Le jour où ma mère m’a tout raconté, Philippa Motte

le jour où ma mère m'a tout raconté

Un roman d’une sensibilité à fleur de plume sur la transmission, mais aussi et surtout, le portrait déchirant d’une femme que l’on veut réduire au silence en la faisant passer pour folle. Un magnifique roman.

Secret de famille

Philippa, surnommée Lili, est née en Corse. Jeune fille, elle rêvait de mode entre les pages de Elle, de Marie-Claire et demandait à sa mère de lui confectionner de jolies tenues. Très séduisante, elle s’est emmourachée à 20 ans d’un homme de passage dans l’île. Hélas, elle est tombée enceinte et a découvert à ses dépens que l’homme en question était marié. S’attirant les foudres de sa famille, redoutant qu’elle n’attirât la honte sur eux, elle n’a eu d’autre choix que d’avorter et d’accepter peu de temps après d’épouser Hector, un homme que son père a choisi pour elle. Et de partir alors s’installer à Avignon.

Avec Hector, Lili pense pouvoir panser ses plaies, retrouver le bonheur. Mais les trois grossesses coup sur coup l’épuisent. Trois enfants qu’elle aime de tout son cœur et de toute son âme, mais dont elle peine à s’occuper comme il le faudrait. Déprimée, dépassée.

Aussi, quand la mère de Lili lui propose, ou plus exactement lui impose de prendre sa jeune sœur Hélène avec eux à Avignon, Hector la convainc qu’elle lui sera une aide utile pour s’occuper des enfants.

Mais rien ne se passe comme prévu. Et quand Lili, déjà malheureuse dans sa vie de femme et d’épouse, découvre le terrible secret de son mari, elle sombre. Ce dernier décide alors de la faire hospitaliser en psychiatrie. Mais souhaite-t-il l’aider ? Ou l’écarter de la maison ? La folie se niche-t-elle chez Lili ou chez lui ? Et Hector est-il le seul à avoir un secret ? Il semblerait que non, que ce que vit Lili soit hélas une triste répétition…

Un portrait de femme magnifique

J’ai lu Le jour où ma mère m’a tout raconté, paru aux éditions Stock, avec une indicible émotion. Philippa Motte a su donner tant de chair à son personnage Lili, a réussi à donner une telle puissance évocatrice à son texte, que j’ai ressenti une immense empathie pour Lili . Une femme brisée par la découverte d’un double secret, celui de son mari, mais aussi celui de sa propre mère. Et désarmée, seule, pour y faire face.

Que transmettre à ses enfants ? La force de lutter, la combattivité, le désir de transparence dans toute relation ? Ou la résignation, le silence contraint, l’art de la dissimulation ?  Car en Corse, c’est la loi de l’omerta qui règne. « Elle est devenue le socle d’une habitude qui consiste à maintenir sous silence ce qui est grave. » Quel schéma relationnel perpétue-t-on consciemment ou non ?

Avec beaucoup de subtilité, de sensibilité, Philippa Motte nous dresse un portrait de femme impossible à oublier.

A lire absolument !

Informations pratiques

Le jour où ma mère m’a tout raconté, Philippa Motte – éditions Stock, mai 2021 – 241 pages – 19,50€

Citation du jour

Les histoires ne s’inventent pas dans l’air. Elles surviennent en travaillant, au contact de la plume. Les phrases appellent les mots qui appellent les idées. Un livre s’écrit sans se prévoir, s’invente sans se savoir. Les romans prennent forme à force de frapper dessus, comme les statues se sculptent à coups de burin et les peintures à coups de pinceau. Rien n’est dans la tête, d’avance. Tout reste à créer.

Le cœur en laisse, Line Papin- éditions Stock

le coeur en laisse

Le parfum des fleurs la nuit, Leila Slimani

le parfum des fleurs la nuit

Récit d’une expérience étonnante, celle de passer une nuit dans un musée. L’occasion de mener une analyse passionnante sur le métier d’écrivain et la création littéraire.

