Le test, Sophie Adriansen

Le test, Sophie Adriansen

©Karine Fléjo photographie

Premier amour. Premier baiser. Première fois. Quand une grossesse vous tombe dessus alors que vous n’avez que quinze ans et des parents qui brillent par leur absence, vers qui vous tourner? Que faire?

Amours adolescentes

Madeleine a 15 ans. Fille unique d’un riche couple d’hôteliers sur la croisette, propriétaires d’un palace très en vue, elle vit dans une aisance financière enviée par beaucoup de ses camarades de classe. Mais sous le vernis des apparence, sa vie est tout sauf enviable : des parents accaparés par leur travail au point d’en oublier leur fille, une gouvernante et la solitude pour toutes compagnes. Sa passion ? La plongée. L’eau est son élément, lui apporte la sérénité qu’elle ne trouve pas en surface.

Heureusement, depuis un an, sa vie s’est illuminée grâce à Ulysse. Ils se sont rapprochés lors d’une fête donnée par sa meilleure amie, Jade. Pour ce lycéen, elle n’est plus un passe-muraille, une adolescente invisible, mais un être plein, désirable, désiré. Jusqu’à ce jour où, seuls au ciné-club, ils sont allés plus loin. Une fois, juste une fois. Sa toute première fois.

Seulement voilà, ses règles ont du retard. Serait-il possible que cette unique rapport ait suffi pour qu’elle tombe enceinte ? La communication avec ses parents étant quasi inexistante, Madeleine porte seule son lourd secret. Et le test de grossesse vient confirmer ses criantes. Elle est bien enceinte. Sidération.

Tomber enceinte quand on ne l’a pas envisagé, quand on est encore qu’une jeune lycéenne, est-ce un rêve comme le pense son amie Jade, euphorique à cette nouvelle ? Ou un cauchemar éveillé ? Comment va réagir Ulysse ? Se montrera-t-il à la hauteur ? Et que décideront-ils ? Garder le bébé ou pas ?

Un roman très réaliste

Ce qui me touche dans les romans pour adolescents de Sophie Adriansen, c’est non seulement sa capacité à se renouveler à chaque fois, la justesse de ses analyses, sa profonde humanité, mais aussi son extraordinaire aptitude à coller au plus près des préoccupations adolescentes. Elle se glisse dans la tête de ces jeunes, partage avec nous leurs rêves, leurs envies, leurs doutes, leurs blessures, leurs problématiques.

Cette fois, elle aborde le sujet des premières amours, des premiers baisers et de ces toutes premières fois qui peuvent conduire à une grossesse non désirée. Comment envisager brutalement de devenir mère quand on n’est soi-même encore qu’une enfant ? Un roman qui pose les bonnes questions, invite à la réflexion et propose des pistes, informe. Une héroïne indiciblement attachante que l’on a envie de prendre dans ses bras et d’entourer d’affection…

A lire!

Comme des frères, Claudine Desmarteau

Comme des frères, Claudine Desmarteaux

©Karine Fléjo photographie

Claudine Desmarteau signe ici un roman d’une tension narrative très forte sur cette période charnière et ô combien déterminante qu’est adolescence. Un âge où l’on se cherche, où on pousse ses limites, où l’on prend des risques. Parfois trop de risques.

Repousser ses limites

Raphaël a 22 ans, un âge où l’on a tout l’avenir devant soi. Pourtant, Raphaël a le sentiment que c’est son passé qui lui fait face. Six ans plutôt en effet, sa vie a basculé.

En primaire, ils étaient une joyeuse bande de copains : Ryan, Lucas, Kevin, Saïd, Thomas, Idriss. C’était alors entre eux l’innocence et l’insouciance de l’enfance, prélude à une adolescence plus tourmentée . En quatrième, un petit nouveau a en effet débarqué dans leur classe. Son prénom : Quentin. Son signe particulier : une longue mèche de cheveux dans la nuque. Son surnom tout trouvé : Queue de rat ou Queutin, au choix. Au choix pour la bande, car Quentin, lui, n’a pas eu d’autre choix que de subir leurs brimades et humiliations.

