41ème Prix Relay des Voyageurs Lecteurs : and the winner is…

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Hier soir avait lieu la magnifique cérémonie de remise du Prix des Voyageurs Lecteurs 2018, à la Maison de l’Amérique latine à Paris. Ils étaient 4 auteurs en lice. And the winner is…

 

  • Le jury :

Présidé par Martin Hirsch, directeur Général de l’AP-HP, le jury est composé d’écrivains et de journalistes (Olivier Adam, Laetitia Colombani, Pascale Frey, Jean-Christophe Rufin, Aurélie Valognes), ainsi que de professionnels du voyage et de voyageurs lecteurs (leur voix compte double lors de la délibération finale).

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  • Le lauréat :

Le jury a décerné le prix à Michel Moutot pour Séquoias, paru aux éditions du Seuil.

Michel Moutot, lauréat.

  • Les séquoias, roman lauréat du 41ème Prix Relay des Voyageurs Lecteurs :

Milieu du XIXe siècle. Les frères Fleming, trois chasseurs de baleines, natifs de l’île de Nantucket, répondent à l’appel de l’or venu de la lointaine Californie, à l’autre bout des États-Unis d’Amérique.

À bord du Freedom, le navire dont ils ont hérité à la mort de leur père, Mercator, Nicholas et Michael forment leur équipage et mettent les voiles. Au terme d’une odyssée de six mois, de New York à Valparaíso, en passant par le cap Horn, les voici en vue de la terre promise. Mais le petit village assoupi dans la baie de San Francisco est devenu une cité grouillante où quelques chanceux descendus de la Sierra les poches pleines de pépites jouent leur fortune dans les tripots, tandis que d’autres se préparent à tenter l’aventure sur leurs traces. C’est le choix que fera Michael, le cadet. Mercator, lui, comprend rapidement que, loin de se tapir seulement dans les montagnes, la fortune est en réalité sous ses pieds, quitte à abattre la forêt de séquoias géants marquant l’entrée de la Porte d’Or.

Dans ce monde nouveau au cœur du Nouveau Monde, voici le roman d’une fratrie de baleiniers héroïques devenus chercheurs d’or, prêts à tout pour assouvir leur soif de conquête et de fortune, jusqu’à une ultime aventure, en mer de Béring.

Michel Moutot est reporter à l’Agence France-Presse. Lauréat du prix Albert-Londres en 1999, correspondant à New York en 2001, il a reçu le prix Louis-Hachette pour sa couverture des attentats du 11 Septembre. Son premier roman, Ciel d’acier, a reçu le prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points en 2016.

  • Rappel :

Étaient en lice pour cette 41ème édition du prix :

  1. Magda, de Mazarine Pingeot (Julliard)
  2. Séquoias, de Michel Moutot (Seuil)
  3. L’archipel du chien, de Philippe Claudel (Stock)
  4. La vie secrète d’Elena Faber, de Jillian Cantor (Préludes)

Prix Médicis 2017 : Yannick Haenel

Ils étaient 15 en finale, pour le Prix Médicis du roman français 2017. Le jury a tranché ce midi en faveur de Yannick Haenel.

Aussi en lice pour le Prix Goncourt et le grand prix du roman de l’Académie française, le romancier Yannick Haenel a remporté jeudi le prix Médicis pour « Tiens ferme ta couronne » (Gallimard).

L’auteur primé : Yannick Haenel

Yannick Haenel co-anime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque. Il a récemment publié aux Éditions Gallimard Cercle (2007, Folio n° 4857) et Jan Karski (2009, Folio n° 5178), prix du Roman Fnac et prix Interallié.

Le livre lauréat : Tiens ferme ta couronne

Le prix Médicis étranger a été attribué au romancier italien Paolo Cognetti pour « Les huit montagnes » (Stock), traduit par Anita Rochedy et le Médicis essai a récompensé l’Américain Shulem Deen pour « Celui qui va vers elle ne revient pas » (Globe), traduit par Karine Reignier-Guerre.

 

 

 

 

Prix Goncourt 2015 : le lauréat est Mathias Enard!

Avec son roman « Boussole » (Actes Sud), il succède à Lydie Salvayre, Goncourt 2014 avec « Pas pleurer ». Une élection obtenue dès le premier tour.

