Envole-moi, Sarah Barukh

Envole-moi par Sarah Barukh

©Karine Fléjo photographie

Une plongée émouvante au cœur de l’adolescence et de ses amitiés passionnelles. Ou quand une blessure mal refermée empêche de se reconstruire, plus forte, plus loin. Empêche de s’envoler.

Une amitié passionnelle

Anaïs et Marie fréquentaient le même lycée parisien dans les années 90, au cœur du 19ème arrondissement. L’une très investie dans ses études pour compenser par ses brillants résultats la mauvaise estime qu’elle a d’elle-même. L’autre, sûre de son charme, plus portée sur les excès en tous genres et les garçons. Deux adolescentes différentes mais qui s’attirent comme les pôles opposés d’un champ magnétique. Une amitié passionnelle, entière, qui oscille entre amour et rivalité, admiration et jalousie. Une amitié à la vie à la mort. A l’image de deux sœurs de cœur liées pour la vie, du moins se le promettent-elles alors.

Pourtant, malgré cette promesse, Anaïs et Marie coupent tout contact en 1993, suite à un drame.

Depuis, chacune suit son chemin, sans nouvelle de l’autre. Jusqu’à cet appel de Marie, dix ans après. Face à ce signe de Marie, ce n’est cependant pas la joie mais la terreur qui envahit Anaïs.

« Retrouver Marie signifiait retourner dans le quartier de notre enfance, faire face à notre histoire et à nos fantômes. »

A présent qu’elle a trouvé un semblant d’équilibre à Nice, auprès de Solal,  qu’ils envisagent tous deux de construire une famille, peut-elle prendre le risque de tout bousculer ? Et si son passé n’était pas dans son dos mais lui faisait face ?

Cicatriser pour avancer

C’est un roman très émouvant que Sarah Barukh nous offre avec Envole-moi. Un titre emprunté à une chanson de Jean-Jacques Goldman, un appel à son amie, comme dans le texte de la chanson, à remplir son esprit d’autres horizons, tandis que le présent et l’avenir revêtent inlassablement les couleurs du passé. Au fil des pages, on découvre l’origine de la dissolution de cette amitié dix ans plus tôt. Une dissolution dans les faits mais pas dans le cœur ni dans les esprits, puisqu’il suffit d’un appel de Marie pour qu’Anaïs abandonne tout séance tenante.

Sarah Barukh analyse avec beaucoup de sensibilité et de justesse, comment les drames non dépassés peuvent couper les ailes, empêcher la personne de se reconstruire ailleurs, plus forte. De s’envoler. Comme un oiseau aux ailes mazoutées qui a besoin qu’une main amie le lave à grande eau de ce qui lui colle aux plumes, à la peau, à l’esprit, pour pouvoir reprendre son élan et gagner le ciel.

 

Informations pratiques

Envole-moi, Sarah Barukh – Editions Albin-Michel, janvier 2020 – 293 pages – 19,90€

 

Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre, Gérard de Cortanze

moi-tina-modotti-heureuse-parce-que-libre, Gérard de Cortanze

©Karine Fléjo photographie

La vie trépidante de l’italienne Tina Modotti, talentueuse photographe et militante révolutionnaire, sous la plume de Gérard de Cortanze. Ou le destin d’une femme extraordinairement libre.

Tina Modotti, femme libre

Tina Modotti naît en 1896 à Udine, dans la région italienne du Frioul. Sans vivre dans la misère, la famille de Tina, a des revenus relativement modestes, fait partie de cette classe ouvrière malmenée par le régime capitaliste. Alors, les parents de Tina comme de nombreux ouvriers, défilent dans les rues. La petite Tina n’a que 5 ans, mais déjà, juchée sur les épaules de son père lors des défilés, elle ressent l’ivresse procurée par la bataille politique, par l’élan de solidarité. Un sentiment euphorisant qui ne la quittera plus jamais.

