On ne voit bien qu’avec le cœur, Maria Doyle (éditions Plon)

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On ne voit bien qu’avec le cœur, Maria Doyle

Editions Plon, septembre 2018

Récit

Aveugle depuis l’âge de neuf ans, Maria Doyle retrace son parcours depuis l’Irlande où elle est née au début des années 60, jusqu’à aujourd’hui : le destin étonnant d’une fillette et femme qui a décidé que son handicap ne serait pas un obstacle à la réalisation de ses rêves. Et y est parvenue.

Maria est venue au monde dans une famille irlandaise très modeste au début des années 60, une famille dans laquelle on connaît la faim et le froid. Quand sa vue se brouille en classe et que le verdict de l’ophtalmologue tombe, « maladie génétique incurable », elle refuse, du haut de ses neuf ans, de se laisser abattre. « Maintenant tu vas devoir apprendre à vivre autrement car ta maladie va encore évoluer jusqu’à ce que tu perdes complètement la vue. Tu vas donc être obligée de modifier certaines choses. » Une perspective inconcevable pour l’enfant. « Je ne veux pas m’adapter à la maladie ! C’est la maladie qui va s’adapter à moi ! ».

Et de s’en tenir à sa volonté farouche de mener une existence comme les voyants. Elle s’enfuira de l’école pour aveugles et fera 40 kilomètres à pied pour regagner la maison de ses parents. Et réintégrera l’école classique.

Elle continuera les activités sportives, développera une mémoire phénoménale pour retenir ses cours à défaut de les visualiser. Sa passion ? Le chant. Après un rôle décroché dans une comédie musicale, elle ira représenter l’Irlande à l’Eurovision, entamera une carrière aux Etats-Unis. Rien ne l’arrête.

Ce témoignage de Maria Doyle, aujourd’hui heureuse maman de sept enfants, vise à montrer à chacun combien le regard que l’on porte sur son handicap est essentiel. Face au handicap, à la maladie, on peut s’effondrer dans un fauteuil de lamentations et devenir spectateur de sa vie ou…décider de se battre pour donner vie à ses rêves, garder espoir toujours. Être acteur. Un portrait touchant, plein d’humour. Une ode à la combativité.

Le sourire du clair de lune, Julien Aranda

Le sourire du clair de lune, Julien Aranda

Editions Terra nova, septembre 2017

Des années 30 à nos jours, les aventures d’un héros du quotidien, animé par la flamme du bonheur.

Né avant la seconde guerre mondiale dans la campagne bretonne, l’avenir du petit Paul, fils de paysan et petit dernier de la fratrie, semble tout tracé. Il travaillera dans les champs. Une fatalité à laquelle cependant il se refuse, ce qui lui vaut l’inimitié de son père, déjà peu affectueux à son endroit. Dans la famille, Paul est le rêveur, celui qui est toujours dans la lune quand tous les autres ont les pieds et les mains dans la terre.

« Mon esprit batifolait sans cesse, libre comme l’air, désireux de me préserver de la souffrance. Il réinventait en permanence une réalité dans laquelle je me sentais bien. » Libre comme l’oiseau, l’esprit de Paul ne saurait rester dans la cage qu’on a érigée pour lui. Animé d’un espoir et d’une détermination à toute épreuve, d’une soif de liberté inextinguible, il veut faire ses propres choix. Son rêve ? Devenir marin. ¨Parcourir le monde. Sa philosophie ? « La première, se méfier des hommes et de leur soif de pouvoir maladie. La deuxième, quitte à souffrir, autant garder le sourire (…). La troisième, vivre intensément, ne jamais se réfugier derrière des prétextes auxquels on ne croît qu’à moitié. »

Le jour où un soldat allemand meurt dans ses bras, après lui avoir laissé la vie sauve, la vie de Paul prend un nouveau tournant.

