La Kar’Interview de Gilles Paris à La librairie idéale (Paris 7è)

Ce jeudi 13 avril, j’ai eu le bonheur d’animer la rencontre avec Gilles Paris, à la librairie idéale dans le 7ème arrondissement de Paris. L’occasion, pour Gilles Paris, de nous présenter son nouveau roman- Le vertige des falaises, paru aux éditions Plon en ce mois d’avril.

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Si vous n’avez pas pu y assister, voici une séance audio de rattrapage!

Le vertige des falaises, Gilles Paris (éditions Plon): envoûtant!

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Le vertige des falaises, Gilles Paris

Editions Plon, avril 2017

 

Gilles Paris nous offre un roman dans lequel, une nouvelle fois, il excelle à évoquer les sujets graves avec légèreté, avec cette candeur propre à l’enfance. Un coup de cœur.

 

C’est sur une île quelque peu hostile et inquiétante, dans une maison appelée Glass, à l’architecture étrange de verre et d’acier, que vit le clan matriarcal des Mortemer. La grand-mère Olivia, protectrice et aimante, la fille Rose qui lutte contre la maladie. Et l’intrépide et insolente petite-fille Marnie. En l’espace d’un an, le fils Luc, mais aussi le mari d’Olivia sont décédés. A croire que les hommes ne sont pas les bienvenus en ces lieux. Les voisins sont d’ailleurs des voisines : la gouvernante et sa fille aveugle.

Dans ce coin sauvage, à l’écart du continent, les êtres comme la côte sont battus par les vagues, chahutés par les tempêtes de la vie. Mais chacun reste debout, véritable phare dans la tourmente. Chacun résiste, à l’image de la structure d’acier de Glass. Mais nul n’a la transparence de son verre. Car chaque habitant de l’île couve son secret, inquiétant, obsédant. Pourquoi les hommes ont-ils été ainsi décimés ? Quels sont les secrets de cette famille Mortemer ? Et si une personne détenait à elle seule la clef de tous ces mystères ?

 

Dans ce roman choral au suspens hitchcockien, Gilles Paris se glisse avec talent dans la peau d’une enfant de 14 ans, Marnie. Avec l’innocence apparente de son regard d’adolescente, il aborde des sujets aussi graves que la violence conjugale, l’abandon, la maladie, la mort, mais avec la légèreté d’une plume. De sa plume. Car c’est une des qualités de ce romancier : cette capacité extraordinaire à évoquer les thèmes les plus sombres avec la lumière de l’enfance, de l’espoir et du cœur. De sorte que l’aube n’est jamais très loin de la nuit. Vous serez envoûtés par les lieux, hantés par les personnages. Et ne découvrirez qu’à la toute fin le secret du clan. Une chute aussi vertigineuse que les falaises !

La Kar’Interview de Gilles Paris à l’occasion de la sortie du film « Ma vie de Courgette »

Ce 19 octobre, Autobiographie d’une courgette sera à l’écran sous le titre Ma vie de Courgette. Un film d’animation particulièrement réussi, réalisé par Claude Barras. Rencontre avec Gilles Paris, auteur de ce merveilleux roman :

– Comment vis-tu cette aventure ? Et déjà, comment cette aventure cinématographique a t-elle commencé ?

Je le vis comme un vrai conte de fée, un peu aussi comme les montagnes russes… Beaucoup d’émotions en fait !

– As-tu assisté aux différentes étapes de ce projet sur grand écran (choix de la physionomie des personnages, des voix, scénarisation, etc) ? Autrement dit, as-tu été partie prenante de cette adaptation ?

Non pas du tout, j’ai suivi le tournage grâce à des articles parus à Lyon (Le tournage a eu lieu à Villeurbanne). J’en étais, je crois, le premier fan.

– Dans toute adaptation, il y a des prises de liberté (passages du livre coupés, passages rajoutés, dialogues modifiés, etc). Cette adaptation est-elle fidèle à la poésie, à la fraicheur et à l’esprit d’enfance qui émanent de ton livre ?

Oui, Claude Barras et Céline Sciamma ont été particulièrement fidèles à l’esprit du livre. Ce film est un bijou. Certaines scènes du roman étaient difficiles à adapter à l’image, comme la mort de la mère. Je comprends cela parfaitement. J’ai toujours pensé que l’adaptation était un faux débat. Je suis heureux que Claude Barras et Céline Sciamma aient inventé des scènes et mis de leur personnalité dans ce film. Et nos univers se croisent pour le meilleur, je pense.

