Le retour du jeune prince, Alejandro G. Roemmers

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Alejandro G. Roemmers est un célèbre poète et auteur argentin au parcours incroyable. Un parcours guidé par la quête du bonheur, l’éveil spirituel, la fraternité. Et de fait, pour avoir eu la chance de le rencontrer, il incarne ce bonheur et ces nobles valeurs. De son expérience, il a tiré ce conte philosophique moderne, Le retour du jeune prince, désireux de partager les fruits de son cheminement personnel. Parce que le bonheur le plus doux est celui que l’on partage.

Philosophie, développement personnel, spiritualité et sagesse

Le retour du jeune prince est un livre à part, un conte philosophique moderne qui mêle les enseignements de la philosophie, de la sagesse orientale, de l’éveil spirituel et du développement personnel. Un livre qui fait du bien, qui éclaire et ouvre l’esprit.

Le narrateur se trouve en voiture sur une route de Patagonie quand il aperçoit un jeune garçon étendu sur le bas-côté. D’où vient-il ? Qui est-il ? Visiblement, il n’est pas de cette planète. Et de s’arrêter pour prêter secours à ce jeune prince d’une contrée lointaine. Une fois en voiture, le mystérieux passager lui pose des questions sur ce qui l’intrigue chez les hommes, sur le sens de la vie, le bonheur, le courage, l’intuition, le mental, le cœur, le don, le pardon, l’amour… Des questions de bon sens sur l’existence, auxquelles le narrateur répond, fort de son savoir, de son expérience, des théories qu’on lui a enseignées.

 – Qu’est-ce que c’est un problème ? (…)

– Un problème c’est comme une porte dont on ne détient pas la clé. 

– Est-ce qu’il pourrait y avoir une raison de ne pas ouvrir cette porte ?

– Pas la moindre même si l’être humain est passé maître dans l’art de se justifier. Il invoque le manque d’amour ou d’éducation, les souffrances qu’il a endurées… Il peut même se convaincre de ne pas franchir la porte sous prétexte qu’il pourrait y avoir des choses dangereuses de l’autre côté. Ou déclarer cyniquement que ce qu’il y a de l’autre côté de la porte ne l’intéresse pas. Mais ce ne sont là que des excuses, parce qu’au fond de lui-même, il a peur d’échouer. (…) Tout cela conduit au malheur. Le chemin de l’épanouissement spirituel et du bonheur exige du courage de notre part et la volonté de grandir.

Au fil des échanges, le lecteur se rend compte que la candeur du jeune homme, sa naïveté face aux êtres et aux choses qu’il découvre n’est qu’apparente : ces conseils de sagesse et cette philosophie de vie évoqués par le conducteur, le jeune homme les applique déjà. Le jeune prince incarne en réalité cette sagesse dans ses actes, là où le conducteur se contente d’un savoir théorique et achoppe à le transposer dans son quotidien. L’un est guidé par le mental, par l’intellect, l’autre, à savoir le jeune prince, est guidé par le cœur, l’intuition. Et c’est là le message principal de l’auteur, le voyage essentiel qu’il invite le lecteur à faire : un voyage intérieur de la tête au cœur. Agir en écoutant ses sentiments, ce que le cœur nous dit, et non ce que nous dicte notre esprit.

« Les gens renoncent parfois à leurs rêves et à leurs idéaux pour ne plus rien faire d’autre qu’accumuler des biens matériels, comme si le pouvoir et l’argent pouvaient leur apporter la sécurité. Autrement dit, au lieu d’affronter la critique et la désapprobation et de suivre leur véritable vocation, ils préfèrent pratiquer la fuite en avant. »

Cinq bonnes raisons de lire Le retour du jeune prince

Ce livre est un petit bijou à lire, à offrir, à relire, car :