Son père tente sa chance, seul, aux Etats-Unis. Ouvrière dans une usine de textile pour subvenir aux besoins de sa famille en Italie, elle décide de le rejoindre. De tenter sa chance à son tour. A San Francisco, elle est remarquée pour sa beauté, son charisme et est engagée comme actrice de théâtre, puis de cinéma. Mais n’être remarquée que pour sa plastique ne saurait la satisfaire. Fréquentant de nombreux artistes, avec lesquels elle refait le monde, elle fait la connaissance de l’illustre photographe Edward Weston, dont elle devient un des modèles ainsi que la maîtresse. L’art photographique l’attire. Elle sent qu’elle tient peut-être là sa voie, bien davantage que le cinéma. Edward Weston sera son maître dans cet art. Un art que tous deux décident d’exercer en cette terre riche de promesses qu’est le Mexique.

Plus Tina découvre la photographie, plus elle s’éloigne d’Edward Weston : si lui a une quête photographique avant tout esthétique, Tina Modotti cherche avant tout à témoigner de son époque, à imprimer le monde tel qu’elle le voit.

« Ce qu’elle veut, c’est militer avec son art, avec la photographie : la subordonner au militantisme. » Tina revendique être une femme libre, libertaire et libertine.

L’art passe par la politique. Son engagement se fait de plus en plus intense. Elle travaille pour le journal El Machete, milite pour le Secours rouge, pour la Ligue anti-impéraliste, pour le comité «Bas les pattes devant le Nicaragua» et pour celui qui défend Sacco et Vanzetti, deux anarchistes d’origine italienne condamnés à mort aux Etats-Unis. Obligée de fuir le Mexique après l’assassinat de son amant, elle abandonne la photographie pour s’adonner entièrement au militantisme. C’est là le sens qu’elle veut donner à sa vie.

Une biographie romancée très documentée

C’est un livre très documenté que nous offre Gérard de Cortanze, dans « Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre ». Une biographie romancée de 330 pages, avec de nombreuses notes, un index et une bibliographie. Une plongée dans le début du vingtième siècle, aux côtés d’une très belle italienne brune au regard triste, collectionneuse d’hommes, photographe talentueuse, femme courageuse et engagée, communiste qui a porté les couleurs de son parti de Mexico à Moscou. Une femme qui fera de son art une arme : la photographie est avant tout pour elle une action politique, un militantisme.

Une femme libre au destin fascinant.

Sophie Tal Men : « Je pense que l’écriture me rend plus zen en tant que médecin »

Va où le vent te berce Sophie Tal Men

©Karine Fléjo photographie

Sophie Tal Men est cheffe de service en neurologie à l’hôpital de Lorient. « Va où le vent te berce » est son cinquième roman. Au hasard d’une rencontre, elle a fait la connaissance de bénévoles berceurs dans les hôpitaux pour enfants et a voulu rendre hommage à ces bénévoles, conteurs, magiciens, berceurs qui réconfortent les enfants, leur offrent une part de rêve. Rencontre avec une femme aussi chaleureuse que talentueuse.

Comment avez-vous procédé pour être publiée la première fois ?

J’avais rédigé un manuscrit, l’avais imprimé et adressé à 16 éditeurs parisiens. Or deux mois après, je n’avais reçu que deux réponses négatives. Or il y a un côté frustrant quand on a vibré à écrire un roman et qu’on ne sait pas s’ils l’ont lu ou pas. Or je voulais avoir un retour des lecteurs c’est pourquoi je l’ai mis sur Amazon, en auto-édition. Et cela a été très immédiat puisque trois semaines plus tard j’étais en tête des ventes sur Amazon et du coup j’ai été contactée par plusieurs maisons d’édition, dont Albin Michel.

Sophie Tal Men

©Karine Fléjo photographie

Quand est née votre passion pour l’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire. J’écrivais des poèmes. Après le bac je ne savais pas trop que faire, études littéraires ou de médecine. Mais je suis d’une famille de médecin, donc très pragmatique, mon père m’a dit : les médecins écrivent, l’écriture pourra toujours être là mais la médecine ne peut pas être envisagée sur le tard. La médecine c’est maintenant. Je l’ai écouté et ne l’ai pas regretté.