– Quand un personnage auquel on a donné vie sous sa plume prend forme à l’écran, a t-on le sentiment qu’il nous échappe et appartient désormais au réalisateur ou au contraire, est-ce l’occasion de le voir poursuivre sa vie sous une autre forme ?

Non, pour moi, c’est un prolongement du livre. Quatorze ans après sa parution c’est un miracle !

– A ce titre, Courgette va t-il renaître sur papier ?

Non, je ne pense pas un jour écrire une suite. Je suis plutôt à la recherche d’autres univers. Il faut savoir prendre des risques parfois !

Retrouvez ici la bande annonce du film d’animation : Bande annonce

Ma vie de Courgette sur les écrans!

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Ma vie de courgette 

Adapté du roman de Gilles Paris « Autobiographie d’une courgette », éditions Plon.

Scénario : Céline Sciamma

Réalisateur : Claude Barras

Ce 19 octobre sort sur les écrans l’adaptation du roman de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette, que j’avais plébiscité ici : autobiographie d’une Courgette

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J’ai eu la chance de voir le film en projection presse et c’est un véritable coup de cœur.

Synopsis :

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

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Les marionnettes au regard si expressif, les décors tous plus fascinants les uns que les autres, la justesse du ton qui évite avec brio les écueils de l’enfance et la mièvrerie, tout confère à faire de cette adaptation une réussite. Claude Barras, le réalisateur, a tenu à faire passer la gravité et la légèreté des choses de la vie par l’intermédiaire de marionnettes : un pari risqué, mais ô combien réussi ! Car c’est ce qui donne ce ton si particulier au film, ce quelque chose qui amène de la légèreté quand cela pourrait accabler, de la poésie quand cela pourrait être glauque. Et du rire quand pourraient poindre des larmes. Le parti pris de Claude Barras est de parler aux enfants considérés comme des êtres intelligents et sensibles. On ne peut que l’en féliciter.

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Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici la bande-annonce du film : bande annonce

En salle aujourd’hui!

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Sélection de 25 romans pour vous évader tout l’été!

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Vous avez attendu l’été avec une impatience grandissante.  Le voilà enfin, avec les vacances dans son sillage. La valise est presque prête, il ne reste plus que les livres à intercaler entre la crème solaire et le maillot de bain. Vous hésitez? Alors ces sélections de romans parus en 2014 vous guideront peut-être dans vos choix!

Voici différentes destinations de lecture. Prêts? Attachez vos ceintures!

  • Si vous mettez le cap sur la tendresse, embarquez aux côtés de :

– Gilles Paris avec L’été des lucioles  (éditions Héloïse d’Ormesson) et Au pays des kangourous (Livre de poche)

– François d’Epenoux avec Le réveil du coeur (éditions Anne Carrière)

– Philippe Routier avec L’enfant du parc (éditions stock)

  • Cap sur le suspens avec :

– Dominique Dyens avec La femme éclaboussée (éditions Héloïse d’Ormesson)

– Pierre-Yves Tinguely avec L’axe du sang (éditions M.A.)

– René Manzor avec Celui dont le nom n’est plus (éditions Kéro)

  • Cap sur l’étranger :

– Les États-Unis avec Sophie Simon  :  Gary tout seul (éditions JC Lattès)

– La Birmanie avec Jan-Philipp Sendker : L’art d’écouter les battements de coeur (éditions JC Lattès)

– La Jamaïque avec Philippe Vidal : Les montagnes bleues (éditions Max Milo)

– L’Irlande et la Pennsylvanie avec Paul Lynch : Un ciel rouge le matin (Albin Michel)

  • Cap sur les témoignages avec :

– Martin Gray et Mélanie Loisel, Ma vie en partage (éditions de l’Aube)

– Michel Baldy La rue était mon lit (City éditions)

– Marianne Guillemin Dans la gueule du loup (éditions Max Milo)

  • Cap sur l’amour  avec :

– Eric-Emmanuel Schmitt, L’élixir d’amour (Albin Michel)

– Nathalie Rheims, Maladie d’amour (Léo scheer)

– Nicolas Barreau, Le sourire des femmes (Éditions Héloïse d’Ormesson)

– Xavier de Moulins, Que ton règne vienne (JC Lattès)