  • Alejandro G. Roemmers sème des graines dans l’esprit et fait germer des réflexions qui aboutiront peut-être à des actions, à de nouveaux choix de vie, à de nouvelles priorités chez le lecteur. Et si ce livre changeait votre vie, comme Le petit prince de Saint-Exupéry a changé celle de Alejandro G. Roemmers ?
  • Vous allez me dire qu’il y a déjà beaucoup de livres de sagesse, de développement personnel, de philosophie, de spiritualité, alors pourquoi lire celui-là ? Parce que ce livre est très accessible (y compris pour ceux qui, comme moi, trouvaient la physique quantique absconse jusqu’ici), clair, illustré d’exemples très parlants, le tout inséré dans un conte touchant et tendre, là où beaucoup d’ouvrages sont trop théoriques, ennuyeux et complexes.
  • Le parcours d’Alejandro G. Roemmers, ses actions et sa conduite au quotidien, sont l’illustration parfaite, la concrétisation, des principes évoqués dans ce livre. Il est le meilleur exemple du bien-fondé de ses propos, le meilleur ambassadeur de la fraternité et de l’épanouissement personnel qu’il revendique.
  • C’est l’occasion d’un moment de partage. Ce livre s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, offre différents niveaux de lecture et pourra donc faire l’objet d’échanges entre enfants et parents. Il est à ce titre recommandé par le Ministère de l’éducation nationale argentin et étudié dans les écoles.
  • Il n’est jamais trop tard pour faire du reste de votre vie la plus belle partie de votre existence. Le bonheur est à la portée de chacun, encore faut-il être ouvert au changement, oser sortir de sa zone de confort. Alors, prêts pour le bonheur ?

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Rencontre avec Alejandro G. Roemmers : « Vivre et penser avec le cœur plus qu’avec la tête, c’est ça qui m’a donné davantage de bonheur. »

Le retour du jeune prince, publié chez City éditions en ce mois d’avril, est déjà un best-seller à travers le monde avec trois millions d’exemplaires vendus et une traduction en 30 langues. Rencontre avec Alejandro G. Roemmers, son auteur argentin, au sujet de ce conte philosophique moderne.

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On va commencer par une rapide biographie car elle est incroyable. À 60 ans, vous êtes un businessman à succès, un fou de littérature et de poésie, l’auteur d’un roman best-seller, mais aussi l’auteur d’une comédie musicale, d’une symphonie, de poésies, vous parlez 5 langues. Ça paraît presque trop pour un seul homme. Comment faites-vous ?

C’est comme ça (rires). Pendant 20 ans, j’ai travaillé dans la compagnie familiale et à partir de 45 ans, le succès m’a permis de dégager du temps pour autre chose, pour ce que j’aime. J’ai écrit des scénarios, de la poésie, de la philosophie …

Vous dites que vous avez eu deux grandes phases dans votre vie : les 20/ 30 premières années de votre vie où vous n’étiez pas très heureux voire très malheureux et les 30 suivantes où vous êtes très heureux

Oui, c’est très juste. Cette conquête du bonheur n’est pas facile. Je pense qu’il faut traverser la nuit pour atteindre le jour. Qu’il faut souvent traverser la souffrance pour atteindre le bonheur. A 20 ans, je travaillais dans la société familiale, j’avais de l’argent, mais je n’étais pas heureux.

Ce livre parle de la quête du bonheur. Et c’est vrai que vous, le jeune Alejandro, fils de bonne famille, brillant dans les études, avec un père qui avait un destin déjà tout tracé pour son fils, vous n’étiez pas très heureux avec cette relation compliquée et ce destin tout tracé ?

Oui, c’est cela. Je ne voulais pas de ce destin tout tracé. J’ai pris la décision d’opter pour la liberté, pour mon indépendance. Pour moi, la littérature et la poésie ce n’est pas un hobby, c’est davantage ma mission de vie, c’est très sérieux.

Donc vous avez accepté dans un premier temps de suivre la lignée familiale, puis quand le succès dans les affaires est arrivé, vous vous êtes accordé le temps et le droit de suivre votre voie. Car il y avait quand même cette obsession d’écrire ?

