L’art d’échouer, Elizabeth Day

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Elisabeth Day, journaliste et auteure du Podcast « How to fail », nous livre avec sincérité et humour ses déboires, mais aussi ceux des invités de son podcast. Le but ? S’ériger contre les diktats de la perfection. « Quand rien ne va plus, c’est que tout va bien » Une autre vision de la notion d’échec.

Le diktat de la réussite

A l’heure d’internet et des réseaux sociaux, difficile d’échapper aux jeunes femmes toutes plus parfaites les unes que les autres, parfaitement manucurées, parfaitement sveltes, parfaitement épanouies en couple et dans leur travail, parfaitement souriantes du lever au coucher. Du moins en apparence. Aussi, quand dans sa propre vie, les obstacles et déceptions s’accumulent, que le physique n’est pas celui d’une femme de magazine, que l’enfant tant désiré tarde alors que l’horloge biologique tourne dangereusement, que l’homme qu’on aime demande le divorce, que le travail n’apporte pas de grande satisfaction, on se sent un boulet. On se sent à l’écart. A l’écart des autres, ceux qui réussissent. On a le sentiment de cumuler les échecs là où tant d’autres semblent collectionner les succès et les joies, ce qui accroit encore notre charge mentale. Et notre sentiment d’échec.

 Il n’y a pas d’échec, mais des apprentissages

« How to fail » est un podcast où Elisabeth Day interroge les gens qui ont réussi (artistes, écrivains, sportifs, acteurs…) sur ce qu’ils ont retenu de leurs échecs. L’idée ici n’est pas de promouvoir l’échec, mais d’essayer de ne pas le craindre comme une calamité dont il est impossible de se remettre, de muscler notre capacité de résilience en partageant nos expériences.

Avec beaucoup d’humilité, d’authenticité, la journaliste partage sa propre expérience, sans s’ériger en experte, sans prétendre détenir une quelconque solution magique. Si Elisabeth Day partage son expérience, c’est dans l’espoir que ses propos résonneront chez certains lecteurs et les aideront à se sentir moins seuls. Et surtout, elle invite le lecteur à modifier son regard : il n’y a pas d’échec, mais des apprentissages.

« J’ai retenu au moins une chose de cette aventure extraordinairement belle qu’on appelle la vie : Mes échecs m’ont offert des leçons que je n’aurais jamais comprises sans eux. J’ai plus évolué grâce à ce qui s’est mal passé, que lorsque tout semblait bien aller. Des crises surgit la lumière, et parfois même la catharsis. »

Un ouvrage très intéressant, non dénué d’humour, qi s’adresse à tous ceux qui ont connu l’échec. Autrement dit, à tout le monde!

Informations pratiques

L’art d’échouer, Elizabeth Day – éditions Belfond, mars 2020 – 332 pages – 21,90€

 Les incroyables aventures des sœurs Shergill, Balli Kaur Jaswal

Les incroyables aventures des soeurs Shergill
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Une invitation au voyage, un savant mélange entre profondeur et légèreté, rires et larmes. Un roman passionnant sur le poids des traditions indiennes sur les femmes. Coup de coeur ❤

Pèlerinage en Inde

La mère de Rajni, Shirina et Jezmeen est décédée d’un cancer alors qu’elle voulait entreprendre un pèlerinage en Inde pour honorer les principes des gurus. Faute d’avoir pu le faire elle-même, elle emet le vœu dans son testament, que ses trois filles le fassent en son nom, en suivant un itinéraire très précis. Une dernière volonté à priori non insurmontable, pour autant que les trois sœurs, qui ne se supportent pas, parviennent à s’entendre le temps du voyage.

Les trois femmes devront non seulement se supporter, mais mettre de côté leurs soucis personnels tenus secrets. Et ces derniers ne manquent pas. Rajni doit en effet digérer l’annonce de son fils unique sur son choix de vie. Jezmeen , actrice en mal de notoriété, doit quant à elle tenter d’oublier le scandale qui court à son compte sur les réseaux sociaux et le Net. Quant à Shirina,  seule des trois sœurs à s’être mariée dans le strict respect des traditions indiennes, elle va essayer de trouver dans ce voyage une bouffée d’oxygène salvatrice, loin de cette belle famille où elle suffoque.

Si la spiritualité sert de prétexte pour forcer les trois sœurs à voyager ensemble, parviendront elle a exaucer le vœu le plus cher de leur mère, à savoir se rendre compte que rien n’est plus important que de témoigner son amour à ses proches ?

Un roman passionnant à tous niveaux

Avec Les incroyables aventures des sœurs Shergill, Balli Kaur Jaswal nous offre un roman à la fois rafraîchissant, émouvant, passionnant et instructif. Vous l’aurez compris c’est un roman que je recommande vivement et qui a été pour moi une merveilleuse découverte !

Cette plongée dans l’Inde contemporaine est l’occasion pour les lecteurs de découvrir le poids des traditions dans ce pays, la place très réduite des femmes dans la société indienne, le problème toujours très présent du fœticide des filles. Et l’occasion aussi de vivre à travers ces trois sœurs une expérience personnelle à dimension universelle, celle des vertus de l’amour, de la tolérance et de la gratitude.

