Vise la lune et au-delà! Marilyse Trécourt : comment vivre une existence plus conforme à ses rêves

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Vise la lune et au-delà ! Marilyse Trécourt

Éditions Eyrolles, juin 2018

 Un livre qui mêle roman et développement personnel. Votre vie actuelle, personnelle ou professionnelle, ne vous donne pas pleinement satisfaction ? Ce livre vous donne les clés pour viser la lune et avoir une vie plus conforme à vos rêves.

 Vu de l’extérieur, Estelle semble avoir une vie épanouie. Mais à y regarder de plus près, les frustrations sont de plus en plus grandes. Son mari ne fait plus attention à elle et lui préfère les matchs de foot et la télévision, son fils adolescent préfère s’amuser plutôt que de travailler à l’école, quant à son chef, il se permet sans cesse des remarques désobligeantes. Mais malgré ces constats, Estelle se sent incapable de changer quoi que ce soit. Résignée. Et les frustrations ressenties de grandir.

Une nuit où elle n’arrive pas à trouver le sommeil en raison des ronflements de son mari, elle s’installe devant l’ordinateur et s’amuse à taper sur le moteur de recherche : « changer de vie ». À sa grande surprise, elle tombe sur un article qui évoque la loi de l’attraction. Une loi selon laquelle il suffit de visualiser ce que l’on souhaite dans ses moindres détails, de s’imaginer être celui que l’on peut devenir, puis d’éprouver de la gratitude pour ces bienfaits, pour que de cette attitude se dégage une énergie qui attire automatiquement à nous ce que l’on désire. Estelle n’y croit pas une seconde, mais après tout, que risque-t-elle ? Et d’émettre le vœu d’avoir un mari aussi irrésistible que Brad Pitt et surtout, très attentionné.

Ce qui n’était qu’une simple boutade va avoir des conséquences incroyables. À son réveil, elle découvre à ses côtés un homme, véritable sosie de l’acteur, d’une douceur et d’une attention de chacun instant avec elle. Son rêve s’est réalisé… Reste deux autres voeux : que son fils adolescent se mette à travailler à l’école et que son chef reconnaisse la valeur de son travail.

Le bonheur d’Elisabeth tiendra-t-il à la réalisation de ses vœux, lesquels résoudraient en apparence ses frustrations actuelles ? C’est loin d’être si simple. Quand la vie exauce vos souhaits, sans que vous n’ayez fait aucun travail sur vous-même, sans que vous n’y ai fait aucun effort pour provoquer le changement, il y a fort à parier pour que rien ne soit résolu en profondeur.

Heureusement, Elisabeth a l’opportunité de suivre un stage dans lequel elle va s’initier à la méditation, à l’alimentation en pleine conscience et pouvoir, grâce à ces outils, devenir au fil des jours actrice de sa vie.

Dans ce roman de développement personnel Marilyse Trécourt donne au lecteur des clés, pour transposer l’expérience d’Elisabeth à sa propre vie, pour ne plus subir une vie qui n’est pas la sienne et risquer de passer à côté de l’essentiel. Un roman touchant, positif, constructif et inspirant, qui nous montre combien nos limites ne sont bien souvent que le reflet de nos croyances et de nos peurs et non une réalité. Parce que chacun peut, s’il le veut et s’il s’en donne les moyens, viser la lune.

 

 

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Le scarabée bleu, Emmanuelle Jappert

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Le scarabée bleu, Emmanuelle Jappert

Editions Eyrolles, avril 2018

Ce roman onirique est un voyage à la rencontre de notre enfant intérieur, cette partie en chacun de nous si vulnérable, belle et forte à la fois. Un conte des mille et une nuits version développement personnel.

Aicha, 16 ans, vit dans une oasis reculée du Maroc. Elle passe peu de temps avec les jeunes de son âge, ne partage pas leurs centres d’intérêt. Sa passion et principale occupation ? La lecture. Apprendre, découvrir, voyager grâce à la littérature lui suffit. Et de décider d’aller étudier en ville pour transmettre ce savoir aux autres en devenant institutrice.

