La reine du tango, Akli Tadjer

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La reine du tango, Akli Tadger
Éditions JC Lattès, mars 2016

Le tango est une expression du désir. Une danse fascinante et emblématique, faite d’amour et de conquête. Le tango, c’est un homme et une femme à la recherche l’un de l’autre. La recherche d’un enlacement, d’une façon d’être ensemble, le tout sur une musique qui éveille et tourmente les sens. Plus qu’une danse, le tango c’est donc l’accord des sens, un concentré d’émotion brute. Et la mère de Suzanne, la bien-nommée Reine du tango, incarnait ô combien cette sensualité forte, cette magnificence. Difficile dès lors pour la fille d’oser rivaliser avec l’image de cette mère qui a connu tous les succès. Si elle est elle aussi habitée par cette passion, elle ne l’exerce qu’en tant que professeur, presque confidentiellement. Jamais elle n’oserait participer à des concours, tenter le Mundial.
Une retenue d’autant plus forte « qu’en tango comme en amour, on n’est rien sans l’autre. » Or Suzanne, pas plus en amour qu’en danse, n’a su trouver le partenaire idéal. Elevée seule avec sa mère, laquelle l’abandonnait régulièrement pour retrouver ses amants de passage, puis laissée dans un orphelinat au décès précoce de celle-ci, sans père connu, Suzanne s’est construite comme elle a pu, fragilisée, sans réelles racines, avec cette térébrante peur de perdre l’amour des siens. Alors elle ne s’attache pas. Pour ne plus souffrir.
Elle survit plus qu’elle ne vit.
Pour vivre pleinement, il lui faut réunir les pièces manquantes du puzzle de son histoire. Quelles furent les circonstances de la mort de cette mère tant admirée ? Qui est son père ? Peut-on aimer sans craindre de perdre l’autre ? C’est seulement quand le puzzle sera complet que Suzanne, « entière », pourra s’apaiser, tourner la page et écrire en toute liberté son histoire. Vivre enfin.
Akli Tadjer nous offre un roman très subtil et très sensible sur le tango, mais aussi sur la quête d’identité, la construction. Avec cet émouvant constat qu’il n’est jamais trop tard pour oser être soi.
A lire !

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Sélection de 25 romans pour vous évader tout l’été!

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Vous avez attendu l’été avec une impatience grandissante.  Le voilà enfin, avec les vacances dans son sillage. La valise est presque prête, il ne reste plus que les livres à intercaler entre la crème solaire et le maillot de bain. Vous hésitez? Alors ces sélections de romans parus en 2014 vous guideront peut-être dans vos choix!

Voici différentes destinations de lecture. Prêts? Attachez vos ceintures!

  • Si vous mettez le cap sur la tendresse, embarquez aux côtés de :

– Gilles Paris avec L’été des lucioles  (éditions Héloïse d’Ormesson) et Au pays des kangourous (Livre de poche)

– François d’Epenoux avec Le réveil du coeur (éditions Anne Carrière)

– Philippe Routier avec L’enfant du parc (éditions stock)

  • Cap sur le suspens avec :

– Dominique Dyens avec La femme éclaboussée (éditions Héloïse d’Ormesson)

– Pierre-Yves Tinguely avec L’axe du sang (éditions M.A.)

– René Manzor avec Celui dont le nom n’est plus (éditions Kéro)

  • Cap sur l’étranger :

– Les États-Unis avec Sophie Simon  :  Gary tout seul (éditions JC Lattès)

– La Birmanie avec Jan-Philipp Sendker : L’art d’écouter les battements de coeur (éditions JC Lattès)

– La Jamaïque avec Philippe Vidal : Les montagnes bleues (éditions Max Milo)

– L’Irlande et la Pennsylvanie avec Paul Lynch : Un ciel rouge le matin (Albin Michel)

  • Cap sur les témoignages avec :

– Martin Gray et Mélanie Loisel, Ma vie en partage (éditions de l’Aube)

– Michel Baldy La rue était mon lit (City éditions)

– Marianne Guillemin Dans la gueule du loup (éditions Max Milo)

  • Cap sur l’amour  avec :

– Eric-Emmanuel Schmitt, L’élixir d’amour (Albin Michel)

– Nathalie Rheims, Maladie d’amour (Léo scheer)

– Nicolas Barreau, Le sourire des femmes (Éditions Héloïse d’Ormesson)

– Xavier de Moulins, Que ton règne vienne (JC Lattès)

– Fariba Hachtroudi, Le colonel et l’appât 455 (Albin Michel)

– Akli Tadjer, Les thermes du Paradis (JC Lattès)

  • Cap sur l’humour avec :

– David Foenkinos, La tête de l’emploi (éditions J’ai lu)

  • Cap sur l’histoire avec :

– Stéphane Bellat, La chambre d’Hannah (M.A. éditions)

– Catherine Hermary-Vieille, La bête (Albin Michel)

  • Cap sur un premier roman avec :

– Céline Lapertot Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre (éditions Viviane Hamy)

  • Cap sur la littérature jeunesse avec :

– Marie-Christine Buffat, La malédiction de la chanson à l’envers  (éditions Snow Moon)

Quelle que soit la destination que vous aurez choisie, nous vous garantissons non pas le soleil, mais le talent des auteurs! Bonnes vacances et… belles lectures!