Il vous sera impossible de reposer le livre une fois la lecture commencée, tant l’auteur excelle à entretenir le suspense, la tension narrative, et à rendre ses personnages indiciblement attachants. Un roman touchant sur la complexité des relations familiales, sur la difficulté à trouver sa place quand on a une double culture, mais aussi un roman porteur d’espoir. Car il n’est jamais trop tard pour faire du reste de sa vie la plus belle partie de son existence.

Un vrai gros coup de cœur!

Informations pratiques

Les incroyables aventures des sœurs Shergill, Balli Kaur Jaswal – Editions Belfond, mars 2020 – 384 pages – 21,90€

Profession romancier, Haruki Murakami (Belfond)

Profession romancier Haruki Murakami

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Voilà un livre atypique : le talentueux Haruki Murakami nous fait passer dans les coulisses de son travail d’écrivain. Un essai aussi passionnant, qu’enrichissant.

Ecrire : pour qui ? Pourquoi ?

Haruki Murakami nous offre un essai fascinant décliné en onze réflexions sur sa profession de romancier en particulier et sur l’écriture en général. De son enfance au cours de laquelle les livres occupaient une grande place, à ce jour où, lors d’un match de base-ball au Japon il a eu une véritable révélation sur sa vocation d’écrivain, en passant par ce bar de jazz qu’il a tenu à Tokyo, ou encore son quotidien d’écrivain, l’illustre auteur lève le voile sur son parcours, ses journées d’écriture, faits de persévérance, de rigueur et de patience. Cet homme qui se dit peu attaché aux prix littéraires, accorde à contrario une grande importance aux lecteurs, lesquels ont dépensé leurs économies pour s’offrir son ouvrage. Il prodigue des conseils aux écrivains ne devenir, donne son point de vue.

« Ecrire un roman n’est pas très difficile. Ecrire un roman magnifique n’est pas non plus si difficile. Je ne prétends pas que c’est simple, mais ce n’est pas non plus impossible. Ce qui est particulièrement ardu, en revanche, c’est d’écrire des romans encore été encore. Tout le monde n’en est pas capable. »

Autrement dit, monter sur le ring est à la portée de presque tous. Y rester est à la portée d’une poignée de personnes, dont il fait partie. Trente années d’histoire d’amour entre lui et ses lecteurs.

Haruki Murakami, profession romancier

Si Haruki Murakami est un écrivain phénomène, plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, traduit en plus de 50 langues et vendu à des millions d’exemplaires, ce qui frappe dans cet essai est son humilité. Une humilité à la mesure de son talent : immense. L’auteur aborde sa façon d’écrire, les ressorts de la création littéraire, sa position à l’égard des prix littéraires ou encore de l’école, les relations entre écrivains et leur plus ou moins grande tolérance entre eux, comment/pourquoi/pour qui il est devenu romancier, sans jamais s’ériger en donneur de leçon. Il désire juste partager son point de vue, son expérience et se garde bien de prétendre détenir une quelconque vérité. L’auteur se raconte, avec beaucoup d’humour, de finesse dans l’analyse et de sincérité. Faut-il être supérieurement intelligent pour devenir romancier ? Non.

« A mon avis, écrire des romans n’est pas une entreprise vers laquelle se tournent les gens intelligents. Certes, l’écriture exige un certain niveau d’intelligence, d’éducation et de compétence. (…) Je considère que les gens à l’esprit vif ou dotés d’une intelligence supérieure sont peu enclins à se tourner vers la littérature. Parce que pour écrire des romans, il faut adopter un rythme tranquille, rouler à vitesse réduite en quelque sorte. »

Le rapport au temps est très particulier quand on est auteur. A l’image du temps d’incubation nécessaire à la création littéraire, ce livre se lit aussi en prenant son temps, en laissant les réflexions qu’il soulève faire leur chemin.

 

Les fluides, Alice Moine : bouleversant

Les fluides, Alice Moine

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Un roman dense, d’une intensité émotionnelle rare, sur une double renaissance : celle d’une femme et celle d’une relation mère-fille. Une lecture en apnée.

Plongée en eaux troubles

Julie va passer quelques heures avec sa fille Charlotte de sept ans, dont elle n’a plus la garde, depuis sa séparation d’avec Paul. Elle a à cœur que ces précieuses heures soient une fête, qu’elles retrouvent leur insouciance et leur complicité d’avant.

D’avant sa blessure.

Alors, même si Julie a peur de l’eau, pour Charlotte elle est prête à surmonter ses appréhensions. Mais chaque étape du parcours de la caisse de la piscine au bassin fait remonter un souvenir douloureux à la surface. Julie fait son possible pour que Charlotte ne s’aperçoive pas qu’elle boit la tasse, pour couler ses angoisses par trois mètres de fond et ne laisser surnager qu’un visage épanoui. Mais la petite Charlotte, comme tout enfant, est une véritable éponge. Elle sent combien sa maman est submergée par l’angoisse, combien elle peine à être présente pour elle.

Où est passée sa maman d’avant ? Celle dont le corps n’avait pas besoin de cette cuirasse de graisse, celle qui avait un travail, celle qui était aimante comme les autres mamans, présente comme les autres mamans ? Pourquoi semble-t-elle nager à contre-courant ?