«  La cruauté du groupe. La sauvagerie de La bande. C’est parti de là. Et aussi d’une angoisse, qui ne me quitte pas. L’angoisse de la fatalité, où l’on bascule, bêtement, violemment, dans le drame, dans l’inconscience de la jeunesse. »

Quentin devient alors la tête de turc, parce qu’il en faut bien une. Pas pour ce qu’il est ou ce qu’il a fait. Juste parce que c’est la fatalité.

Dans cette petite ville, les adolescents trouvent leur temps long. Certes il y a les barbecues devant le cabanon,  il y a les exploits de Jackass à visionner sur YouTube et à tenter de reproduire,  les joints à fumer en cachette,  les canettes de bières à voler aux parents, les premiers flirts,  mais rien de bien palpitant.  Dans l’illusion de leur toute puissance, de leur invincibilité, ils se lancent alors des défis. Par jeu, ils repoussent leurs limites. Toujours plus loin. Parfois trop loin. Et c’est alors le drame. De ces drames qui vous poursuivent toute votre vie.

Un roman sur l’adolescence

Claudine Desmarteau, auteure jeunesse, signe ici son premier roman pour adultes. Et le consacre aux adultes en devenir, les adolescents, ces êtres en pleine transformation, prêts à tout parfois. Dans une tension narrative croissante, elle tient le lecteur en haleine, le conduit page après page vers une issue que l’on devine dramatique. Avec un langage cru, proche de celui des adolescents, une grande justesse dans le ton employé mais aussi dans les situations et comportements décrits, elle nous immerge dans l’univers plein d’effervescence d’une bande d’ados qui se cherchent. On ne peut alors plus reposer le livre, impatient de découvrir ce qui se trame.

Outre ces blessures d’adolescence que l’on porte en soi toute la vie, les sillons indélébiles qu’elles creusent en chacun d’entre nous, la romancière nous invite à réfléchir sur des problèmes de société très contemporains : le harcèlement scolaire, mais aussi la responsabilité des de ceux qui médiatisent leurs prises de risque inconsidérées. Si l’être humain est souvent inoffensif, seul, il se meut en loup quand il est en bande, prêt à mordre le plus faible, le plus seul, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Et les dégâts psychologiques pour le harcelé peuvent être redoutables et durables. Autre sujet abordé, ces exhortations à relever des défis sur le net et les réseaux sociaux (on se souvient tous du défi du foulard récemment). Les ados ici adorent Jackass, ces jeunes américains toujours prêts à réaliser des cascades et des blagues dangereuses, exploits qu’ils filment et diffusent ensuite. Ce qui n est pas sans poser le problème de la responsabilité de telles personnalités médiatiques envers leur jeune public, influençable s’il en est.

Un roman qui se lit d’une traite, efficace, extraordinairement juste.

Le parfum de l’Hellébore, Cathy Bonidan

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Le parfum de l’Hellébore, Cathy Bonidan

Editions de la Martinière, janvier 2017

Rentrée littéraire

Dans ce roman lumineux et plein d’espérance, les destins de chacun vont se croiser, entre légèreté et mélancolie.  Un premier roman très réussi.

Ce devait être au départ une punition. Quand Anne, 18 ans, est emmenée chez son oncle à Paris pour mettre fin à ses frasques adolescentes, ses parents n’imaginent pas un instant qu’ils lui font en réalité un cadeau. Son oncle l’emmène en effet chaque jour avec lui dans le centre psychiatrique qu’il dirige. Or pour Anne, la confrontation avec ces adolescents en souffrance est une révélation. Elle qui jusqu’alors n’accordait aucune importance aux études, ne pensait qu’à s’amuser, avait une vision simpliste des « fous », trouve soudain un sens à sa vie, un intérêt croissant pour ces êtres englués dans leur pathologie. Et tout particulièrement pour deux d’entre eux : Béatrice, une jeune fille anorexique. Et Gilles, un jeune autiste.

Comment leur venir en aide ? Faut-il forcément avoir pour ce faire le bagage scientifique des pédopsychiatres ? Serge, le jardinier taiseux du centre, semble parvenir à faire des miracles avec les patients, alors qu’il n’a aucune compétence médicale. Quel est donc son secret ?

