Un développement très personnel, Sabrina Philippe

Un développement très personnel de Sabrina Philippe

©Karine Fléjo photographie

Développement personnel, coaching, ont le vent en poupe. Le marché du bonheur et du bien-être est très lucratif. Mais existe-t-il réellement une recette du bonheur ? Le bien-être est-il à rechercher auprès de ces « gourous » ou au fond de nous ? Un roman inspirant.

Le marché florissant du bonheur

Sophia incarne la réussite, tant professionnelle que privée. Un mari, un enfant, une magnifique maison, des revenus financiers faramineux, un milieu professionnel où elle est connue et reconnue de tous, des tenues luxueuses et une silhouette savamment entretenue. De l’extérieur, elle est la femme qui a tout. Tout pour être heureuse. Il y a quelques années de cela en effet, Sophia a changé de vie et s’est lancée dans le développement personnel, plus exactement comme coach de vie. Après quelques maigres compétences acquises lors de stages de fin de semaine, elle s’est estimée suffisamment armée pour dispenser la recette du bonheur autour d’elle, à ceux qui paient pour venir à ses conférences et à ses entretiens personnalisés ou à ceux qui achètent ses livres.

L’événement qui l’a véritablement lancé ? Son livre « Ce que l’Univers veut pour vous », livre vite devenu un best-seller. Depuis, prise dans le tourbillon du succès, elle enchaîne les conférences, les rencontres pour des dédicaces, les croisières avec coaching de développement personnel pour les passagers. Ces revenus conséquents lui permettent d’offrir à son fils tout ce quelle n’a pas eu enfant. Mais l’argent n’est pas l’amour…

Tel un bolide engagé sur une ligne droite, Sophia fonce, convaincue d’œuvrer pour le bien-être de ses proches, de ces inconnus en quête de sens. Des aspirations nobles, qui occultent ses intentions réelles, à savoir l’appât du gain et recevoir, à travers l’adulation de ses fans, l’amour qui a toujours manqué à sa vie.

Mais deux événements vont la faire sortir de route. C’est alors le crash frontal avec la réalité de sa vie. Et quand on a tout perdu, on n’a pas d’autre choix que de tout reconstruire. Sur des bases plus solides si possible. Ce qui suppose analyser et comprendre ses erreurs. Sophia saura-t-elle être pour elle-même ce soutien qu’elle croyait apporter aux autres ? La source du bonheur est-elle à rechercher dans les livres, chez les coachs, ou se trouve-t-elle au fond de chacun d’entre nous?

Un roman inspirant et fascinant

Je suis Sabrina Philippe depuis son premier livre et force m’est de reconnaître qu’à chaque fois la même magie opère : il lui suffit de quelques phrases, de quelques mots, pour être emporté dans son univers. Une écriture magnétique. Ici, Sabrina Philippe nous interroge sur cette quête du bonheur tous azimuts auprès de coach, de gourous et autres prédicateurs qui ont le vent en poupe ces dernières années. Ces personnes ont-elles la recette du bonheur ? Existe-t-il une recette universelle du bonheur ? Et si nous nous trompions, si la sérénité et l’accomplissement ne pouvaient s’obtenir que par un travail sur soi, par une plongée au cœur de l’intime et non à l’extérieur de soi ? Et si l’essentiel était d’être et non de « par-être », de s’accepter tel que l’on est, de s’aimer inconditionnellement avec ses failles et ses richesses ? Car c’est seulement quand on parvient à s’aimer, à embrasser toutes les facettes de notre personnalité, qu’on peut à notre tour donner de l’amour autour de nous. Transmettre.

Un roman passionnant, bouleversant, qui rapproche psychologie et spiritualité et invite à se poser les bonnes questions. Pour naître à soi, mettre l’ego à distance et se recentrer sur l’essentiel.

A lire!

Glissez Sabrina Philippe dans votre poche!

Et que nos âmes reviennent, Sabrina Philippe

Et que nos âmes reviennent, Sabrina Philippe

Editions J’ai lu, mars 2020

Un roman à mi-chemin entre le témoignage et le récit initiatique. Quel est le sens caché de nos rencontres ? Qu’ont-elles à nous apprendre de nous, des autres ? Un roman fascinant, dans la droite ligne du précédent : « Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part ».

Ce roman alterne entre deux périodes, suit les pas de deux duos homme/femme que rien en apparence ne relie. En apparence seulement. Reste à découvrir la nature de ce lien. Le lien du sang est-il la seule trame qui nous rattache aux générations précédentes ?

Nous découvrons Krystiana dans les années 20. Cette jeune femme issue de l’aristocratie polonaise tombe amoureuse d’un musicien juif à Varsovie. Mais cet amour vire au drame quand elle découvre qu’elle est enceinte. Pour la famille du jeune homme comme pour la sienne, cette grossesse est honteuse. Et le couple de se marier précipitamment et de s’exiler en France. Mais quand éclate la seconde guerre mondiale, être mariée à un juif vaut à Krystiana d’être déportée. A l’arrivée au camp, un officier allemand la remarque : chance ou malchance ?