Et pourtant, contre toute attente, ce jour-là, un événement va tout changer.

Renaître après une agression

C’est le troisième livre d’Alice Moine que pour ma part je découvre dans ce roman. Et je suis sous le charme. Sous le charme de la délicatesse de son écriture, de la grâce de ses mots. Un style fluide comme l’eau, épuré et limpide comme elle. Dès les premières lignes, le lecteur fait corps et cœur avec cette femme et sa fille, ému par son combat secret, celui d’une agression qui l’a faite couler. Mais le non-dit, les blessures tues flottent redoutablement bien à la surface des pensées. Il est illusoire de croire les couler dans les profondeurs de l’oubli en les passant sous silence. C’est ce que découvre à ses dépens Julie.

La sensibilité à fleur de plume de l’auteur vous prend aux tripes. Et c’est ému que vous assistez non seulement à la renaissance de la femme, mais aussi à la renaissance de la mère. Car ce roman, aussi grave soit son sujet, est tout sauf sombre. Il est au contraire lumineux, plein d’espoir. Ce roman est une forme de métaphore de la poussée d’Archimède : « Tout corps plongé dans un liquide, reçoit une poussée de bas en haut, proportionnelle au poids du volume d’eau déplacé. » En s’immergeant dans l’eau, Julie reçoit une force inouie, qui la sort des profondeurs de ses soucis et la propulse vers la lumière. Vers la vie.

Un livre court qui laissera une empreinte longue dans l’esprit de ceux qui le liront.

Un coup de cœur !

Informations pratiques

Les fluides, Alice Moine – Editions Belfond, janvier 2020 – 103 pages – 17€

 

Ce que tu as fait de moi, Karine Giebel : magistral !

Ce que tu as fait de moi, Karine Giebel

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La passion, envoûtante, obsédante, magique et maléfique, sous la plume de la talentueuse Karine Giebel. Une intrigue ensorcelante, magistralement menée, qui ne laisse AUCUN répit. A lire ABSOLUMENT !

La passion pure : de l’amour à la haine

En intégrant la brigade des Stups, Laetitia réalise un rêve. Depuis l’âge de 15 ans, elle a senti naître une vocation : elle sera flic ou rien d’autre. Seule ombre au tableau : elle a dû s’éloigner de son mari Amaury et de leur fille Lolla pour prendre ce poste. Elle ne les rejoint plus que le week-end. Mais une ombre bien plus menaçante se profile. En effet, lorsque Richard Ménainville, patron des Stups, l’accueille, en lui c’est un tsunami. Un coup de foudre.

Le point de rupture.

Cet homme respectable et respecté, marié et père de famille, se croyait jusqu’ici à l’abri de la corrosion de la passion, sûr de ses sentiments pour sa femme, droit dans ses bottes.

Mais ce 22 août, quand le regard de Laetitia croise le sien, toutes ses certitudes se brisent sur l’écueil des sentiments. Cette femme l’attire, l’aimante, le consume. Comme un sortilège auquel il ne pourrait pas résister. Il s’efforce de chasser ses pensées, de revenir à la raison, mais plus il refoule sa passion, plus elle lui revient en force, comme un boomerang.  Et enfle, se nourrissant de sa frustration.

Laetitia devient son obsession. Jour et nuit.

Jusqu’au jour où Laetitia se plante lors de sa première mission sur le terrain et commet une faute professionnelle qui met en danger le reste de la brigade. Le Richard d’avant lui aurait donné volontiers un blâme ou n’aurait pas validé son stage. Le nouveau Richard voit-là l’occasion de la faire chanter et de donner corps à sa passion dévorante. Qu’elle y consente ou non.

Mais le maître-chanteur est-il encore maître de ses émotions ? Ou devient-il l’esclave d’une attirance folle qui le dépasse ?

Un thriller psychologique magistralement mené

Difficile de vous décrire mon admiration pour la plume de Karine Giebel, pour cette capacité extraordinaire à vous ensorceler par ses mots, son intrigue, ses personnages. Dès les premières pages, vous plongez tête la première dans l’histoire, tournez fébrilement les pages pour découvrir la suite. Hypnotisé. J’ai particulièrement aimé la finesse de son analyse psychologique : la passion, magique ou maléfique ? Rêve ou cauchemar ? Pas de traitement manichéen ici. Karine Giebel montre avec brio combien la confusion des sentiments règne et malmène les êtres, jusqu’à leur faire perdre tout repère, toute raison. Aimer et haïr sont les deux faces d’une même pièce de monnaie, des émotions paroxystiques, deux visages de la passion. Et cohabitent, dans un mélange d’attirance inextinguible et de répulsion tout aussi forte. Désir et mépris. Détestation et admiration. Entre les deux, leur cœur balance…

Un thriller psychologique admirable, d’une intensité inouïe. vraiment, Karine Giebel est une dealeuse formidable et son écriture, croyez-moi, est une drogue dure. Y goûter, c’est devenir accro !