Anne observe, écoute, se documente. Et confie ses découvertes, ses doutes, ses joies et ses peines dans de longues lettres rédigées à sa meilleure amie Lizzie. Quels enseignements tirer de ses observations, tandis qu’elle n’a aucune légitimité en ce domaine ?

Parviendra-t-elle à aider Béatrice à vaincre sa phobie des aliments ? Pourra t-elle éviter l’asile au petit Gilles ? La psychiatrie infantile se révèlera-t-elle être vraiment sa voie ?

C’est un roman extrêmement touchant que nous offre Cathy Bonidan. A travers le destin croisé de personnages indiciblement attachants, le lecteur assiste à la naissance d’une vocation, à la métamorphose d’un regard sur ces êtres en marge de la société. Un roman très bien écrit, qui se lit d’une traite et ne laisse pas indemne.

A lire !

K comme Carafouille, de Fabienne Blanchut : K-rément extra!

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K comme Carafouille, Fabienne Blanchut

Editions Zethel, janvier 2017

A partir de 9 ans.

Un roman qui se sirote d’une traite, savoureux cocktail d’aventures, de magie, d’adolescence rebelle, avec un zeste de mystère. Le tout brassé avec talent.

K a douze ans. Une adolescente en rébellion contre tout et tous. Fille unique, elle passe le plus clair de ses journées seule, ses parents étant trop pris par leur travail prestigieux dans la haute couture. Alors certes, elle ne manque matériellement de rien. Certes, elle a Lupita, l’intendante espagnole à l’accent étrange pour s’occuper d’elle, de même que le réconfort de son chat Mistigri. Mais il lui manque l’essentiel : la présence aimante de ses parents.

Furieuse face à cette nouvelle collection de vêtements qui va lui voler une fois de plus leur présence, pour trois longs mois, K obtient en contrepartie une faveur : choisir la nouvelle fille au pair. Et ce sera Abigaëlle ou personne. Mais si les premiers jours sont merveilleux et la confortent dans son choix, la suite révèle bien des surprises…

Avec ce  second roman pour adolescents, Fabienne Blanchut confirme si besoin était, son talent de romancière. Elle entraîne le lecteur dans la vie trépidante de cette adolescente attachante, le tient en haleine face aux multiples rebondissements qui le jalonnent, sans jamais aucun temps mort. Les adolescents retrouveront les problématiques qui sont leurs (indépendance, autorité, affection, …) et voyageront de l’univers de la mode à celui de la magie. Un premier tome qui rend impatient de découvrir le second!

Les grandes jambes, Sophie Adriansen (Slalom)

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Les grandes jambes, de Sophie Adriansen

Editions Slalom, juin 2016

A partir de 10 ans.

L’adolescence est le temps des métamorphoses tant physiques que psychiques. Des changements physiques directement exposés au regard des autres, suscitant parfois des commentaires moqueurs ou amusés, si difficiles à supporter pour ces ados qui ont déjà du mal à se reconnaître eux-mêmes.

C’est le cas de Marion, dont la croissance s’est emballée à l’entrée au collège. D’un seul coup, tous ses vêtements se sont retrouvés trop petits pour ce long corps et tout particulièrement ces interminables jambes. « Grande perche ! » « Sauterelle ! » Les surnoms railleurs fusent.

Et le calvaire de commencer, ces longues jambes devenant une obsession, un véritable complexe. Impossible pour Marion de trouver un pantalon à sa taille. De quoi mettre à mal le peu de confiance qu’elle a en elle. Et surtout, de quoi ruiner à tout jamais ses chances auprès du beau Grégory . A-t-on jamais vu un garçon beau comme un dieu s’intéresser à une géante aux tenues trop courtes ?

Pour Marion, le champ de vision s’arrête au niveau de ses chevilles dénudées. C’est alors qu’un voyage à Amsterdam va élargir son regard, lui faire découvrir d’autres personnes de grande taille. D’autres chemins de croix. Des émerveillements artistiques aussi.

Et relativiser.

Dans ce roman tendre et résolument optimiste, Sophie Adriansen aborde avec beaucoup de justesse et de sensibilité les questionnements, complexes, envies et craintes de l’adolescence. Un roman sur le rapport à soi et aux autres, qui trouvera un fort écho chez les ados. Une histoire qui montre qu’il suffit parfois d’un regard, d’une réflexion, d’une rencontre, pour que le monde autour de soi se teinte d’espérance.