Alors que sa décision est prise, contre l’avis de son père, sortant du cadre qu’on avait tracé pour elle, un fait pour le moins étonnant se produit : un petit scarabée bleu niché au cœur d’une pivoine se met à lui parler. Cet insecte devine en elle un potentiel hors du commun et l’élit pour l’investir d’une mission qui la dépassera : aider les autres, leur apprendre à croire en eux et à faire confiance en la vie. Autrement dit : redonner l’étincelle à ceux qui l’ont perdue.

« Tu ne seras jamais seule. La plupart des habitants de cette oasis, ou d’ailleurs, sacrifient leur vérité pour faire plaisir à leur famille, à leurs amis, ou à qui sais-je encore. Pensant bien faire, ils s’éloignent d’eux-mêmes. Nous t’avons emmenée sur une voie qui te permettra de te défaire de ta prison et d’écouter ton désir ardent. »

Ce scarabée sera la voix de la sagesse, celle qui l’accompagnera et la guidera tant dans son apprentissage de la vie, que dans ses multiples voyages au-delà des palmiers de l’oasis (Marrakech, Tanger, l’Egypte). Un voyage tant intérieur que géographique.

« Ne te ferme à rien et crois que tout est possible. (…) Nourris ton corps de bons produits que la terre donne au monde, prends soin de lui comme de ton esprit. Sois en lien avec ceux qui t’entourent. »

Ce roman est un beau voyage, à la rencontre des autres, à la rencontre de soi. J’ai été un peu gênée par le caractère onirique, ce peuple des insectes doués de parole, mais ce n’est pas propre à ce roman, j’ai de la peine avec tout ce qui est onirique en général. Cela n’empêche pas ce livre de m’avoir séduite par d’autres aspects comme ces rites de passage de l’adolescence à l’âge adulte, cette quête de soi que nous n’avons jamais assez de toute une vie pour mener à bien.

 

 

La Kar’Interview de Patrice Lepage (suite) : « Lorsque nous sommes à l’écoute de notre intériorité, plus calme et plus lucide, il est plus difficile de se mentir à soi-même »

En octobre dernier, est paru aux éditions Eyrolles le nouveau livre de Patrice Lepage : La métamorphose de Raphaël. Ce livre fut pour moi un tel coup de cœur, que je me suis tournée vers l’auteur, désireuse qu’il nous en parle plus longuement. Ce qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse . Je vous en livrais le premier volet hier. Je vous présente aujourd’hui la suite de la Kar’Interview ! 🙂

Karine Fléjo : Pour savoir ce qui est bon pour soi, pour déterminer quelle voie suivre en accord avec ses aspirations et ses valeurs, il faut tout d’abord se reconnecter à soi. Est-ce que la méditation et l’immersion en pleine nature, auxquelles Raphael a recours, sont les moyens privilégiés pour se trouver, pour distinguer l’essentiel du superflu pour soi?

Patrice Lepage : Certainement et je vais y revenir.

Mais plus encore je crois que c’est au quotidien que les choses se construisent. Moi, j’éprouve un besoin impérieux de trouver des sources de joie dans mon quotidien et dans ce qu’il a de plus banal. Il me semble aussi que la première chose que nous pouvons faire est de repérer ou de construire de tout petits moments de pause que nous pouvons mettre au service d’une prise de contact intérieur. De tout petits moments pour s’envoyer un signal, un message bienveillant «  ça va ?… je suis là…, prends soin de toi… relève la tête…, respire… etc. ». Chaque jour, développer notre attention et notre présence, là, ici et maintenant ! C’est en faisant cela que nous allons éviter de construire des bulles dans lesquelles nous nous coupons peu à peu, de nous-mêmes et des autres.

Bien sur une méditation quotidienne est une formidable manière de s’apaiser et de se recentrer.  D’autant plus que chacun peut adapter une forme de méditation qui lui convienne, c’est ce que j’ai fait moi-même, après avoir travaillé avec d’autres… Mais le problème, c’est que précisément, c’est lorsque nous en avons le plus besoin que nous oublions ce qui peut nous fait du bien. Dès que cela va mieux, nous avons tendance à ne plus faire cet exercice très simple de pause salutaire… On nous apprend à nous laver les dents quotidiennement, pas à nous recentrer intérieurement. La méditation, beaucoup de gens en parlent, peu la pratiquent, cela devrait faire partie des apprentissages fondamentaux de tout humain.