Des étoiles dans les yeux, Nicolas Fraissinet

Des étoiles dans les yeux par Nicolas Fraissinet

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Dans ce roman, ponctué d’interludes musicaux proposés par QR Code, Nicolas Fraissinet nous propose plus qu’un livre, une forme de concert littéraire. Une histoire qui nous interroge sur notre attitude face à une grande épreuve : résister, nier, s’effondrer ou accepter ?

Comment réagir face à l’épreuve

Quand Eliott, 25 ans, apprend le verdict de l’ophtalmologue, c’est la sidération. Il est en effet atteint d’une maladie oculaire orpheline évolutive : dans quinze jours, il perdra complètement la vue.

Le choc passé, Eliott a « le choix » entre diverses attitudes : nier la maladie, s’effondrer en criant à l’injustice, ou tenter de profiter pleinement des quinze jours en tant que voyant qu’il lui reste. C’est cette dernière option qu’il suit. Courageusement.

L’ordonnance de son ophtalmologue l’intrigue. Il ne s’agit pas d’une banale prescription de médicaments, puisque de toute façon sa maladie est incurable, mais de sages préconisations. Sages cependant absconses à première vue.

« Vous êtes à la porte du labyrinthe. Ayez confiance. La route y est sombre, mais si vous en trouvez le cœur, sa beauté vous ouvrira les yeux. »

Dès lors, Eliott va utiliser les 15 derniers jours avant l’obscurité totale, pour glaner dans de beaux regards emplis d’étoiles la profondeur de l’âme. Une quête initiatique qui lui donne accès à un monde ésotérique et fantastique.

En parallèle, un homme se réveille à l’hôpital après deux semaines dans le coma, suite à une transplantation cardiaque. Ce dernier se sent différent dans ses choix, ses gouts, ses besoins, ses envies, par rapport à avant l’opération. Il ne supporte plus sa compagne, son mode de vie et éprouve le besoin de s’enfuir pour mieux se retrouver. Une greffe modifie-t-elle la personnalité du receveur ? Greffe-t-on une nouvelle personnalité, celle du donneur, en même temps que son organe ? Et quel lien y-a-t-il entre ce convalescent et Eliott ?

Un roman aux notes fantastiques

Nicolas Fraissinet part d’une épreuve, la maladie, pour nous embarquer dans un monde fantastique, ésotérique, où le surnaturel flirte avec le quotidien. J’avoue avoir beaucoup de mal avec la magie, le fantastique et avoir donc un peu peiné à entrer dans l’histoire, à adhérer au récit. Il n’en demeure pas moins que la proposition de Nicolas Fraissinet est intéressante avec ce livre-concert, et les personnages attachants. Un premier roman qui invite à se dépasser, à ne pas résister aux épreuves de la vie, à ne pas perdre son temps et son énergie à se demander pourquoi nous en sommes victimes. Une incitation à faire du reste de notre vie la plus belle partie de notre existence avec ce que l’on a, ce que l’on est.

Informations pratiques

Des étoiles dans les yeux, Nicolas Fraissinet – éditions Belfond, octobre 2019 – 278 pages – 18€

15 livres à offrir pour Noël : ma sélection

décoration de Noel cinemagraph

Vous cherchez un cadeau personnalisé, divertissant, instructif, qui fasse voyager et puisse être partagé ? Stop !!! Ne cherchez plus, j’ai la perle rare : LE cadeau idéal, qui cumule toutes ces particularités (et celle de ne pas vous ruiner, donc vous pouvez en offrir plusieurs), existe. C’est LE LIVRE 😊 Et là vous souriez, avant de vous raviser : un livre, oui, mais quel livre ? Rassurez-vous, j’ai la liste miracle! Voici ma sélection de 15 livres parus ces six derniers mois.

NB : il vous suffit de cliquer sur le titre du livre pour pouvoir lire sa chronique. Elle n’est pas belle la vie? 🙂

🎄Pour un Noël parfait 🎄

Mon coup de cœur absolu ❤ de ces six derniers mois, c’est ce livre profond, sensible, d’un humour absolument jubilatoire : Feel Good, de Thomas Gunzig aux éditions Le Diable Vauvert . Attention ce n’est pas un feel good, mais un roman savoureusement drôle, qui, à travers ses attachants personnages, et un humour féroce, se révèle être une satire de notre société en général et du milieu de l’édition en particulier. A lire ABSOLUMENT. Et à offrir, forcément!

🎄Pour un Noël solidaire 🎄

13 à table, Collectif aux éditions Pocket. Un livre acheté 5€ =4 repas offerts. Pour la 6ème année, les éditions Pocket et leur directrice éditoriale Charlotte Lefèvre, s’associent aux restos du cœur en publiant un recueil de nouvelles, intitulé 13 à table, rédigé par 17 talentueux auteurs, dont les bénéfices sont reversés intégralement aux Restos du cœur. Les auteurs : Philippe BESSON • Françoise BOURDIN • Michel BUSSI • Adeline DIEUDONNÉ • François d’EPENOUX • Éric GIACOMETTI • Karine GIEBEL • Philippe JAENADA • Yasmina KHADRA • Alexandra LAPIERRE • Agnès MARTIN-LUGAND • Nicolas MATHIEU • Véronique OVALDÉ • Camille PASCAL • Romain PUÉRTOLAS • Jacques RAVENNE • Leïla SLIMANI