Dans votre roman « Va où le vent te berce », il est question de berceurs de bébés à l’hôpital

Je travaille depuis quinze ans à l’hôpital or je ne savais pas qu’il y avait des personnes bénévoles qui venaient bercer les bébés, pour prendre le relais des parents. Il est montré que ces bébés vont plus vite récupérer s’ils sont bercés, s’ils ont de l’attention. C’est très développé aux Etats-Unis et cela commence à venir en France. Quand j’ai découvert cela, est né un personnage, Gabriel, un berceur qui n’est pas à l’aise avec les autres. Or il découvre étonné qu’il a un don pour bercer les bébés. Et à cette occasion, il va rencontrer Anna, qui vient d’accoucher. C’est cette rencontre de deux blessés de la vie qui va tout changer.

Sophie Tal Men

©Karine Fléjo photographie

La résilience est un thème qui vous est cher

Oui, c’est un thème que j’aime bien travailler dans mes romans : la résilience, la reconstruction après un drame, comment on avance. L’importance du rapport à l’autre, comment les autres vont nous aider à laisser de côté les fantômes du passé et à aller de l’avant m’intéresse beaucoup.

En quoi vos deux métiers, à savoir neurologue et écrivain, se nourrissent l’un l’autre ?

Je pense que l’écriture me rend plus zen en tant que médecin. Parce que c’est ma soupape de retrouver mes personnages. Cette petite vie parallèle me permet d’évacuer les émotions de ma journée en tant que médecin, surtout quand on passe la journée à l’hôpital avec des personnes que l’on rencontre à des moments pas faciles de leur vie. Et du coup j’ai plein de choses a évacuer le soir. Cela a été le moteur de mon premier roman et l’est resté : évacuer des émotions sous forme d’histoire. C’est pourquoi j’ai opté pour une écriture bien-être.

Et dans l’autre sens, en tant que médecin, je croise plein de patients, plein de trajectoires de vie, cela nourrit mes histoires, donne plein de sujets.

sophie-tal-men-albin-michel

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Il fait bleu sous les tombes, Caroline Valentiny

Il fait bleu sous les tombes

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Un premier roman lumineux, où la délicatesse de l’écriture, la douceur des mots, l’emportent sur la gravité du propos.

Perte d’un enfant et quête de sens

Alexis est un jeune et brillant étudiant de vingt ans. Était serait plus exact. Car il y a quelques jours, Alexis a sauté par-dessus un pont et a mis fin à ses jours. Pour sa petite sœur de cinq ans, pour ses parents, ses amis, c’est la sidération.

«  Quand votre enfant meurt, peu importe son âge et même s’il était devenu presque un homme et que sa force vous émerveillait quand il vous serrait dans ses bras, il redevient le tout petit sur lequel vous étiez censé veiller, et vous savez soudain que vous avez failli, que le protéger était ce que vous auriez dû faire, que c’était même la seule chose que la vie exigeait vraiment de vous, vous sa mère. »

Si sa petite sœur et son père sont très affectés, pour sa mère c’est l’effondrement sous une chape de culpabilité. La douleur et l’incompréhension sont telles, qu’elle ne peut plus enseigner ni s’occuper de sa plus jeune fille, ni de sa maison. Elle a beau se repasser en boucle le film de ces derniers mois sur l’écran de ses pensées, traquer un indice qui aurait pu lui laisser présager le pire, elle ne trouve pas. Pourtant elle doit savoir. Pourtant elle doit comprendre. Alors elle décide de se rendre seule dans la ville universitaire d’Alexis, là où il a passé ses derniers jours, ses dernières heures.

De son côté, Alexis s’adresse au lecteur. Si son corps est immobile dans sa tombe, son âme n’a pas encore opéré sa réincarnation. Entre deux mondes, il s’interroge : pourquoi est-il passé à l’acte ? Lui-même l’ignore, n’a de cette dernière journée qu’un souvenir parcellaire.

Madeleine sa mère, comme Alexis, trouveront-ils les réponses ? Exhumeront-ils le secret, qui a conduit à l’inhumation d’Alexis ?

