Les heures les plus sombres, Hugues Serraf (éditions de l’Aube)

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Les heures les plus sombres de notre histoire, Hugues Serraf

Éditions de l’Aube, mars 2016

Histoire à la fois d’amour et de rupture, portée par une écriture férocement drôle et moderne.

Sa femme Scarlett l’a quitté il y a 4 ans après 23 ans de vie commune. Effondré, incapable de l’oublier, il surfe sur des sites rencontres et multiple les conquêtes sans lendemain. Jusqu’à ce qu’il y rencontre January, une américaine. Et tombe amoureux. Une autre vie après Scarlett serait donc possible ?

January est jeune, sans enfant, adepte du sans gluten, organisée et très branchée. Lui est déjà quinqua, père de deux enfants, coutumier de la malbouffe, bordélique et solitaire. Mais aussi ronfleur notoire. « On est bien. Quand on ne s’engueule pas, je veux dire. On est un prototype de couple incompatibilocompatible. »

Et un des sujets de discorde est le désir d’enfant. Un désir prégnant chez January, laquelle se heurte à un refus à priori sans appel. Ce couple a t-il un avenir ?

Avec cet humour déjà très présent dans son premier livre, Comment j’ai perdu ma femme à cause du taï chi, Hugues Serraf brosse le portrait drôle et résolument moderne, de deux êtres qui se sont rencontrés sur internet. « Refaire », ou plus exactement continuer sa vie, quand il ne se passe pas un jour sans penser à son ex, quand on considère que le meilleur est derrière soi, alors qu’en face, la belle jeune femme déborde d’énergie, de projets, d’envies, n’est pas mince affaire. Un roman léger et drôle à emporter en vacances.

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Citation du jour

« L’épreuve pour un homme, c’est un moyen de se connaître et de grandir. La souffrance, le malheur, l’injustice font briller le diamant qui est au cœur de l’homme vrai. Ils n’écrasent que celui qui n’a rien en lui. »

Martin Gray – Ma vie en partage (Éditions de l’Aube)

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Comment j’ai perdu ma femme à cause du tai chi, Hugues Serraf : jubilatoire!!!

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Comment j’ai perdu ma femme à cause du tai chi, Hugues Serraf
Editions de L’Aube, parution le 20 août 2015
Rentrée littéraire

Histoire à la fois d’amour et de rupture, portée par une écriture férocement drôle et moderne.
Ma chronique pourrait se résumer à cette simple affirmation : coup de cœur assuré ! En effet, ce premier roman de Hugues Serraf, journaliste, est absolument jubilatoire. Un pur bonheur de lecture.
Le héros se retrouve en prison. Pour le meurtre supposé de sa femme dont il était séparé. Supposé car on n’a pas retrouvé le corps, mais juste un sabre au milieu d’une flaque de sang et les empreintes de son ex-mari. Pas de quoi rire me direz-vous. Vous vous trompez. Car cette histoire est portée par un humour inénarrable, noir, caustique. Chaque page est source de rires, de sourires, appelle à la tourner pour dévorer la suivante.
Quand notre héros découvre les codes de la vie en prison, qu’il ne connaissait guère qu’à travers les séries télévisées, et raconte ce que fut sa vie de couple avec cette femme passionnée de tai chi dont toutes les vacances à la Bidochon finissaient dans des villages vacances aseptisés avec la belle-sœur en remorque, le lecteur devient aussi attentif que Coloc, son codétenu belge. Et d’être prisonnier non pas dans une cellule, mais du récit du héros, incapable de reposer le livre avant la dernière page, laquelle réserve une chute qui n’a pas volé son nom.
Que faites-vous encore devant votre écran à me lire ? Vous devriez déjà être chez votre libraire pour acheter Comment j’ai perdu ma femme à cause du tai chi, de Hugues Serraf !

Informations pratiques :
Prix éditeur : 16€
Nombre de pages : 141

Alabama Shooting, de John N. Turner (éditions de l’Aube)

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Alabama shooting, John N. Turner
Éditions de L’aube, juin 2015

John N. Turner a décidé de faire de l’Amérique un personnage à part entière de ses livres. S’inspirant librement de faits réels et documentés, il nous interroge sur la violence- celle que nous portons tous en nous, celle que la société autorise, celle que la société ne contrôle pas.
Février 2010. Trois personnes perdent la vie dans une fusillade qui éclate sur le campus de l’Université de l’Alabama, à Huntsville. Trois autres personnes sont gravement blessées. Un individu a en effet ouvert le feu dans le local où ils tenaient une réunion, dans le pavillon des neurosciences de l’université. Aussitôt, l’arme ainsi que le vêtement ensanglanté de la meurtrière sont retrouvés dans une poubelle des toilettes. Une suspecte est arrêtée. Et le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas le « profil » d’une tueuse de prime abord : il s’agit en effet d’un membre de la faculté, le professeur Joan Travers, 45 ans, diplômée de la prestigieuse université de Harvard et mère de quatre enfants.
Alors que toutes les preuves l’accablent, que les témoins sont unanimes, la femme hurle son innocence. Stratège ? Fuite en avant ? Amnésie ? Désordre mental ?
Tandis qu’elle est incarcérée et placée en isolement dans l’attente de son jugement, Joan repasse sur l’écran de ses pensées le film de sa vie. Y a-t-il dans son parcours des éléments qui expliquent son geste ? La cellule familiale dans laquelle elle a grandi portait-elle en elle le germe de cette folie meurtrière ? Est-elle seulement coupable de ces crimes ?

Avec Alabama shooting, John N. Turner nous offre une histoire captivante, brillamment construite, dans un style très fluide, qui tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page. Avec une chute vertigineuse. Le destin passionnant d’une femme en quête de reconnaissance, qui soulève de nombreuses questions, notamment sur l’opposition culpabilité/responsabilité ou encore la vente libre des armes.
Un thriller efficace et passionnant !