Ecriture et solitude

Le travail d’écriture requiert du recueillement, de la concentration, de la solitude. Et donc le refus systématique de toute sollicitation, distraction, invitation. Une règle à laquelle Leila Slimani a pourtant dérogé en acceptant la proposition de son éditrice : passer une nuit seule dans un musée, La Punta della Dogana à Venise. Non pas qu’elle soit fan d’art contemporain, mais elle traverse une panne d’inspiration. Alors cet enfermement volontaire, coupée de tout et de tous, lui offrira peut-être la solitude nécessaire à la création.

Le soir venu, elle rejoint le musée dans lequel lui a été dressé un lit de camp. Pour la nuit, elle est la reine des lieux, entourée d’une cour d’œuvres contemporaines. Et alors qu’elle ne s’est jamais sentie particulièrement attirée par les musées en général et par l’art contemporain en particulier, elle se rend compte que ces œuvres lui parlent, convoquent ses fantômes. Un dialogue s’installe entre elles et la romancière le temps d’une nuit.

Une nuit au Musée

Une nuit au Musée est une collection dirigée par Alina Giurdel, éditrice. Imaginez un écrivain passant la nuit avec des œuvres d’art pour lui seul. C’est cette expérience étonnamment riche que nous livre Leila Slimani dans Le parfum des fleurs la nuit. Chaque œuvre, par sa puissance évocatrice, la ramène à un souvenir. L’occasion pour la romancière d’évoquer son rapport à la solitude, à la création littéraire, à l’injustice, aux origines, à l’écartèlement entre deux cultures. Mais aussi sa relation avec son père, le rôle de la littérature ainsi que ses exigences. Elle illustre ses propos avec de nombreuses références littéraires et mène une réflexion magistrale sur les auteurs et le travail d’écriture.

Une confession touchante, pudique. Brillante.

Informations pratiques

Le parfum des fleurs la nuit, Leila Slimani – éditions Stock, 2021 – collection Ma nuit au musée – 152 pages – 18€

Citation du jour

Ecrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle. La littérature est un art de la rétention. On se retient comme dans les premiers moments de l’amour. quand nous viennent à l’esprit des phrases banales, des déclarations enflammées que l’on se force à ne as dire pour ne pas abimer la beauté du moment. La littérature consiste dans une érotique du silence. Ce qui compte, c’est ce qu’on ne dit pas.

Leila Slimani – Le parfum des fleurs la nuit (Stock)

Citation du jour

Beaucoup pensent qu’écrire c’est reporter. Que parler de soi, c’est raconter ce qu’on a vu, rapporter fidèlement la réalité dont on a été le témoin. Au contraire, moi je voudrais raconter ce que je n’ai pas vu, ce dont je ne sais rien mais qui pourtant m’obsède. raconter ces évènements auxquels je n’ai pas assisté mais qui font néanmoins partie de ma vie. Mettre des mots sur le silence. Défier l’amnésie. la littérature ne sert pas à restituer le réel mais à combler les lacunes, les vides. on exhume et ne même temps on crée une réalité autre.

Leila Slimani – Le parfum des fleurs la nuit
le parfum des fleurs la nuit

De feu et d’or, Jacqueline Woodson

de feu et d'or Jacqueline Woodson

Un roman choral très touchant sur la société afro-américaine, sa condition, ses espoirs, ses batailles.

Anniversaire et passage à l’âge adulte

En ce printemps 2001, Mélody fête ses seize ans, un âge charnière où l’enfant bascule dans le monde des adultes. L’âge que sa propre mère Iris avait quand Melody est née. Pour l’occasion, toute la famille s’est réunie. Et alors que tous contemplent la belle jeune fille qu’elle est devenue, les souvenirs affleurent.