L’autre couple vit de nos jours un amour qui commence comme un conte de fée. Elle est psychologue, vient d’arrêter ses activités médiatiques et s’offre une pause professionnelle méritée, dans une paisible petite maison en banlieue de Paris. Quand elle rencontre cet homme charismatique, avocat d’affaires à l’international, elle tombe sous le charme. Et accepte d’emménager avec lui, de le suivre dans ses voyages au bout du monde. Mais très vite, le tableau de leur idylle s’assombrit. Il se met à faire des remarques blessantes, à jouer l’indifférent, puis à l’humilier, avant de se montrer à nouveau aimant. Pour mieux la rabaisser ensuite. Déstabilisée, en perte totale de confiance, de repères, elle se replie sur elle-même, victime de son bourreau.

Qu’ont ces deux « couples » en commun ? S’agit-il d’affrontements purement manichéens entre le bien et le mal, la lumière et la noirceur, une gentille et un « méchant » ? Ou est-ce plus complexe qu’il n’y paraît, l’Autre jouant en quelque sorte le rôle d’un révélateur ? C’est ce mystère que Sabrina Philippe tente de percer, distillant des indices au fil des pages, emportant le lecteur dans son envoûtante et magnétique écriture. Quels sont nos héritages spirituels ? Quelles sont ces expériences qui se répètent et auxquelles seule la compréhension des enchaînements peut nous permettre de mettre fin ? Une compréhension qui nécessite que nous reconnaissions tous nos parts d’ombre et de lumière…

Respire ! Maud Ankaoua

Respire! de Maud Ankaoua

©Karine Fléjo photographie

Après avoir atteint les sommets avec son premier roman « Kilomètre zéro », Maud Ankaoua nous offre une bouffée d’oxygène salvatrice avec son nouveau livre « Respire ! » Un roman lumineux, inspirant, édifiant et viscéralement humain. Un roman à son image.

Et si tout obstacle avait sa raison d’être ?

Malo est un brillant jeune homme. A moins de 30 ans, son parcours est déjà hallucinant et les éloges à son endroit dans la presse financière unanimes. Quand l’entreprise XSoftware, implantée en Thaïlande, rencontre des difficultés majeures, Malo apparaît donc comme l’homme providentiel. Et de lui demander de mettre ses compétences au service du redressement de XSoftware.

Alors qu’il arrive en Thaïlande pour relever ce défi, Malo passe une visite médicale d’expatrié. Une simple formalité qui tourne cependant au drame, quand il entend le médecin évoquer avec sa collègue des résultats alarmants : ses jours seraient comptés… C’est la sidération.

Alors que le sol s’ouvre sous ses pieds, qu’il envisage le pire enfermé dans son bureau, une vieille femme de ménage de Xsoftware, à la sagesse et à la bienveillance infinies, frappe à la porte. Elle lui fait une proposition étrange : s’il accepte de lui donner trente jours de sa vie, elle promet de l’aider à changer le cours de son existence. Considérant qu’il n’a plus rien à perdre, fasciné par le magnétisme et la lumière qui émanent de cette femme, Malo accepte.

A-t-il eu raison de lui faire confiance ? Est-il possible de sortir grandi des épreuves ? Et si Malo parvenait à changer de regard, à voir dans la difficulté une opportunité à terme et non juste une souffrance présente ? Et si, plus largement, chaque épreuve dans notre vie avait pour dessein de nous permettre de nous accomplir ?

Un roman aussi touchant qu’éminemment inspirant

Si comme moi vous aviez lu Kilomètre zéro, alors peut-être vous demandez-vous comment Respire ! va pouvoir rivaliser, tant Maud Ankaoua avait mis la barre haute.

Et pourtant si.

Et pourtant c’est aussi bien.

Et peut-être même mieux encore.

Car dans ce roman de développement personnel, l’auteure réussit une nouvelle fois le tour de force de nous offrir une vraie et merveilleuse histoire, des personnages viscéralement humains et indiciblement attachants, une intrigue riche en rebondissements, une construction sans failles, et ce, sans jamais occulter la dimension de développement personnel. Au fil des pages, Maud Ankaoua partage ses connaissances, ses expériences, invite à réfléchir, éclaire nos zones d’ombre. Autrement dit, le lecteur voyage, se divertit, s’émeut, réfléchit et s’instruit à la fois. Par cette lecture, l’auteure ouvre notre regard, nous interpelle. Et nous insuffle sa formidable énergie et son non moins formidable optimisme.