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Entre Hédi Kaddour, déjà couronné la semaine dernière par le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Prépondérants (éd. Gallimard), Tobie Nathan (Ce pays qui te ressemble chez Stock), Mathias Énard (Boussole aux éditions Actes Sud) et Nathalie Azoulai (Titus n’aimait pas Bérénice chez Pol), il était bien difficile de dégager un favori… C’est finalement Mathias Énard qui l’emporte dès le premier tour avec six voix contre deux à Tobie Nathan et une pour Hédi Kaddour, succédant à Lydie Salvayre (Pas pleurer, Seuil).

Les quatre finalistes du Goncourt, dévoilés le 27 octobre au musée du Bardo à Tunis, mettaient au coeur de leurs romans les relations compliquées entre l’Occident et l’Orient. Pour mériter le Goncourt, il faut « une histoire, une écriture, une ambition », avait résumé mardi matin Bernard Pivot, président de l’Académie Goncourt, sur France Inter. Le lauréat du Goncourt recevra un chèque de… 10 euros. Mais l’enjeu est ailleurs : un roman estampillé Prix Goncourt se vend en moyenne à environ 400 000 exemplaires.

Prix Renaudot 2015 : la lauréate est Delphine de Vigan!

L'écrivaine Delphine de Vigan, ici le 19 octobre à Paris, reçoit le prix Renaudot pour son roman

Elle était la meilleure vendeuse de livres de la rentrée littéraire. La voici auréolée du précieux bandeau « Prix Renaudot ». D’après une histoire vraie, le récit de la dépendance d’une écrivaine tenue en laisse par une récente « meilleure amie », a séduit les jurés après avoir conquis les lecteurs…

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Remarquée en 2009 avec Les Heures souterraines, Delphine de Vigan était la grande triomphatrice de l’année 2011 avec Rien ne s’oppose à la nuit,un huis clos entre une mère et sa fille qui avait bouleversé la France entière et décroché le prix du roman Fnac, celui des lectrices de Elle et le prix du Roman France Télévisions. Moins remarqué, le prix Renaudot des lycéens lui avait également été attribué… Les aînés se sont calqués sur le choix de leur jeune classe en lui attribuant la majorité des voix au quatrième tour de scrutin.

Devant Binet et Jaenada

La fidélité de Delphine de Vigan à la maison Jean-Claude Lattès et à son éditrice Karina Hocine, qui lui ont apporté le succès et le grand public, aura finalement payé. La romancière – qui est également scénariste et réalisatrice – l’emporte face à Laurent Binet, et son très remarqué La Septième fonction du langage publié chez Grasset, Philippe Jaenada et Agnès Desarthe.

Le Renaudot de l’essai a été attribué à Didier Blonde pour Leïlah Mahi 1932 (Gallimard) et celui du poche à la poétesse d’origine libanaise Vénus Khoury-Ghata.

Le jury du Renaudot, présidé cette année par Jean-Noël Pancrazi, se compose de Patrick Besson, Dominique Bona, Frédéric Beigbeder, Georges-Olivier Châteaureynaud, Jérôme Garcin, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli et Jean-Marie Gustave Le Clézio qui votait par Skype depuis la Chine.

Grand prix du roman de l’Académie française 2015 : deux lauréats ex aequo!

Hédi Kaddour et Boualem Sansal

Hédi Kaddour et Boualem Sansal remportent ex-aequo le Grand Prix du roman de l’Académie française pour respectivement Les Prépondérants et 2084, tous deux parus aux éditions Gallimard.

Hédi Kaddour et Boualem Sansal ont été choisis au quatrième tour par onze voix chacun, contre une voix à Agnès Desarthe (Ce cœur changeant). C’est la troisième fois que l’Académie décerne son Grand Prix du roman à deux écrivains en même temps. Ils succèdent à Adrien Bosc, 29 ans, qui avait reçu l’an dernier Grand prix du roman de l’Académie française pour son premier roman, Constellation.

Les livres : 

Les prépondérants : 

Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance.
Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d’autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d’un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d’entre eux font aussi le voyage vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui recommencent à se déchirer sous leurs yeux. Ils tentent tous d’inventer leur vie, s’adaptent ou se révoltent. Il leur arrive de s’aimer.
De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920. Les mondes entrent en collision, les êtres s’affrontent, se désirent, se pourchassent, changent. L’écriture alerte et précise d’Hédi Kaddour serre au plus près ces vies et ces destins.

2084

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.