– Fariba Hachtroudi, Le colonel et l’appât 455 (Albin Michel)

– Akli Tadjer, Les thermes du Paradis (JC Lattès)

  • Cap sur l’humour avec :

– David Foenkinos, La tête de l’emploi (éditions J’ai lu)

  • Cap sur l’histoire avec :

– Stéphane Bellat, La chambre d’Hannah (M.A. éditions)

– Catherine Hermary-Vieille, La bête (Albin Michel)

  • Cap sur un premier roman avec :

– Céline Lapertot Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre (éditions Viviane Hamy)

  • Cap sur la littérature jeunesse avec :

– Marie-Christine Buffat, La malédiction de la chanson à l’envers  (éditions Snow Moon)

Quelle que soit la destination que vous aurez choisie, nous vous garantissons non pas le soleil, mais le talent des auteurs! Bonnes vacances et… belles lectures!

 

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La Kar’interview de Gilles Paris, auteur de L’été des lucioles : « Lumineux, mystérieux, sensible. »

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Copyright David Ignaszewski, agence Koboy
En ce mois de janvier paraît le quatrième roman de Gilles Paris, L’été des lucioles, aux éditions Héloïse d’Ormesson. Un voyage tendre et émouvant au pays de l’enfance qui ensoleillera le coeur et l’âme de chaque lecteur.
Rencontre avec l’auteur :
Karine Fléjo : Quel fut le point de départ de ce roman?
Gilles Paris :  L’envie d’un été lumineux, d’un chemin des douaniers (terrain de jeux mystérieux pour des enfants), et d’un lourd secret de famille!
KF : Tu te glisses dans la peau d’un enfant de neuf ans, exercice de style ô combien périlleux puisqu’il s’agit d’être juste tant au niveau du regard posé sur l’existence, des interrogations qu’elle suscite, qu’au niveau du ton ou du vocabulaire employés. Un exercice de style dans lequel tu excelles. Quel est ton secret pour « être » à ce point un enfant?
GP : Tu le dis dans ta question : je suis cet enfant, pendant toute la durée de l’écriture du roman. Je pense comme un enfant, je pleure et je ris comme un enfant, je m’interroge sur le monde comme un enfant.
KF : Penses-tu qu’il sommeille un enfant en chacun d’entre nous? Est-ce à lui que tu t’adresses en premier lieu?
GP : Je ne pense pas, hélas, que sommeille un enfant en chacun d’entre nous… Mais je ne demande qu’à réveiller celui qui s’est assoupi ailleurs! Plus on grandit, plus on perd, souvent cette spontanéité, ce côté naïf au bon sens du terme (l’humain), plus on juge sans s’en rendre compte et sans essayer de comprendre l’autre. Bien sûr le temps manque pour apprécier tous ceux et celles que l’ont peut croiser en une journée. Et puis, poser des questions, c’est s’intéresser à l’autre, savoir l’écouter…
KF : Selon toi, les rêves prennent-ils des rides, autrement dit, les rêves sont-ils l’apanage de l’enfance?
GP : Les rêves sont le reflet de notre personnalité, de nos inquiétudes, de nos angoisses, de nos envies. Quand j’étais en terminale, j’ai eu la chance d’avoir un professeur de philosophie qui me retenait en cours et étudiait avec moi les rêves qu’il m’avait demandé de noter sur un cahier au réveil. C’était un exercice passionnant. Car si les rêves sont souvent très présents au réveil, ils s’évanouissent souvent dans la journée, tout comme l’enfance qui laisse des bribes de souvenirs en nous, et, en ce qui me concerne, d’énormes trous noirs où je ne me souviens pas de tout un pan de mon enfance; même des photographies ne me rappellent rien.
KF : Les secrets de famille sont un des points centraux du roman. Penses-tu que les non-dits sont les maitres silencieux de notre destin? Faut-il tout dire ou est-il bon d’avoir ses secrets?
GP : Certains non-dits peuvent briser des destins et des êtres trop fragiles. Porter en soi un secret est une lourde responsabilité et je ne crois qu’il soit bon pour la santé de vouloir trop protéger autrui au détriment de soi. Après faut-il tout dire? Non je ne crois pas. Il est important d’avoir des jardins secrets qui ne peuvent blesser celle ou celui avec lequel on partage sa vie. C’est une manière comme une autre de faire vivre son couple, comme une double vie salutaire.
KF : Tu écris beaucoup en musique. Quelle musique pourrait avoir L’été des lucioles comme partition?
GP: J’écoute assez peu de musique classique, car étrangement la musique classique me rend particulièrement triste. Pourtant si je devais citer un titre qui se marie bien avec L’été des lucioles, je pense aussitôt à Lakmé de Léo Delibes. J’écoute aussi bien Vanessa Paradis (son dernier double album est un bijou) que les Pet Shop Boys. J’adore écrire sur Zazie ou les compilations de Béatrice Ardisson.
KF : Victor se fait cette magnifique réflexion (P.31) : et si grandir c’était essayer de rendre sa vie meilleure jour après jour? Est-ce notre devoir d’adulte de veiller à rendre notre vie belle, autrement dit, sommes nous acteur de notre destin?
GP : Oui, la vie est trop courte. Après, hélas, nous ne sommes pas du tout conçus pour le bonheur. On essaye, on échoue, on recommence, on dérape, on est poli et gentil, puis le contraire, on oublie de profiter d’un banc dans un parc, ou de transformer les nuages en théières. Et pourtant, par moment, on y arrive, comme un moment de grâce trop furtif.
KF : Que souhaites-tu partager en premier lieu avec tes lecteurs à la parution de ce nouveau roman?
GP : Une émotion, puis plusieurs, qui résonnent en eux, comme ce frisson parfois que l’on ressent en écoutant de la musique.
KF : Si tu ne devais garder que trois qualificatifs pour définir L’été des lucioles, quels seraient-ils?
GP : Lumineux, mystérieux, sensible
Propos recueillis le 15 janvier 2014
 Allez à la rencontre de l’auteur ce mercredi 29 janvier 2014! Gilles Paris fera en effet une séance de dédicaces à partir de 19H à la librairie Gallimard (15 Bd Raspail- Paris 7eme)

