Rentrée littéraire : Federica Ber, Mark Greene (Grasset)

8CF24AC5-A26A-42AE-A08E-BBDBF7C6F55F.jpeg

Federica Ber, Mark Greene

Editions Grasset, août 2018

Rentrée littéraire

Un matin, alors qu’il lit distraitement le journal en mangeant un croissant, le narrateur est interpellé par un fait divers : en Italie, un jeune couple, architectes connus et reconnus par leurs pairs, a été retrouvé mort au pied d’une falaise. Point étrange : ils étaient ligotés l’un à l’autre. Meurtre ? Suicide en duo ? Ce qui frappe le narrateur, c’est l’évocation d’une troisième personne, laquelle aurait été aperçue en compagnie du couple les heures précédentes mais demeure introuvable depuis. Il s’agit d’une certaine Federica Bersaglieri.

Il demeure interdit. Federica Bersaglieri, il en est intimement convaincu, est la jeune femme fascinante qu’il a rencontrée 20 ans plus tôt sur les grands boulevards. Une personnalité étrange, si particulière, si sauvage, si libre et mystérieuse. Une femme qui l’avait arraché à sa solitude et l’avait entrainé dans son sillage léger. Et de se remémorer la sublime semaine qu’ils avaient passé tous les deux, s’amusant à mimer les passants, à tester la literie des magasins, à escalader les toits de Paris pour passer la nuit sous les étoiles. Jusqu’à sa volatilisation aussi brutale que son arrivée dans sa vie.

Il tente alors d’imaginer la rencontre entre Federica et ce couple, la fascination que cette dernière a exercée sur eux comme celle qu’elle exerça sur lui autrefois.

C’est un roman à l’atmosphère très particulière. Une forme d’éloge de la lenteur, de l’étrangeté, du mystère. Une histoire d’amour d’un autre genre, qui a survécu au temps et à l’éloignement, réunissant deux solitudes sans rogner sur leurs libertés. Un amour aussi atypique que la personnalité de Federica.

Publicités