Quant au lien avec la nature, en ce qui me concerne, l’effet est immédiat. Dès que je commence à repérer des signes d’asphyxie intérieure, je me remets en contact avec le moindre brin d’herbe entre deux plaques de béton et aussitôt je me sens partie prenante d’un tout qui me dépasse et qui m’accepte, tel que je suis. Même à 300 à l’heure dans un TGV, je réussi à me relier à ce qui m’entoure, je vois des chevreuils, des lièvres, de beaux arbres des oiseaux… Le contact avec la nature me console de tout et me ramène en moi-même, dans ma vérité intérieure.

Lorsque nous sommes à l’écoute de notre intériorité, plus calme et plus lucide, il est plus difficile de se mentir à soi-même, alors nous pouvons faire des choix plus personnels et les assumer pleinement.

KF : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à quelqu’un qui ne se sent plus en phase avec sa vie (professionnelle, sentimentale, amicale, . . . ) et qui  souhaiterait se réaliser?

PL : Je me garderai de donner des conseils, chacun détient seul les clés de son alchimie intérieure.

Je suis convaincu que bien souvent nous savons intérieurement ce qui nous convient, mais que notre esprit est encombré par des tas de choses sans importance, un bruit de fond qui vient masquer nos peurs et nous empêche de voir clair et de tracer notre route.

Changer vraiment, cela fait peur, pour des tas de raisons que nous avons évoquées tout à l’heure. Et il ne faut pas négliger le fait que ce changement peut aussi effrayer ceux qui nous entourent et qui se demandent quel impact cela pourrait avoir sur eux…

Alors faisons le calme en nous, trouvons un peu de paix intérieure, ne serait-ce que quelques minutes dans une journée, interrogeons-nous tranquillement sur ce qui semble ne pas aller, sans attendre de réponse immédiate. Soyons patients mais déterminés à écouter, et souvent, à un moment inattendu, les réponses qui sont en nous remontent à la surface de notre conscience.

Je vois que mon roman se trouve souvent dans les rayons « développement personnel ». Même si je veux rappeler que « La métamorphose de Raphaël » est avant tout un roman et rien d’autre, je suis heureux, grâce à cela, de croiser la route de beaucoup de personnes qui viennent chercher dans ces rayons de l’aide pour avancer sur leur route intérieure. Mais je voudrais aussi dire que si nous avons besoin de nous développer intérieurement, ce n’est pas pour devenir d’égotiques nombrilistes qui chercheraient à se tenir au-dessus de la mêlée. Nous avons besoin de nous développer nous–mêmes parce que c’est seulement à partir de là que nous devenons capables de nous relier aux autres, de les voir, de les reconnaître et d’élever avec eux notre condition humaine.

Beaucoup de lecteurs me demandent ce que va devenir Raphaël…   Voilà la réponse : une fois apaisé, intérieurement ancré, il va pouvoir connaître le bonheur de se relier aux autres, sans risque de disparaître…

La Kar’Interview de Patrice Lepage, auteur de La métamorphose de Raphaël : « Nous construisons une réalité qui finit très souvent par nous asphyxier. »

En octobre dernier, est paru aux éditions Eyrolles le nouveau livre de Patrice Lepage : La métamorphose de Raphaël. Ce livre fut pour moi un tel coup de cœur, que je me suis tournée vers l’auteur, désireuse qu’il nous en parle plus longuement. Ce qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse 😊

Le livre :

Raphaël est un jeune cadre parisien insouciant…jusqu’aux attentats du 13 Novembre. Brutalement, tout lui paraît futile et vain. En plein séminaire professionnel, il décide de tout plaquer…Après quelques jours d’errance, il finit par squatter une vieille grange qui semble abandonnée. Dans ce havre de paix en pleine montagne, il rencontre Elio, Leila, Moïse et Gwen, autant de personnages magnifiques qui vont l’accompagner dans sa quête de sens. Et si ralentir, prendre le temps de se trouver, était le plus beau cadeau que Raphaël puisse se faire ? Un roman à déguster lentement, comme les petits bonheurs fugaces que la vie nous réserve.