J’ai toujours écrit des poèmes et j’ai voulu écrire ce livre qui est l’histoire de la conquête du bonheur de la tête au cœur. C’est le livre d’une vie qui était plus mentale et est devenue davantage reliée au cœur, aux émotions, à la spiritualité. Vivre et penser avec le cœur plus qu’avec la tête, c’est ça qui m’a donné davantage de bonheur.

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Dans ce livre il y a un hommage, une réponse, à ce livre qui a marqué votre enfance, à savoir le Petit Prince de Saint-Exupéry

Oui, ce livre est aussi un hommage à Antoine de Saint-Exupéry, c’est pour ça que je suis très heureux d’être en France. Antoine de Saint-Exupéry avait peur qu’avec la société de consommation, avec le développement des technologies, la robotisation, l’homme devienne comme une machine. J’ai le même message que lui : il faut sauver les valeurs humaines. Depuis la révolution, en France vous avez ces trois valeurs :  liberté, égalité, fraternité. Eh bien, c’est la fraternité qu’il faut mettre en avant à présent. Il faut faire la révolution de l’amour et de la fraternité, pas juste dans un pays, mais sur la planète entière. Et ce livre est une petite contribution de ma part pour aider le monde à évoluer vers cette fraternité universelle, comme l’a fait Saint-François d’Assise en son temps.

Ce livre se passe en Patagonie. Le narrateur tombe sur un jeune homme inconscient sur le bord de la route, il le prend à son bord et ils vont continuer tous les deux le voyage. Le jeune homme lui pose des questions, parfois naïves, mais toujours troublantes sur l’existence. C’est un peu un voyage initiatique ?

C’est un voyage extérieur et intérieur. C’est un dialogue entre deux moments de ma vie. Dans le livre, c’est un peu à l’envers :  le narrateur qui est le plus âgé, c’est un peu moi quand j’avais 20 ans ou 30 ans et que je pensais connaître beaucoup de choses de la vie, car j’avais beaucoup lu, beaucoup appris et croyais avoir des réponses à beaucoup de questions sur la vie. Dans ce livre, le jeune homme semble apprendre en écoutant et en posant des questions, mais au fil des pages, on se rend compte que le sage, c’est finalement le jeune homme. Le jeune homme est celui qui agit, qui par ses actes témoigne de sagesse là où l’homme âgé se contente d’un discours, de théorie.

Alejandro Roemmers et Karine Fléjo

Ce livre a eu beaucoup de succès en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe aussi. Il arrive à présent en France. Avez-vous été surpris de ce succès et des retours que vous avez eus sur ce livre ?

Concernant le succès du livre, il ne s’agit pas seulement de chiffres ou de statistiques. Pour moi, le succès existe dès lors que ce livre a permis à une seule personne de voir sa vie changer. C’est ça le succès pour moi.

C’est un livre qui s’adresse à des lecteurs de tous les âges, il y a différents niveaux de lecture

Oui c’est un livre qui est recommandé en Argentine par le Ministère de l’Education nationale et qui est étudié dans les écoles. Mais il s’adresse aussi beaucoup aux adultes.

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Qu’est-ce que vous aimeriez que les lecteurs retiennent de ce livre ? Est-ce que lorsque vous l’avez écrit vous lui avez donné une mission, comme trouver le bonheur ?

On peut être acteur de sa vie. Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui nous sont données, mais aussi beaucoup de choses que l’on peut décider par et pour soi-même. Mais pour cela, il faut être ouvert au changement. Il faut toujours pardonner, retourner vers notre enfant intérieur, laisser ce qu’on a pris et qui n’est pas nous, se rapprocher de notre essence profonde.

 

Sélection de 25 romans pour vous évader tout l’été!

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Vous avez attendu l’été avec une impatience grandissante.  Le voilà enfin, avec les vacances dans son sillage. La valise est presque prête, il ne reste plus que les livres à intercaler entre la crème solaire et le maillot de bain. Vous hésitez? Alors ces sélections de romans parus en 2014 vous guideront peut-être dans vos choix!

Voici différentes destinations de lecture. Prêts? Attachez vos ceintures!

