La petite étoile qui avait peur de la nuit, Dan Leconteur

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La petite étoile qui avait peur de la nuit, Dan Leconteur

Illustrations de Maëlle Bossard

Editions Persée jeunesse, novembre 2017

 

Une histoire pour enfants d’une tendresse infinie.

La petite étoile est bien triste. Elle, si altruiste, ne peut pourtant aider personne à trouver son chemin. Et pour cause, elle vit en plein jour. Nul ne la voit. Certes, comme le lui a conseillé la vieille étoile sage, il y aurait bien une solution pour être visible : affronter la nuit, aller dans la pénombre. Mais la petite étoile, qui n’a jamais quitté la lumière du jour, a peur.

Parviendra-t-elle à surmonter son appréhension de l’inconnu, en l’occurrence du noir, pour réaliser son rêve d’être l’étoile du berger des humains ?

Ce conte est d’une douceur, d’une poésie et d’une beauté infinies. Une histoire aussi lumineuse que l’étoile, sur la fraternité et l’entraide, la confrontation avec nos peurs. Un récit qui m’a indiciblement touchée. Ce livre ravira vos chères têtes blondes et sera aussi l’occasion de leur montrer qu’il est possible de surmonter ses peurs, que la nuit n’est pas si terrifiante qu’elle en a l’air. Car il y a toujours une étoile, quelque part, pour guider chacun…

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J’ai plus de réserves, par contre, concernant la noirceur presque anxiogène des illustrations. Je n’ai pas compris ce choix, surtout pour un livre destiné aux jeunes enfants. C’est dommage qu’on ne retrouve pas la douceur du texte dans les dessins. Un petit bémol, donc.

 

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Que fais-tu toute l’année Père Noël? De Juliette Saumande et Cinzia Sileo, éditions Deux Coqs d’Or

Que fais-tu toute l’année Père Noël? De Juliette Saumande et Cinzia Sileo

Éditions Deux Coqs d’Or, novembre 2014

 

Si tout le monde connaît l’emploi du temps du père Noël le 24 décembre à minuit, qui sait ce qu’il fait le reste de l’année, soit les 364 autres jours? Voilà un mystère que Juliette Saumande, auteur du texte, et Cinzia Siléo illustratrice, entendent bien percer dans ce très joli conte.

Le père Noël hiberne t-il tout ce temps? Est-il au contraire hyper actif, sportif, dynamique? A t-il une amoureuse? Lui arrive t-il de prendre des vacances, après son éreintante tournée de Noël? Où s’habille t-il? Quand fête t-il son anniversaire? A t-il des passions, des loisirs?

Toutes ces questions, et bien d’autres encore, trouveront une réponse dans ce livre au graphisme magnifique, dont chaque double-page renferme des secrets sous ses petites fenêtres à ouvrir. Une histoire originale, présentée sous forme ludique, dans un livre animé regorgeant de surprises.

Un très joli cadeau à offrir dès 3 ans.

 

Informations pratiques :

Nombre de pages : 24

Prix éditeur : 13,50€

La Kar’interview de Gilles Paris, auteur de L’été des lucioles : « Lumineux, mystérieux, sensible. »