Le sourire du clair de lune est un roman touchant, positif. Son personnage principal, Paul, nous montre qu’il faut toujours s’arc-bouter à ses rêves, défendre sa singularité, ne jamais renoncer, même si le chemin n’est pas linéaire, même si le découragement menace. Garder le sourire. Toujours. Pour décrocher la lune. Enfin.

Citation du jour

Les gens qui parlent des émigrés utilisent souvent le mot « désespérés », mais ce que moi, je pense, aujourd’hui, à Rome, dans ma vie italienne, c’est qu’il n’y a rien de plus semblable à l’espoir que la décision d’émigrer : espoir d’arriver dans un endroit meilleur, espoir de réussir, espoir de survivre, espoir de tenir bon, espoir d’un dénouement heureux, comme au cinéma. Il est normal que tout être humain cherche désespérément à améliorer sa condition et, dans certains cas, partir est le seul moyen d’y arriver.

Ali Ehsani – Ce soir on regardera les étoiles (Belfond, mars 2018)

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Le voyage de Miss Norma, Tim Bauerschmidt et Ramie Liddle : un témoignage plein d’espoir

 

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Le voyage de Miss Norma, Tim Bauerschmidt et Ramie Liddle

Editions JC Lattès, mars 2018

Pourquoi lire ce livre?

  • il offre une alternative à une fin de vie médicalisée
  • c’est une merveilleuse ode à la vie
  • il est une invitation à vivre pleinement le moment présent
  • il permet de faire la connaissance d’une femme merveilleuse, optimiste, rieuse : Norma Bauerschmidt

Le récit bouleversant et vrai de Norma Bauerschmidt, alias Miss Norma. Une nonagénaire qui, lorsqu’elle apprend être atteinte d’un cancer en phase très avancée, décide de fuir chimio et autres traitements pour vivre pleinement les derniers mois en voyageant à travers les Etats-Unis. Magnifique leçon de vie et d’optimisme.

Tandis qu’elle vient de perdre son mari, Norma apprend qu’elle est elle-même condamnée. Le verdict tombe : cancer à l’utérus. Les médecins ne lui donnent guère d’espoir d’en sortir et lui proposent une chimiothérapie d’autant plus lourde à supporter qu’elle est âgée.

Mais ce n’est pas alitée, avec des traitements invasifs et épuisants, que Norma envisage ses derniers mois de vie. Elle décide de privilégier la qualité de vie au quotidien, peu importe la durée. Et de se déclarer partante pour suivre son fils Tim et sa belle-fille Ramie à bord de leur camping-car pour un road-trip à travers les Etats-Unis.

Vivre le moment présent, savourer chaque lever de soleil, chaque paysage, chaque rencontre avec les habitants. S’émerveiller de tout. Vivre pleinement. Tels seront leurs crédos.

Sans jamais se plaindre, Norma se réjouit au contraire de tout ce qu’elle découvre, sourit, danse, chante, lit. Avec un optimisme à toute épreuve, elle bouleverse les pronostics et s’offre même le luxe d’aller mieux les premiers temps.

Tim et Ramie, qui relayent leur périple sur une page Facebook Driving Miss Norma, sont surpris par l’ampleur que prend bientôt l’évènement. Miss Norma fait le buzz. Les médias s’en emparent. Elle devient un exemple pour tous. Dans chaque région traversée, des inconnus viennent à leur rencontre, saluent l’exemplarité et la combattivité de Norma, se proposent de mettre des étoiles dans ses yeux. C’est ainsi que Norma va concrétiser son rêve de voler en montgolfière, admirer le Grand Canyon, assister en VIP au match des Hawks, visiter le musée de la seconde guerre mondiale, monter sur un porte-avions et autres rêves.

Avec beaucoup de sensibilité, Tim et Ramie partagent l’aventure extraordinaire qu’ils ont vécue avec Norma, avant qu’elle ne s’éteigne en octobre 2016. Une femme douce, souriante, espiègle, amoureuse de la vie. Une éblouissante leçon de sagesse et d’optimisme.

Agnès Martin-Lugand, A la lumière du petit matin : peut-on être heureux en se mentant à soi-même?

