Les chemins de l’école (Nathan) : gros coup de coeur!

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Les chemins de l’école, d’après le film de Pascal Plisson

Editions Nathan, août 2015

A partir de 8 ans.

C’est une très belle initiative qu’ont eue les éditions Nathan : s’inspirer du film et de la série documentaire « Sur la route de l’école », pour les décliner en une collection de quatre merveilleux livres. Ce sont ainsi quatre ouvrages aux superbes photographies qui proposent aux enfants de découvrir les périples de quatre écoliers à travers le monde pour pouvoir étudier. Car accéder à l’instruction reste dans bien des coins de la planète encore, une sacrée aventure, un combat quotidien au péril de sa vie. L’occasion pour nos enfants, de découvrir des univers autres, des conditions de vie aux antipodes des leurs, de mesurer l’enjeu que représente l’accès au savoir. Edifiant. Instructif. Passionnant.

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Ainsi Ani, 11 ans, vit en Malaisie, au sein d’une famille de pêcheurs. Unique garçon d’une fratrie de six enfants, il est le seul à étudier. Une école distante de la maison, qui nécessite de ramer plus d’une heure chaque matin et soir sur un vieux canoë qui prend l’eau. Des études qui représentent un sacrifice financier colossal pour ses parents et rendent l’enjeu encore plus grand.

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Devi, 13 ans, est une petite indienne qui brave elle aussi tous les dangers au quotidien, marchant des kilomètres à travers la plaine, traversant deux rivières sur de vieux rafiots rafistolés alors qu’elle ne sait pas nager, le tout après avoir aidé sa mère au travail de la maison. Dans un pays où la femme est peu considérée, où l’instruction pour les filles, principalement destinées aux tâches domestiques, n’est pas du tout une priorité, étudier est un privilège, une chance à saisir. Et Devi l’a bien compris.

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Francklyn, 13 ans, vit quant à lui à Madagascar. Sur les onze enfants de la maisonnée, seuls les deux garçons vont à l’école. Chaque dimanche après-midi, ils quittent leur famille pour aller étudier toute la semaine à 20 kilomètres de là. Une distance qu’ils effectuent seuls à pied à travers la savane, leur sac de nourriture et de vêtements sur l’épaule.

imageEnfin Erbol, 12 ans, vit en Kirghizie, dans un village perdu au cœur des montagnes. Dans ce pays d’Asie centrale, les températures descendent très bas et le vent cingle le visage. Chaque jour, sur son cheval, il doit ainsi affronter le froid, la neige et la glace pendant plus de trois heures pour rejoindre l’école.

Quatre récits, quatre enfants, un seul but : accéder à un avenir meilleur grâce à l’instruction. Des livres à offrir sans modération, aux petits comme aux plus grands. L’occasion par ailleurs de contribuer à une noble cause : l’achat du livre contribue en effet au développement de l’association « Sur le chemin de l’école », laquelle aide à la scolarisation d’enfants à travers le monde.

Pour en savoir plus : http://www.surlechemindelecole.org

Gros coup de cœur !!!

Informations pratiques :

75 pages

12.5*18 cm

6.90€

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Glissez Sophie Van der Linden dans votre poche! Un bijou

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La fabrique du monde, de Sophie Van der Linden

Editions Folio, août 2014

Mei, jeune paysanne chinoise de 17 ans, n’a pas eu le privilège de naître garçon. Contrairement à son frère qui va à l’université, elle se pliera donc à la décision parentale d’aller travailler à l’usine, quantité négligeable et négligée. Alors Mei imagine la ville qui l’attend, la chambre qui sera sienne, l’usage qu’elle pourra faire de son salaire notamment en aidant ses proches.  Mais la réalité est tout autre.  Cadences inhumaines, travail pénible, tâches répétitives, contremaître draconien, promiscuité, inconfort, Mei travaille beaucoup, dort peu, mange à peine et vit à plein temps au sein de l’usine textile, univers ô combien limité pour la jeune fille. Toutefois, si Mei met son énergie et sa dextérité au service de l’entreprise, pieds et poings liés à la rentabilité qu’on exige d’elle pour honorer les commandes des clients européens, son esprit se rebelle, s’évade à la faveur des trop rares heures de repos. Car Mei a ceci de particulier qu’elle a reçu des bribes d’éducation de sa grand-mère, laquelle lui a enseigné la lecture et lui a ouvert par ce biais une fenêtre sur le monde, sur la vie, sur l’imaginaire. Entre réalité et rêverie, c’est la fabrique de son monde, à laquelle Mei assiste : éveil à la vie, à l’amour, aux autres. Un apprentissage dense, aussi transcendant que violent, aussi merveilleux qu’infernal. Mei parviendra t-elle à tutoyer ses rêves, à élargir son horizon?