Il pleut sous les tombes : un roman lumineux

Ne vous laissez pas impressionner par la noirceur du sujet, ce roman est avant tout et surtout lumineux ! Et c’est même un tour de force de la part de l’auteure : réussir à glisser autant de tendresse, d’humanité, de lumière, dans ce livre sur la mort. On suit avec beaucoup d’émotion la quête de sens éperdue de Madeleine, sa chute et sa renaissance, les fugues de Noémie qui s’enfuit de son école maternelle pour venir parler à son frère sur la tombe.

Un roman sur le secret, la culpabilité, le deuil, mais aussi sur la difficulté à s’assumer à l’entrée dans l’âge adulte, à oser s’accepter tel que l’on est et non tel qu’on avait imaginé être.

 

 

Miroir de nos peines, Pierre Lemaitre (Albin Michel)

 

Miroir de nos peines

©Karine Fléjo photographie

Après « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre clôt avec brio sa trilogie de l’entre-deux guerres avec « Miroir de nos peines ». Une fresque romanesque foisonnante, passionnante et viscéralement humaine.

Débâcle, exode et secrets de famille

Début 1940, les français vivent dans la douce illusion qu’ils ne feront qu’une bouchée de l’armée allemande. Il leur tarde d’en découdre, de se frotter à leurs ennemis sur le terrain. Sur le front est, Gabriel et son caporal-chef Raoul Landrade, trouvent le temps long. Une attente que Raoul rentabilise en multipliant les petits trafics. Aussi, quelle n’est pas leur surprise quand l’armée allemande arrive en nombre et ne leur laisse d’autre choix que de fuir !

Pendant ce temps, à Paris, Louise se partage entre son activité d’institutrice la semaine et de serveuse chez Jules le week-end. Au restaurant de Jules, elle croise toujours le même client : le discret docteur Thirion, un homme taiseux, qui observe chaque samedi le même rituel. Mais ce samedi-là, il brise le silence et lui fait une proposition déstabilisante : il souhaite la voir nue, sans la toucher. Et, si elle accepte, il lui remettra une belle somme d’argent. A la fois choquée et effrayée, Louise accepte pourtant. Mais le jour de son effeuillage, Le Dr Thirion se tire une balle dans la tête sous ses yeux. C’est la sidération. Qu’est-ce qui a poussé le docteur à lui faire cette demande ? Quel secret l’a conduit au suicide alors que ce vœu était exaucé ? Louise sent qu’elle ne trouvera pas de répit tant qu’elle n’aura pas reconstitué le puzzle de la vie du Dr Thirion. Un puzzle dont certaines pièces pourraient avoir un rapport avec la sienne.

Les destins croisés de personnages indiciblement attachants

Pierre Lemaitre a un nom qui lui sied à merveille. Il est passé le maître dans l’art de recréer une atmosphère, de nous rendre familiers et attachants ses personnages, de nous faire voyager dans l’espace et dans le temps. Dans ce roman, le lecteur se retrouve projeté sur les routes de France pendant l’exode, aux côtés de Louise, Jules, Gabriel, Raoul, mais aussi Fernand l’amoureux séparé de sa courageuse Alice, ou encore l’incroyable Désiré, cet usurpateur d’identité qui dégaine des mensonges plus vite que son ombre. Des personnages tous plus fascinants les uns que les autres. On tremble, on sourit, on pleure avec eux, témoins de leur vie bien plus que simples lecteurs. On quitte notre quotidien et on se met en marche nous aussi, de plus en plus proche d’eux au point de ne plus avoir envie de les quitter. Pierre Lemaitre a ce talent rare de donner chair à ses personnages, de les rendre tellement vivants qu’on oublie qu’il s’agit d’une fiction.

Secrets de famille, rebondissements, débâcle, guerre, ou quand les petites histoires rejoignent avec brio la grande.

Allez, mettez-vous en marche vous aussi, direction la librairie la plus proche !