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A la lumière du petit matin, Agnès-Martin Lugand

Editions Michel Lafon, mars 2018

Points forts :

  • Des personnages indiciblement attachants
  • Une analyse très fine de la psychologie des personnages
  • Un talent narratif indéniable
  • Un suspense magistralement entretenu

Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même ? Ou quand une épreuve vous conduit à faire le point et à vous recentrer sur vos besoins et vos priorités. Un roman touchant, viscéralement humain et… addictif !

Hortense est une jeune femme bientôt quadra, en apparence épanouie. Elle exerce avec passion son métier de professeur de danse, dans une école parisienne qu’elle gère avec Bertille et Sandro. Et aime tout aussi passionnément Aymeric. Sa vie semble donc être un ballet parfaitement aérien. Jusqu’au jour où, faute d’avoir écouté les signaux de détresse de son corps, elle se blesse gravement à la cheville.

Une pause s’impose. Pendant deux mois, elle doit tirer sa révérence.

Cette convalescence l’oblige alors à se regarder en face : depuis le décès de ses parents, quels choix de vie a-t-elle fait ? A-t-elle d’ailleurs vraiment choisi, ou s’est-elle passivement contentée d’aller là où on l’attendait, tant professionnellement que personnellement ? Certes, la danse est sa passion, mais les choix que Bertille et Sandro veulent prendre pour faire évoluer l’école correspondent-ils à sa vision de l’enseignement ? Par ailleurs, elle éprouve une attirance folle envers Aymeric, ne vit que pour les moments qu’ils passent ensemble. Mais justement, ces rares moments lui suffisent-ils ? Etre depuis trois ans la maitresse d’un homme marié et père de famille, être en permanence dans l’attente, dans le manque, a-t-il un sens ? Est-ce sa conception de l’amour ?

Elle décide de prendre un peu de distance et part dans la bastide provençale héritée de ses parents. Histoire de mettre un (grand) écart entre les tourbillons de sa vie parisienne et elle-même. Histoire d’émerger de la chorégraphie du chaos qu’interprète sa vie actuelle.

Une fois encore, force est de constater qu’Agnès Martin-Lugand excelle à explorer l’âme humaine, à décrire des situations et des personnages à ce point justes, que le lecteur vit l’histoire plus qu’il ne la lit. Elle nous interroge sur nos choix de vie, nos priorités, nos besoins, lesquels sont souvent révélés à l’occasion d’un drame : sommes-nous acteur ou spectateur de notre existence ? Peut-on durablement se mentir sans passer à côté de sa vie ? Avec beaucoup de sensibilité, de grâce, elle nous invite à interpréter le ballet de notre vie et non à nous glisser dans les pas des autres. Un roman addictif, qui vous prend en otage dès les premières lignes et ne vous délivre qu’à la dernière page.

Ce soir on regardera les étoiles, Ali Ehsani (Belfond) : un témoignage essentiel

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Ce soir on regardera les étoiles, Ali Ehsani

Editions Belfond, février 2018

Récit

Pourquoi lire ce livre ?

  • C’est un témoignage de l’intérieur sur la condition des migrants
  • C’est une invitation à la tolérance, à l’ouverture aux autres
  • Pas de misérabilisme ni de sensationnalisme mais au contraire beaucoup de courage, de détermination et d’espoir dans ce récit

Agé de 8 ans, Ali Ehsani a dû fuir l’Afghanistan en 1998 après la mort de ses parents dans un bombardement. C’est ce bouleversant exil de 5 années avec son frère Mohammed à travers le Moyen-Orient et l’Europe, jusqu’aux côtes italiennes, qu’il raconte ici. Un témoignage bouleversant. Une invitation à la tolérance, à l’ouverture à l’autre. A lire de toute urgence.