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Copyright David Ignaszewski, agence Koboy
En ce mois de janvier paraît le quatrième roman de Gilles Paris, L’été des lucioles, aux éditions Héloïse d’Ormesson. Un voyage tendre et émouvant au pays de l’enfance qui ensoleillera le coeur et l’âme de chaque lecteur.
Rencontre avec l’auteur :
Karine Fléjo : Quel fut le point de départ de ce roman?
Gilles Paris :  L’envie d’un été lumineux, d’un chemin des douaniers (terrain de jeux mystérieux pour des enfants), et d’un lourd secret de famille!
KF : Tu te glisses dans la peau d’un enfant de neuf ans, exercice de style ô combien périlleux puisqu’il s’agit d’être juste tant au niveau du regard posé sur l’existence, des interrogations qu’elle suscite, qu’au niveau du ton ou du vocabulaire employés. Un exercice de style dans lequel tu excelles. Quel est ton secret pour « être » à ce point un enfant?
GP : Tu le dis dans ta question : je suis cet enfant, pendant toute la durée de l’écriture du roman. Je pense comme un enfant, je pleure et je ris comme un enfant, je m’interroge sur le monde comme un enfant.
KF : Penses-tu qu’il sommeille un enfant en chacun d’entre nous? Est-ce à lui que tu t’adresses en premier lieu?
GP : Je ne pense pas, hélas, que sommeille un enfant en chacun d’entre nous… Mais je ne demande qu’à réveiller celui qui s’est assoupi ailleurs! Plus on grandit, plus on perd, souvent cette spontanéité, ce côté naïf au bon sens du terme (l’humain), plus on juge sans s’en rendre compte et sans essayer de comprendre l’autre. Bien sûr le temps manque pour apprécier tous ceux et celles que l’ont peut croiser en une journée. Et puis, poser des questions, c’est s’intéresser à l’autre, savoir l’écouter…
KF : Selon toi, les rêves prennent-ils des rides, autrement dit, les rêves sont-ils l’apanage de l’enfance?
GP : Les rêves sont le reflet de notre personnalité, de nos inquiétudes, de nos angoisses, de nos envies. Quand j’étais en terminale, j’ai eu la chance d’avoir un professeur de philosophie qui me retenait en cours et étudiait avec moi les rêves qu’il m’avait demandé de noter sur un cahier au réveil. C’était un exercice passionnant. Car si les rêves sont souvent très présents au réveil, ils s’évanouissent souvent dans la journée, tout comme l’enfance qui laisse des bribes de souvenirs en nous, et, en ce qui me concerne, d’énormes trous noirs où je ne me souviens pas de tout un pan de mon enfance; même des photographies ne me rappellent rien.
KF : Les secrets de famille sont un des points centraux du roman. Penses-tu que les non-dits sont les maitres silencieux de notre destin? Faut-il tout dire ou est-il bon d’avoir ses secrets?
GP : Certains non-dits peuvent briser des destins et des êtres trop fragiles. Porter en soi un secret est une lourde responsabilité et je ne crois qu’il soit bon pour la santé de vouloir trop protéger autrui au détriment de soi. Après faut-il tout dire? Non je ne crois pas. Il est important d’avoir des jardins secrets qui ne peuvent blesser celle ou celui avec lequel on partage sa vie. C’est une manière comme une autre de faire vivre son couple, comme une double vie salutaire.
KF : Tu écris beaucoup en musique. Quelle musique pourrait avoir L’été des lucioles comme partition?
GP: J’écoute assez peu de musique classique, car étrangement la musique classique me rend particulièrement triste. Pourtant si je devais citer un titre qui se marie bien avec L’été des lucioles, je pense aussitôt à Lakmé de Léo Delibes. J’écoute aussi bien Vanessa Paradis (son dernier double album est un bijou) que les Pet Shop Boys. J’adore écrire sur Zazie ou les compilations de Béatrice Ardisson.
KF : Victor se fait cette magnifique réflexion (P.31) : et si grandir c’était essayer de rendre sa vie meilleure jour après jour? Est-ce notre devoir d’adulte de veiller à rendre notre vie belle, autrement dit, sommes nous acteur de notre destin?
GP : Oui, la vie est trop courte. Après, hélas, nous ne sommes pas du tout conçus pour le bonheur. On essaye, on échoue, on recommence, on dérape, on est poli et gentil, puis le contraire, on oublie de profiter d’un banc dans un parc, ou de transformer les nuages en théières. Et pourtant, par moment, on y arrive, comme un moment de grâce trop furtif.
KF : Que souhaites-tu partager en premier lieu avec tes lecteurs à la parution de ce nouveau roman?
GP : Une émotion, puis plusieurs, qui résonnent en eux, comme ce frisson parfois que l’on ressent en écoutant de la musique.
KF : Si tu ne devais garder que trois qualificatifs pour définir L’été des lucioles, quels seraient-ils?
GP : Lumineux, mystérieux, sensible
Propos recueillis le 15 janvier 2014
 Allez à la rencontre de l’auteur ce mercredi 29 janvier 2014! Gilles Paris fera en effet une séance de dédicaces à partir de 19H à la librairie Gallimard (15 Bd Raspail- Paris 7eme)

La Kar’interview d’Elodie Fondacci pour son livre enchanteresque : Ma mère l’Oye (éditions Gautier-Languereau)

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Ma mère l’Oye, de Elodie Fondacci (auteur) et Nicolas Francescon (illustrateur)

Editions Gautier-Languereau, octobre 2013

Livre avec CD audio

Kar’interview

Karine Fléjo : Comment est née cette aventure des histoires mises en musique?