 

Karine Fléjo : Bonjour Patrice Lepage. Vous êtes l’auteur de La métamorphose de Raphaël, paru aux éditions Eyrolles. Quel a été le point de départ de ce roman, ce qui vous a donné envie de l’écrire?

Patrice Lepage : Sur le fond, ce qui me pousse à écrire est d’abord un besoin d’exprimer ma musique intérieure, c’est très personnel, comme un soin que je m’apporte. Ensuite, à des moments difficiles de ma vie, j’ai croisé des livres qui m’ont secouru ! Ces livres qui vous ramènent à vous-même, qui vous font comprendre que d’autres partagent ce que vous vivez, que vous n’êtes pas seul… Alors, je me suis dis que peut-être ce que j’écris peut parler à des gens qui en auront besoin, eux aussi, à un moment de leur vie.

Concernant l’écriture, je suis toujours en état de veille, sans aucune préoccupation d’efficacité, je laisse simplement sédimenter en moi des observations, des réflexions, des émotions… Puis, peu à peu une image s’impose, elle est un point de départ,  un repère. Et un jour je sais que c’est le moment, je me mets à écrire, sans arrêt, durant des mois.

KF : Raphael, votre personnage, décide de changer de vie à la suite d’un choc. En l’occurrence ici, les attentats du 13 novembre. Pourquoi faut-il souvent attendre qu’il y ait un drame (maladie, accident, deuil, licenciement,…) pour réaliser et|ou pour décider que la vie qu’on menait jusqu’alors ne nous convient pas ?

PL : C’est inouï de constater cela, très souvent il nous faut prendre une claque avant de décider de nous mettre en mouvement ! Peut-être sommes-nous un peu paresseux, ou peu conscients de notre intériorité, soumis à des influences intérieures ou extérieures que nous ignorons ? Peut-être sommes-nous incapables d’apprendre autrement que par notre propre expérience, peut-être subissons-nous le dictat d’un cerveau qui veut nous installer dans un confort végétatif pour assurer notre survie « Là tu n’es pas si mal, reste bien au chaud, dehors c’est peut-être pire »… ?

Probablement vivons-nous un peu tout cela à la fois ! Toujours est-il qu’il nous faut souvent un choc pour nous réveiller et changer notre perception des choses.

A l’occasion d’un choc, nous pouvons prendre conscience brutalement de la réalité de notre situation et de notre état de souffrance intérieure.

Je crois que nous faisons sans cesse des choix, de petits choix quotidiens, sur lesquels nous ne portons pas assez notre attention. Peu à peu ces micros décisions vont structurer notre réalité. Nous voulons vivre, être aimé et reconnu, mais trop souvent, notre perception intérieure est perturbée par des peurs que nous n’avons pas appris à repérer, à comprendre et à dépasser. Alors nous faisons sans cesse de petits compromis, comme des enfants apeurés… pour qu’on nous laisse vivre, pour qu’on nous aime. Et de cette manière nous nous éloignons peu à peu de ce que nous sommes vraiment, nous construisons une réalité qui finit très souvent par nous asphyxier !

Mais, ce dont je suis certain c’est qu’une épreuve constitue toujours une opportunité de passage vers plus de compréhension et de compassion pour soi et pour les autres. Quand une épreuve se pointe, je me dis toujours, « ok, ne t’affole pas et cherche à comprendre quelle est la bonne nouvelle… » .

Ceci étant, je crois qu’il n’est pas nécessaire de souffrir pour comprendre et vivre plus harmonieusement ! Mais nous passons trop de temps à survivre et à participer à ce super loto, cette grande machinerie économique qui semble marcher toute seule et nous faire croire que la vocation des humains consiste à trouver sa place dans une illusion qui produit d’innombrables perdants et quelques soit disant « heureux gagnants »… Nous ne passons pas assez de temps à partager nos questions existentielles et spirituelles et à apprendre et comprendre ensemble ce que c’est d’être un humain.


