La Kar’Interview de Gilles Paris à La librairie idéale (Paris 7è)

Ce jeudi 13 avril, j’ai eu le bonheur d’animer la rencontre avec Gilles Paris, à la librairie idéale dans le 7ème arrondissement de Paris. L’occasion, pour Gilles Paris, de nous présenter son nouveau roman- Le vertige des falaises, paru aux éditions Plon en ce mois d’avril.

FullSizeRender (8)

Si vous n’avez pas pu y assister, voici une séance audio de rattrapage!

Publicités

Le vertige des falaises, Gilles Paris (éditions Plon): envoûtant!

image

Le vertige des falaises, Gilles Paris

Editions Plon, avril 2017

 

Gilles Paris nous offre un roman dans lequel, une nouvelle fois, il excelle à évoquer les sujets graves avec légèreté, avec cette candeur propre à l’enfance. Un coup de cœur.

 

C’est sur une île quelque peu hostile et inquiétante, dans une maison appelée Glass, à l’architecture étrange de verre et d’acier, que vit le clan matriarcal des Mortemer. La grand-mère Olivia, protectrice et aimante, la fille Rose qui lutte contre la maladie. Et l’intrépide et insolente petite-fille Marnie. En l’espace d’un an, le fils Luc, mais aussi le mari d’Olivia sont décédés. A croire que les hommes ne sont pas les bienvenus en ces lieux. Les voisins sont d’ailleurs des voisines : la gouvernante et sa fille aveugle.

Dans ce coin sauvage, à l’écart du continent, les êtres comme la côte sont battus par les vagues, chahutés par les tempêtes de la vie. Mais chacun reste debout, véritable phare dans la tourmente. Chacun résiste, à l’image de la structure d’acier de Glass. Mais nul n’a la transparence de son verre. Car chaque habitant de l’île couve son secret, inquiétant, obsédant. Pourquoi les hommes ont-ils été ainsi décimés ? Quels sont les secrets de cette famille Mortemer ? Et si une personne détenait à elle seule la clef de tous ces mystères ?

 

Dans ce roman choral au suspens hitchcockien, Gilles Paris se glisse avec talent dans la peau d’une enfant de 14 ans, Marnie. Avec l’innocence apparente de son regard d’adolescente, il aborde des sujets aussi graves que la violence conjugale, l’abandon, la maladie, la mort, mais avec la légèreté d’une plume. De sa plume. Car c’est une des qualités de ce romancier : cette capacité extraordinaire à évoquer les thèmes les plus sombres avec la lumière de l’enfance, de l’espoir et du cœur. De sorte que l’aube n’est jamais très loin de la nuit. Vous serez envoûtés par les lieux, hantés par les personnages. Et ne découvrirez qu’à la toute fin le secret du clan. Une chute aussi vertigineuse que les falaises !

La Kar’Interview de Gilles Paris à l’occasion de la sortie du film « Ma vie de Courgette »

Ce 19 octobre, Autobiographie d’une courgette sera à l’écran sous le titre Ma vie de Courgette. Un film d’animation particulièrement réussi, réalisé par Claude Barras. Rencontre avec Gilles Paris, auteur de ce merveilleux roman :

– Comment vis-tu cette aventure ? Et déjà, comment cette aventure cinématographique a t-elle commencé ?

Je le vis comme un vrai conte de fée, un peu aussi comme les montagnes russes… Beaucoup d’émotions en fait !

– As-tu assisté aux différentes étapes de ce projet sur grand écran (choix de la physionomie des personnages, des voix, scénarisation, etc) ? Autrement dit, as-tu été partie prenante de cette adaptation ?

Non pas du tout, j’ai suivi le tournage grâce à des articles parus à Lyon (Le tournage a eu lieu à Villeurbanne). J’en étais, je crois, le premier fan.

– Dans toute adaptation, il y a des prises de liberté (passages du livre coupés, passages rajoutés, dialogues modifiés, etc). Cette adaptation est-elle fidèle à la poésie, à la fraicheur et à l’esprit d’enfance qui émanent de ton livre ?

Oui, Claude Barras et Céline Sciamma ont été particulièrement fidèles à l’esprit du livre. Ce film est un bijou. Certaines scènes du roman étaient difficiles à adapter à l’image, comme la mort de la mère. Je comprends cela parfaitement. J’ai toujours pensé que l’adaptation était un faux débat. Je suis heureux que Claude Barras et Céline Sciamma aient inventé des scènes et mis de leur personnalité dans ce film. Et nos univers se croisent pour le meilleur, je pense.