C’est plus qu’une respiration que nous procure Maud Ankaoua. Avec Respire !, elle nous offre un oxygène salvateur, nous invite à interroger ces croyances que nous érigeons en vérités : oui, il est possible de réécrire son passé; oui il est possible de tirer de chaque expérience difficile le meilleur. Mieux : toute difficulté sur notre route a sa raison d’être, vise à nous inciter au dépassement et donc à accéder au meilleur de nous-mêmes. Autrement dit, le plan se révèle être toujours parfait !

Et le vôtre le sera encore plus si vous lisez ce livre 😊

Un roman à lire, relire, offrir ❤

Pas besoin d’être un super héros pour réaliser mes rêves, Marilyse Trécourt

Pas besoin d'être un super-héros pour réaliser mes rêves, Marilyse Trécourt

©Karine Fléjo photographie

Un livre de développement personnel truffé d’outils pratiques, d’exemples inspirants, pour oser sortir de sa zone de confort et concrétiser ses rêves. Et pas besoin d’être un super-héros, c’est à la portée de chacun !

Dépasser ses croyances limitantes et développer sa confiance en soi

Nous avons tous des rêves, que ce soit concernant notre vie professionnelle, notre vie amicale ou amoureuse. Mais parmi nous, il y a ceux qui se contentent de rêver et ceux qui décident de concrétiser leurs rêves. Si vous ne voulez pas continuer à rêver votre vie et désirez vivre vos rêves, alors ce livre est fait pour vous. Que votre rêve soit petit ou grand, singulier ou commun, unique ou pluriel.

L’ouvrage est une forme de pérégrination ayant pour destination finale une vie conforme à vos besoins et aspirations. Un chemin qui se déroule en trois étapes : faire le point sur vos besoins et vos rêves, vous créer une nouvelle vie, et enfin, vous lancer. A chaque étape, les bonnes questions à se poser, des réflexions à mener, des conseils, des cartes défis et un témoignage inspirant. Tout une mallette d’outils issus de la pensée positive, de la projection, de la méditation, outils qui vont vous aider à lâcher-prise, à reprendre confiance en vous, à mobiliser votre énergie et vos ressources en tous genres pour oser le changement. Avouez qu’il serait dommage de passer à côté de votre vie et de rester la marionnette de vos peurs, non?

Un « livre-coach » pour avancer pas à pas

Marilyse Trécourt sait de quoi elle parle. Il y a une dizaine d’années, sa vie n’était pas pleinement satisfaisante. Mais pour autant, elle avait peur de faire le grand saut, se contentait d’admirer avec envie ceux qui eux, osaient. Jusqu’au jour où son sentiment d’insatisfaction est devenu plus pénible à supporter que la peur que le changement lui inspirait. Alors elle a osé quitter sa zone de confort et suivre une voie plus conforme à ses désirs, à ses besoins. Et ses résultats parlent pour elle : auteure à succès, elle a publié par moins de 8 livres en six ans.

Ce sont les fruits de ce parcours, de cet essai transformé avec brio, qu’elle partage ici avec les lecteurs. Il ne s’agit pas de théories recensées dans un énième livre de développement personnel, mais de conseils et d’exercices tirés de l’expérience de l’auteur,  d’outils testés et approuvés par elle. Un parcours de vie inspirant, à l’image de son livre. Pas besoin d’être un super-héros pour réaliser mes rêves est un ouvrage complet : vous y trouverez des exercices à effectuer pas à pas, douze méditations guidées, des témoignages, des cartes défis en fin d’ouvrage. Alors, prêts pour commencer l’année 2020 sous les meilleurs auspices? Souvenez-vous : nul besoin d’être un super-héros, vous n’avez aucune excuse pour ne pas essayer!

Informations pratiques

Pas besoin d’être un super-héros pour réaliser mes rêves, Marilyse Trécourt – Editions Eyrolles, novembre 2019 – 175 pages – 14,90€

Glissez Maud Ankaoua dans votre poche!

Kilomètre zéro Maud Ankaoua

J’avais chroniqué ce roman de développement personnel il y a deux ans, lors de sa sortie chez Eyrolles, avec un enthousiasme fou. Il sort aujourd’hui en format poche, aux éditions J’ai lu. Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, ne passez pas à côté de ce livre si riche en enseignements!

Quels sont les secrets d’un bonheur profond ? 

Maëlle est la directrice financière d’une start-up. A la tête de 300 personnes, elle est toujours entre deux réunions, deux mails, deux appels. Elle court, partout, tout le temps, sans se poser de questions sur le sens qu’a une telle vie. Jusqu’à ce jour où une amie la sollicite pour une mission pour le moins inattendue. Atteinte d’un cancer, Romane souhaite en effet que Maëlle se rende au Tibet, en quête d’un manuscrit détenteur d’un savoir susceptible de la guérir.