  • Si vous mettez le cap sur la tendresse, embarquez aux côtés de :

– Gilles Paris avec L’été des lucioles  (éditions Héloïse d’Ormesson) et Au pays des kangourous (Livre de poche)

– François d’Epenoux avec Le réveil du coeur (éditions Anne Carrière)

– Philippe Routier avec L’enfant du parc (éditions stock)

  • Cap sur le suspens avec :

– Dominique Dyens avec La femme éclaboussée (éditions Héloïse d’Ormesson)

– Pierre-Yves Tinguely avec L’axe du sang (éditions M.A.)

– René Manzor avec Celui dont le nom n’est plus (éditions Kéro)

  • Cap sur l’étranger :

– Les États-Unis avec Sophie Simon  :  Gary tout seul (éditions JC Lattès)

– La Birmanie avec Jan-Philipp Sendker : L’art d’écouter les battements de coeur (éditions JC Lattès)

– La Jamaïque avec Philippe Vidal : Les montagnes bleues (éditions Max Milo)

– L’Irlande et la Pennsylvanie avec Paul Lynch : Un ciel rouge le matin (Albin Michel)

  • Cap sur les témoignages avec :

– Martin Gray et Mélanie Loisel, Ma vie en partage (éditions de l’Aube)

– Michel Baldy La rue était mon lit (City éditions)

– Marianne Guillemin Dans la gueule du loup (éditions Max Milo)

  • Cap sur l’amour  avec :

– Eric-Emmanuel Schmitt, L’élixir d’amour (Albin Michel)

– Nathalie Rheims, Maladie d’amour (Léo scheer)

– Nicolas Barreau, Le sourire des femmes (Éditions Héloïse d’Ormesson)

– Xavier de Moulins, Que ton règne vienne (JC Lattès)

– Fariba Hachtroudi, Le colonel et l’appât 455 (Albin Michel)

– Akli Tadjer, Les thermes du Paradis (JC Lattès)

  • Cap sur l’humour avec :

– David Foenkinos, La tête de l’emploi (éditions J’ai lu)

  • Cap sur l’histoire avec :

– Stéphane Bellat, La chambre d’Hannah (M.A. éditions)

– Catherine Hermary-Vieille, La bête (Albin Michel)

  • Cap sur un premier roman avec :

– Céline Lapertot Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre (éditions Viviane Hamy)

  • Cap sur la littérature jeunesse avec :

– Marie-Christine Buffat, La malédiction de la chanson à l’envers  (éditions Snow Moon)

Quelle que soit la destination que vous aurez choisie, nous vous garantissons non pas le soleil, mais le talent des auteurs! Bonnes vacances et… belles lectures!

 

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La rue était mon lit, le poignant témoignage de Michel Baldy

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La rue était mon lit, de Michel Baldy

Avec Frédéric Veille

City Editions, mars 2014

L’avenue des Champs Elysées. Une adresse qui fait rêver les touristes, qui brasse au quotidien des milliers de passants. Un quartier aux enseignes prestigieuses, où les hommes d’affaires cravatés croisent les femmes sortant de chez les grands couturiers. C’est là que Michel a vécu pendant huit années. Là, sur un coin de trottoir devant le Monoprix. Peut-être l’avez-vous vu, peut-être l’avez-vous croisé. Mais lui avez-vous seulement souri? Vous êtes-vous arrêté? Ou comme nombre de badauds, ne lui avez-vous prêté aucune existence dans votre regard, de cette indifférence qui agresse, qui blesse, qui détruit? Il était pourtant là, entouré de ses deux plus fidèles compagnes, celles qui l’ont maintenu en vie, ses chiennes Grâce et Bowie.

«  On ne vient pas à la rue par choix ou par envie. On nous y pousse.(…) Derrière chaque histoire il y a un drame, un petit rien qui s’envenime, un coup de massue.  » Après une enfance chaotique, la perte de son jeune frère, des boulots précaires, le coup de grâce viendra de la demande de divorce de sa femme. Cette séparation est plus qu’il ne peut supporter, fait voler en éclats tout ce qu’il avait si péniblement construit. Elle entraine dans son sillage la perte de son emploi, de son toit, de ses rêves de stabilité. Alors un soir de septembre 2004, il réunit le peu d’affaires qu’il possède dans un sac à dos, prend ses deux chiennes et s’en va. Direction Paris. Et la rue de devenir son toit. Et la rue de devenir son lit.