Ma vie en noir et blanc, Delphine Bertholon

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Ma vie en noir et blanc, Delphine Bertholon

Éditions Rageot, mai 2016

A partir de 11 ans.

128 P. ; 6,10€

 

Quête d’identité et différence au cœur d’un roman pétillant, sensible et plein d’humour.

Ana, 14 ans, se considère comme une triple erreur de la nature. Un prénom palindrome, un père inconnu au bataillon, et, Chantilly sur le gâteau, une maladie génétique rare : l’achromatopsie. Sous ce terme étrange se cache l’incapacité totale à voir les couleurs. Pour Ana, la vie est donc un film en noir et blanc, avec quelques nuances de gris. Un film dont le scénario ne lui plait guère. Aussi s’évade-t-elle dans l’écriture, avec un roman dont elle est l’héroïne principale. Une héroïne qui lui permet de vivre par procuration tout ce qui lui est interdit. Tout ce qu’elle n’ose pas vivre.

Mais si l’écriture est une salvatrice évasion, la réalité la rappelle bien souvent. Tout particulièrement ce manque du père, térébrante douleur s’il en est. Est-il encore vivant? Sa mère en sait-elle aussi peu sur lui que ce qu’elle veut bien en dire ? Des questionnements qui, à la faveur d’une exposition photographique, pourraient peut-être trouver une réponse. Car pour avancer dans la vie, Ana doit savoir d’où elle vient.

Avec beaucoup de sensibilité, d’humour, de vivacité, des formules inédites savoureuses, Delphine Bertholon offre aux adolescents un très beau roman sur la quête d’identité et la différence.

Coup de cœur de littérature jeunesse !

 

Coup de coeur pour « Tomber », le nouveau roman de Eric Genetet!

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Tomber, Eric Genetet

Editions Héloïse d’Ormesson, avril 2016

 

Tomber est le récit poignant d’un enfant blessé, en échec scolaire, dont le rêve, simple et pourtant inaccessible, est d’être aimé par ses parents.
Juin 1983. Des milliers de personnes suivent la finale de Rolland Garros, à laquelle participe Yannick Noah. Et parmi elles, une personne joue le match de sa vie. Il s’agit de Mariano, un adolescent de 13 ans, passionné de sport, dont l’idole est le tennisman français.

 

Depuis la séparation de ses parents un an plus tôt, Mariano vit avec son père. Un père défaillant, qui ne se remet pas du départ de sa femme et trouve refuge dans l’alcool. Rien ne vient plus troubler le silence des lieux, hormis le pschittt des canettes de bière. Pas un mot tendre, pas une explication à ce départ, pas une réassurance. Mariano aurait tant aimé qu’on lui parle, qu’on le soutienne, qu’on le rassure sur le fait qu’il n’y soit pour rien ! Or les maux se sont substitués aux mots. Et la culpabilité, écrasante, térébrante, de s’installer. Sa dyslexie, découverte juste avant le départ de sa mère, pourrait-elle être la cause de leur séparation ?

 

Le poids de la culpabilité et de la souffrance est tel, que Mariano a pris une décision irrévocable : en ce 15 juin, à l’issue du match de Noah, il va lui aussi affronter son père dans un face à face. Et engager une partie de questions et d’échanges auxquels son père devra répondre, en mettant la balle sur le terrain de la vérité et non dans le couloir. Le lecteur suit son entrainement mental tout au long du livre, aussi tendu que les cordes d’une raquette, indiciblement ému par l’enjeu du match. Les yeux rivés sur le « court » de sa vie. Il tremble à l’idée que l’adolescent puisse perdre le point, être victime d’un revers. Il applaudit son courage et sa persévérance.

Car cette histoire se vit autant qu’elle se lit.

Avec une infinie douceur, une sensibilité à fleur de plume, Eric Genetet nous offre un roman magnifique, bouleversant, qui évite avec brio l’écueil du pathos. Et de cueillir le lecteur par une chute qui mérite ô combien son nom. Un ace.

Jeu, set et match pour le nouveau roman de Eric Genetet !