En business woman qui se respecte, la première réaction de Maëlle est de répondre que c’est impossible, qu’elle ne peut pas se permettre de quitter ainsi son travail, ses responsabilités, ses collaborateurs.  Mais son cœur d’amie s’oppose à son mental : que peut-il y avoir de plus précieux que la vie de Romane, que la vie d’un être ? Tiraillée, elle se décide à partir au Tibet. Elle ignore alors que cet acte d’amour envers son amie se révélera être l’aube d’une renaissance pour elle aussi…

Kilomètre zéro, LE livre de développement personnel 

Mon billet aurait pu se limiter à ceci : Lisez ce roman de développement personnel, qui est bien plus qu’un roman, aussi touchant et captivant soit-il! Lisez-le! Vraiment .

D’une part, c’est un roman, donc beaucoup moins fastidieux à lire qu’un essai de développement personnel mais tout aussi riche en enseignements. D’autre part, ce livre est un véritable cadeau pour toutes celles et ceux qui aspirent à vivre en harmonie avec leur être profond et le monde qui les entoure. Il vous invite à vous arrêter pour vous interroger, pour vous recentrer sur l’essentiel, au lieu de courir dans tous les sens. Quels sont vos besoins réels, vos désirs profonds ? Sont-ils en accord avec votre vie actuelle ? Combien de fois entendons-nous dans notre quotidien des personnes se dire démotivées par leur travail, non épanouies dans leur vie de couple, en décalage avec la vie à laquelle elles aspirent? Souvent. Et pourtant, combien d’entre elles envisagent et entreprennent réellement un changement? Peu. Elles restent dans leur zone de confort, n’osent pas entreprendre de réelles réorientations, marionnettes agitées par les fils de leurs peurs. Faites-vous partie de ces personnes? Désirez-vous OSER le changement?

S’il est bien un enseignement dans ce livre, c’est que VOUS avez EN VOUS les ressources pour changer, pour évoluer vers une vie lumineuse, épanouissante, aimante. Et Maud Ankaoua en est la preuve vivante, la meilleure ambassadrice de son livre. Elle incarne en effet les valeurs qu’elle défend, Et son parcours est la preuve par l’exemple de la véracité des principes défendus dans le livre. C’est pourquoi ce livre n’est pas un livre de plus de développement personnel, c’est LE livre qu’il faut avoir lu.

Alors, prêts à faire du reste de votre vie la plus belle partie de votre existence?

Regarder la vie d’un œil neuf, comme un enfant qui découvre le monde. S’éveiller à ce que désire notre cœur et non pas agir en fonction de croyances automatiques guidées par la peur.

 

Help me ! de Marianne Power (Ed. Stock) : les livres de développement personnel peuvent-ils VRAIMENT changer votre vie? Une expérience inédite.

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Help me ! de Marianne Power

Editions Stock, octobre 2018

Lire des livres de développement personnel, c’est bien. Mais les mettre en pratique, est-ce mieux ? Dans ce livre plein de verve, d’humour, l’auteur nous fait part de son incroyable expérience : suivre au mot douze livres de développement personnel pendant douze mois, pour tenter de devenir une femme parfaite.

Marianne Power est une irlandaise de 36 ans. Sa vie ne la satisfait pas. Certes, elle a un travail plutôt plaisant, mais elle ne s’aime pas, est toujours célibataire, trop dépensière, trop fêtarde. Alors indubitablement, elle lit beaucoup de livres de développement personnel, dans l’espoir d’y trouver les recettes d’une vie meilleure, mais elle se contente de les parcourir. Pas d’en appliquer les conseils.

Jusqu’au jour où son ras-le-bol est tel, qu’elle décide de passer à la pratique. Et de se fixer un challenge ô combien difficile : choisir douze livres de développement personnel et, chaque mois, se consacrer à l’application des préceptes de l’un d’eux. Elle a un an pour mettre son plan à exécution, sans dérobade possible, avec l’espoir, au bout du compte, de gommer tout ce qu’elle ne supporte plus chez elle et devenir une femme irréprochable. Une femme parfaite.

De Tremblez mais osez de Susan Jeffers, à Transformez votre vie de Louise Hay, en passant notamment par Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle ou encore Rien à foutre de John C. Parkin, Marianne ne se ménage pas. Elle fait tous les exercices à la lettre, la peur au ventre, mais bien déterminée à ne pas laisser sa réserve ou ses phobies décider de sa vie. Et de se retrouver à poser nue lors d’un cours de dessin, de monter sur scène pour une stand-up, d’aborder un homme qui lui plait dans un café, de marcher sur des braises, de sauter en parachute, de se baigner en hiver dans une eau glacée, ou autres expériences toutes plus incroyables les unes que les autres. Marianne repousse ses limites à chaque fois, tremble, pleure, mais ne renonce pas.