KF : Les peurs (du changement, de l’inconnu, de l’opinion d’autrui) nous poussent souvent à rester dans notre zone de confort, à accepter des situations ou mode de vie qui ne nous conviennent que moyennement. Comment dépasser ses peurs et oser se jeter à l’eau?

PL : Cela n’a rien de simple, contrairement à ce que nous disent ceux qui, bien souvent, vivent de nos angoisses…

Je n’ai évidemment aucune recette à donner, mais à partir de mon expérience, je crois que dans un premier temps, nous avons besoin, et souvent avec l’aide de ce que nous renvoient les autres, de repérer les peurs qui nous habitent et ensuite de patiemment leur apporter toute notre attention.

Dans mon roman, Raphaël prend conscience qu’il n’est pas le conducteur de son propre « véhicule ». Il comprend que ce n’est pas lui qui décide vraiment de ses choix, mais cet enfant apeuré, à l’intérieur de lui. Il prend conscience de la présence en lui, de l’enfant qu’il a été, terrorisé par la mort de sa mère et qui va tout faire pour fuir ce traumatisme et tout ce qui y ressemble.

Prenons un exemple qui me concerne. Pendant longtemps lorsqu’il m’arrivait de voyager dans le Maghreb, dans un but professionnel ou touristique, j’étais traversé par de très fortes angoisses, presque incontrôlables (mains moites, vertiges, somatisations…). Je voyais bien que j’étais très angoissé, mais je ne comprenais pas pourquoi. Au retour d’un de ces voyages, j’ai décidé de réfléchir vraiment à ce que je vivais là-bas. Chaque jour, j’ai pris deux ou trois minutes pour me poser simplement la question, sans rien attendre. Bien sûr, pendant des semaines cela n’a rien donné, mon cerveau était confus, impossible de réfléchir, etc. Puis une nuit, j’ai été réveillé par un cauchemar qui me disait clairement ce qui se passait. Je suis né en Algérie un peu avant la guerre, ma mère, loin de chez elle et des siens, était terrassée par des angoisses de mort. Le rêve m’a permis de comprendre que c’était l’angoisse de ma mère, que j’avais intégrée enfant, et qui venait me revisiter quand j’étais confronté à des souvenirs de cette époque. Par la suite, plus jamais je n’ai été sujet à ces angoisses. Une fois identifiée cette peur du passé avait disparu, comme un nuage dans un ciel d’été.

Rendez-vous demain pour la suite de cette Kar’Interview ! 😉

  • Retrouvez l’auteur sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/patrice.lepage.auteur/
  • Pour plus d’informations sur le livre, voici la chronique que je lui avais consacrée : La métamorphose de Raphael

Un an entre les mains de l’univers, Thi Bich Doan : l’expérimentation d’un total lâcher-prise

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Un an entre les mains de l’univers, Thi Bich Doan

Editions Flammarion, janvier 2018

Thi Bich Doan a décidé de tout quitter pour entamer pendant un an un voyage intérieur, avec pour seule règle de ne rien décider et de ne rien programmer. Ou l’art du total lâcher-prise.

Et si vous décidiez de vraiment lâcher-prise ? C’est ce qu’a expérimenté à la lettre Thi Bich Doan, pendant une année. Docteur en philosophie, praticienne en soins énergétiques et professeur d’arts martiaux, elle s’est rendu compte que « Le premier adversaire à combattre est soi-même et non pas l’autre, qui n’est en réalité que le reflet de ce que l’on génère par son propre comportement mental ou physique. » Elle décide de tout plaquer : son travail, son logement, ses amis, sa ville. Pourquoi ? Pour expérimenter les conclusions auxquelles sa thèse l’a conduite et notamment : « C’est par un état de disponibilité intérieure et de lâcher-prise que j’ai l’impression d’accéder à une conscience universelle qui me fait agir sans recourir au mental. »

Tout quitter, mais pour aller où ? Là où la vie la guidera. Car la seule règle que l’auteur s’est donné pour cette année d’expérimentation, c’est de faire une totale confiance à la vie, d’accepter tout ce qu’elle lui offrira, épreuves comme joies profondes, sans jamais chercher à influencer le cours des évènements par ses actes ou sa volonté. Accepter les contraintes ou contretemps, lesquels ont forcément un sens, une raison d’être. S’ouvrir au champ des possibles, qui est infini.

