Glissez Delphine Bertholon dans votre poche!

9782253098560-001-T

Les corps inutiles, de Delphine Bertholon
Editions Le livre de poche, août 2016

Le corps, arme et armure.
Portrait intime de l’adolescence, drame psychologique aux accents de roman policier, Les corps inutiles déroule le fil d’une vie tourmentée par les démons du passé.

La soirée s’annonçait légère pour Clémence. A titre exceptionnel, du haut de ses quinze ans, elle avait en effet obtenu l’autorisation de se rendre à la fête de fin d’année donnée par sa copine de classe.
La rencontre qu’elle fit au détour de la rue avec « l’homme blond » en décida autrement.

Et sa vie de basculer.

La banalisation de l’agression par son camarade de classe Virgile, seule personne à laquelle elle se confia du bout des lèvres ce soir-là, scella sa détermination à n’en parler à personne d’autre. Jamais. « Parce qu’en vérité, personne ne pouvait comprendre ce qui s’était passé, ce soir-là, dans cette rue-là. Personne n’avait senti ce qu’elle avait senti. Vécu ce qu’elle avait vécu. » Et de se répéter les propos de Virgile, tel un mantra : « Allons Clémence, ce n’est pas si grave ! »
Mais son corps refuse d’oublier le traumatisme, se rebelle, se fait le porte-parole de ses cris et de sa peur enfouis. Qui n’a entendu la révolte de son corps, quand la violence des maux n’est que le reflet du silence des mots ? Ce dernier devient comme anesthésié, fermé à toute sensation, douleur comme douceur. Une armure. Mais aussi une arme, celle de Clémence devenue vengeresse. Chaque 29 du mois, date anniversaire maudite de son agression, elle offre en effet ce corps à des inconnus de passage, pour tenter de conjurer le sort, de reprendre le pouvoir: « Ils ne me prendront rien : je me donnerai d’abord. » Question de survie.

Avec ce nouveau roman, Delphine Bertholon nous prouve une fois encore, si besoin était, sa capacité extraordinaire à véhiculer les émotions, à disséquer avec intelligence et sensibilité les âmes au scalpel de sa plume. Le lecteur suit avec une vive émotion Clémence à 15 et 30 ans, le poids des traumatismes engendrés par les mots autant que par l’agression elle-même, la geôle invisible du silence dans laquelle elle s’enferme, la honte et la culpabilité qui grandissent en elle. Mais aussi, sa capacité extraordinaire à s’en sortir. Car la vie resurgit. Plus forte que tout.
Une réussite.
A lire !

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Les corps inutiles, de Delphine Bertholon (JC Lattès) : à lire!

Les corps inutiles, de Delphine Bertholon
Editions JC Lattès, janvier 2015

Le corps, arme et armure.
Portrait intime de l’adolescence, drame psychologique aux accents de roman policier, Les corps inutiles déroule le fil d’une vie tourmentée par les démons du passé.

La soirée s’annonçait légère pour Clémence. A titre exceptionnel, du haut de ses quinze ans, elle avait en effet obtenu l’autorisation de se rendre à la fête de fin d’année donnée par sa copine de classe.
La rencontre qu’elle fit au détour de la rue avec « l’homme blond » en décida autrement.

Et sa vie de basculer.

La banalisation de l’agression par son camarade de classe Virgile, seule personne à laquelle elle se confia du bout des lèvres ce soir-là, scella sa détermination à n’en parler à personne d’autre. Jamais. « Parce qu’en vérité, personne ne pouvait comprendre ce qui s’était passé, ce soir-là, dans cette rue-là. Personne n’avait senti ce qu’elle avait senti. Vécu ce qu’elle avait vécu. » Et de se répéter les propos de Virgile, tel un mantra : « Allons Clémence, ce n’est pas si grave ! »
Mais son corps refuse d’oublier le traumatisme, se rebelle, se fait le porte-parole de ses cris et de sa peur enfouis. Qui n’a entendu la révolte de son corps, quand la violence des maux n’est que le reflet du silence des mots ? Ce dernier devient comme anesthésié, fermé à toute sensation, douleur comme douceur. Une armure. Mais aussi une arme, celle de Clémence devenue vengeresse. Chaque 29 du mois, date anniversaire maudite de son agression, elle offre en effet ce corps à des inconnus de passage, pour tenter de conjurer le sort, de reprendre le pouvoir: « Ils ne me prendront rien : je me donnerai d’abord. » Question de survie.

Avec ce nouveau roman, Delphine Bertholon nous prouve une fois encore, si besoin était, sa capacité extraordinaire à véhiculer les émotions, à disséquer avec intelligence et sensibilité les âmes au scalpel de sa plume. Le lecteur suit avec une vive émotion Clémence à 15 et 30 ans, le poids des traumatismes engendrés par les mots autant que par l’agression elle-même, la geôle invisible du silence dans laquelle elle s’enferme, la honte et la culpabilité qui grandissent en elle. Mais aussi, sa capacité extraordinaire à s’en sortir. Car la vie resurgit. Plus forte que tout.
Une réussite.
A lire !

Notre corps ne ment jamais, de Alice Miller, éditions Flammarion : quand les maux se substituent aux mots…

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Notre corps ne ment jamais, de Alice Miller
Editions Flammarion

     Qui n’a pas entendu la révolte de son corps, quand la violence des maux n’est bien souvent que le reflet du silence des mots?…

     Fréquemment, sans que nous en ayons forcément conscience, le corps se fait le porte-parole de ces douleurs, frustrations, déceptions et manques que nous taisons. Ce que la bouche achoppe à dire, par peur de déplaire, de blesser, par crainte de la morale bien-pensante, de l’éducation reçue, du rejet, alors notre corps l’exprime. Il envoie des signaux, nous harangue, nous exhorte à parler, à réagir, à ne plus subir. Et si nous nous obstinons à ne pas l’écouter, alors il se lance dans une surenchère de souffrances, de maux, laquelle peut-être très couteuse. Maladies résistant à tous les traitements classiques,somatisations multiples, le corps ne veut pas de nos petits arrangements avec notre conscience, des faux semblants. Il exige que nous soyons vrais, authentiques dans nos relations aux autres, que nous nous respections en nous faisant respecter, que nous soyons à son écoute, à l’écoute de nos besoins.
     Il exige de nous d’être les acteurs de nos vies et non des spectateurs assis dans un fauteuil de lamentations. L’étymologie de maladie n’est-elle pas à ce titre  » mal à dire »?

     Avec  » Notre corps ne ment jamais » Alice Miller, psychanalyste et spécialiste du monde de l’enfance, démontre brillamment, dans un langage accessible à tous, combien nous devons être à l’écoute des alertes émises par notre corps. Pour retrouver ou trouver une authentique liberté intérieure et substituer les mots aux maux...

     Edifiant! A lire absolument.

Informations pratiques :

Prix éditeur : 17€
Nombre de pages : 206
ISBN : 978 2082 103626