Alors, les livres de développement personnel ont-ils vraiment changé sa vie ? Ont-ils assouvi son désir de perfection ? Ou lui ont-ils montré que la perfection n’est pas de ce monde, qu’il est bon de s’accepter tel que l’ont est, d’apprécier ce que l’on a ? Avec une énergie extraordinaire, beaucoup d’humour et d’autodérision, Marianne Power partage avec les lecteurs les leçons tirées de son expérience. « Si les changements n’étaient pas ceux que j’avais visés en me lançant dans cette aventure, j’avais fait mieux. Je n’avais pas réparé ce qui clochait chez moi, j’étais devenue moi-même ». Ou quand la quête de l’estime de soi se transforme en l’accès à l’amour de soi. Un livre édifiant et touchant.

Retrouvez l’article que j’ai consacré à l’interview de l’auteur en cliquant ici : Interview de Marianne Power

 

Vise la lune et au-delà! Marilyse Trécourt : comment vivre une existence plus conforme à ses rêves

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Vise la lune et au-delà ! Marilyse Trécourt

Éditions Eyrolles, juin 2018

 Un livre qui mêle roman et développement personnel. Votre vie actuelle, personnelle ou professionnelle, ne vous donne pas pleinement satisfaction ? Ce livre vous donne les clés pour viser la lune et avoir une vie plus conforme à vos rêves.

 Vu de l’extérieur, Estelle semble avoir une vie épanouie. Mais à y regarder de plus près, les frustrations sont de plus en plus grandes. Son mari ne fait plus attention à elle et lui préfère les matchs de foot et la télévision, son fils adolescent préfère s’amuser plutôt que de travailler à l’école, quant à son chef, il se permet sans cesse des remarques désobligeantes. Mais malgré ces constats, Estelle se sent incapable de changer quoi que ce soit. Résignée. Et les frustrations ressenties de grandir.

Une nuit où elle n’arrive pas à trouver le sommeil en raison des ronflements de son mari, elle s’installe devant l’ordinateur et s’amuse à taper sur le moteur de recherche : « changer de vie ». À sa grande surprise, elle tombe sur un article qui évoque la loi de l’attraction. Une loi selon laquelle il suffit de visualiser ce que l’on souhaite dans ses moindres détails, de s’imaginer être celui que l’on peut devenir, puis d’éprouver de la gratitude pour ces bienfaits, pour que de cette attitude se dégage une énergie qui attire automatiquement à nous ce que l’on désire. Estelle n’y croit pas une seconde, mais après tout, que risque-t-elle ? Et d’émettre le vœu d’avoir un mari aussi irrésistible que Brad Pitt et surtout, très attentionné.

Ce qui n’était qu’une simple boutade va avoir des conséquences incroyables. À son réveil, elle découvre à ses côtés un homme, véritable sosie de l’acteur, d’une douceur et d’une attention de chacun instant avec elle. Son rêve s’est réalisé… Reste deux autres voeux : que son fils adolescent se mette à travailler à l’école et que son chef reconnaisse la valeur de son travail.

Le bonheur d’Elisabeth tiendra-t-il à la réalisation de ses vœux, lesquels résoudraient en apparence ses frustrations actuelles ? C’est loin d’être si simple. Quand la vie exauce vos souhaits, sans que vous n’ayez fait aucun travail sur vous-même, sans que vous n’ayez fait aucun effort pour provoquer le changement, il y a fort à parier pour que rien ne soit résolu en profondeur.

Heureusement, Elisabeth a l’opportunité de suivre un stage dans lequel elle va s’initier à la méditation, à l’alimentation en pleine conscience et pouvoir, grâce à ces outils, devenir au fil des jours actrice de sa vie.

Dans ce roman de développement personnel Marilyse Trécourt donne au lecteur des clés, pour transposer l’expérience d’Elisabeth à sa propre vie, pour ne plus subir une vie qui n’est pas la sienne et risquer de passer à côté de l’essentiel. Un roman touchant, positif, constructif et inspirant, qui nous montre combien nos limites ne sont bien souvent que le reflet de nos croyances et de nos peurs et non une réalité. Parce que chacun peut, s’il le veut et s’il s’en donne les moyens, viser la lune.

 

 

Le scarabée bleu, Emmanuelle Jappert

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Le scarabée bleu, Emmanuelle Jappert

Editions Eyrolles, avril 2018

Ce roman onirique est un voyage à la rencontre de notre enfant intérieur, cette partie en chacun de nous si vulnérable, belle et forte à la fois. Un conte des mille et une nuits version développement personnel.

Aicha, 16 ans, vit dans une oasis reculée du Maroc. Elle passe peu de temps avec les jeunes de son âge, ne partage pas leurs centres d’intérêt. Sa passion et principale occupation ? La lecture. Apprendre, découvrir, voyager grâce à la littérature lui suffit. Et de décider d’aller étudier en ville pour transmettre ce savoir aux autres en devenant institutrice.

Alors que sa décision est prise, contre l’avis de son père, sortant du cadre qu’on avait tracé pour elle, un fait pour le moins étonnant se produit : un petit scarabée bleu niché au cœur d’une pivoine se met à lui parler. Cet insecte devine en elle un potentiel hors du commun et l’élit pour l’investir d’une mission qui la dépassera : aider les autres, leur apprendre à croire en eux et à faire confiance en la vie. Autrement dit : redonner l’étincelle à ceux qui l’ont perdue.