– Quand un personnage auquel on a donné vie sous sa plume prend forme à l’écran, a t-on le sentiment qu’il nous échappe et appartient désormais au réalisateur ou au contraire, est-ce l’occasion de le voir poursuivre sa vie sous une autre forme ?

Non, pour moi, c’est un prolongement du livre. Quatorze ans après sa parution c’est un miracle !

– A ce titre, Courgette va t-il renaître sur papier ?

Non, je ne pense pas un jour écrire une suite. Je suis plutôt à la recherche d’autres univers. Il faut savoir prendre des risques parfois !

Retrouvez ici la bande annonce du film d’animation : Bande annonce

Ma vie de Courgette sur les écrans!

230428-jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx

Ma vie de courgette 

Adapté du roman de Gilles Paris « Autobiographie d’une courgette », éditions Plon.

Scénario : Céline Sciamma

Réalisateur : Claude Barras

Ce 19 octobre sort sur les écrans l’adaptation du roman de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette, que j’avais plébiscité ici : autobiographie d’une Courgette

ma-vie-de-courgette - Copie - Copie.jpg

J’ai eu la chance de voir le film en projection presse et c’est un véritable coup de cœur.

Synopsis :

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

EnfantsNeige - Copie.jpg

Les marionnettes au regard si expressif, les décors tous plus fascinants les uns que les autres, la justesse du ton qui évite avec brio les écueils de l’enfance et la mièvrerie, tout confère à faire de cette adaptation une réussite. Claude Barras, le réalisateur, a tenu à faire passer la gravité et la légèreté des choses de la vie par l’intermédiaire de marionnettes : un pari risqué, mais ô combien réussi ! Car c’est ce qui donne ce ton si particulier au film, ce quelque chose qui amène de la légèreté quand cela pourrait accabler, de la poésie quand cela pourrait être glauque. Et du rire quand pourraient poindre des larmes. Le parti pris de Claude Barras est de parler aux enfants considérés comme des êtres intelligents et sensibles. On ne peut que l’en féliciter.

888136-ma20vie20de20courgette20-20041

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici la bande-annonce du film : bande annonce

En salle aujourd’hui!

ma-vie-de-courgette-06 - Copie - Copie.jpg

Sélection de 25 romans pour vous évader tout l’été!

valises-de-livres2

Vous avez attendu l’été avec une impatience grandissante.  Le voilà enfin, avec les vacances dans son sillage. La valise est presque prête, il ne reste plus que les livres à intercaler entre la crème solaire et le maillot de bain. Vous hésitez? Alors ces sélections de romans parus en 2014 vous guideront peut-être dans vos choix!

Voici différentes destinations de lecture. Prêts? Attachez vos ceintures!

  • Si vous mettez le cap sur la tendresse, embarquez aux côtés de :

– Gilles Paris avec L’été des lucioles  (éditions Héloïse d’Ormesson) et Au pays des kangourous (Livre de poche)

– François d’Epenoux avec Le réveil du coeur (éditions Anne Carrière)

– Philippe Routier avec L’enfant du parc (éditions stock)

  • Cap sur le suspens avec :

– Dominique Dyens avec La femme éclaboussée (éditions Héloïse d’Ormesson)

– Pierre-Yves Tinguely avec L’axe du sang (éditions M.A.)

– René Manzor avec Celui dont le nom n’est plus (éditions Kéro)

  • Cap sur l’étranger :

– Les États-Unis avec Sophie Simon  :  Gary tout seul (éditions JC Lattès)

– La Birmanie avec Jan-Philipp Sendker : L’art d’écouter les battements de coeur (éditions JC Lattès)

– La Jamaïque avec Philippe Vidal : Les montagnes bleues (éditions Max Milo)

– L’Irlande et la Pennsylvanie avec Paul Lynch : Un ciel rouge le matin (Albin Michel)

  • Cap sur les témoignages avec :

– Martin Gray et Mélanie Loisel, Ma vie en partage (éditions de l’Aube)

– Michel Baldy La rue était mon lit (City éditions)

– Marianne Guillemin Dans la gueule du loup (éditions Max Milo)

  • Cap sur l’amour  avec :

– Eric-Emmanuel Schmitt, L’élixir d’amour (Albin Michel)

– Nathalie Rheims, Maladie d’amour (Léo scheer)

– Nicolas Barreau, Le sourire des femmes (Éditions Héloïse d’Ormesson)

– Xavier de Moulins, Que ton règne vienne (JC Lattès)

– Fariba Hachtroudi, Le colonel et l’appât 455 (Albin Michel)

– Akli Tadjer, Les thermes du Paradis (JC Lattès)

  • Cap sur l’humour avec :

– David Foenkinos, La tête de l’emploi (éditions J’ai lu)

  • Cap sur l’histoire avec :

– Stéphane Bellat, La chambre d’Hannah (M.A. éditions)

– Catherine Hermary-Vieille, La bête (Albin Michel)

  • Cap sur un premier roman avec :

– Céline Lapertot Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre (éditions Viviane Hamy)

  • Cap sur la littérature jeunesse avec :

– Marie-Christine Buffat, La malédiction de la chanson à l’envers  (éditions Snow Moon)

Quelle que soit la destination que vous aurez choisie, nous vous garantissons non pas le soleil, mais le talent des auteurs! Bonnes vacances et… belles lectures!