 

 

 

Danser, de Astrid Eliard (Mercure de France)

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Danser, Astrid Eliard

Mercure de France, février 2016

Avec beaucoup de tendresse, Astrid Eliard nous entraîne dans le monde des petits rats de l’Opéra. Un monde à part.

Ils sont trois Chine, Delphine et Stéphane. Trois adolescents que les motivations et les origines tant sociales que géographiques, opposent. Mais qu’une seule et unique passion réunit : la danse classique. Une passion et un don pour cet art qui les conduisent cette année à intégrer la prestigieuse Ecole de danse de l’Opéra et son internat.

Qui dit internat dit éloignement familial. Autonomie salvatrice ou douloureuse ? Si d’aucuns y trouvent un nouveau souffle, loin des tensions familiales, d’autres réalisent n’être pas prêts à couper le cordon qui les lie à leurs parents. Et cette école qui les a tant fait rêver, qui a mobilisé toute leur énergie, tous leurs espoirs, se révèle t-elle à la hauteur de leurs attentes ? « Ici on ne danse pas, pas encore en tout cas. On apprend. On travaille. (…) On est crevés, on a mal partout, les jambes sont lourdes, les pieds douloureux, mais la journée qui vient de passer ne nous a pas rassasiés. »

Dans ce roman choral, Astrid Eliard, nous invite à pénétrer dans les coulisses d’un univers très fermé, où la discipline, la rigueur et la persévérance sont reines. La rivalité aussi. Un milieu exigeant s’il en est, qui ne pardonne aucun écart, aucune faiblesse, aucune blessure. Mais aussi particulier soit ce monde, on retrouve les mêmes préoccupations chez ces 3 petits rats que chez les adolescents de leur âge : les premiers émois amoureux, le désir, les doutes, l’autorité, la liberté. Sur la pointe de la plume de l’auteur, le lecteur suit alors la chorégraphie aérienne de ces trois jeunes existences, lesquelles forment un ballet ô combien attachant. Un ballet où la réalité fait tantôt le grand écart avec les rêves, tantôt un pas de deux…

 

Coeur Cookie, Cathy Cassidy (Nathan ) : un roman à croquer!

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Coeur Cookie, Cathy Cassidy

Editions Nathan, juillet 2015

(Tome 6)

A partir de dix ans

Jake Cooke, alias Cookie, est un jeune garçon de 14 ans extrêmement attachant. Entassé avec sa mère et ses deux jeunes sœurs dans un petit logement, il aide du mieux possible sa maman à faire face, laquelle élève seule ses trois enfants. Mais un jour, c’est la catastrophe : les deux petites, laissées sans surveillance par leur frère, inondent l’appartement. Et ce dernier de culpabiliser. Une culpabilité telle, qu’il pense ne pas avoir d’autre choix que de s’enfuir. Pas n’importe où cependant. Depuis des mois, il reçoit des lettres d’une adolescente, prénommée Honey, affirmant qu’elle est sa demi-soeur. Et s’il acceptait de la rencontrer ? Il renouerait peut-être avec cette partie méconnue de sa vie, avec ses racines ? L’occasion aussi de mettre enfin un visage et un nom sur son père. Et de prendre le train pour Tanglewood où résident Honey et ses sœurs, les fameuses filles au chocolat.

Dans ce 6eme roman, Cathy Cassidy nous fait découvrir un jeune garçon indiciblement touchant, que la vie a fait mûrir trop vite. Un adolescent qui doit se construire sans connaître ses origines, être fort pour sa maman et ses deux sœurs, être « grand » avant l’heure. Heureusement, la vie sait aussi se montrer douce comme un bon chocolat et réserver à Cookie d’heureuses surprises. Un très joli roman qui aborde le thème de la fugue et de la filiation avec beaucoup de finesse et de sensibilité, le tout sur fond d’intrigue rondement menée.

Ce livre offre des bonus en fin d’ouvrage : en effet, les lecteurs pourront s’amuser à faire un test de personnalité, mais aussi à essayer les recettes sucrées des filles au chocolat. De quoi ravir les papilles après avoir enchanté les pupilles!

Informations pratiques :

Nombre de pages : 264

Prix éditeur : 14,90€