Prix Goncourt des lycéens 2015 : les finalistes

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Le ministère chargé de l’éducation nationale et la Fnac organisent le Prix Goncourt des lycéens avec l’accord de l’académie Goncourt. L’objectif est de faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine et de susciter l’envie de lire.

Les finalistes du Prix Goncourt des lycéens 2015 : 

Après deux mois de lectures assidues des 14 livres en lice, choisis par l’Académie Goncourt, les lycéens délégués de chaque région ont délibéré à huis clos. Il en ressort une liste de 7 romans finalistes (par ordre alphabétique), parmi lesquels figure le lauréat du Prix Goncourt des Lycéens 2015 :

  • Christine Angot, « Un amour impossible » (éditions Flamarrion)
  • Isabelle Autissier, « Soudain, seuls » (éditions Stock)
  • Olivier Bleys, « Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes » (éditions Albin Michel)
  • Alain Mabanckou, « Petit piment » (éditions Seuil)
  • Tobie Nathan, « Ce pays qui te ressemble » (éditions Stock)
  • Thomas B. Reverdy, « Il était une ville » (éditions Flammarion)
  • Delphine de Vigan, « D’après une histoire vraie » (éditions JC Lattès)

Les 13 lycéens délégués régionaux, désignés pendant ces 6 délibérations régionales, se retrouveront pour la grande délibération nationale, mardi 1er décembre, et annonceront le lauréat du 28e Prix Goncourt des Lycéens.

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Glissez Alain Mabanckou dans votre poche!

Tais-toi et meurs, de Alain Mabanckou

Éditions du livre de poche, juillet 2014

 

La France, une terre riche en promesses, le sol d’un futur possible pour Julien Makambo et ses frères. Du moins est-ce leur perception depuis le Congo. Muni de faux papiers, il décide donc de tenter sa chance. Et de débarquer sous l’identité de José Montfort à Roissy, où l’attend Pedro, figure de proue du milieu congolais, l’homme qui incarne la réussite entre tous à Paris. « Les jeunes rêvaient de lui ressembler, c’est à dire venir en France, porter de beaux vêtements et descendre au pays pendant la saison sèche pour impressionner la population. »

     Pedro le prend sous son aile, tel un grand-frère. Un abri rue du Paradis où ils s’entassent à sept dans un petit logement, des combines souterraines avec des vols de chéquiers, une nouvelle identité, José Montfort devient le bras droit de son mentor, lui est redevable. Mais cette économie parallèle ne leur permet plus de vivre, crise oblige. Il emboîte alors le pas à Pedro pour une mission mystérieuse censée leur rapporter gros. Mais en ce vendredi 13, rue du Canada, l’affaire tourne mal. Sous ses yeux, le contact de Pedro, une jeune femme blonde, est défenestrée. Les témoins de la chute repèrent Julien. Un homme de race noire dans les parages, c’est forcément suspect. Coupable facile?

     La chasse à l’homme commence. Les esprits s’échauffent. La question de l’immigration en France revient au coeur de l’actualité. Makambo, dont la signification du nom en lingala est « les ennuis » est arrêté. Dans sa cellule, il écrit son histoire.

     Pedro viendra t-il à son secours? Les siens agiront-ils en frères protecteurs? Est-il le bouc émissaire des seuls locaux à l’égard des étrangers ou l’est-il aussi de ceux du milieu congolais? Quelles sont les règles? Quelles sont ses chances d’en sortir?

     Dans ce roman noir, Alain Mabanckou nous dresse un portrait édifiant de ces immigrés à Paris, des moyens à leur disposition pour subsister à travers une économie parallèle, de leur quotidien bien éloigné du rêve qu’ils en avaient . L’occasion de dénoncer les préjugés racistes auxquels ils doivent faire face, de pointer cette facilité avec laquelle on juge, sans savoir, sans vouloir savoir, sans comprendre…

     Un thriller haletant doublé d’une étude sociologique saisissante.

Tais-toi et meurs, de Alain Mabanckou, aux éditions La Branche : un bouc émissaire tout trouvé.

 

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Tais-toi et meurs, de Alain Mabanckou

Éditions La Branche, collection Vendredi 13, septembre 2012

 

     La France, une terre riche en promesses, le sol d’un futur possible pour Julien Makambo et ses frères. Du moins est-ce leur perception depuis le Congo. Muni de faux papiers, il décide donc de tenter sa chance. Et de débarquer sous l’identité de José Montfort à Roissy, où l’attend Pedro, figure de proue du milieu congolais, l’homme qui incarne la réussite entre tous à Paris. « Les jeunes rêvaient de lui ressembler, c’est à dire venir en France, porter de beaux vêtements et descendre au pays pendant la saison sèche pour impressionner la population. »

     Pedro le prend sous son aile, tel un grand-frère. Un abri rue du Paradis où ils s’entassent à sept dans un petit logement, des combines souterraines avec des vols de chéquiers, une nouvelle identité, José Montfort devient le bras droit de son mentor, lui est redevable. Mais cette économie parallèle ne leur permet plus de vivre, crise oblige. Il emboîte alors le pas à Pedro pour une mission mystérieuse censée leur rapporter gros. Mais en ce vendredi 13, rue du Canada, l’affaire tourne mal. Sous ses yeux, le contact de Pedro, une jeune femme blonde, est défenestrée. Les témoins de la chute repèrent Julien. Un homme de race noire dans les parages, c’est forcément suspect. Coupable facile?

     La chasse à l’homme commence. Les esprits s’échauffent. La question de l’immigration en France revient au coeur de l’actualité. Makambo, dont la signification du nom en lingala est « les ennuis » est arrêté. Dans sa cellule, il écrit son histoire.

     Pedro viendra t-il à son secours? Les siens agiront-ils en frères protecteurs? Est-il le bouc émissaire des seuls locaux à l’égard des étrangers ou l’est-il aussi de ceux du milieu congolais? Quelles sont les règles? Quelles sont ses chances d’en sortir?

     Dans ce roman noir, Alain Mabanckou nous dresse un portrait édifiant de ces immigrés à Paris, des moyens à leur disposition pour subsister à travers une économie parallèle, de leur quotidien bien éloigné du rêve qu’ils en avaient . L’occasion de dénoncer les préjugés racistes auxquels ils doivent faire face, de pointer cette facilité avec laquelle on juge, sans savoir, sans vouloir savoir, sans comprendre…

     Un thriller haletant doublé d’une étude sociologique saisissante.