A la folie, Clémentine Célarié : un hymne à la vie

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A la folie, Clémentine Célarié

Editions Le cherche midi, octobre 2017

 De l’urgence de vivre.

Une plongée dans le monde de la différence qui peut se révéler une source inattendue et bouleversante d’enrichissement et d’ouverture. Un roman viscéralement humain, authentique, émouvant. A l’image de l’auteur.

Marguerite est la présentatrice vedette d’une émission populaire. Une émission dans laquelle on exige qu’elle soit la plus lisse, la plus formatée possible, afin de correspondre aux attentes de la ménagère de 50 ans. Prisonnière de ce rôle, Marguerite étouffe, ne trouve plus de sens à cette vie. Jusqu’au jour où la nouvelle du décès d’un proche va jouer le rôle de détonateur. La vie est trop courte pour ne la vivre qu’à moitié.

Et de tout plaquer. C’est une rencontre fortuite avec un homme singulier qui va décider de sa destination : un institut de fin de vie pour handicapés physiques ou mentaux. Dans cet endroit à l’écart du système, de la société et de ses règles absurdes, l’actrice sent qu’elle pourra se ressourcer, se mettre en vacances du monde de l’argent et des faux-semblants.

Au fil des jours, elle se découvre indiciblement proche de ces êtres dont les valeurs sont authentiques, essentielles, directes. Et la liberté d’être et de faire, totale. Leur handicap les a poussés à développer une créativité hors du commun. Et si elle leur proposait d’explorer cette créativité en montant des ateliers de théâtre ? Projet utopiste, fou ? L’urgence de vivre sera leur moteur.

Dans ce roman au cœur de la différence, Clémentine Célarié nous invite à nous interroger : et si les handicapés, c’était nous ? Nous, les êtres ne souffrant d’aucune pathologie physique ni mentale, mais entravés par les conventions, les apparences ? Quel est le sens de notre vie ? Que reste-t-il de nos valeurs profondes ? Un roman humainement riche, bouleversant, authentique, qui montre que nous avons beaucoup à apprendre des autres et de leurs différences. Un hymne à la vie.

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Les amoureuses, de Clémentine Célarié : Amoureuses de l’Amour

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Les amoureuses, de Clémentine Célarié

Éditions du Cherche Midi, juin 2012

 

Amoureuses de l’Amour.

 

     « J’aime l’amour. Je l’aime sous toutes ses formes.  (…) C’est une nourriture, une drogue, une passion. » D’emblée, dès les premières lignes de ce recueil de nouvelles, le ton est donné. Nos héroïnes seront à l’image de l’auteur : des femmes passionnées, d’une grande noblesse de coeur et d’âme, prêtes à assumer leurs choix, à vivre leur amour pleinement, aussi improbable, difficile et inattendu soit-il.

 

     A travers quinze textes, Clémentine Célarié nous porte et nous transporte dans les tourbillons amoureux de ces femmes courageuses, actrices de leur destin, confrontées à des amours aussi exaltants que complexes. Pimprenelle est une éternelle amoureuse, polygame et bien décidée à marquer un break amoureux quand surgit ‘Action Man’, lequel lui fait chavirer le coeur. Anita est à la tête d’une tribu d’enfants tous issus des différentes unions de ses ex avec d’autres femmes et se réjouit de ces liens merveilleux tissés avec chacun. Li-Hou, bouleversante danseuse est amoureuse d’un pianiste et l’aimera par delà la mort, dans ce conte philosophique bouleversant à la Saint-Exupéry. Rowina, femme africaine d’une force vitale inouïe, d’une générosité débordante, entreprend, quant à elle, de rendre le sourire aux femmes qu’elle côtoie et que l’amour malmène, dût-elle s’oublier pour ce faire. Et Billie, amoureuse d’un homosexuel? Et Anna, aimantée par son voisin tout en demeurant éprise de son mari? Et Viata, que la mort a amputée de celui qu’elle aimait? Et la maitresse avec ses amants? Et l’officielle que la maitresse rêve de devenir un jour? Et cette autre femme, éperdument amoureuse d’un homme tellement plus jeune qu’elle? Des relations toutes différentes les unes des autres, qui dressent un tableau riche de l’amour, dans toutes ses nuances, dans toutes ses acceptions.

     Un tableau à dominante rouge, couleur de la passion.

     Clémentine Célarié nous offre ici non seulement une ode à l’amour, mais un hymne à la vie et à la tolérance. Aimons -nous vivants!

 

P. 286 : au sujet de l’amour : « Si tu étais sucre tout le monde serait gros si tu étais alcool tout le monde serait ivrogne si tu étais vent on vivrait en bateau si tu étais pluie on serait tes ruisseaux je te fais avec celui dans lequel je te vois je te trouve selon lui selon toi je te sens dans les yeux de ceux qui te portent »