L’été des lucioles, de Gilles Paris, aux éditions Héloïse D’Ormesson : envolez-vous dans le sillage lumineux et tendre de la plume de Gilles Paris!

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L’été des lucioles, de Gilles Paris

Editions Héloïse d’Ormesson, 23 janvier 2014

« Ce monde, pour moi, est comme un énorme point d’interrogation. (…) Moi, j’ai envie de crier que j’ai besoin de tout comprendre. Et les dictionnaires qui trainent à la maison ne suffisent pas. » (P.106) Victor, du haut de ses neuf ans, est un petit garçon avide de connaissances, de découvertes sur le monde qui l’entoure. Un environnement très féminin, entre sa maman, libraire et blogueuse littéraire, Pilar, la compagne artiste peintre de cette dernière, et enfin Alicia, sa sœur ainée. « Je dois les protéger, car je suis le petit homme de la famille. » (P.61) Responsable, indiciblement touchant, notre petit homme pose sur l’existence un regard sensible, profond, dénué de préjugés. Le regard d’une âme pure.

Il a bien une esquisse de réponse sur la séparation de ses parents, mais tant d’interrogations restent encore en suspens, tant de mystères autour de lui demeurent à élucider. Pourquoi son papa reste t-il un éternel enfant? Pourquoi refuse t-il de les accompagner chaque été à Roquebrune? Pourquoi ses parents ne vivent-ils plus ensemble alors qu’ils éprouvent toujours des sentiments l’un pour l’autre?Pourquoi sa sœur collectionne t-elle les idylles comme des images Panini? Des « pourquoi » qui se succèdent dans une folle farandole.

Et cet été, lors des vacances à Rocquebrune, dans la résidence héritée de sa tante Félicitée, les points d’interrogation vont se bousculer. Pilar ne l’avait-elle pas averti en lui tirant les cartes? « Cet été tu devras te méfier de la mer et des orages » ? Se méfier, voilà qui est aux antipodes de l’état d’esprit de Victor, prompt à s’enflammer avec son copain Gaspard pour des balades sur des sentiers douaniers autrefois fréquentés par des pirates, pour les beaux yeux de la petite Justine, pour les mystérieux jumeaux Tom et Nathan ou pour les confidences de la bienveillante Baronne.

La prophétie de Pilar était pourtant exacte. La mer et les orages viendront troubler les vacances de Victor et de sa famille…

Avec L’été des lucioles, Gilles Paris nous offre un roman d’une sensibilité exquise, tendre au coeur, doux comme une caresse. Un conte initiatique empli de poésie.