C’est un voyage initiatique fascinant que nous livre l’auteur. Au cours de ce voyage, Thi Bich Doan expérimente comment lâcher le mental, faire confiance à son intuition, au ressenti du corps, comment comprendre et percevoir « autrement ». Et de s’avouer comblée de cette expérience : « L’univers me comble en me faisant évoluer à travers chaque personne et chaque situation que je rencontre. L’univers est le lieu non localisé et concret d’un travail de conscience au quotidien. » Alors, prêts à lâcher-prise à votre tour ?

 

 

La métamorphose de Raphaël : et si vous osiez changer complètement de vie?

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La métamorphose de Raphaël, Patrice Lepage

Editions Eyrolles, octobre 2017

 Vous vous interrogez sur l’opportunité de changer de vie ? Vous souhaitez suivre une voie plus conforme à vos valeurs, à vos besoins et à vos rêves ? Vous aimeriez sortir de votre zone de confort mais avez peur du lendemain? Alors ce livre est fait pour vous ! Un coup de cœur.

Raphael est un jeune bobo parisien dont la vie paraît enviable. Une compagne, un travail bien rémunéré, une bande d’amis, tout semble lui sourire. Pourtant, les attentats du 13 novembre vont remettre en cause cet équilibre. Au lendemain des attentats, une forme de fraternité nait : les gens se parlent, partagent, se rapprochent. Un élan qui hélas ne dure pas. Comme si, avec le temps, cette fraternité se dissolvait dans l’indifférence générale. Raphaël ne supporte pas ce retour à l’individualisme, pas plus que ce discours manichéen et simpliste qui distingue les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. Il se sent en décalage complet.

Un décalage qui va grandissant et touche bientôt tous les domaines de son existence : son travail, son couple, son mode de vie, ses amis. Et si jusqu’ici il s’était bercé d’illusions ? Et s’il avait refusé de voir que cette vie ne lui convenait pas pour éviter d’avoir à sortir de sa zone de confort et de changer de voie ? Ou quand les chocs s’avèrent jouer le rôle de révélateurs.

Du jour au lendemain, il décide de tout plaquer et se retrouve à squatter une grange apparemment abandonnée, en pleine montagne. Pour faire le point. Au contact de la nature, loin de tout et de tous, il cherche un sens à sa vie, se donne du temps pour changer son regard sur le monde. « La peur est là, tapie aux abords de sa conscience, peu à peu, elle se laisse observer…C’est une peur du lendemain, de ce qui peut bien advenir de lui, l’angoisse d’une sortie de route qui le plongerait dans la précarité et la solitude. » Mais malgré cette peur prégnante, il sent qu’un pas est franchi vers un changement de vie, et qu’il ne reviendra pas en arrière. « Je suis entre deux mondes, un que je quitte et l’autre qui m’est encore inconnu ! Je dois décider qu’elle sera ma route, qu’est-ce qui m’importe vraiment. »

Dans cette quête de sens, dans cette reconstruction intérieure et cette reconnexion à soi, il sera encouragé par des êtres positifs , lumineux et viscéralement humains. La métamorphose de Raphaël, c’est un livre plein d’espoir, résolument positif, qui pose les bonnes questions. C’est une invitation à oser changer, à ne plus laisser le passé et les peurs guider nos choix de vie. C’est la porte ouverte vers une renaissance.

Un gros coup de coeur!

Citation du jour

J’ai vécu un immense soulagement le jour où j’ai compris qu’au milieu de cet océan de choses sur lesquelles je n’avais pas de prise, moi seul décidais ce qui était bon pour moi. Au risque de me tromper bien sûr… Mais mon « salut » ne reposait plus sur ma compétence à trouver de bonnes raisons à mon mal-être. Il reposait sur ma capacité à l’écoute intérieure. Ne plus me confronter au réel comme une mouche contre des parois en verre, mais m’arrêter, faire silence et entendre ce qui finit toujours par émaner de l’intérieur.

La métamorphose de Raphaël, Patrice Lepage – Editions Eyrolles

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