Kaboul, 1998. De retour de l’école, Ali, 8 ans, ne retrouve plus la maison de ses parents. Bombardée par un missile. Réduite à un tas de pierres. Incrédule, il refuse d’accepter l’atroce réalité : ses parents ont pourtant bien  été tués. Son grand frère Mohammed le prend sous son aile et décide de fuir l’Afghanistan et sa guerre, de tout laisser derrière eux. Pour survivre. Du moins pour espérer survivre.

Avec bienveillance, douceur et un amour infini, Mohammed veille sur son petit frère, masque la peur qu’il éprouve lui-même, rogne sur ses maigres repas et l’eau si rare, pour que le petit Ali souffre le moins possible. Arc-boutés sans eau ni nourriture sur le toit d’une camionnette dont ils ont dû grassement payer le chauffeur, ils mettent le cap sur Téhéran via le Pakistan. Première étape d’un périple qui durera cinq interminables années.

Mais Téhéran ne peut qu’être une étape. Vivre dans la clandestinité, sans papiers, sans droits, ne peut pas être une fin en soi. Cap sera alors mis sur l’Europe : la Turquie, la Grèce, puis l’Italie. Avec le risque de se faire arrêter et reconduire en Afghanistan à tout instant.

A pied, sur le toit de camionnettes, sous les camions, à bord de bateaux gonflables de fortune, ils affrontent le froid et la chaleur extrême, la faim et la soif, la peur et la solitude, les montagnes, le désert et la mer déchaînée. Mais jamais ne renoncent. Quitte à y laisser la vie.

C’est un témoignage absolument ESSENTIEL que nous livre Ali Ehsani, à une heure où on est abreuvé d’informations diverses et contradictoires, de sources multiples et non vérifiées, sur la condition des migrants. Un témoignage de l’intérieur. Tout quitter pour ne pas mourir sous les bombes. Avancer la peur et la faim au ventre, sans savoir de quoi demain sera fait. Parce qu’on n’a pas d’autre choix. Pas de misérabilisme ici, ni d’apitoiement, mais une leçon de courage magnifique, une invitation à davantage de tolérance et d’ouverture envers nos semblables. A lire ABSOLUMENT.

Il n’y a rien de plus semblable à l’espoir que la décision d’émigrer : espoir d’arriver dans un endroit meilleur, espoir de réussir, espoir de survivre, espoir de tenir bon, espoir d’un dénouement heureux, comme au cinéma. Il est normal que tout être humain cherche désespérément à améliorer sa condition et, dans certains cas, partir est le seul moyen d’y arriver.

 

La chambre des merveilles, Julien Sandrel

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La chambre des merveilles, Julien Sandrel

Editions Calmann Levy, mars 2018

Un roman émouvant, surprenant et drôle, sur le pari fou d’une mère pour sortir son fils du coma : réaliser chacun des rêves conciliés dans son carnet des merveilles avant son accident. L’occasion de repenser sa vie et ses priorités. Magnifique.

Jusqu’ici, Thelma a avancé dans trop se poser de questions. Mère célibataire, elle a élevé son fils Louis, âgé de 12 ans, tout en menant de front une brillante carrière professionnelle de directrice marketing dans un grand groupe. Ou plus exactement, elle a tout sacrifié pour sa carrière, y compris son rôle de mère et de femme. Faute de temps pour partager des moments avec son fils. Faute de temps pour elle. Sa carrière représente tellement ! C’est simple, sans son travail, elle a le sentiment de n’être rien. Certes, elle aime profondément Louis, même si elle ne le lui dit pas ou trop peu. Mais elle n’est pas très disponible pour lui. Trop de travail. Trop d’enjeux pour sa carrière.

Ce matin-là, tandis qu’elle marche avec Louis à ses côtés, elle est donc une fois de plus absorbée par son travail au téléphone, quand l’horreur survient : lancé à vive allure sur son skate, Louis est percuté par un camion. Plongé dans un coma profond, avec un pronostic vital engagé, la vie de Thelma bascule. Et cet accident de lui faire l’effet d’un électrochoc : doit-elle revoir toutes ses priorités, ses choix de vie, ses relations aux autres dont sa mère ? N’a-t-elle pas fait fausse route jusqu’ici ? C’est l’heure de la prise de conscience. Douloureuse mais salvatrice.