15 livres à offrir pour Noël : ma sélection

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Vous cherchez un cadeau personnalisé, divertissant, instructif, qui fasse voyager et puisse être partagé ? Stop !!! Ne cherchez plus, j’ai la perle rare : LE cadeau idéal, qui cumule toutes ces particularités (et celle de ne pas vous ruiner, donc vous pouvez en offrir plusieurs), existe. C’est LE LIVRE 😊 Et là vous souriez, avant de vous raviser : un livre, oui, mais quel livre ? Rassurez-vous, j’ai la liste miracle! Voici ma sélection de 15 livres parus ces six derniers mois.

NB : il vous suffit de cliquer sur le titre du livre pour pouvoir lire sa chronique. Elle n’est pas belle la vie? 🙂

🎄Pour un Noël parfait 🎄

Mon coup de cœur absolu ❤ de ces six derniers mois, c’est ce livre profond, sensible, d’un humour absolument jubilatoire : Feel Good, de Thomas Gunzig aux éditions Le Diable Vauvert . Attention ce n’est pas un feel good, mais un roman savoureusement drôle, qui, à travers ses attachants personnages, et un humour féroce, se révèle être une satire de notre société en général et du milieu de l’édition en particulier. A lire ABSOLUMENT. Et à offrir, forcément!

🎄Pour un Noël solidaire 🎄

13 à table, Collectif aux éditions Pocket. Un livre acheté 5€ =4 repas offerts. Pour la 6ème année, les éditions Pocket et leur directrice éditoriale Charlotte Lefèvre, s’associent aux restos du cœur en publiant un recueil de nouvelles, intitulé 13 à table, rédigé par 17 talentueux auteurs, dont les bénéfices sont reversés intégralement aux Restos du cœur. Les auteurs : Philippe BESSON • Françoise BOURDIN • Michel BUSSI • Adeline DIEUDONNÉ • François d’EPENOUX • Éric GIACOMETTI • Karine GIEBEL • Philippe JAENADA • Yasmina KHADRA • Alexandra LAPIERRE • Agnès MARTIN-LUGAND • Nicolas MATHIEU • Véronique OVALDÉ • Camille PASCAL • Romain PUÉRTOLAS • Jacques RAVENNE • Leïla SLIMANI

🎄Pour un Noël plein de rires 🎄

Daddy gaga, de Julien Chavanes, aux éditions Plon. Comment endormir votre bout de chou alors que Pimpinou le doudou lapin, quelque peu décati et charriant des bactéries non encore identifiées par la science, a fugué loin de son tortionnaire mâchouilleur d’oreilles? Comment habiller ce petit ange le matin, alors qu’à 10 minutes de la sonnerie de l’école, il est encore en slip et le dentifrice plein les cheveux au milieu du salon? Si vous avez envie de passer un moment de lecture jubilatoire, entre couches, biberons et bain du petit dernier, alors plongez-vous dans Daddy gaga, ou les tribulations hilarantes d’un jeune papa. Un pur bonheur!

🎄Pour un Noël passionnant 🎄

Honoré et moi, de Titiou Lecoq aux éditions de L’iconoclaste : Vous pensiez tout savoir sur Balzac ? Vous l’avez pris en grippe lors de vos années au lycée ? Les biographies académiques vous ennuient ? Alors ce livre est fait pour vous ! Balzac, comme vous ne l’avez jamais vu, jamais lu, sous la plume jubilatoire de Titiou Lecoq.

On ne meurt pas d’amour, de Géraldine Dalban-Moreynas, aux éditions Plon : Un premier roman extrêmement fort, percutant, saisissant, sur une histoire d’amour adultérine particulièrement addictive et destructrice. L’emprise affective servie par la plume incisive de Géraldine Dalban-Moreynas.

Khalil, de Yasmina Khadra, aux éditions Pocket : Quand Yasmina Khadra se glisse dans la tête d’un terroriste prêt à se faire sauter. La radicalisation décortiquée de l’intérieur. Fascinant, brillant. Essentiel.