Jacqueline Woddson se glisse alors dans la tête de chacun des invités et se fait l’écho de leur histoire, de leurs combats, de leurs idéaux, des émotions qui les traversent. Des grands-parents témoins du massacre de Tulsa (en Oklahoma) perpétré durant deux jours en mai 1921 contre leur communauté noire, à cette rage de réussir d’Iris, rage qui la conduira à privilégier ses études à l’éducation de sa fille Mélody, en passant par Aubrey, jeune père comblé par sa fille, elle dresse des portraits très émouvants et très vivants de cette communauté afro-américaine.

Une écriture délicate et poétique

Après Un autre Brooklyn, Jacqueline Woodson nous revient avec De feu et d’or. Une peinture délicate et sensible de la société afro-américaine. Pas de clichés ici ni de prose caricaturale, mais des touches sensibles, parsemées ici et là, qui rassemblées dressent le portrait de trois générations d’afro-américains, de leurs souffrances et de leurs batailles pour être traités d’égaux à égaux. L’écriture est vive, les phrases et les chapitres courts, ce qui impulse un rythme soutenu au roman, à l’image du temps qui a passé trop vite depuis la naissance de Melody.

Un roman émouvant, beau comme un chant de gospel.

Informations pratiques

De feu et d’or, Jacqueline Woodson – éditions Stock, mars 2021 – 19€ – 204 pages

Rentrée littéraire : Sœurs, Daisy Johnson

Soeurs Daisy Johnson
copyright photo Karine Fléjo

Une mystérieuse fuite

Si Juillet et Septembre sont traditionnellement deux mois de l’année, ici il s’agit de deux « moi ». Deux sœurs fusionnelles, l’une dominante, l’autre dans son ombre. Deux jeunes filles de dix mois d’écart d’âge qui auraient pu être jumelles. Et se comportent comme telles. Juillet est lumineuse comme une journée d’été. Septembre sonne le glas de la belle saison, sombre, cruelle, violente même parfois. Une noirceur dans laquelle elle entraine Juillet. C’est Septembre qui impose tout au duo, oblige Juillet à dire ou faire des choses qu’elle n’aurait jamais entreprises seule. Noyer le hamster d’une camarade dans les toilettes, annoncer à une autre le faux divorce de ses parents, révéler à une troisième que le père Noël n’existe pas, sont quelques-unes des petites cruautés dont Septembre a le don.

Sheela, est auteure de livres pour enfants dans lesquels elle met en scène ses filles. Mais l’énergie lui manque. Dans cette vieille baraque, elle se traine de son lit à la cuisine et de la cuisine à son lit. Laisse ses filles livrées à elles-mêmes. Des sœurs qui ont toujours été à part. A part du reste de la famille. A part des autres enfants de l’école. C’est en quelque sorte Septembre et Juillet contre le reste du monde, soudées dans leur résistance à quitter l’enfance.

Mais l’heure de l’adolescence a sonné, avec dans son cortège les premiers émois amoureux, l’éveil du désir, l’appel à grandir et, ce faisant, à rompre le pacte tacite qui lie les deux sœurs…

Un roman à l’atmosphère oppressante

Daisy Johnson avait déjà marqué les esprits il y a trois ans avec Tout ce qui nous submerge, livre finaliste du Man Booker Prize 2017. Elle nous revient avec un livre à l’atmosphère inquiétante, envoûtante : Sœurs.

Dans ce roman, un mystère entoure les raisons de la fuite des sœurs et de leur maman. Et dans ce refuge du bord de mer, la quiétude recherchée n’est pas au rendez-vous. Sheela ne parvient pas à sortir de la dépression, Juillet semble en proie à d’étranges hallucinations et dédoublements de la personnalité. La maison elle-même a des murs chargés d’ondes négatives. Tout cela confère à donner au récit une ambiance chargée de mystère. Une ambiance oppressante. Jusqu’à la chute finale, saisissante.

