J’ai perdu Albert, Didier van Cauwelaert

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J’ai perdu Albert, Didier van Cauwelaert

Editions Albin Michel, avril 2018

Une comédie romantique légère, où la spiritualité s’attaque aux enjeux planétaires.

Depuis 25 ans, Chloé est la voyante que tout le monde s’arrache. Personnalités du show-biz, état-major de l’OTAN, grands industriels, tous veulent que la célèbre voyante les aide à voir clair dans leur avenir. Seulement voilà, l’esprit, qui n’est autre que celui du célèbre Albert Einstein, qui squattait jusqu’alors la tête de Chloé, ne donne plus signe de vie. Plus de petite voix, plus d’images, plus de réponse aux questions qu’elle lui pose, rien. Et de s’interroger : Albert aurait-il pris ombrage de l’usage que Chloé a fait de son pouvoir ? Car cette dernière n’a pas hésité à user et abuser de ses dons de médium, notamment pour faire obtenir un travail à son amant. Voilà qui n’est pas très déontologique. Surtout que ledit esprit avait squatté le cerveau de Chloé dans un but précis, bien loin de celui qu’elle s’est mise à poursuivre : « On écoute les voyantes aujourd’hui, pas les étudiantes en physique. Alors Albert m’a fait prendre le chemin le plus court pour accéder aux responsables politiques, aux autorités de l’armée… » Le souhait d’Albert était en effet de se servir de Chloé pour atteindre les hommes influents de la planète, œuvrer pour combattre les armes nucléaires, les fanatiques, les terroristes. Redonner aux hommes les clés de leur destin.

Déçu par l’attitude de Chloé, Albert a alors déménagé dans un autre cerveau : celui de Zac, garçon de café à ses heures pour subvenir aux besoins de ses ruches et endiguer l’épidémie étrange qui frappe ses abeilles.

Didier van Cauwelaert offre à Albert Einstein un combat à titre posthume : celui du sauvetage des abeilles. Un combat important, puisque le jour où les abeilles disparaîtront, l’homme n’aura plus que 4 ans à vivre… Sur fond d’humour, de comédie légère, Didier van Cauwelaert aborde des sujets très sérieux, ceux de l’avenir de l’homme jouet de ses peurs, inconscient de faire partie d’un Tout appelé Univers.  Un roman qui interroge nos consciences.

Le sourire des femmes, de Nicolas Barreau (éditions Héloïse d’Ormesson)

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Le sourire des femmes, de Nicolas Barreau

Editions Héloïse d’Ormesson, février 2014

« L’année dernière, en novembre, un livre m’a sauvé la vie. Je sais que cela peut sembler invraisemblable et pourtant c’est exactement ce qui s’est passé, un jour qui ressemblait à tous les autres. Un jour où mon imbécile de cœur s’était brisé. »

Le hasard n’existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d’un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu’un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, l’héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intriguée, elle tente d’entrer en contact avec l’auteur, un énigmatique collectionneur de voitures anciennes qui vit reclus dans son cottage. Qu’à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance, mais l’éditeur du romancier ne va pas lui faciliter la tâche. S’ensuit une série de rendez-vous manqués et de quiproquos délicieux.

Comédie romantique qui peint avec saveur un Paris chromo et gourmet, Le Sourire des femmes revisite le nouveau désordre amoureux non sans un soupçon de magie et un zeste d’enchantement.

Ces très chers voisins…, de Eliane Garillon, aux éditions City : désopilant!

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Ces chers voisins…, de Eliane Garillon

City Editions, janvier 2014

 

Le 14 de la rue Lauriston dans le 16ème arrondissement de Paris est au cœur de cette histoire. Car à cette adresse réside un personnage haut en couleur : la bien nommée Pétronille Pignon. Une vieille fille au caractère acariâtre, aux réparties cinglantes, qui ne supporte rien ni personne, c’est peu de le dire. Aussi, quand dans son quartier de gens « bien comme il faut » et son immeuble aux habitants « bien comme il faut » arrivent une américaine et un mexicain, Pétronille implose. «  La promiscuité forcée tue plus sûrement que la maladie. Quand on est souffrant, on peut avoir recours aux médicaments. Mais quand on est cerné par des voisins qui vous imposent leurs querelles, leurs portes claquées, leurs gosses qui bloquent l’ascenseur, leurs têtes qu’il faut croiser dix fois par jour en répondant à leurs ‘bonjour’, ‘bonsoir’, ‘bonne nuit’ jusqu’à la nausée alors que seul ‘bon débarras’ aurait convenu, à quoi peut-on avoir recours? » (P.54). Force lui est de constater qu’elle va devoir cohabiter avec ces drôles de gens.

La fréquentation de cette trentenaire américaine divorcée et de ce quadra mexicain clandestin adoucira t-elle la rugueuse vieille fille? Les préjugés fondront-ils à l’aune de la réalité? Et si l’amour frappait à la porte de notre indécrottable mégère non apprivoisée?

Avec ce roman choral, Eliane Garillon nous entraine dans le sillage de personnages très attachants et irrésistiblement drôles. Une comédie détonante et étonnante, véritablement jubilatoire, mené à un rythme effréné. Une lecture pleine de vitamines et de couleurs au coeur de l’hiver.

A lire!

 

Informations pratiques :

Nombre de pages : 208

Prix éditeur : 14,90€

ISBN : 978 2 8246 0361 2

 

Les gosses, de Valérie Clo, aux éditions Buchet-Chastel : jubilatoire!

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Les gosses, de Valérie Clo

Éditions Buchet-Chastel, avril 2013

Ils vous sourient, vous tendent leurs petits bras, se lovent sur vos genoux et soudain vous vous réveillez. Face à vous, les gentils petits sont devenus des ados boutonneux et râleurs. Affalés en travers du lit devant des jeux vidéos à longueur de journée, opposés à tout par principe, la maman chérie devient l’adulte à l’écart de laquelle il faut marcher car « c’est trop la honte », « ça fait pitié ».

Quadra divorcée, mère de deux ados et d’une petite fille de 9 ans, elle se sent dépassée. Comment ces gentils petits coeurs ont-ils pu changer ainsi? Eux si mignons, tellement en adoration devant leur maman, ne la ménagent plus guère. Et de faire souvent le même cauchemar : « Mes enfants se transforment, ils ont des bras et des jambes immenses qui traversent l’appartement et sortent par les fenêtres, ils prennent de plus en plus d’espace. Je suis obligée d’enlever toutes les portes. Je les regarde se développer ainsi, impuissante, et j’ai peur qu’ils m’écrasent. » Il va falloir gérer au mieux le fait d’être passée en quelques mois du « top 50 des mamans à l’has-been. » Et penser aussi à soi, à refaire sa vie.

Avec « Les gosses », Valérie Clo dresse le portrait d’une femme en laquelle se reconnaîtront bien des mamans. Enfants à gérer, vie sentimentale nouvelle à envisager, travail à assurer, la maman doit être sur tous les fronts à la fois. Un livre irrésistiblement drôle, des personnages attachants, des situations plus vraies que nature, vous passerez un délicieux moment au coeur de ces pages!

P.104 : Finalement, les enfants ne sont-il pas toujours de passage? Ils nous font croire qu’ils occupent notre vie alors qu’ils ne font que la traverser.