🎄Pour un Noël plein de rires 🎄

Daddy gaga, de Julien Chavanes, aux éditions Plon. Comment endormir votre bout de chou alors que Pimpinou le doudou lapin, quelque peu décati et charriant des bactéries non encore identifiées par la science, a fugué loin de son tortionnaire mâchouilleur d’oreilles? Comment habiller ce petit ange le matin, alors qu’à 10 minutes de la sonnerie de l’école, il est encore en slip et le dentifrice plein les cheveux au milieu du salon? Si vous avez envie de passer un moment de lecture jubilatoire, entre couches, biberons et bain du petit dernier, alors plongez-vous dans Daddy gaga, ou les tribulations hilarantes d’un jeune papa. Un pur bonheur!

🎄Pour un Noël passionnant 🎄

Honoré et moi, de Titiou Lecoq aux éditions de L’iconoclaste : Vous pensiez tout savoir sur Balzac ? Vous l’avez pris en grippe lors de vos années au lycée ? Les biographies académiques vous ennuient ? Alors ce livre est fait pour vous ! Balzac, comme vous ne l’avez jamais vu, jamais lu, sous la plume jubilatoire de Titiou Lecoq.

On ne meurt pas d’amour, de Géraldine Dalban-Moreynas, aux éditions Plon : Un premier roman extrêmement fort, percutant, saisissant, sur une histoire d’amour adultérine particulièrement addictive et destructrice. L’emprise affective servie par la plume incisive de Géraldine Dalban-Moreynas.

Khalil, de Yasmina Khadra, aux éditions Pocket : Quand Yasmina Khadra se glisse dans la tête d’un terroriste prêt à se faire sauter. La radicalisation décortiquée de l’intérieur. Fascinant, brillant. Essentiel.

Une bête au paradis, de Cécile Coulon aux éditions de l’Iconoclaste : Le roman de deux générations de femmes littéralement possédées par leurs terres. Un roman envoûtant, ensorcelant. Magistralement écrit.

🎄Pour un Noël sous le signe du suspens 🎄

Ne t’enfuis plus, de Harlan Coben aux éditions Belfond : Drogue, emprise, secte, secrets de famille sont au programme du thriller haletant de Harlan Coben aux éditions Belfond. Et en filigrane, cette question : jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour sauver votre enfant ?

Pour un Noël en enfance

Jules César, de Anne-Dauphine Julliand, aux éditions Les arènes : Après « Deux petits pas sur le sable mouillé » et le film documentaire « Et les mistrals gagnants », Anne-Dauphine Julliand, journaliste, signe son premier roman. Un roman aussi lumineux que bouleversant, dans lequel l’auteure nous interroge : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour sauver la vie d’un enfant ?

Le rêve de la baleine, de Ben Hobson, aux éditions Rivages. Après le décès de sa mère, Sam, 13 ans, doit composer avec son chagrin et avec celui de son père. Un homme taiseux, qui a l’habitude de s’absenter plusieurs mois pour aller dépecer les baleines dans une usine. Comment vivre avec la douleur et l’absence ? Comment réinventer sa vie, tant pour le fils que pour le père ? Un conte initiatique d’une grande beauté.

🎄Pour un Noël viscéralement humain🎄

Le cœur battant du monde, de Sébastien Spitzer, aux éditions Albin Michel : Médecin, il n’en peut plus d’aider ces femmes à avorter. Cette fois, il va sauver la vie du bébé. En secret. Or cet enfant n’est autre que le fils adultérin de Karl Marx. Un roman passionnant, émouvant, magnifique, sur le parcours d’un enfant qui doit se construire en l’absence de racines.

Les guerres intérieures, de Valérie Tong Cuong aux éditions Jean-Claude Lattès: Valérie Tong Cuong nous offre un roman fascinant et une analyse d’une grande justesse sur ces guerres intérieures que nous menons contre notre culpabilité, notre mauvaise conscience, nos regrets et remords. Un coup de cœur pour la lumineuse plume de Valérie!

La dernière fois que j’ai vu Adèle, Astrid Eliard, aux éditions Mercure de France : Après Danser, roman que j’avais plébiscité en 2016, c’est avec ferveur que je vous recommande La dernière fois que j’ai vu Adèle, le nouveau roman d’Astrid Eliard. Un roman sur la double sidération d’une mère, quand elle apprend la disparition de son enfant et découvre qu’elle s’est embrigadée. Percutant, captivant, admirablement traité.

Je ne suis pas seul à être seul, de Jean-Louis Fournier aux éditions JC Lattès : Un livre délicat, sensible et facétieux sur la solitude. Ou quand Jean-Louis Fournier excelle à nous faire sourire de ce qui est grave, à nous émouvoir d’une phrase, d’un mot, d’un silence.

Les victorieuses , de Laetitia Colombani aux éditions Grasset : Après l’immense succès de La tresse, Laetitia Colombani nous offre un deuxième roman tout aussi viscéralement humain, Les victorieuses. Un roman qui donne la parole à ces femmes malmenées par la vie, courageuses et généreuses, recueillies par l’Armée du salut au Palais de la femme. Un véritable hymne à la solidarité.