« Tu ne seras jamais seule. La plupart des habitants de cette oasis, ou d’ailleurs, sacrifient leur vérité pour faire plaisir à leur famille, à leurs amis, ou à qui sais-je encore. Pensant bien faire, ils s’éloignent d’eux-mêmes. Nous t’avons emmenée sur une voie qui te permettra de te défaire de ta prison et d’écouter ton désir ardent. »

Ce scarabée sera la voix de la sagesse, celle qui l’accompagnera et la guidera tant dans son apprentissage de la vie, que dans ses multiples voyages au-delà des palmiers de l’oasis (Marrakech, Tanger, l’Egypte). Un voyage tant intérieur que géographique.

« Ne te ferme à rien et crois que tout est possible. (…) Nourris ton corps de bons produits que la terre donne au monde, prends soin de lui comme de ton esprit. Sois en lien avec ceux qui t’entourent. »

Ce roman est un beau voyage, à la rencontre des autres, à la rencontre de soi. J’ai été un peu gênée par le caractère onirique, ce peuple des insectes doués de parole, mais ce n’est pas propre à ce roman, j’ai de la peine avec tout ce qui est onirique en général. Cela n’empêche pas ce livre de m’avoir séduite par d’autres aspects comme ces rites de passage de l’adolescence à l’âge adulte, cette quête de soi que nous n’avons jamais assez de toute une vie pour mener à bien.

 

 

La Kar’Interview de Patrice Lepage (suite) : « Lorsque nous sommes à l’écoute de notre intériorité, plus calme et plus lucide, il est plus difficile de se mentir à soi-même »

En octobre dernier, est paru aux éditions Eyrolles le nouveau livre de Patrice Lepage : La métamorphose de Raphaël. Ce livre fut pour moi un tel coup de cœur, que je me suis tournée vers l’auteur, désireuse qu’il nous en parle plus longuement. Ce qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse . Je vous en livrais le premier volet hier. Je vous présente aujourd’hui la suite de la Kar’Interview ! 🙂

Karine Fléjo : Pour savoir ce qui est bon pour soi, pour déterminer quelle voie suivre en accord avec ses aspirations et ses valeurs, il faut tout d’abord se reconnecter à soi. Est-ce que la méditation et l’immersion en pleine nature, auxquelles Raphael a recours, sont les moyens privilégiés pour se trouver, pour distinguer l’essentiel du superflu pour soi?

Patrice Lepage : Certainement et je vais y revenir.

Mais plus encore je crois que c’est au quotidien que les choses se construisent. Moi, j’éprouve un besoin impérieux de trouver des sources de joie dans mon quotidien et dans ce qu’il a de plus banal. Il me semble aussi que la première chose que nous pouvons faire est de repérer ou de construire de tout petits moments de pause que nous pouvons mettre au service d’une prise de contact intérieur. De tout petits moments pour s’envoyer un signal, un message bienveillant «  ça va ?… je suis là…, prends soin de toi… relève la tête…, respire… etc. ». Chaque jour, développer notre attention et notre présence, là, ici et maintenant ! C’est en faisant cela que nous allons éviter de construire des bulles dans lesquelles nous nous coupons peu à peu, de nous-mêmes et des autres.

Bien sur une méditation quotidienne est une formidable manière de s’apaiser et de se recentrer.  D’autant plus que chacun peut adapter une forme de méditation qui lui convienne, c’est ce que j’ai fait moi-même, après avoir travaillé avec d’autres… Mais le problème, c’est que précisément, c’est lorsque nous en avons le plus besoin que nous oublions ce qui peut nous fait du bien. Dès que cela va mieux, nous avons tendance à ne plus faire cet exercice très simple de pause salutaire… On nous apprend à nous laver les dents quotidiennement, pas à nous recentrer intérieurement. La méditation, beaucoup de gens en parlent, peu la pratiquent, cela devrait faire partie des apprentissages fondamentaux de tout humain.

Quant au lien avec la nature, en ce qui me concerne, l’effet est immédiat. Dès que je commence à repérer des signes d’asphyxie intérieure, je me remets en contact avec le moindre brin d’herbe entre deux plaques de béton et aussitôt je me sens partie prenante d’un tout qui me dépasse et qui m’accepte, tel que je suis. Même à 300 à l’heure dans un TGV, je réussi à me relier à ce qui m’entoure, je vois des chevreuils, des lièvres, de beaux arbres des oiseaux… Le contact avec la nature me console de tout et me ramène en moi-même, dans ma vérité intérieure.

Lorsque nous sommes à l’écoute de notre intériorité, plus calme et plus lucide, il est plus difficile de se mentir à soi-même, alors nous pouvons faire des choix plus personnels et les assumer pleinement.