 

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Les Thermes du Paradis, de Akli Tadjer (JC Lattès) : quand l’amour triomphe de tout

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Les thermes du Paradis, de Akli Tadjer

Editions JC Lattès, mars 2014

 

Il y a ceux qui ont eu une fée au dessus de leur berceau. Et les autres. Adèle Reverdy fait plutôt partie de la deuxième catégorie, du moins se vit-elle ainsi. Sa sœur, Rose, est tout l’inverse. Sûre d’elle, séductrice, « aussi belle de face que de fesses ». Et en joue. « Elle était tout ce que je rêvais d’être et que je ne serais jamais. Si elle n’avait pas été ma sœur, je serais tombée amoureuse d’elle comme tout le monde bien sûr. » Alors, avec son long nez, son teint de bougie, ses lèvres fines et son regard délavé, Adèle à 30 ans, enchaine les déceptions et humiliations amoureuses. Pour parfaire le tableau, elle exerce un métier qui effraie les rares prétendants : la pas très glamour profession de thanatopractrice.

Sous couvert de vouloir le meilleur pour sa sœur, de la vouloir heureuse, amoureuse, cette dernière ne cesse de la rabaisser, de l’humilier. En effet, chaque râteau pris par Adèle donne en réalité l’occasion à Rose d’enfoncer sa cadette un peu plus, d’asseoir sa supériorité sur sa faiblesse.  Mais depuis la mort accidentelle de leurs parents dix ans plus tôt, Rose est sa seule famille ou presque. Alors Adèle fait bonne figure malgré tout, encaisse les coups comme un punching-ball.

Or c’est quand il n’y a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien. Lors d’une soirée avec sa meilleure amie Leïla, Adèle a le coup de foudre pour Léo, un bel homme noir, masseur aux Thermes du Paradis. Elle ne pense plus que Léo, ne respire plus que Léo, ne se vit plus qu’avec Léo. « Il m’obsède jusqu’aux derniers replis de mon âme. Je revois son sourire, ses dents blanches, ses paumes de main roses et sa peau noire. » Criblée de doutes sur elle-même,  son attirance est toutefois telle qu’elle fera tout pour le revoir. Mais Léo a une particularité : suite à un accident de cirque, il a perdu la vue. Aussi, même s’il se dit lui aussi sous le charme, même s’il la voit avec le bout de ses doigts et la trouve belle,  cela ne suffit pas à rassurer Adèle sur son potentiel de séduction. L’aimerait-il toujours s’il découvrait ses traits ? S’il recouvrait la vue, serait-il conforté dans ses sentiments ou s’éloignerait-il ? Un risque qu’Adèle est prête à prendre. Par amour. Pour celui dans le regard duquel elle est née…

Avec Les Thermes du Paradis, Akli Tadjer aborde les thèmes du deuil et de la solitude affective avec une infinie délicatesse. Il signe ici un roman plein de tendresse, de sensibilité et d’humanité, qui se lit avec beaucoup d’émotion. Ou quand l’amour triomphe de tout…

Les Thermes du Paradis, de Akli Tadjer (éditions JC Lattès)

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Les Thermes du Paradis, de Akli Tadjer

Éditions Jean-Claude Lattès, mars 2014

Adèle Reverdy est une jeune femme pleine de complexes et, pour comble de malheur, les hommes la fuient dès qu’elle avoue son métier de croque-morts.

Mais sa vie va changer le jour de ses trente ans. Parmi les invités venus à la fête organisée par sa sœur, il y a Léo, ancien trapéziste devenu aveugle à la suite d’un accident puis masseur aux Thermes du Paradis. Un soleil noir dans la vie d’Adèle qui, aidée de sa meilleure amie Leila, talentueuse thanatopractrice, va tout faire pour conquérir le cœur de Léo.

Un roman plein d’humour et de tendresse où l’on découvre que l’on ne voit bien qu’avec le cœur et que l’essentiel est invisible pour les yeux…

Le Karinotron avec… Akli Tadjer !

