45ème Prix de la Maison de la Presse : pré-sélection

 

Le 45ème Prix Maison de la Presse sera décerné le mercredi 20 mai 2015 au Centre National du Livre.

Le Prix Maison de la Presse récompense un roman ou un document signé d’un auteur de langue française. L’ouvrage primé affiche les qualités littéraires d’un ouvrage destiné à un large public de façon à devenir la lecture de l’été par excellence. Le jury est composé de 10 personnes du comité de lecture et de 14 libraires propriétaires de Maison de la Presse qui sont différents chaque année. Le président du jury, personnalité du monde de la presse et du lire change également tous les ans. Après Philippe Labro en 2014, la présidente, cette année, sera l’écrivain Katherine Pancol, lauréate du Prix Maison de la Presse 2006 pour Les yeux jaunes des crocodiles chez Albin Michel.

15 auteurs ont été pré-sélectionnés pour ce prix :

  • Valérie Tong Cuong pour Pardonnable, impardonnable (JC Lattès)
  • Laurent Gaudé pour Danser les ombres (Actes sud)
  • Daniel Picouly pour Le cri muet de l’iguane (Albin Michel)
  • Sandrine Collette pour Six fourmis blanches (Denoël)
  • Alain Gillot pour La surface de séparation (Flammarion)
  • Gaëlle Nohant pour La part des flammes (Héloïse d’Ormesson)
  • Chahdortt Djavann pour Big Daddy (Grasset)
  • François-Henri Désérable pour Evariste (Gallimard)
  • Laurence Peyrin pour Zelda Zonk (Kéro)
  • Agnès Martin-Lugand pour La vie est facile, ne t’inquiète pas (Michel Lafon)
  • Fabienne Juhel pour La chaise numéro 14 (Rouergue)
  • Patrick Bard pour Poussières d’exil (Seuil)
  • Jacques Expert pour Deux gouttes d’eau (Sonatine)
  • Paula Jacques pour Au moins il ne pleut pas (Stock)

Verdict le 20 mai!

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Daniel Picouly et l’orthographe : à lire… sans « fôte »!

9782226243027

La faute d’orthographe est ma langue maternelle, de Daniel Picouly,

Editions Albin Michel, septembre 2012

 

      Etre écrivain aujourd’hui n’exclut pas d’avoir eu quelques démêlés avec l’orthographe par le passé. C’est le cas de Daniel Picouly qui revient avec humour, générosité, autodérision, sur ses années d’apprentissage scolaire.

      Il n’aimait pas l’orthographe et l’orthographe le lui rendait bien. Les fautes fleurissaient sur le champ de ses cahiers comme des boutons d’or au soleil. Une floraison qui lui valut la note suprême d’un double zéro. Celui que l’instituteur surnommait le  » Landru de la grammaire », le  » Petiot de la conjugaison » battit en effet un nouveau record à la dictée : 26 fautes 3/4! Et d’être privé de recréation à perpétuité. Mais ce ne fut pas la sanction qui fut la plus dure à accepter pour le jeune Daniel, mais les propos qui l’accompagnèrent :  » Il faut vraiment être bête… Bête à manger du foin! » Ce faisant, l’enseignant venait sans le savoir de signer sa condamnation à mort. Car insulter les personnes auteurs de fautes d’orthographes, c’était insulter la mère du futur écrivain, une spécialiste en la matière.

 

      Un ouvrage truculent, à déguster sans faute (…et pas d’orthographe!)

 

P.104 :  » Le soir, quand on lit son texte, c’est de la passion amoureuse.

Ce qu’on écrit et ce qu’on voulait écrire sont au lit ensemble.

Deux corps mêlés en sueur.

On ne fait plus de différence entre le désir du texte et le texte.

Le lendemain matin, on tend la main et…les draps sont froids.

Il ne reste que le texte nu.

Et maintenant on doit le rhabiller.

Il faut écrire en amant et relire en mari.« 

 

Informations pratiques :

ISBN : 978 222 6243 027

Prix éditeur : 12,50€

Nombre de pages : 121