5 romans encore en lice pour le prix de la Closerie des Lilas décerné ce soir

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La liste passe de dix à cinq titres écrits par des femmes et parus à la rentrée de janvier 2016.

Le jury du prix de la Closerie des Lilas 2016 a dévoilé, mardi 22 mars, sa deuxième sélection en vue d’une remise ce 12 avril. De 10 romans de la rentrée d’hiver initialement sélectionnés, la liste passe à cinq titres, écrits exclusivement par des femmes.

La deuxième sélection :

  • Cécile Ladjali, Illettré (Actes Sud)
  • Julia Kerninon, Le dernier amour d’Attila Kiss (Editions du Rouergue)
  • Camille de Peretti, Blonde à forte poitrine (Kero)
  • Sarah Léon, Wanderer (Héloïse d’Ormesson)
  • Céline Curiol, Les vieux ne pleurent jamais (Actes Sud).

Créé en 2007, le prix de la Closerie des Lilas vise à promouvoir la littérature féminine et récompense chaque année une romancière de langue française.

Au jury permanent, avec Emmanuelle de Boysson, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson et Tatiana de Rosnay, s’ajoute cette année le jury invité composé de 12 personnalités féminines : Natacha Polony, Anne-Claire Coudray, Lydia Bacrie, Emmanuelle Bercot, Rachida Brakni, Clara Gaymard, Brigitte Kernel, Anne Lauvergeon, Salomé Lelouch, Caroline de Maigret, Anne Nivat et Josyane Savigneau.

En 2015, le prix de la Closerie des Lilas a été attribué à Saïdeh Pakravan pour Azadi (Belfond).

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Prix Goncourt 2015 : le lauréat est Mathias Enard!

Avec son roman « Boussole » (Actes Sud), il succède à Lydie Salvayre, Goncourt 2014 avec « Pas pleurer ». Une élection obtenue dès le premier tour.

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Entre Hédi Kaddour, déjà couronné la semaine dernière par le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Prépondérants (éd. Gallimard), Tobie Nathan (Ce pays qui te ressemble chez Stock), Mathias Énard (Boussole aux éditions Actes Sud) et Nathalie Azoulai (Titus n’aimait pas Bérénice chez Pol), il était bien difficile de dégager un favori… C’est finalement Mathias Énard qui l’emporte dès le premier tour avec six voix contre deux à Tobie Nathan et une pour Hédi Kaddour, succédant à Lydie Salvayre (Pas pleurer, Seuil).

Les quatre finalistes du Goncourt, dévoilés le 27 octobre au musée du Bardo à Tunis, mettaient au coeur de leurs romans les relations compliquées entre l’Occident et l’Orient. Pour mériter le Goncourt, il faut « une histoire, une écriture, une ambition », avait résumé mardi matin Bernard Pivot, président de l’Académie Goncourt, sur France Inter. Le lauréat du Goncourt recevra un chèque de… 10 euros. Mais l’enjeu est ailleurs : un roman estampillé Prix Goncourt se vend en moyenne à environ 400 000 exemplaires.

Prix 2014 de la Closerie des Lilas : Lola Lafon!

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Créé en 2007, le Prix de la Closerie des Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. Depuis 8 ans, la vocation du Prix est de promouvoir, en toute indépendance, la littérature des femmes. Le Prix de la Closerie des Lilas 2013 avait été attribué à Alice Zeniter pour « Sombre dimanche » paru aux éditions Albin Michel.

Cette année, le Prix de la Closerie des Lilas 2014 a été attribué au second tour à 8 voix à Lola Lafon pour « La petite communiste qui ne souriait jamais » paru aux éditions Actes Sud contre 7 voix à Inès Benaroya pour « Dans le remise » paru aux éditions Flammarion.

Le jury invité en 2014 est composé de Cécilia Attias, Roselyne Bachelot, Lydia Bacrie, Mireille Darc, Anne Michelet, Mazarine Pingeot, Daphné Roulier, Amanda Sthers, Karine Tuil. Le jury permanent est quant à lui composé d’Emmanuelle de Boysson (Marie-Claire, romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, romancière), Jessica Nelson (Au Field de la nuit, TF1), Tatiana de Rosnay (romancière).

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 Le livre lauréat:

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le romanacrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

Firmin. Autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage

 

9782742783489

Firmin. Autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage

Traduit de l’américain par Céline Leroy

Collection  Babel 2010, Actes Sud 2009

       

       De la biblioboulimie.

 

          Le héros de Sam Savage s’appelle Firmin, petit dernier d’une fratrie de treize rats nés dans les sous-sols d’une librairie de Scollay Square, vieux quartier de Boston.

        D’emblée, la vie ne le ménage pas. Il doit lutter moustaches contre moustaches pour accéder aux mamelles maternelles. Chétif, il lui faut se nourrir ailleurs. Et de commencer à grignoter les pages des livres qui l’entourent. Une révélation. « A force de vivre chaque nuit dans les interstices mystérieux entre lecture et nourriture, j’ai découvert un lien remarquable, une sorte d’harmonie préétablie, entre goût et qualité littéraire. (…) « Bon à manger, bon à lire » est devenu ma devise. »De fait, la grande littérature est comme la grande cuisine : enivrante, merveilleuse, riche. L’intérêt de la lecture l’emporte alors très vite sur celui de la mastication. La nourriture de l’esprit sur celle de son estomac. Firmin, gourmand mais aussi et surtout gourmet, devient biblioboulimique. De  Tolstoï à Stendhal en passant par Cervantes, ou encore Steinbeck, il se délecte des grands classiques.

        Fin cinéphile, mélomane et musicien, amoureux des femmes qu’il appelle ses « mignonnes », sa curiosité et sa faim sont inextinguibles. Au fil des pages cependant, son constat sur le monde se fait plus amer. Les humains solitaires qui l’entourent le déçoivent. Les intérêts capitalistes sont loin de ses idéaux. Un programme de réhabilitation du quartier qui conduit à raser sans état d’âme boutiques, lieux de vie et sa si chère librairie assombrissent définitivement le tableau.

         Un roman truculent, savoureux cocktail de conte pour enfants et de réalisme mélancolique pour adultes.

 

Ce roman a reçu en juin dernier le Grand Prix Saint-Emilion du roman étranger.

 

Informations pratiques:

Prix éditeur: 7.50€

ISBN: 978 2 7427 9115 6

Nombre de pages: 199