Alors si vous avez envie de soleil, de vacances, de douceur, d’air marin, ne vous ruez pas dans votre agence de voyages mais dans votre librairie!!! Ce voyage au pays de l’enfance vous laissera des lucioles dans les yeux, le coeur et l’âme.

A lire absolument!!!

P.31 : Et si grandir, c’était essayer de rendre sa vie meilleure jour après jour?

P.106 : Les secrets, Victor, c’est comme les coquillages qui refusent de s’ouvrir, on ne sait jamais ce qu’il y a à l’intérieur.

Gilles Paris dans votre poche : c’est aujourd’hui en librairie!!!

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Au pays des kangourous, de Gilles Paris

Editions J’ai lu, janvier 2014

Vous avez été nombreux à plébisciter le magnifique roman de Gilles Paris, Au pays des kangourous, paru en janvier 2012 aux éditions Don Quichotte.

Un roman couronné par de nombreux prix : Prix Coeur de France 2012, Prix Roman de la Ville d’Aumale 2012, Prix Folire 2012, Prix des lecteurs de la Bibliothèque de Bar-sur-Seine, …

Aussi, ne manquez pas dès aujourd’hui sa parution en format de poche aux éditions J’ai lu!

Bondissez sur ce kangourou et glissez-le dans votre poche (et non l’inverse)!

 

Le livre :

Simon est un petit garçon de neuf ans terriblement attachant. Fils unique, il est le complice de toujours de son papa, écrivain, plus exactement nègre de profession. Sa maman, Carole, femme très ambitieuse, a décroché un poste à hautes responsabilités en Australie. Elle s’y rend donc fréquemment pour des missions. Une mère souvent absente, y compris quand elle est physiquement présente, faute de savoir montrer son amour à son fils. Faute de lui faire sentir qu’il existe dans son regard autrement que par la transparence. « Je vois si peu maman. Elle fait à peine attention à moi. Jamais de caresse sur la tête comme papa. Elle m’embrasse toujours sur ses doigts. (…) Un baiser sur ses doigts et elle souffle dessus pour qu’il s’envole vers moi. Mais le vent est toujours mauvais avec maman, et son baiser disparaît avant de m’atteindre. » D’où cette proximité d’autant plus grande avec Paul, son papa. Jusqu’à ce matin où Simon le retrouve dans le lave-vaisselle. « En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. (…) il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »

Paul est alors hospitalisé. Carole absente, c’est Lola, la grand-mère maternelle un peu excentrique et très aimante qui prend Simon délicatement sous son aile.

Et les interrogations de submerger l’enfant. De quoi souffre son père? Pourquoi ce regard éteint et effrayé ? Pourquoi cette fatigue intense? Pourquoi ces médicaments ? Pourquoi l’hôpital? Et la chambre de son papa dont on lui interdit l’accès, que cache t-elle ? Des questions obsédantes auxquelles les grands n’apportent pas de réponse. Ou tout du moins pas de vraie réponse. Par désir de protéger Simon. Parce que la dépression dont son père souffre est une maladie difficile à comprendre pour les adultes eux-mêmes, une maladie qui fait peur, qui dérange, comme si l’angoisse et le désespoir perçus dans le regard du malade risquaient d’être contagieux, non seulement en le croisant, mais même simplement en l’évoquant.

La dépression, sa mère, le monde des adultes, tout ce qui lui est lointain, physiquement ou par la compréhension, relève pour lui du pays des kangourous : un autre monde. Un monde dans lequel Simon veut entrer, qu’il veut comprendre. Et c’est Lily, une fille mystérieuse à l’air grave, au beau regard violet et à la voix douce qu’il croise dans les différents hôpitaux fréquentés par son père, qui lui ouvrira la porte sur ce monde de la dépression avec un parler vrai, accessible, sans faux-fuyants. La dépression, cet autre qui entre en soi, ce poison qui teinte tout de noir, qui garde éveillé jour et nuit et coupe des autres.

La dépression, cette maladie du mal à dire. Ces bleus à l’âme dont on ne voit pas les ecchymoses.

C’est avec un regard plein de fraîcheur, de poésie, de douceur, celui d’un enfant de 9 ans, que Gilles Paris nous emmène dans ce bouleversant voyage : celui de la compréhension de cette pathologie . Un roman plein d’amour, de tendresse, d’humour. Une véritable ode à la tolérance sur ce mal de vivre trop souvent considéré à tort comme un simple laisser-aller, quand il s’agit en réalité d’une vraie maladie.