Une bête au paradis, de Cécile Coulon aux éditions de l’Iconoclaste : Le roman de deux générations de femmes littéralement possédées par leurs terres. Un roman envoûtant, ensorcelant. Magistralement écrit.

🎄Pour un Noël sous le signe du suspens 🎄

Ne t’enfuis plus, de Harlan Coben aux éditions Belfond : Drogue, emprise, secte, secrets de famille sont au programme du thriller haletant de Harlan Coben aux éditions Belfond. Et en filigrane, cette question : jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour sauver votre enfant ?

Pour un Noël en enfance

Jules César, de Anne-Dauphine Julliand, aux éditions Les arènes : Après « Deux petits pas sur le sable mouillé » et le film documentaire « Et les mistrals gagnants », Anne-Dauphine Julliand, journaliste, signe son premier roman. Un roman aussi lumineux que bouleversant, dans lequel l’auteure nous interroge : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour sauver la vie d’un enfant ?

Le rêve de la baleine, de Ben Hobson, aux éditions Rivages. Après le décès de sa mère, Sam, 13 ans, doit composer avec son chagrin et avec celui de son père. Un homme taiseux, qui a l’habitude de s’absenter plusieurs mois pour aller dépecer les baleines dans une usine. Comment vivre avec la douleur et l’absence ? Comment réinventer sa vie, tant pour le fils que pour le père ? Un conte initiatique d’une grande beauté.

🎄Pour un Noël viscéralement humain🎄

Le cœur battant du monde, de Sébastien Spitzer, aux éditions Albin Michel : Médecin, il n’en peut plus d’aider ces femmes à avorter. Cette fois, il va sauver la vie du bébé. En secret. Or cet enfant n’est autre que le fils adultérin de Karl Marx. Un roman passionnant, émouvant, magnifique, sur le parcours d’un enfant qui doit se construire en l’absence de racines.

Les guerres intérieures, de Valérie Tong Cuong aux éditions Jean-Claude Lattès: Valérie Tong Cuong nous offre un roman fascinant et une analyse d’une grande justesse sur ces guerres intérieures que nous menons contre notre culpabilité, notre mauvaise conscience, nos regrets et remords. Un coup de cœur pour la lumineuse plume de Valérie!

La dernière fois que j’ai vu Adèle, Astrid Eliard, aux éditions Mercure de France : Après Danser, roman que j’avais plébiscité en 2016, c’est avec ferveur que je vous recommande La dernière fois que j’ai vu Adèle, le nouveau roman d’Astrid Eliard. Un roman sur la double sidération d’une mère, quand elle apprend la disparition de son enfant et découvre qu’elle s’est embrigadée. Percutant, captivant, admirablement traité.

Je ne suis pas seul à être seul, de Jean-Louis Fournier aux éditions JC Lattès : Un livre délicat, sensible et facétieux sur la solitude. Ou quand Jean-Louis Fournier excelle à nous faire sourire de ce qui est grave, à nous émouvoir d’une phrase, d’un mot, d’un silence.

Les victorieuses , de Laetitia Colombani aux éditions Grasset : Après l’immense succès de La tresse, Laetitia Colombani nous offre un deuxième roman tout aussi viscéralement humain, Les victorieuses. Un roman qui donne la parole à ces femmes malmenées par la vie, courageuses et généreuses, recueillies par l’Armée du salut au Palais de la femme. Un véritable hymne à la solidarité.

🎄Pour un Noël riche en découvertes🎄

Méditer, le bonheur d’être présent, de Fabrice Midal aux éditions Philippe Rey : Un roman graphique passionnant, sur ce qui a amené Fabrice Midal à la méditation et en quoi elle lui a sauvé la vie. Le partage d’une expérience riche, superbement scénarisé et illustré. Ou la méditation vue de l’intérieur.

Entre ombre et lumière, de Stéphane Allix, aux éditions Flammarion : Un livre très personnel sur l’itinéraire du grand reporter Stéphane Allix, illustré par ses magnifiques photographies. Et bien plus encore : le partage d’expériences humaines indiciblement riches qui ouvrent à d’autres perceptions du monde.