,  ce soit un peu comme un thriller psychologique, quelque chose quon ne peut pas arrêter. Oui, je crois quil ny a pas de frontières entre lintime et politique, il y a une conversation permanente entre les deux et évidemment que cette famille-là au cœur de Paris en 2015, 2016, 2017 est une éponge de tout ce qui se passe dans le monde. Et elle fait comme elle peut.

Retrouvez en cliquant sur ce lien la chronique que j’avais consacrée à ce roman : Chronique de Vivre ensemble

Prix Femina 2018 : la deuxième sélection

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Une longue liste d’ouvrages encore en lice pour la deuxième sélection du Prix Fémina 2018.

Le jury exclusivement féminin de ce prix récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en vers.

  • Les romans français en lice :

Emmanuelle Bayamack-TamArcadie (P.O.L)

Yves BichetTrois enfants du tumulte (Mercure de France)

Isabelle DesesquellesJe voudrais que la nuit me prenne (Belfond)

Régine DetambelPlatine (Actes Sud)

David DiopFrère d’âme (Seuil)

Michaël FerrierFrançois, portrait d’un absent (Gallimard)

Pierre GuyotatIdiotie (Grasset)

Philippe LançonLe lambeau (Gallimard)

Fanny TaillandierPar les écrans du monde (Seuil)

Tiffany TavernierRoissy (Sabine Wespieser)

● Les romans étrangers en lice

Marco BalzanoJe reste ici, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, (Philippe Rey)

Stefan BrijsTaxi Curaçao, traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin (Héloïse d’Ormesson)

Javier CercasLe monarque des ombres, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud).

György DragomanLe bûcher, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)

Davide EniaLa loi de la mer, traduit de l’italien par Françoise Brun (Albin Michel).

Stefan HertmansLe cœur converti, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

Alice McDermottLa neuvième heure, traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde).

Itamar OrlevVoyou, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)

Gabriel Tallent, «My Absolute Darling», traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)

Samar YazbekLa marcheuse, traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

● Les essais en lice

Antoine de BaecqueHistoire des crétins des Alpes (Vuibert)

Stéphane BeaudLa France des Belhoumi (La Découverte)

René de CeccattyElsa Morante: une vie pour la littérature» (Taillandier)

François DosseLa saga des intellectuels français (Gallimard)

Marc DugainIntérieur jour (Robert Laffont)

Colette FellousCamille Claudel (Fayard)

Élisabeth de FontenayGaspard de la nuit (Stock)

Thierry IllouzMême les monstres (L’Iconoclaste)

Laurent Nunez, Il nous faudrait des mots nouveaux (Le Cerf)

Jean-Claude PerrierLa nostalgie des pays perdus (Le Cerf)

Dominique SchnapperLa citoyenneté à l’épreuve: la démocratie et les juifs(Gallimard)

Stephen SmithLa ruée vers l’Europe (Grasset)

Marc WeitzmannUn temps pour haïr (Grasset)

La troisième sélection du Prix Femina sera annoncée le 24 octobre.