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Akli Tadjer, écrivain et scénariste franco-algérien, compte déjà huit romans à son actif et de nombreux prix littéraires. En cette rentrée littéraire 2012, il nous livre un roman bouleversant : « La meilleure façon de s’aimer », aux éditions Jean-Claude Lattès. De la difficulté de s’aimer et de se le dire…

Passionné de lecture, il suit les cours de l’école de journalisme de la Rue du Louvre à Paris. C’est en 1984, au retour d’un voyage en Algérie, qu’il rédigera son premier roman : Les A.N.I du Tassili, récompensé par le prix Georges-Brassens. Un roman dont il fera l’adaptation pour la télévision, débutant ainsi une carrière de scénariste.

      Suivront les remarquables et remarqués Courage et patience, Le porteur de cartable, Alphonse, Bel-Avenir (prix populiste), Il était une fois…ou peut-être pas (Prix de la révélation littéraire AuFéminin.com), Western et De la meilleure façon de s’aimer.

      Je vous invite à lire la chronique du dernier-né de Akli Tadjer en suivant ce lien : La meilleure façon de s’aimer, Akli Tadjer : Des maux pour le dire…

 

Son karinotron : 


1 – Votre livre de chevet :


Je découvre le Japon à travers sa littérature. Je lis en ce moment: Pays de Neige de Yasunari Kawabata. C’est une histoire d’amour fou en même temps qu’une purification.

 

2 – Vos lectures :

 

Je suis un cyclotomique de la lecture. Je peux ne pas lire pendant six mois, et dévorer à la suite une dizaine de romans. Ainsi, je viens d’avaler en une semaine des bouquins que j’avais sous le coude depuis longtemps… Joel Egloff, Hervé Guibert, Richard Brautigan, et un essai de Nicolas Grimaldi: Métamorphoses de l’amour.

3 – Votre façon d’écrire :

 

J’écris d’abord au stylo ensuite je me colle à l’ordinateur. Je n’écris que le matin. L’après-midi je me relis à une terrasse de café quand il fait soleil.

4 Votre rapport aux lecteurs :

 

Mon rapport aux lecteurs est quasi physique. A travers leurs regards, je vois de suite si nous sommes sur la même longueur d’onde.

5 Votre prochain livre :

 

Mon prochain… je ne sais pas… ça change toutes les cinq minutes.

 

Et avis aux lecteurs parisiens, Akli Tadjer sera au salon du livre de Paris dimanche 18 mars 2012 !

La meilleure façon de s’aimer, Akli Tadjer : Des maux pour le dire…

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La meilleure façon de s’aimer, Akli Tadjer

Editions Jean-Claude Lattès, Janvier 2012

 

Des maux pour le dire

 

     Victime d’un accident vasculaire cérébral, Fatima est hospitalisée dans un état végétatif. Engluée dans un corps qui ne réagit plus, la parole perdue, elle n’en est pas moins consciente de la réalité qui l’entoure. A défaut de pouvoir bouger et communiquer, elle s’évade de son corps-scaphandre par la pensée. Un voyage intérieur dans une vie antérieure : l’orphelinat, sa famille d’adoption, l’Algérie, l’exode, ses amours chaotiques, mais aussi et surtout, comme un souffle de vie dans cette agonie, la mystérieuse petite fille à la robe jaune. Qui est cette fillette ? Pourquoi cristallise t-elle toutes les pensées de Fatima ? A t-elle existé ? Et si oui, qu’est-elle devenue?

 

     Pas plus qu’elle ne parvient à faire comprendre à son fils Saïd lors de ses visites à son chevet, pourquoi elle est obsédée par « la petite », « jaune », ce terrible et lourd secret qu’elle traine comme une cicatrice sur le coeur et l’âme depuis tant d’années, elle n’a su lui faire comprendre combien elle l’aimait, lui, son fils, la chair de sa chair. Saïd a donc dû grandir avec ce sentiment de n’avoir pas naturellement sa place dans le coeur de sa mère, d’avoir tout à conquérir : « Maintenant que papa est mort, est-ce qu’il y aura une place pour moi dans ton coeur? (…) Une place, une vraie maman. Pas un strapontin. » Entre un père décédé et une maman peu démonstrative, comment se construire et apprendre à s’aimer, à aimer ? La vie sentimentale de Saïd, trentenaire, n’est que heurts, disputes, « je t’aime, moi non plus ». Il ne sait si là est la meilleure façon de s’aimer, mais c’est la seule qu’il ait trouvée.

 

     Un brillant roman à deux voix, celle du fils et de la mère, vibrant duo, où l’auteur mêle avec dextérité humour et tendresse, sensibilité et douceur, profondeur et légèreté. Un livre bouleversant sur la difficulté d’aimer et … de se le dire.

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 18€

Nombre de pages : 284

ISBN : 9 782709 635257