🎄Pour un Noël riche en découvertes🎄

Méditer, le bonheur d’être présent, de Fabrice Midal aux éditions Philippe Rey : Un roman graphique passionnant, sur ce qui a amené Fabrice Midal à la méditation et en quoi elle lui a sauvé la vie. Le partage d’une expérience riche, superbement scénarisé et illustré. Ou la méditation vue de l’intérieur.

Entre ombre et lumière, de Stéphane Allix, aux éditions Flammarion : Un livre très personnel sur l’itinéraire du grand reporter Stéphane Allix, illustré par ses magnifiques photographies. Et bien plus encore : le partage d’expériences humaines indiciblement riches qui ouvrent à d’autres perceptions du monde.

 

Ne t’enfuis plus, Harlan Coben

Ne t'enfuis plus, Harlan Coben

©Karine Fléjo photographie

Drogue, emprise, secte, secrets de famille sont au programme du thriller haletant de Harlan Coben aux éditions Belfond. Et en filigrane, cette question : jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour sauver votre enfant ?

Drogue et dérive

Simon et sa femme vivent à Manhattan et sont les parents de trois enfants. Mais seuls deux d’entre eux vivent à la maison. L’aînée, Paige, a fugué. Quelque temps auparavant, elle a en effet fait la rencontre d’Aaron, une racaille, drogué jusqu’à la moelle et de onze ans son aîné. Une rencontre qui a fait basculer la vie de cette jeune femme rangée, promise à un brillant avenir. Depuis son départ, Simon n’a de cesse de la chercher. Jusqu’à ce jour où un voisin lui signale l’avoir vue mendier en jouant de la guitare à Central Park.

Et cette junkie aux traits creusés, aux vêtements et aux cheveux sales, au teint cireux, est en effet bien sa fille. Mais, alors qu’il tente de la ramener à la raison, Aaron surgit et s’interpose entre eux. S’ensuit une bagarre entre les deux hommes, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Simon se fait alors lyncher par les internautes, lesquels ignorent les dessous de l’altercation. Cependant, ce n’est là que le début des ennuis que Simon va devoir surmonter pour tenter de faire revenir Paige. Pour autant qu’il y parvienne…

En parallèle de cette famille, un jeune couple de tueurs à gage élimine les hommes d’une curieuse liste. Qu’ont ces individus en commun ? Pourquoi le commanditaire, qui est une secte, leur demande-t-il de les tuer ?

Quel rapport y-a-t-il entre ce gang et la famille de Simon ? Quel secret découvrira Simon, de la part de celle dont il croyait tout savoir, avec laquelle il pensait tout partager ? On méconnaît parfois les personnes les plus proches de soi…

Un thriller au suspens savamment entretenu

Pas de doute, Harlan Coben maîtrise parfaitement la technique du cliffhanger. Difficile de reposer le livre une fois la lecture commencée. Au fil des courts chapitres de son roman, l’auteur entretient savamment le suspens, laisse lecteur en attente de la suite, multiplie les rebondissements, les fausses pistes et nous réserve une chute vertigineuse.

Il démonte avec beaucoup de justesse le mécanisme de l’emprise dans le cadre sectaire, la perte de discernement des embrigadés et les dérives dangereuses qui peuvent en découler. Il introduit aussi une réflexion très intéressante sur les possibilités offertes désormais par la science de connaître ses origines grâce aux tests ADN. Une chance pour les enfants qui veulent connaître leurs géniteurs, mais une terreur pour les géniteurs qui souhaitaient effacer toute trace de descendance.

Secrets de famille, drogue, meurtres, secte, vous ne vous ennuierez pas un seul instant à la lecture de ce thriller de plus de 400 pages !

Informations pratiques

Ne t’enfuis plus, Harlan Coben – Editions Belfond, octobre 2019 – 413 pages – 21,90€.

 

La vie dont nous rêvions, Michelle Sacks

La vie dont nous rêvions, éditions Belfond

Un couple amoureux, un joli bébé, une magnifique maison dans un cadre champêtre, cela ressemble à s’y méprendre au tableau du bonheur. Mais sous le vernis des apparences, des couleurs plus sombres se dessinent peu à peu. Le pastel vire au noir. Domination, adultère, perversion, un roman aussi glaçant qu’addictif, au suspense implacable.

Perversion et domination en amitié et en amour

Sam et Merry ont quitté la ville bouillonnante de Brooklyn pour les fins fonds de la campagne suédoise, dans une maison que Sam a hérité de sa grand-mère. Une vieille bâtisse, loin de tout, que Sam a magnifiquement retapée de ses mains tandis que Merry, précédemment scénographe pour le cinéma, s’est chargée de la décoration avec un goût exquis. Une vie saine faite d’amour et d’eau fraîche, de balades en amoureux dans la forêt, de fruits et légumes cultivés dans leur jardin. Entre son bébé, le potager, la préparation de petits plats et le ménage, Merry est une femme au foyer accomplie et épanouie. Un bonheur presque indécent comme on n’en voit qu’au cinéma.