 

10384278_843072199054032_3469047405016937709_n

La Kar’interview de Gilles Paris, auteur de L’été des lucioles : « Lumineux, mystérieux, sensible. »

photo_gilles_paris_2_david_ignaszewski_koboy.8
Copyright David Ignaszewski, agence Koboy
En ce mois de janvier paraît le quatrième roman de Gilles Paris, L’été des lucioles, aux éditions Héloïse d’Ormesson. Un voyage tendre et émouvant au pays de l’enfance qui ensoleillera le coeur et l’âme de chaque lecteur.
Rencontre avec l’auteur :
Karine Fléjo : Quel fut le point de départ de ce roman?
Gilles Paris :  L’envie d’un été lumineux, d’un chemin des douaniers (terrain de jeux mystérieux pour des enfants), et d’un lourd secret de famille!
KF : Tu te glisses dans la peau d’un enfant de neuf ans, exercice de style ô combien périlleux puisqu’il s’agit d’être juste tant au niveau du regard posé sur l’existence, des interrogations qu’elle suscite, qu’au niveau du ton ou du vocabulaire employés. Un exercice de style dans lequel tu excelles. Quel est ton secret pour « être » à ce point un enfant?
GP : Tu le dis dans ta question : je suis cet enfant, pendant toute la durée de l’écriture du roman. Je pense comme un enfant, je pleure et je ris comme un enfant, je m’interroge sur le monde comme un enfant.
KF : Penses-tu qu’il sommeille un enfant en chacun d’entre nous? Est-ce à lui que tu t’adresses en premier lieu?
GP : Je ne pense pas, hélas, que sommeille un enfant en chacun d’entre nous… Mais je ne demande qu’à réveiller celui qui s’est assoupi ailleurs! Plus on grandit, plus on perd, souvent cette spontanéité, ce côté naïf au bon sens du terme (l’humain), plus on juge sans s’en rendre compte et sans essayer de comprendre l’autre. Bien sûr le temps manque pour apprécier tous ceux et celles que l’ont peut croiser en une journée. Et puis, poser des questions, c’est s’intéresser à l’autre, savoir l’écouter…
KF : Selon toi, les rêves prennent-ils des rides, autrement dit, les rêves sont-ils l’apanage de l’enfance?
GP : Les rêves sont le reflet de notre personnalité, de nos inquiétudes, de nos angoisses, de nos envies. Quand j’étais en terminale, j’ai eu la chance d’avoir un professeur de philosophie qui me retenait en cours et étudiait avec moi les rêves qu’il m’avait demandé de noter sur un cahier au réveil. C’était un exercice passionnant. Car si les rêves sont souvent très présents au réveil, ils s’évanouissent souvent dans la journée, tout comme l’enfance qui laisse des bribes de souvenirs en nous, et, en ce qui me concerne, d’énormes trous noirs où je ne me souviens pas de tout un pan de mon enfance; même des photographies ne me rappellent rien.
KF : Les secrets de famille sont un des points centraux du roman. Penses-tu que les non-dits sont les maitres silencieux de notre destin? Faut-il tout dire ou est-il bon d’avoir ses secrets?
GP : Certains non-dits peuvent briser des destins et des êtres trop fragiles. Porter en soi un secret est une lourde responsabilité et je ne crois qu’il soit bon pour la santé de vouloir trop protéger autrui au détriment de soi. Après faut-il tout dire? Non je ne crois pas. Il est important d’avoir des jardins secrets qui ne peuvent blesser celle ou celui avec lequel on partage sa vie. C’est une manière comme une autre de faire vivre son couple, comme une double vie salutaire.
KF : Tu écris beaucoup en musique. Quelle musique pourrait avoir L’été des lucioles comme partition?
GP: J’écoute assez peu de musique classique, car étrangement la musique classique me rend particulièrement triste. Pourtant si je devais citer un titre qui se marie bien avec L’été des lucioles, je pense aussitôt à Lakmé de Léo Delibes. J’écoute aussi bien Vanessa Paradis (son dernier double album est un bijou) que les Pet Shop Boys. J’adore écrire sur Zazie ou les compilations de Béatrice Ardisson.
KF : Victor se fait cette magnifique réflexion (P.31) : et si grandir c’était essayer de rendre sa vie meilleure jour après jour? Est-ce notre devoir d’adulte de veiller à rendre notre vie belle, autrement dit, sommes nous acteur de notre destin?
GP : Oui, la vie est trop courte. Après, hélas, nous ne sommes pas du tout conçus pour le bonheur. On essaye, on échoue, on recommence, on dérape, on est poli et gentil, puis le contraire, on oublie de profiter d’un banc dans un parc, ou de transformer les nuages en théières. Et pourtant, par moment, on y arrive, comme un moment de grâce trop furtif.
KF : Que souhaites-tu partager en premier lieu avec tes lecteurs à la parution de ce nouveau roman?
GP : Une émotion, puis plusieurs, qui résonnent en eux, comme ce frisson parfois que l’on ressent en écoutant de la musique.
KF : Si tu ne devais garder que trois qualificatifs pour définir L’été des lucioles, quels seraient-ils?
GP : Lumineux, mystérieux, sensible
Propos recueillis le 15 janvier 2014
 Allez à la rencontre de l’auteur ce mercredi 29 janvier 2014! Gilles Paris fera en effet une séance de dédicaces à partir de 19H à la librairie Gallimard (15 Bd Raspail- Paris 7eme)