Elodie Fondacci : Cela a d’abord été une émission de radio, sur Radio Classique. Après mon congé maternité, je suis revenue à la radio avec un projet d’émission pour les enfants, avec de nombreuses musiques classiques liées à l’enfance. J’ai proposé d’écrire des textes qui pourraient aller avec ces musiques et surtout de faire ce travail de calage, d’écriture, en mettant des mots là où la musique les fait surgir.

Et un jour j’ai reçu un appel des éditions Gautier-Languereau qui m’ont proposé de transformer ces histoires radiophoniques en livre. Cela a été pour moi la réalisation d’un rêve de petite fille, un cadeau. Sept ouvrages ont ainsi vu le jour jusqu’ici.

Karine Fléjo : La particularité de vos contes musicaux, c’est que ce ne sont pas des alternances de passages racontés et de pages musicales. La narration que vous avez inventée est étroitement liée à la musique, elle l’épouse, vous parlez « avec » la musique. Tout cela fait un ensemble absolument magnifique.

Elodie Fondacci : Chaque musique a imposé une écriture différente. Pour chaque livre.Tout part à chaque fois de la musique. La chance que j’ai de travailler à Radio Classique c’est de pouvoir piocher dans un immense répertoire musical, une discothèque gigantesque. La musique choisie, pour l’histoire, je passe des centaines d’heures à chercher les phrases musicales qui collent parfaitement à la partition. C’est un travail d’orfèvre.

Propos recueillis le 13 septembre 2013

Le livre :

Lorsqu’une petite fille plonge la tête la première, avec son ours en peluche, à l’intérieur de son livre de contes, elle y sauve la Belle au bois dormant, affronte la terrible Carabosse, trouve refuge dans le château de la Bête, et y rencontre le Petit Poucet et ses frères…

Une merveilleuse aventure au coeur des contes de fées, sur la musique de Maurice Ravel. L’univers 3D de Nicolas Francescon est moderne, fort et joyeux. Et toujours la magie d’Elodie Fondacci!

A lire, à offrir !

Informations pratiques :

Prix éditeur : 22,90€

Nombre de pages : 40

ISBN : 978-2013942645

Coppélia, de Elodie Fondacci (auteur), Marie Desbons (illustrateur) : un enchantement!

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Coppélia, de Elodie Fondacci (auteur) et Marie Desbons (illustrateur)

Editions Gautier Languereau, octobre 2013

(livre avec un CD audio)

Il y avait autrefois dans un joli village, un peu à l’écart, une extravagante maison toute de guingois. C’est là que vivait le vieux Coppélius, l’horloger du village. Cet artisan était si habile qu’il était connu dans tout le pays. Personne ne s’aventurait dans son atelier car il faisait un peu peur…On le soupçonnait d’être un magicien. En réalité, son secret était de n’avoir jamais pu avoir d’enfant, lui causant une terrible souffrance. Aussi, s’était-il mis en tête de fabriquer lui-même un enfant qu’il appela Coppélia…

Tout le rêve et la magie du célèbre ballet en harmonie avec l’univers pictural et créatif de Marie Desbons et le charme incomparable d’Elodie Fondacci!