Poignant, magnifique, rédigé d’une plume à la sensibilité aussi vibrante que belle, ce roman de Gilles Paris est un anticyclone sur la dépression. A lire absolument !

Autobiographie d’une courgette, de Gilles Paris : un GROS coup de coeur, aujourd’hui en librairie!

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Autobiographie d’une courgette, de Gilles Paris

Editions Flammarion, collection Etonnantiss!mes, à paraître le 17 avril 2013

Nouvelle édition augmentée et illustrée

 

      Pour Icare, 9 ans, surnommé Courgette, le quotidien n’est pas très rose même s’il ne s’en plaint jamais. Une maman qui passe ses journées affalée dans le canapé à regarder la télévision en buvant des bières, quand elle ne lui inflige pas des raclées. Un papa absent car parti « faire le tour du monde avec une poule » – expression que l’enfant comprend au premier degré… Le responsable de cette situation? Le ciel, lui dit sa mère, « avec ces saloperies de nuages qui pissent que du malheur. » Aussi, quand Icare découvre un revolver dans un tiroir, il décide ni plus ni moins de tuer le ciel. Sauf qu’il rate sa cible et… atteint sa mère.

     Dès lors, l’enfant est placé dans un foyer d’accueil, Les Fontaines. Un foyer qui sera l’étape vers sa renaissance, vers une vie auréolée de bonheur. Avec ses camarades Camille, Ahmed, Jujube, Simon, Béatrice et les autres, il va découvrir l’amitié, la rivalité, l’entraide. L’amour. Ce petit bonhomme résolument optimiste, qui « voit tout avec le soleil », n’a en effet pas son pareil pour saisir les aspects poétiques et drôles de l’existence, pour faire des pieds de nez à la tristesse et jongler avec les mots. Si la réalité de son existence est dure, en aucun cas il ne s’apitoie sur son sort et porte un regard bienveillant sur ce qui l’entoure.

     Courgette, c’est un mélange du Petit prince de St Exupéry pour sa sensibilité et sa profondeur, du Petit Nicolas pour son humour et sa spontanéité. C’est un petit garçon indiciblement attendrissant que le lecteur adopte dès les premières pages et garde en lui la lecture achevée.

     Avec Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris nous dissuade de tuer le ciel, nous montre qu’il est possible de trouver plus grand sur terre. Un roman qui enchantera les enfants par son effet miroir et qui réveillera l’enfant qui sommeille chez chaque adulte. Un baume pour le coeur et l’âme. Un rayon de soleil dans le ciel de la vie.

     A lire absolument !

 

P.158 : Je la regarde avec ses longs cheveux tout blancs qui s’échappent du bonnet comme si elle vieillissait en marchant. Je connais pas un aussi joli sourire : il allume tout sur son visage comme une lampe au dessus de sa tête, et c’est encore plus beau que le sommet des montagnes et les sapins tout blancs qui descendent dans la vallée.

P. 172 : Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur. Ça me donne pas envie de grandir tout ça.

Le blog « Les chroniques de Koryfée » à l’honneur dans le magazine The Pariser!

Ce samedi 14 juillet, le magazine The Pariser, dans son article « Jamais sans mon blog », a rendu hommage aux blogs littéraires, sous la plume de Gilles Paris. Et de découvrir avec une ineffable joie que Koryfée y figure!

Un grand merci à l’équipe du journal et tout particulièrement à Gilles Paris!

 

Retrouvez ledit article ci-dessous :

 

Jamais sans mon blog

 

     En janvier dernier est parue sur le blog de Livres Hebdo (la revue de référence des professionnels de l’édition) une enquête pour le moins déroutante. Un panel de mille cinq cent personnes interviewées sur le type de média qui les influence à lire un livre. 47,6% ont choisi les sites ou blogs culturels sur Internet. Pour info la télévision nationale stagnait à 4,2%, la radio nationale à 13,5%, les cahiers livres des quotidiens nationaux à 4,4% et les réseaux sociaux à 3%. Bien entendu on peut se demander quels âges représentaient ce panel et tout sondage, il me semble, n’est pas à prendre au pied de la lettre… Mais assez pour réfléchir à l’évolution des lecteurs, et comment Internet en à peine dix ans bouscule nos petites habitudes d’édition. Quelles maisons d’édition aujourd’hui prêtent attention aux très nombreux sites et blogs littéraires ?