Dans ce roman court, au style magnifiquement ciselé, dans lequel chaque phrase sonne comme un vers de haïku, Sophie Van der Linden nous plonge dans le quotidien de la jeune Meï avec une force émotionnelle rare. De lecteur, on devient témoin, totalement immergé dans l’encre des pages, le coeur battant au diapason de celui de l’héroïne.  Un bijou de pure émotion.  A lire absolument!

Extrait :  » Quand j’étais petite, elle m’a appris à lire, avait toujours une histoire à me raconter, et me lisait consciencieusement chaque soir un chapitre du roman qu’elle m’a donné ensuite.C’est la seule chose que je tiens d’elle, et c’est aussi le seul livre que j’ai vraiment lu. Mais cela m’a suffi. Ma grand-mère et ce livre m’ont tout appris de la vie. Sans elle, je n’aurais jamais rien su de l’amour, de la tendresse, de la bienveillance. »

Un énorme coup de coeur!

La fabrique du monde, de Sophie Van der Linden : d’une puissance émotionnelle rare….

La fabrique du monde, de Sophie Van der Linden

Editions Buchet-Chastel, août 2013

 

Mei, jeune paysanne chinoise de 17 ans, n’a pas eu le privilège de naître garçon. Contrairement à son frère qui va à l’université, elle se pliera donc à la décision parentale d’aller travailler à l’usine, quantité négligeable et négligée. Alors Mei imagine la ville qui l’attend, la chambre qui sera sienne, l’usage qu’elle pourra faire de son salaire notamment en aidant ses proches.

Mais la réalité est tout autre.

Cadences inhumaines, travail pénible, tâches répétitives, contremaître draconien, promiscuité, inconfort, Mei travaille beaucoup, dort peu, mange à peine et vit à plein temps au sein de l’usine textile, univers ô combien limité pour la jeune fille. Toutefois, si Mei met son énergie et sa dextérité au service de l’entreprise, pieds et poings liés à la rentabilité qu’on exige d’elle pour honorer les commandes des clients européens, son esprit se rebelle, s’évade à la faveur des trop rares heures de repos. Car Mei a ceci de particulier qu’elle a reçu des bribes d’éducation de sa grand-mère, laquelle lui a enseigné la lecture et lui a ouvert par ce biais une fenêtre sur le monde, sur la vie, sur l’imaginaire. Entre réalité et rêverie, c’est la fabrique de son monde, à laquelle Mei assiste : éveil à la vie, à l’amour, aux autres. Un apprentissage dense, aussi transcendant que violent, aussi merveilleux qu’infernal. Mei parviendra t-elle à tutoyer ses rêves, à élargir son horizon?

Dans ce roman court, au style magnifiquement ciselé, dans lequel chaque phrase sonne comme un vers de haïku, Sophie Van der Linden nous plonge dans le quotidien de la jeune Meï avec une force émotionnelle rare. De lecteur, on devient témoin, totalement immergé dans l’encre des pages, le coeur battant au diapason de celui de l’héroïne.

Un bijou de pure émotion.

A lire absolument!

P. 105 : Quand j’étais petite, elle m’a appris à lire, avait toujours une histoire à me raconter, et me lisait consciencieusement chaque soir un chapitre du roman qu’elle m’a donné ensuite.C’est la seule chose que je tiens d’elle, et c’est aussi le seul livre que j’ai vraiment lu. Mais cela m’a suffi. Ma grand-mère et ce livre m’ont tout appris de la vie. Sans elle, je n’aurais jamais rien su de l’amour, de la tendresse, de la bienveillance.

 

Informations pratiques :

Nombre de pages : 156

Prix éditeur : 13€

ISBN : 978 2283 026472