KF : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à quelqu’un qui ne se sent plus en phase avec sa vie (professionnelle, sentimentale, amicale, . . . ) et qui  souhaiterait se réaliser?

PL : Je me garderai de donner des conseils, chacun détient seul les clés de son alchimie intérieure.

Je suis convaincu que bien souvent nous savons intérieurement ce qui nous convient, mais que notre esprit est encombré par des tas de choses sans importance, un bruit de fond qui vient masquer nos peurs et nous empêche de voir clair et de tracer notre route.

Changer vraiment, cela fait peur, pour des tas de raisons que nous avons évoquées tout à l’heure. Et il ne faut pas négliger le fait que ce changement peut aussi effrayer ceux qui nous entourent et qui se demandent quel impact cela pourrait avoir sur eux…

Alors faisons le calme en nous, trouvons un peu de paix intérieure, ne serait-ce que quelques minutes dans une journée, interrogeons-nous tranquillement sur ce qui semble ne pas aller, sans attendre de réponse immédiate. Soyons patients mais déterminés à écouter, et souvent, à un moment inattendu, les réponses qui sont en nous remontent à la surface de notre conscience.

Je vois que mon roman se trouve souvent dans les rayons « développement personnel ». Même si je veux rappeler que « La métamorphose de Raphaël » est avant tout un roman et rien d’autre, je suis heureux, grâce à cela, de croiser la route de beaucoup de personnes qui viennent chercher dans ces rayons de l’aide pour avancer sur leur route intérieure. Mais je voudrais aussi dire que si nous avons besoin de nous développer intérieurement, ce n’est pas pour devenir d’égotiques nombrilistes qui chercheraient à se tenir au-dessus de la mêlée. Nous avons besoin de nous développer nous–mêmes parce que c’est seulement à partir de là que nous devenons capables de nous relier aux autres, de les voir, de les reconnaître et d’élever avec eux notre condition humaine.

Beaucoup de lecteurs me demandent ce que va devenir Raphaël…   Voilà la réponse : une fois apaisé, intérieurement ancré, il va pouvoir connaître le bonheur de se relier aux autres, sans risque de disparaître…

La Kar’Interview de Patrice Lepage, auteur de La métamorphose de Raphaël : « Nous construisons une réalité qui finit très souvent par nous asphyxier. »

En octobre dernier, est paru aux éditions Eyrolles le nouveau livre de Patrice Lepage : La métamorphose de Raphaël. Ce livre fut pour moi un tel coup de cœur, que je me suis tournée vers l’auteur, désireuse qu’il nous en parle plus longuement. Ce qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse 😊

Le livre :

Raphaël est un jeune cadre parisien insouciant…jusqu’aux attentats du 13 Novembre. Brutalement, tout lui paraît futile et vain. En plein séminaire professionnel, il décide de tout plaquer…Après quelques jours d’errance, il finit par squatter une vieille grange qui semble abandonnée. Dans ce havre de paix en pleine montagne, il rencontre Elio, Leila, Moïse et Gwen, autant de personnages magnifiques qui vont l’accompagner dans sa quête de sens. Et si ralentir, prendre le temps de se trouver, était le plus beau cadeau que Raphaël puisse se faire ? Un roman à déguster lentement, comme les petits bonheurs fugaces que la vie nous réserve.

 

Karine Fléjo : Bonjour Patrice Lepage. Vous êtes l’auteur de La métamorphose de Raphaël, paru aux éditions Eyrolles. Quel a été le point de départ de ce roman, ce qui vous a donné envie de l’écrire?

Patrice Lepage : Sur le fond, ce qui me pousse à écrire est d’abord un besoin d’exprimer ma musique intérieure, c’est très personnel, comme un soin que je m’apporte. Ensuite, à des moments difficiles de ma vie, j’ai croisé des livres qui m’ont secouru ! Ces livres qui vous ramènent à vous-même, qui vous font comprendre que d’autres partagent ce que vous vivez, que vous n’êtes pas seul… Alors, je me suis dis que peut-être ce que j’écris peut parler à des gens qui en auront besoin, eux aussi, à un moment de leur vie.

Concernant l’écriture, je suis toujours en état de veille, sans aucune préoccupation d’efficacité, je laisse simplement sédimenter en moi des observations, des réflexions, des émotions… Puis, peu à peu une image s’impose, elle est un point de départ,  un repère. Et un jour je sais que c’est le moment, je me mets à écrire, sans arrêt, durant des mois.

KF : Raphael, votre personnage, décide de changer de vie à la suite d’un choc. En l’occurrence ici, les attentats du 13 novembre. Pourquoi faut-il souvent attendre qu’il y ait un drame (maladie, accident, deuil, licenciement,…) pour réaliser et|ou pour décider que la vie qu’on menait jusqu’alors ne nous convient pas ?