 

     Dirigeant une agence de communication, j’en compte à peu près 400 avec lesquels je travaille plus ou moins régulièrement. Ils sont tenus pour la plupart par des amoureux du livre qui, au tout début, refusaient de recevoir un service de presse pour être libres d’acheter le livre qu’ils avaient envie de critiquer. Certes, ils ne sont pas journalistes, pour la plupart. Et ceux-ci les regardent souvent de haut, sauf quand ils deviennent auteurs à leur tour. J’ai été très surpris au fil du temps par la qualité de leurs chroniques. Et je suis convaincu que la passion insuffle l’envie de lire. Après tout, les blogueurs sont des gens comme vous et moi et leur faire confiance est aisé. Ils ne dépendent pas d’une rédaction et seuls leurs goûts et leurs envies les guident à vous faire partager leur lecture. Je connais quand même quelques journalistes critiques libres de leur choix également. Ne stigmatisons pas la valeur des uns ou des autres. Mais cette enquête de Livres Hebdo incite à la réflexion.

 

     A la frontière des deux mondes, actualitte.com « offre chaque jour toutes les informations sur l’édition et ses acteurs », des critiques, des dépêches, des enquêtes, des informations de première main. agents-litteraires.com s’attache à défendre les petits éditeurs indépendants et leur permettent de trouver de nouveaux lecteurs. Les critiques de unwalkers.com se déroulent dans une joyeuse anarchie. On aime, on déteste avec la volonté de tout lire, sans concession. D’autres, plus littéraires dans leurs choix, tiennent une belle ligne de conduite éditoriale comme sophielit , lesjardinsdhelene.org, lacauselitteraire.fr, ou fibromaman.blogspot.fr -avec chapeau bas pour la qualité d’écriture des chroniques de ces quatre sites. Littérature et polar se marient bien sur encresvagabondes.com, les rentrées littéraires sont étudiées à la loupe par les quatre cent blogueurs de chroniquesdelarentreelitteraire.com. La critique est parfois tranchante sur critica.fr qui a choisi de noter les livres, tandis que blue-moon.fr et onirik.net s’attachent à rédiger des critiques sur tous les genres! Amoureuses des livres, Charlotte et Karine, ont créé chacune leur blog, insatiablecharlotte.wordpress.com et koryfee.over-blog.com et choisissent avec soin les romans qu’elles souhaitent partager. Kevin et Yves, leur pendant masculin avec actulitteraire.fr et lyvres.over-blog.com sélectionnent d’eux-mêmes les livres qu’ils aiment mettre en avant. De jeunes blogueurs apparaissent depuis peu sur la toile internet. Leur site témoigne de leur passion. Des concours, de nouvelles pages Facebook créées régulièrement, des webzines, près de 80 livres lus par an, ces adolescents me fascinent. Ils ont pour la plupart envie de devenir écrivain. Pari tenu. Regarder attentivement leur site, c’est un régal ! bouquinsenfolie.blogspot.com (Nathan), lavoixdulivre.blogspot.com (Tom), lecinemadeslivres.blogspot.fr (Théo).

 

     Autrefois les critiques de la presse papier florissaient sur les portails Internet (Amazon, Babelio, Libfly), aujourd’hui rares sont celles retenues. Les blogs sont plus présents que jamais sur ces portails. Deux sites se partagent l’amour des livres en vidéo. Le plus exposé web-tv-culture.com propose une émission littéraire de 14 minutes sur un auteur découpée en trois parties. L’auteur, le livre et le regard d’un libraire. A quand ce concept parfait sur une chaine de télévision nationale ? Le plus prometteur lafringalelitteraire.com propose un concours sur chaque auteur interviewé avec soin. Deux vitrines sans faille de la production littéraire sur Internet. Et qu’importe les métiers des blogueurs, j’en connais une veilleuse de nuit dans un hôtel, une autre nourrice, un autre assureur, c’est bien l’envie de partager qui les réunit tous pour notre plus grand plaisir et, visiblement, celui des lecteurs qui leur font davantage confiance. En tout cas à méditer et à inclure dans vos plans de promotion messieurs les éditeurs !

 

Par Gilles Paris

 

Source : Article paru le 14 juillet 2012 dans la magazine The Pariser, dont vous pouvez retrouver le site internet en suivant ce lien : http://www.thepariser.fr/