Je n’affectionne pas particulièrement ces romans emplis de noirceur, surtout dans le contexte actuel où plus que jamais, j’ai envie d’oxygène, de lumière. Mais je reconnais que Daisy Johnson a un talent fou pour emporter le lecteur dans son univers, créer une atmosphère, maintenir le suspense. Un roman qui évoque aussi l’emprise affective. Comment s’affirmer, trouver et suivre sa voie, quand on s’est construite sous l’emprise d’une autre personne ? Quand on a toujours étouffé ses besoins, ses envies, pour se conformer aux attentes de l’autre.

Informations pratiques

Sœurs, Daisy Johnson- Traduit de l’anglais par Lætitia Devaux – éditions Stock, janvier 2021 – 212 pages – 20€

Rentrée littéraire : Batailles, Alexia Stresi

Batailles, Alexia Stresi
©Karine Fléjo photographie

Après Looping, Alexia Stresi nous revient avec un roman  tout aussi puissant et émouvant sur  le scandale des enfants de l’ile de la Réunion arrachés à leur famille, à leur fratrie. Ou  comment se réapproprier sa vie quand on vous l’a volée. Magnifique ❤ !

Disparition et secret de famille

Rose, sage femme, est habituée à devoir garder son sang-froid. Pourtant cette fois, quand sa mère Brigitte ne répond plus à ses appels, c’est l’inquiétude. Et de se rendre à son domicile.  Elle découvre paniquée que sa mère a déménagé sans laisser d’adresse, avec pour toute indication une lettre pour  sa fille : Brigitte lui demande de n’effectuer aucune recherche pour la retrouver et de lui laisser le temps de guérir.

Mais guérir de quoi ? Quelle est donc cette maladie, ou cette blessure physique ou psychologique qui nécessite un départ si soudain ? Pour Rose qui n’a pas d’autre famille que sa mère, c’est la sidération.

À l’inquiétude se mêle la culpabilité : non seulement Rose n’est pas parvenue à la retenir, mais elle craint d’être responsable de son départ, coupable tout en se sentant victime.

Amputée d’une partie d’elle-même, Rose ne se sent plus capable d’exercer son métier. Assister au bonheur des jeunes mamans et se dire que parmi elles, il y en a peut-être qui abandonneront leurs enfants comme elle-même a été abandonnée lui  est insurmontable émotionnellement.

Découvrira-t-elle le motif du départ de Brigitte ? Sa mère l’a-t-elle vraiment abandonnée ou est-elle partie pour mieux se retrouver et mieux la retrouver ? Doit-elle la juger, la condamner, ou essayer de la comprendre?

Trafic d’enfants à l’adoption

C’est un roman bouleversant avec des personnages magnifiques, que nous offre Alexia Stresi. Chirurgienne hors-pair de l’âme  humaine, la romancière dissèque au scalpel de sa plume les émotions qui traversent ses personnages, crée entre eux et le lecteur une telle intimité, qu’il nous deviennent familiers, indiciblement attachants. Vivants. Des êtres blessés mais combatifs, courageux, déterminés.

Dans Batailles, elle revient sur un pan peu connu de l’histoire, celui du scandale du Bumidom ( Bureau pour le Développement des Migrations dans les Départements d’Outre-Mer) en particulier et des trafics d’enfants à l’adoption en général.

Au début des années 60, Michel Debré a créé le Bumidom pour pallier le problème de surpopulation dans les départements d’outre-mer , dont l’île de la Réunion. Parmi les mesures prises, celles visant à faciliter l’adoption des orphelins de l’île de la Réunion par des Français vivant dans des départements sous peuplés comme la Creuse. Mais la noblesse de la  volonté politique affichée fait place assez vite à des dérapages. Pour répondre aux quotas d’enfants élevés imposés par les ministères parisiens, des assistantes sociales n’hésitent pas à se servir ailleurs que dans les orphelinats, à arracher des enfants à leurs familles jugées abusivement trop pauvres ou inaptes à les élever. Des centaines de familles seront ainsi déchirées, des fratries disloquées, dans le cadre du Bumidom . Et l’arrivée en France pour ces enfants n’aura pas toujours un goût de Paradis : racisme, exclusion, exploitation, pour nombre d’entre eux ce sera l’enfer. Avec beaucoup de sensibilité, sans jamais à verser dans le pathos,  Alexia Stresi rend hommage à ces enfants et nous montre combien la reconstruction est difficile quand les racines ont été coupées aussi brutalement et injustement.

