J’admire l’aisance avec laquelle tu prends des décisions catastrophiques, au Studio Hébertot : foncez-y avant le 30 décembre!

Quand votre conjoint, brillant avocat,  se retrouve au chômage et accepte un travail de balayeur, que dis-je, d’agent de la propreté urbaine, comment réagissez-vous? Statut social, regard des autres, perte de repères, sentiments, projets d’avenir, une pièce magnifiquement écrite et interprétée. Coup de coeur!

Trois (bonnes bien sûr!) raisons d’aller voir cette pièce :

  1. Le sujet est brillamment traité et invite chacun à la réflexion.
  2. Les acteurs, Renaud Danner et Mathilde Lebrequier sont épatants.
  3. Aucun temps mort dans le spectacle, vous passerez un excellent moment.

J’ai plébiscité ici les romans de Jean-Pierre Brouillaud  Ma vie avec Contumace et  Les petites rébellions , tous deux parus aux éditions Buchet Chastel. J’étais donc impatiente de le découvrir en tant que dramaturge. Rendez-vous pris au Studio Hébertot à Paris, pour découvrir deux acteurs, Renaud Danner et Mathilde Lebrequier.

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Le titre de la pièce donne le ton. A l’image des romans de Jean-Pierre Brouillaud, le ton est celui d’un inénarrable humour. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, cet humour se met au service d’un sujet profond : comment un changement de statut social impacte- t-il notre vie, à savoir notre vie amoureuse, sociale, amicale et familiale?

C’est ce qui arrive à François Durville (Renaud Danner), qui, après un an de chômage, a accepté un poste d’agent de la propreté urbaine à la ville de Paris. Loin de le voir comme un échec professionnel, il se dit qu’il avait besoin de changement, que ses collègues ont l’air sympathique, que contrairement aux préjugés ils sont eux aussi cultivés, voire plus joyeux que les avocats qu’il a côtoyés jusqu’ici puisque certains balaient en chantant. Et puis, il se sentira utile.

Une vision optimiste que ne partage pas du tout, mais alors pas du tout Orianne (Mathilde Lebrequier), son épouse. Comment peut-on accepter d’être balayeur après avoir été avocat? Pire, comment pareille humiliation peut-elle être vécue aussi sereinement par son mari?

Parce que pour lui, être balayeur n’a rien d’humiliant ni de honteux.

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Les acteurs campent leurs rôles à merveille. Mathilde lebrequier est grandiose en bourgeoise outrée, cinglante à souhait tant par son regard que par les intonations de sa voix. Renaud Danner est génial dans son rôle de mari calme en toutes circonstances, de philosophe à ses heures. On oublie qu’ils jouent tant ils sont justes dans leur interprétation.

Les rires fusent. L’humour de Jean-Pierre Brouillaud fait mouche. Ses questions aussi : Faut-il admirer pour aimer? Le regard des autres est-il important? Qu’appelle-t-on échec : descendre dans la hiérarchie sociale ou ne pas s’épanouir dans un haut poste? Quel est l’essentiel dans la vie, dans le travail, dans le couple?

Informations pratiques :

Dates : du 29 novembre au 30 décembre 2018

Adresse : 78 boulevard des Batignoles – Paris 17ème

Site du théâtre pour réserver : https://www.studiohebertot.com

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Ma vie avec Contumace, Jean-Pierre Brouillaud : un livre jubilatoire!

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Ma vie avec Contumace, Jean-Pierre Brouillaud

Editions Buchet/Chastel, février 2018

Pourquoi le lire? Car il est rare de tomber sur un livre plein d’humour, de rires, de sourires comme c’est le cas avec ce roman jubilatoire.

Envie de décompresser en compagnie d’un livre plein d’humour ? Lisez le nouveau roman de Jean-Pierre Brouillaud ! Un roman qui allie légèreté, humour, absurdité et vous fera nager en plein bonheur.

En novembre 2015, je vous avais parlé avec enthousiasme du précédent roman de Jean-Pierre Brouillaud, Mes petites rébellions (Lire ici). Un roman qui mettait du soleil dans les esprits. J’attendais avec impatience le prochain. Je ne suis pas déçue !