L’été des lucioles, de Gilles Paris, aux éditions Héloïse D’Ormesson : envolez-vous dans le sillage lumineux et tendre de la plume de Gilles Paris!

ob_d23162_photo-5

L’été des lucioles, de Gilles Paris

Editions Héloïse d’Ormesson, 23 janvier 2014

« Ce monde, pour moi, est comme un énorme point d’interrogation. (…) Moi, j’ai envie de crier que j’ai besoin de tout comprendre. Et les dictionnaires qui trainent à la maison ne suffisent pas. » (P.106) Victor, du haut de ses neuf ans, est un petit garçon avide de connaissances, de découvertes sur le monde qui l’entoure. Un environnement très féminin, entre sa maman, libraire et blogueuse littéraire, Pilar, la compagne artiste peintre de cette dernière, et enfin Alicia, sa sœur ainée. « Je dois les protéger, car je suis le petit homme de la famille. » (P.61) Responsable, indiciblement touchant, notre petit homme pose sur l’existence un regard sensible, profond, dénué de préjugés. Le regard d’une âme pure.

Il a bien une esquisse de réponse sur la séparation de ses parents, mais tant d’interrogations restent encore en suspens, tant de mystères autour de lui demeurent à élucider. Pourquoi son papa reste t-il un éternel enfant? Pourquoi refuse t-il de les accompagner chaque été à Roquebrune? Pourquoi ses parents ne vivent-ils plus ensemble alors qu’ils éprouvent toujours des sentiments l’un pour l’autre?Pourquoi sa sœur collectionne t-elle les idylles comme des images Panini? Des « pourquoi » qui se succèdent dans une folle farandole.

Et cet été, lors des vacances à Rocquebrune, dans la résidence héritée de sa tante Félicitée, les points d’interrogation vont se bousculer. Pilar ne l’avait-elle pas averti en lui tirant les cartes? « Cet été tu devras te méfier de la mer et des orages » ? Se méfier, voilà qui est aux antipodes de l’état d’esprit de Victor, prompt à s’enflammer avec son copain Gaspard pour des balades sur des sentiers douaniers autrefois fréquentés par des pirates, pour les beaux yeux de la petite Justine, pour les mystérieux jumeaux Tom et Nathan ou pour les confidences de la bienveillante Baronne.

La prophétie de Pilar était pourtant exacte. La mer et les orages viendront troubler les vacances de Victor et de sa famille…

Avec L’été des lucioles, Gilles Paris nous offre un roman d’une sensibilité exquise, tendre au coeur, doux comme une caresse. Un conte initiatique empli de poésie.

Alors si vous avez envie de soleil, de vacances, de douceur, d’air marin, ne vous ruez pas dans votre agence de voyages mais dans votre librairie!!! Ce voyage au pays de l’enfance vous laissera des lucioles dans les yeux, le coeur et l’âme.

A lire absolument!!!

P.31 : Et si grandir, c’était essayer de rendre sa vie meilleure jour après jour?

P.106 : Les secrets, Victor, c’est comme les coquillages qui refusent de s’ouvrir, on ne sait jamais ce qu’il y a à l’intérieur.