Un roman viscéralement humain, positif et lumineux sur la reconstruction, la quête de racines.

Gros coup de coeur ❤ !

Informations pratiques

Batailles, Alexia Stresi – éditions Stock, janvier 2021 – 250 pages – 19,50€

—> retrouvez le billet que j’avais consacré au précédent roman d’Alexia Stresi : Looping

Fantaisie allemande, Philippe Claudel

Fantaisie allemande de Philippe Claudel
©Karine Fléjo photographie

L’Histoire, la guerre, la perte, trois thèmes qui dansent la ronde sur un hymne allemand.

Fantaisie allemande

A la fin de la guerre, un soldat allemand qui a officié dans les camps de concentration fuit à travers la forêt. Ces dernières années, l’armée allemande lui a offert la reconnaissance qui lui manquait. Il avait saisi cette chance sans se poser de questions. Aujourd’hui, il est assailli par elles : même s’il s’est toujours tenu en retrait des prisonniers et du sort qui leur était réservé, contrairement à son camarade Viktor, est-il coupable d’avoir toujours obéi? D’avoir toujours fermé les yeux?

Puis nous retrouvons un vieil homme infirme, le père de Viktor (le même Viktor que précédemment? A vous de juger). Il rêvasse régulièrement d’une jeune femme brune rencontrée quand il était adolescent, ressasse sans fin son passé. Qui est son fils?

La valse continue avec cette fois une nouvelle venue dans la danse : Irma Grese, jeune femme sans diplôme à laquelle le maire, un certain Viktor, a trouvé un petit boulot dans la maison de retraite. Elle doit tout particulièrement s’occuper du père du maire, un vieil homme qui a le don de l’énerver tant il est désespérément lent. Et de ne plus prendre de gants avec lui. Et de le malmener. Est-elle à blâmer? Car le vieux n’est pas sans cruauté : il jubile à entonner devant elle l’hymne nazi.

Un tourbillon plus tard, nous nous retrouvons avec Franz Marc, un peintre et graveur défunt dont les œuvres inédites, détenues par un prénommé Viktor, ont atteint des ventes record. Le décès de cet artiste, hospitalisé à plusieurs reprises pour des troubles psychiatriques, est auréolé de mystère : a-t-il fait l’objet d’une élimination en 1940 par l’Aktion, chargée de se débarrasser des handicapés mentaux comme physiques, ou est-il décédé en 1916 à Verdun?

Enfin, dernière venue dans la ronde, une fillette qui a échappé à la fosse commune, après une rafle à laquelle a participé un soldat, un certain…Viktor .

Des textes qui se font écho

Dans Fantaisie allemande, Philippe Claudel réunit cinq textes qui se font écho, avec pour décor commun l’Allemagne de l’après-guerre. Une Allemagne « à l’haleine de gouffre ».

Philippe Claudel nous offre un livre qui oscille entre roman et nouvelles, des nouvelles dont le fil rouge serait un prénom : Viktor. Le lecteur est en effet libre d’imaginer qu’il s’agit du même Viktor ou non, si les personnages de ces pages ont tous un lien avec lui ou pas. « Un roman décomposé évoquant l’histoire, la guerre et la perte à travers les destins de personnages qui reviennent, comme dans une ronde ». On retrouve ici la beauté de l’écriture de Philippe Claudel, la puissance évocatrice de ses textes, la dentelle de ses mots.

A noter que l’auteur reverse ses droits d’auteurs à une association d’aide aux libraires, l’ADELC

Informations pratiques

Fantaisie allemande, Philippe Claudel – éditions Stock, septembre 2020 – 170 pages – 18€