En effet, baromètre au beau fixe aussi avec ce nouveau roman savoureusement drôle qui chasse les nuages noirs des actualités et la grisaille de ce printemps en sommeil.

Cette fois, l’auteur nous entraîne dans l’intimité d’un personnage un peu autiste même si la pathologie n’est jamais nommée. Un homme d’une intelligence supérieure, qui vit en couple avec Contumace, son poisson rouge. Une vie réglée au millimètre près, tant pour le narrateur, habitué à recevoir les coups de téléphone à heure fixe de ses parents, à faire ses sempiternels exercices de scrabble, que pour le poisson, occupé à tourner à 17 tours par minute dans son bocal et à manger des courgettes bouillies.

Jusqu’au jour où une troisième colocataire s’impose dans leur intimité et bouleverse tout. Il s’agit d’une femme « au visage pâle (une anémie peut-être ?) et au sourire niais (une carie mal soignée ?)» Il ne l’a pas invitée, pas plus qu’il ne comprend comment elle est entrée et se retrouve là, dans son salon. Même Contumace en est tout bouleversé, tournant désormais à 19 tours minutes dans son bocal.

C’est alors qu’il allume la télévision et comprend : La Joconde (avec laquelle au scrabble il est possible de former les termes codon, conde, condo, odéon et jonce), célèbre tableau de Léonard de Vinci, a été volée au musée du Louvre. C’est cette œuvre qui se retrouve dans son salon. Que va-t-il en faire ?

C’est un roman jubilatoire, d’un humour délicieux que nous offre cette fois encore Jean-Pierre Brouillaud. Dans un mélange d’absurde, de fausse candeur, de drôlerie, de justesse dans les émotions et les situations de ce personnage autiste, il nous entraîne dans le quotidien de son narrateur pour un moment de lecture savoureux. A lire!

 

Lecture en cours

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Lecture de circonstance en ce week-end pascal : Ma vie avec Contumace, roman jubilatoire de Jean-Pierre Brouillaud, aux Éditions Buchet/Chastel.

J’avais beaucoup ri avec Les petites rébellions, roman délicieusement drôle dont vous pouvez retrouver la chronique ici :  Les petites rébellions

Rires au rendez-vous cette fois encore avec Contumace, le poisson rouge qui tourne à 17 tours minute dans son bocal 🐠🐟🐠 Je fais quelques tours d’aquarium et reviens vous en parler 😉

Les petites rébellions, de Jean-Pierre Brouillaud (Buchet Chastel) : délicieusement drôle!

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Les petites rébellions, de Jean-Pierre Brouillaud
Editions Buchet/Chastel, octobre 2015.

Les petites rebellions, c’est avant tout une invitation à oser, un savoureux roman sur comment sortir du cadre. Oser explorer de nouvelles routes, oser préférer l’aventure au confort, oser être soi en laissant parler ses envies ; développer son propre itinéraire sur-mesure, unique, bâti selon ses forces et ses faiblesses.
Ainsi, un jour, Henri Brunovilliers, notaire de son état, décide de se rebeller. Sa vie lisse comme un miroir, mortellement prévisible, l’insupporte. Il lui faut sortir de la routine. Mais pas n’importe comment. Avec panache. Et de jubiler à l’idée de se mettre hors la loi. C’est décidé, il…prendra le métro sans payer ! Acte de délinquance risible ? En apparence seulement. Ivre de cette liberté toute nouvelle, il part commettre son délit et croisera en chemin des personnes qui, comme lui, ont choisi cette journée pour s’envoler de leurs propres ailes.
Avec un humour délicieux, Henri Brunovilliers entraine ses lecteurs au pas de course dans le quotidien de personnages tendres et attachants, à un carrefour de leur existence. Les petites rébellions, c’est contourner les sentiers battus, choisir de créer son propre chemin, prendre le risque de répondre à un appel profond. Et c’est presque toujours de l’inconnu que jaillissent les plus grandes richesses.
Un roman truculent qui met du soleil dans les esprits!

Informations pratiques :
Nombre de pages : 176
Prix éditeur : 14€