Sauf que nous ne sommes pas au cinéma. Et que Sam comme Merry jouent pourtant des rôles. Le rôle de personnages épanouis et équilibrés. Tout ce qu’ils ne sont pas.

Quand Frank, l’amie d’enfance de Merry, annonce qu’elle vient leur rendre visite en Suède, c’est un mélange d’excitation et de crainte qu’éprouve Merry. Frank est son double, son âme-sœur, celle dont elle a le plus besoin dans la vie. Mais sa plus grande rivale aussi. Frank la connaît depuis l’enfance, sait discerner mieux que quiconque ses états d’âme, entendre les mots qu’elle tait. Il s’agira pour Sam et Merry d’être absolument parfaits dans leurs rôles de couple heureux et amoureux. Sera-t-elle dupe de la comédie du bonheur qui se jouera sous ses yeux ?

Un roman aussi envoûtant qu’effrayant, brillamment construit

Le lecteur plonge dans le roman de Michelle Sacks le sourire aux lèvres, devant ce couple au bonheur resplendissant, installé depuis peu dans un cadre champêtre paradisiaque. Mais très vite, l’auteur insère des bémols dans cette mélodie du bonheur, comme de fausses notes sur la partition qui titille l’attention du lecteur. Des indices savamment distillés qui peu à peu font craindre le pire. Pourquoi ont-ils quitté New-York ? Qu’ont-ils fui là-bas ? Est-ce un choix ou une décision subie pour Merry ? Quant à son amour pour Sam, il s’apparente davantage à une soumission totale. Devant lui, Merry s’efface et joue au caméléon, se conforme à toutes ses attentes, paraît heureuse comme il exige qu’elle le soit. Elle s’oublie. Et étou

ffe. Merry ne trouve pas davantage de satisfactions dans sa relation avec son bébé. Le lien entre eux ne se tisse pas. Elle le regarde hurler, réclamer ses bras, sans pouvoir y répondre. Pire même, elle a envie de lui faire du mal… Mais cela, personne ne le sait tant elle excelle dans le rôle de la femme et mère parfaites. Frank percevra-t-elle sa détresse et permettra-t-elle d’éviter qu’un drame ne survienne ? Mais tandis que le lecteur s’interroge, dans une tension extrême, Michelle Sacks lui révèle que la relation elle-même entre les deux amies n’est pas celle que l’on croit…

Ce premier roman est particulièrement brillant. L’auteur excelle à vous faire ressentir des émotions contradictoires, de l’attirance et de la répulsion, de l’envie et de la peur. Vous frémissez face au drame qui se profile, le redoutez, mais ne pouvez pas vous empêcher d’aller voir les pages suivantes pour apprendre ce qui va se passer. Un roman fort, très juste dans l’analyse de la soumission et de la domination dans le couple comme dans l’amitié, de la difficulté qui existe parfois dans l’établissement du lien mère-enfant. Un roman qui ne se laisse pas oublier !

 

Ma liste de livres à offrir pour le Noël des grands enfants, parfois appelés « adultes » !

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C‘est bientôt Noel et, comme chaque année, vous vous arrachez les cheveux pour trouver des idées de cadeaux. La calvitie vous menace, le départ de la luge du père Noel est imminent, ses rennes garés en double-file piaffent d’impatience. Vous stressez. Pour vous éviter l’angoisse de la page blanche devant la lettre au père Noël, je me propose de vous donner douze idées de cadeaux pour petits et grands. Elle n’est pas belle la vie ? 😊 Bien sûr, nous partirons du postulat de départ que tout le monde a été trèèèèèès sage 😉

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Vous cherchez un cadeau personnalisé, divertissant, instructif, qui fasse voyager et puisse être partagé ? Stop !!!!! Ne cherchez plus, j’ai la perle rare : LE cadeau idéal, qui cumule toutes ces particularités (et celle de ne pas vous ruiner, donc vous pouvez en offrir plusieurs), existe : c’est LE LIVRE 😊 Et là vous souriez, avant de vous raviser : un livre, oui, mais quel livre ? Rassurez-vous, j’ai la liste miracle !