Tandis qu’elle cherche un moyen d’aider son fils, elle tombe dans l’appartement sur un carnet intitulé « carnet des merveilles » : Louis y a concilié tous les rêves qu’il aimerait réaliser au cours de sa vie. Elle décide alors de les réaliser pour lui et de l’en tenir informé en lui ramenant à l’hôpital des vidéos témoins de ses réalisations, en lui parlant de ce qu’elle a fait et vécu pour lui. Peut-être l’entendra-t-il du fond de son coma ? Peut-être cela lui donnera l’impulsion nécessaire pour se réveiller ?

C’est un roman bouleversant que nous livre Julien Sandrel. Pas de pathos ici, bien au contraire ! Ce roman est lumineux, tendre, positif. Et même drôle parfois. Profond toujours. L’auteur nous invite à nous interroger sur nos choix de vie, à ne pas faire de l’accessoire une priorité, sans attendre pour cela qu’il survienne un drame dans nos existences comme pour Thelma. Car c’est ici et maintenant qu’il convient d’être heureux, en harmonie avec nos choix de vie, nos besoins, nos valeurs. Pas demain, quand il sera trop tard peut-être. Pas dans dix ou vingt ans. Le ton est enlevé, le rythme soutenu, l’émotion forte. Un gros coup de cœur !

Le choix d’Edith, Dr Edith Eva Eger : ce livre est un cadeau inestimable…

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Le choix d’Edith, Dr Edith Eva Eger

Editions JC Lattès, janvier 2018

Ce livre est un cadeau inestimable, un hymne à la vie et à l’espoir. Le livre que chacun devrait lire. Un témoignage qui change à jamais…

Edith Eva Eger, aujourd’hui docteur en psychologie, est une rescapée d’Auschwitz, où elle a été déportée avec sa sœur et ses parents. Malgré la faim, la menace permanente de la mort, les tortures, la perte de ses parents dès l’arrivée au camp, elle est toujours parvenue à garder sa liberté mentale, cette forme de dialogue avec soi, y compris dans les moments les plus noirs. Et c’est ce qui l’a sauvée.

« Nos expériences les plus pénibles ne sont pas un passif, mais un cadeau. Elles nous offrent du recul et du sens, une opportunité de trouver notre objectif et notre force personnels. »

Elle a survécu. Elle a travaillé à sa guérison. Puis est venu le moment où elle s’est interrogée sur le sens à donner à sa vie, à cette terrible expérience mais surtout, aux leçons de vie qu’elle en a tirées. Et de se mettre à étudier, devenant docteur en psychologie à plus de 50 ans, pour aider les autres. Elle s’occupe aujourd’hui encore de personnes dans la souffrance, se sert de ce que lui a appris son passé traumatisant. Elle leur montre comment se recréer des vies faites de joie, de volonté, de passion, malgré les blessures qu’elles ont subies. Comment transcender les croyances qui les brident et les aider à devenir celles qu’elles étaient destinées à être.

« La souffrance est inévitable et universelle. Mais c’est notre façon de réagir à la souffrance qui change. » Ne pas s’accrocher à ses blessures comme prétexte pour ne pas se relever, ne pas se complaire dans l’état victimaire. Devenir acteur et donc responsable de sa vie, de son changement.

« Le temps ne guérit pas. C’est ce que vous en faites qui vous guérit. La guérison est possible quand nous choisissons d’endosser nos responsabilités, quand nous choisissons de prendre des risques, et enfin, quand nous choisissons de relâcher la blessure.

Dans ce livre magnifique, Edith Eva Eger mêle son histoire à celle de ses patients, donne à chacun les clefs pour se libérer de sa prison mentale. Une ode à l’espoir. Un hymne à la vie. De ces livres qui vous marquent à jamais… A lire de toute urgence !