Le C.V. de Dieu au théâtre La pépinière : ne manquez pas cette pièce jubilatoire!

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Le C.V de Dieu, c’est 1h15 de rires, de finesse, d’intelligence, d’humour, de jeu extrêmement brillant des acteurs. Une excellente pièce de théâtre écrite par la délicieuse plume de Jean-Louis Fournier. JUBILATOIRE

L’écriture de Jean-Louis Fournier, c’est avant tout une signature. Inimitable. Inimitée. Des phrases courtes dépouillées du superflu, la prouesse de faire sourire de ce qui d’ordinaire accable grâce à un inénarrable humour, une pudeur infinie, des propos qui font mouche. C’est tout cela et tant d’autres choses encore. Un fleurettiste du verbe. Un archer de la formule. Et c’est tout son talent que l’on retrouve ici.

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Auteur de cette pièce, Le C.V. de Dieu, Jean-Louis Fournier imagine cette fois une situation complètement déjantée et géniale : le ciel est fini, la terre est finie, les animaux sont finis, l’homme est fini. Alors Dieu se pense fini aussi, n’a plus foi en Dieu et décide de chercher du travail, de nouveaux projets, histoire de sortir de cette mélancolie qui l’accable. Et de rédiger son CV et sa lettre de motivation. Il est alors convoqué à un entretien d’embauche au siège d’un grand groupe sur Terre. Incarné par l’excellent acteur Jean-François Balmer, Dieu débarque donc avec deux valises de CV dans le bureau du DRH interprété tout aussi brillamment par Didier Bénureau.

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La complicité entre les acteurs fonctionne à merveille. Jean-François Balmer et Didier Bénureau se donnent la réplique avec un humour jubilatoire, un plaisir évident, sans temps mort, et font mouche à chaque fois. Et Dieu d’évoquer ses grandes réalisations (mer, ciel, hommes, animaux…)…mais d’être confronté aussi à ses erreurs (ouragans, épidémies…). L’interprétation des deux acteurs est extraordinaire d’intensité, de justesse. Ils vivent véritablement leur rôle plus qu’ils ne le jouent, tandis que dans la salle, rires et applaudissements fusent.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé cette pièce je l’ai adorée. Si vous êtes parisiens ou passez par Paris, foncez au théâtre de La Pépinière, vous ne le regretterez pas! Cette pièce est magistrale.

Informations pratiques : 

Pièce : Le C.V. de Dieu

Auteur : Jean-Louis Fournier

Metteur en scène : Françoise Petit

Acteurs : Jean-François Balmer et Didier Bénureau

Théâtre : La pépinière théâtre, 7 rue Louis le Grand- 75002 Paris. Téléphone : 01.42.61.44.16. Métro Opéra

Le CV de DIeu se joue du mardi au samedi à 19h00 et le dimanche en matinée à 16h00.

 

 

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Rentrée littéraire : Jean-Louis Fournier, Mon autopsie (Stock). Coup de coeur!

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Mon autopsie, Jean-Louis Fournier

Editions Stock, août 2017

Rentrée littéraire 

Jean-Louis Fournier nous revient plus vivant que jamais dans « Mon autopsie », un savoureux livre décalé. Un autoportrait sans compassion. Un concentré d’humour, de tendresse et de vie.

 

Jean-Louis Fournier : une écriture inimitable.

L’écriture de Jean-Louis Fournier, c’est avant tout une signature. Inimitable. Inimitée. Des phrases courtes dépouillées du superflu, la prouesse de faire sourire de ce qui d’ordinaire accable grâce à un inénarrable humour, une pudeur infinie. C’est tout cela et tant d’autres choses encore. Un fleurettiste du verbe. Un archer de la formule.

Quand l’auteur met sa mort en scène dans Mon autopsie.

Toute sa vie, J. L. Fournier a voulu faire rire. Et ce nouvel ouvrage, malgré ce que son titre laisserait présager de sombre, ne fait pas exception à la règle. L’auteur prend le parti de fantasmer sur ce que serait sa mort, et plus exactement son autopsie. Un sujet grave, voire tabou pour certains. Il surprend, étonne, provoque. Tandis que l’adorable jeune femme, qu’il surnomme Egoïne, le dissèque, il évoque ce à quoi chaque partie de son corps fait écho dans sa vie. Ce cœur maladroit qui a tant aimé et si peu su le montrer, cette peau bronzée pour séduire la gente féminine, ces mains promptes aux caresses, ces yeux secs de crainte d’être débordés, ces bras qui auraient tant aimé enserrer sa fille, cette langue bavarde mais pudique. Il passe ainsi tout son corps au scalpel de sa plume.

 

Le but de ma vie a toujours été de faire rire et de faire pleurer, d’émouvoir (P.29) Cher Jean-Louis Fournier, le but est une fois encore atteint. Et ô combien brillamment ! Ce livre fait partie de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire.

Citation du jour

« Le jour où l’eau courante ne court plus on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s’éteint on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l’aimait. C’est triste de penser qu’il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu’il fait en partant? »

 

Jean-Louis Fournier  Veuf (Editions Stock)

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Citation du jour

« L’humour bleu ciel et rose bonbon, ça n’existe pas.
L’humour c’est noir.
L’humour, c’est une parade, un baroud d’honneur devant la cruauté, la désolation, la difficulté de l’existence.
L’existence , ce n’est pas un grand lac de lait tiède dans lequel une humanité rose barbotte en échangeant des gentillesses, des confiseries et en chantant des cantiques. C’est plein de sang, de boue noire, de bruit et de fureur.
Je me méfie des gentillesses sucrées, ça fout le diabète. »

 

Jean-Louis Fournier – La servante du seigneur (éditions Stock)

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