  • Dix-sept ans, Eric Fottorino, éditions Gallimard : Un roman juste MAGNIFIQUE. D’une émotion vibrante. Eric Fottorino fait de nous les témoins bouleversés d’une double naissance : celle d’une femme en tant que mère, celle d’un homme en tant que fils. Parce qu’il n’est jamais trop tard, tant qu’on est vivants, pour se dire je t’aime…
  • Sous les branches de l’Udala, de Chinelo Okparanta, aux éditions Belfond : Chinelo Okparanta explore d’une manière saisissante la culture d’une oppression bien particulière, celle du sexe et du genre. Le récit marquant du combat d’une femme nigérienne qui cherche à revendiquer son identité au cœur d’un pays qui la méprise. Coup de cœur de cette rentrée littéraire.
  • Tenir jusqu’à l’aube, de Caroles Fives, aux éditions Gallimard : Dans ce roman, Carole Fives analyse avec une incroyable justesse la situation de ces femmes qui élèvent seules leurs enfants, par choix ou non. Ces mamans solos auxquelles la société ne pardonne rien, comme elle ne pardonne rien à toute personne qui ose sortir de la norme. Avec beaucoup de sensibilité, elle soulève les vraies questions, pointe du doigt les contradictions et esquisse les réponses. Un roman magnifiquement rédigé, indiciblement touchant.
  • Avec toutes mes sympathies, Olivia de Lamberterie, éditions Stock : Le roman d’un amour puissant entre un frère et une sœur, un amour que ni les océans, ni le temps, ni même la mort n’a altéré. Un portrait touchant, vivant, d’un homme et frère qui a choisi de mettre fin à sa vie.
  • Trancher, un roman d’Amélie Cordonnier, aux éditions Flammarion : Ce premier roman d’Amélie Cordonnier est d’une furieuse justesse. Il transforme le lecteur en spectateur d’un combat dans lequel les armes sont des mots. Des mots qui pulvérisent toute confiance en soi, toute estime de soi, toute gaieté. On comprend alors la difficulté de ces femmes à quitter leur conjoint violent. Car il n’est pas que violent, alterne avec des phases de grande douceur, de prévenance, d’amour tendre. Or le quitter, c’est aussi renoncer à ces merveilleux moments, à l’autre face de l’homme, la face lumineuse. A ce titre, ce roman n’est pas un énième roman sur la violence conjugale. Il a le mérite de répondre à la question si souvent posée à ces femmes : « Pourquoi tu restes ? »
  • Toutes les histoires du monde, de Baptiste Beaulieu, éditions Mazarine : Amour conjugal, amour filial, amour de soi, l’amour est ici merveilleusement décliné à tous les « t’aime ». Baptiste Beaulieu est en effet un merveilleux architecte de l’amour. Avec sa plume d’une vibrante sensibilité, d’une profonde humanité, il érige des ponts entre les êtres, renforce les édifices fragilisés par les aléas de la vie, redonne de l’impulsion aux cœurs affaiblis, pour leur permettre de battre à nouveau. Plus fort. Plus loin.
  • Tu t’appelais Maria Schneider, de Vanessa Schneider, aux éditions Grasset : Le portrait indiciblement touchant d’une femme libre et sauvage, courageuse, actrice phare du Dernier tango à Paris, un film qui se voulait être un tremplin pour sa carrière et se transforma en plongeoir. Maria Schneider sous la plume sensible et belle de sa cousine, Vanessa Schneider.
  • Chien-Loup, de Serge Joncour, éditions Flammarion :  L’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, Serge Joncour nous montre avec brio que la sauvagerie est un chien-loup, toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées. Un roman d’une densité rare. Gros coup de coeur!
  • La révolte, de Clara Dupont Monod, aux éditions Stock  : Clara Dupont-Monod nous offre un roman historique extraordinairement vivant. A l’image d’un cheval lancé au galop, sa plume cavale d’une bataille à une autre, de Richard Cœur de Lion à Aliénor, sans temps mort, sans faux pas. Instructif, passionné et passionnant, puissant, ce roman nous catapulte au cœur de l’Histoire, nous fait découvrir une femme extraordinaire servie par une plume alerte.
  • Même les monstres, Thierry Illouz, éditions de l’Iconoclaste : Une vibrante plaidoirie. D’une écriture à l’oralité saisissante, Thierry Illouz, avocat, livre un récit intime. Il retrace un parcours, une vocation. Et nous exhorte à regarder l’autre. Celui qui nous effraie. Celui que l’on condamne.Un essai brillant, passionnant, édifiant.
  • Un fils obéissant, de Laurent Seksik, éditions Flammarion : Ce livre du père, odyssée et drame personnel, retrace l’aventure commune d’un fils et de son père, deux êtres qui vécurent dans l’adoration l’un de l’autre. Dans un style virtuose d’une rare puissance émotionnelle, l’auteur des « Derniers jours de Stefan Zweig » signe son livre le plus intime et le plus universel. Un bouleversant roman d’amour.
  • Vivre ensemble, d’Emilie Frèche, éditions Stock : Avec ce nouveau roman, Emilie Frèche transpose le vivre ensemble prôné par les politiques à la sphère de l’intime. La petite et la grande histoire se mêlent, se répondent, s’interpellent. Vivre ensemble, une belle escroquerie ? La tension monte au fil des pages, le drame se profile, angoissant, tel un loup tapi dans l’ombre. Mais d’où va-t-il bondir ? Un roman qui se lit en apnée, rédigé avec une justesse telle dans l’analyse des situations et de la psychologie des personnages, que le lecteur devient le témoin d’une histoire, la vit, la voit, la ressent, l’entend.
  • La vraie vie, Adeline Dieudonné, éditions de l’Iconoclaste : Adeline Dieudonné nous offre un premier roman fascinant, bouleversant, cruel et sensuel à la fois, aux personnages forts, à la tension permanente. Un roman d’apprentissage dans lequel une fillette sort brutalement du monde de l’enfance, confrontée à la réalité de la vie, à la perte des illusions. Mais pas à la perte de sa combativité, de son énergie, de sa volonté. De son espoir de sauver son frère. Un roman qui vous hantera longtemps…

—> Rendez-vous demain pour ma liste de livres pour le Noël des petits!