Sa seule véritable angoisse : survivre. Froid, pluie, fatigue, faim, honte, mépris, indifférence, violence, vivre dehors c’est subir l’assaut permanent de ces maux. Heureusement, la sympathie et la gentillesse de Michel, toujours prêt à rendre service, lui valent des retours chaleureux des passants et des habitants du quartier. Un repas chaud, un journal, des cigarettes, de la nourriture pour ses chiennes, de quoi se payer une nuit d’hôtel, un sourire, des mots échangés. Des petits moments de paradis dans l’enfer du quotidien. Des oasis de douceur dans un monde de violence et d’alcool. « La manche, le froid, le sentiment de ne plus être vivant, l’alcool, la rue vous annihilent de tout. Mais jamais, jamais je n’ai perdu espoir, jamais je n’ai succombé à la tentation de succomber définitivement, de ne plus espérer.  » Et Michel Baldy a eu raison d’espérer. En cet hiver glacial de 2012, une main va lui être enfin tendue. Une chance va lui être enfin donnée.

Alors aujourd’hui Michel décide de témoigner. Pour insuffler cet espoir à ceux qui à ce jour, sont encore dans la rue.  » Ce que j’ai envie de leur dire, c’est qu’il ne faut jamais désespérer et que le jour où cette main se tend, il faut l’agripper et ne plus la lâcher« .

Un témoignage indiciblement émouvant qui, il faut l’espérer, redonnera de la densité aux SDF dans le regard des passants, là où bien souvent ils ne sont que transparence…

Retrouvez Michel Baldy dans ce court métrage consacré aux SDF « La misère d’un homme », un film de Sarah FRIKH, réalisé par Florent THOMAS.

 

Ces très chers voisins…, de Eliane Garillon, aux éditions City : désopilant!

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Ces chers voisins…, de Eliane Garillon

City Editions, janvier 2014

 

Le 14 de la rue Lauriston dans le 16ème arrondissement de Paris est au cœur de cette histoire. Car à cette adresse réside un personnage haut en couleur : la bien nommée Pétronille Pignon. Une vieille fille au caractère acariâtre, aux réparties cinglantes, qui ne supporte rien ni personne, c’est peu de le dire. Aussi, quand dans son quartier de gens « bien comme il faut » et son immeuble aux habitants « bien comme il faut » arrivent une américaine et un mexicain, Pétronille implose. «  La promiscuité forcée tue plus sûrement que la maladie. Quand on est souffrant, on peut avoir recours aux médicaments. Mais quand on est cerné par des voisins qui vous imposent leurs querelles, leurs portes claquées, leurs gosses qui bloquent l’ascenseur, leurs têtes qu’il faut croiser dix fois par jour en répondant à leurs ‘bonjour’, ‘bonsoir’, ‘bonne nuit’ jusqu’à la nausée alors que seul ‘bon débarras’ aurait convenu, à quoi peut-on avoir recours? » (P.54). Force lui est de constater qu’elle va devoir cohabiter avec ces drôles de gens.

La fréquentation de cette trentenaire américaine divorcée et de ce quadra mexicain clandestin adoucira t-elle la rugueuse vieille fille? Les préjugés fondront-ils à l’aune de la réalité? Et si l’amour frappait à la porte de notre indécrottable mégère non apprivoisée?

Avec ce roman choral, Eliane Garillon nous entraine dans le sillage de personnages très attachants et irrésistiblement drôles. Une comédie détonante et étonnante, véritablement jubilatoire, mené à un rythme effréné. Une lecture pleine de vitamines et de couleurs au coeur de l’hiver.

A lire!

 

Informations pratiques :

Nombre de pages : 208

Prix éditeur : 14,90€

ISBN : 978 2 8246 0361 2