Informations pratiques :

Prix éditeur : 22,90€

ISBN : 978-2013942652

Nombre de pages : 40

 

 

La chèvre aux loups, de Maurice Genevoix et Rebecca Dautremer

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La chèvre aux loups, de Maurice Genevoix (auteur) et Rébecca Dautremer (illustrations)

Éditions Gautier Languereau, collection Les albums merveilleux, septembre 2013

 

Maurice Genevoix avait su garder une capacité d’émerveillement intacte face à Dame Nature, source d’inspiration inépuisable. Forêts, lacs, rivières, montagnes, fleurs, animaux, il écoutait ce que chacun avait à lui raconter. Et c’est ainsi qu’il devint ami avec Dag le castor, habitant des Montagnes Rocheuses. Une amitié qui lui vaudra les confidences du petit rongeur au sujet d’un terrible combat des années plus tôt contre les loups, et plus précisément, contre l’effrayant, le redoutable, le sanguinaire Grand-Pendard… Et alors que tous les animaux de la montagne fuyaient, paniqués, devant les crocs de l’envahisseur, une chèvre aussi gracieuse que rusée, la bien nommée Cornefine, fit montre de résistance. Et sauva ses congénères. «  C’était la plus jolie des chèvres que Les Rocheuses eussent jamais vues. Blanche, mais plus blanche que les autres. Soyeuse, mais plus soyeuse que toutes; les yeux plus noirs et plus brillants, les cornes plus aigües et de courbe plus gracieuse que chèvre chevrottant n’en couronna jamais sa tête d’un bout à l’autre des deux Amériques. Avec cela intelligente, courageuse comme les bêtes de sa race, mais là encore en excellant sur toutes, plus intelligente cent fois, plus courageuse mille fois. »

 

Avec ce conte merveilleux, Maurice Genevoix nous entraine au coeur d’une nature sauvage, là où hommes et animaux vivent en parfaite harmonie. Il nous livre la touchante histoire de la chèvre Cornefine, rusée, vive, laquelle par son courage et son intelligence, va venger sa cousine, la chèvre de Monsieur Seguin. Ou quand l’intelligence et la ruse font la force.

Un ouvrage enchanteresque, illustré par les superbes aquarelles de Rebecca Dautremer, qui ravira petits et grands!

 

Prix éditeur : 14,90€

Nombre de pages : 60

ISBN : 978 2 01 394273 7

Les idées zarbi du Cafard Felu : assistez au concert du Blatte Magic Orchestra!

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Les idées zarbi du Cafard Felu

Une histoire de Lakik’, illustrée par Foogy et Zanapa

Editions Snow Moon 2013

Un petit coup de cafard en ces temps de rentrée? Un seul remède au spleen : adoptez le Cafard Felu et sa famille! Vous ne les connaissez pas? Pas encore? Demandez à Swing, le chien, de vous mener jusqu’à eux en échange de quelques caresses. Oh, ils ne sont pas bien loin, juste là, « dans un splendide appart’ en contreplaqué sous l’évier, avec vue imprenable sur le siphon qui goutte et accès direct à la poubelle où ils prennent leur goûter ». Attention, ne les écrasez pas! Car ces cafards-là ne sont pas comme les autres. Les connaître, c’est les aimer.

En chef de bande, vous trouverez le Cafard Felu, le plus facétieux et le plus intrépide de tous. Avec ses soeurs Cafard à joue et Cafard à paupière, son frère Cafard Naüm et ses complices, il envisage de reformer l’orchestre dans lequel jouait son grand-père : Le Blatte Magic Orchestra. Un magnifique orchestre qui a fait les beaux jours de l’immeuble, avec des airs de blues, de jazz et même de rock’n roll. Il ne reste plus qu’à fabriquer les instruments et à recruter les musiciens. Quant au concert, il a lieu sous l’évier de la cuisine, au dernier étage du 3bis rue cachée, accès direct par l’ascenseur ou le vide-ordures c’est selon. Alors, vous venez? Une seule certitude : vous passerez un délicieux moment !

Une histoire savoureuse, une écriture interactive, des illustrations somptueuses, la partition de cet orchestre de cafards est une succession d’excellentes notes. Un énorme coup de coeur pour Lakik’ et son Cafard Felu!

Informations pratiques :

ISBN : 979-10-91596-00-8

Nombre de pages : 64. Illustrations couleur.

Prix : 7,50€

Site des éditions Snow Moon : http://www.snow-moon.biz