PL : C’est inouï de constater cela, très souvent il nous faut prendre une claque avant de décider de nous mettre en mouvement ! Peut-être sommes-nous un peu paresseux, ou peu conscients de notre intériorité, soumis à des influences intérieures ou extérieures que nous ignorons ? Peut-être sommes-nous incapables d’apprendre autrement que par notre propre expérience, peut-être subissons-nous le dictat d’un cerveau qui veut nous installer dans un confort végétatif pour assurer notre survie « Là tu n’es pas si mal, reste bien au chaud, dehors c’est peut-être pire »… ?

Probablement vivons-nous un peu tout cela à la fois ! Toujours est-il qu’il nous faut souvent un choc pour nous réveiller et changer notre perception des choses.

A l’occasion d’un choc, nous pouvons prendre conscience brutalement de la réalité de notre situation et de notre état de souffrance intérieure.

Je crois que nous faisons sans cesse des choix, de petits choix quotidiens, sur lesquels nous ne portons pas assez notre attention. Peu à peu ces micros décisions vont structurer notre réalité. Nous voulons vivre, être aimé et reconnu, mais trop souvent, notre perception intérieure est perturbée par des peurs que nous n’avons pas appris à repérer, à comprendre et à dépasser. Alors nous faisons sans cesse de petits compromis, comme des enfants apeurés… pour qu’on nous laisse vivre, pour qu’on nous aime. Et de cette manière nous nous éloignons peu à peu de ce que nous sommes vraiment, nous construisons une réalité qui finit très souvent par nous asphyxier !

Mais, ce dont je suis certain c’est qu’une épreuve constitue toujours une opportunité de passage vers plus de compréhension et de compassion pour soi et pour les autres. Quand une épreuve se pointe, je me dis toujours, « ok, ne t’affole pas et cherche à comprendre quelle est la bonne nouvelle… » .

Ceci étant, je crois qu’il n’est pas nécessaire de souffrir pour comprendre et vivre plus harmonieusement ! Mais nous passons trop de temps à survivre et à participer à ce super loto, cette grande machinerie économique qui semble marcher toute seule et nous faire croire que la vocation des humains consiste à trouver sa place dans une illusion qui produit d’innombrables perdants et quelques soit disant « heureux gagnants »… Nous ne passons pas assez de temps à partager nos questions existentielles et spirituelles et à apprendre et comprendre ensemble ce que c’est d’être un humain.


KF : Les peurs (du changement, de l’inconnu, de l’opinion d’autrui) nous poussent souvent à rester dans notre zone de confort, à accepter des situations ou mode de vie qui ne nous conviennent que moyennement. Comment dépasser ses peurs et oser se jeter à l’eau?

PL : Cela n’a rien de simple, contrairement à ce que nous disent ceux qui, bien souvent, vivent de nos angoisses…

Je n’ai évidemment aucune recette à donner, mais à partir de mon expérience, je crois que dans un premier temps, nous avons besoin, et souvent avec l’aide de ce que nous renvoient les autres, de repérer les peurs qui nous habitent et ensuite de patiemment leur apporter toute notre attention.

Dans mon roman, Raphaël prend conscience qu’il n’est pas le conducteur de son propre « véhicule ». Il comprend que ce n’est pas lui qui décide vraiment de ses choix, mais cet enfant apeuré, à l’intérieur de lui. Il prend conscience de la présence en lui, de l’enfant qu’il a été, terrorisé par la mort de sa mère et qui va tout faire pour fuir ce traumatisme et tout ce qui y ressemble.

Prenons un exemple qui me concerne. Pendant longtemps lorsqu’il m’arrivait de voyager dans le Maghreb, dans un but professionnel ou touristique, j’étais traversé par de très fortes angoisses, presque incontrôlables (mains moites, vertiges, somatisations…). Je voyais bien que j’étais très angoissé, mais je ne comprenais pas pourquoi. Au retour d’un de ces voyages, j’ai décidé de réfléchir vraiment à ce que je vivais là-bas. Chaque jour, j’ai pris deux ou trois minutes pour me poser simplement la question, sans rien attendre. Bien sûr, pendant des semaines cela n’a rien donné, mon cerveau était confus, impossible de réfléchir, etc. Puis une nuit, j’ai été réveillé par un cauchemar qui me disait clairement ce qui se passait. Je suis né en Algérie un peu avant la guerre, ma mère, loin de chez elle et des siens, était terrassée par des angoisses de mort. Le rêve m’a permis de comprendre que c’était l’angoisse de ma mère, que j’avais intégrée enfant, et qui venait me revisiter quand j’étais confronté à des souvenirs de cette époque. Par la suite, plus jamais je n’ai été sujet à ces angoisses. Une fois identifiée cette peur du passé avait disparu, comme un nuage dans un ciel d’été.

Rendez-vous demain pour la suite de cette Kar’Interview ! 😉

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  • Pour plus d’informations sur le livre, voici la chronique que je lui avais consacrée : La métamorphose de Raphael