Les jumelles fantastiques – SOS licorne, de Fabienne Blanchut (texte) et Marie Margo (illustrations)

roman, enfants, aventure, fantastique

Editions Fleurus, février 2019

Un gros roman illustré pour accompagner les enfants dans leur apprentissage de la lecture de longues histoires. Du mystère, de la magie, de l’action, des jumelles intrépides et même une licorne, tous les ingrédients sont réunis pour faire le bonheur de vos chères têtes blondes.

Quel est le principe de la collection « 1,2,3 je lis! » ?

Les éditions Fleurus proposent la collection 1, 2, 3…je lis !, une collection de gros romans destinés aux enfants des classes primaires. Ces ouvrages sont écrits en gros caractères, avec un lexique en dernière page et de nombreuses illustrations, pour permettre aux jeunes lecteurs de lire comme les grands.

Les jumelles fantastiques, un livre pour enfants plein de mystère

Les jumelles Rose et Salomé sont en vacances chez leurs grands-parents, sur l’île d’Houat. Des grands -parents qu’elles adorent, et réciproquement, mais dont elles vont découvrir une facette mystérieuse. En effet, ces derniers leur révèlent être des passeurs. Depuis de nombreuses années, en grand secret, ils viennent en aide à des créatures fantastiques (chupacabra, dahu, yéti…) et font tout pour leur permettre de rejoindre leur monde parallèle. Cette fois, il s’agit d’une licorne.

Les jumelles n’en croient pas leurs yeux et sont tout excitées à l’idée de participer à cette belle aventure aux côtés de leurs grands-parents. Mais une licorne, voilà qui attire les convoitises. Surtout quand on a une voisine bavarde comme madame Rio. Un brocanteur et son chat sont alors bien décidés à kidnapper l’animal mythique pour en tirer profit.

Mais c’est sans compter sur Rose et Salomé, ne sont-elles pas des jumelles fantastiques ?

roman, enfants, licorne, aventure, fantastique

 

Pourquoi lire Les jumelles fantastiques de Fabienne Blanchut?

Fabienne Blanchut offre aux petits lecteurs un roman tendre, plein de magie, de rebondissements, de mystère. Des thèmes qui les séduiront et favoriseront leur imaginaire. Une aventure qu’ils dévoreront d’une traite sur les traces enchanteresses de la licorne !

Des cœurs ordinaires, Catherine Locandro (Gallimard)

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Du droit d’aimer… tout simplement.

Avec ce huitième roman, Catherine Locandro plonge le lecteur dès les premières pages dans une atmosphère inquiétante, envoûtante et entretient savamment le mystère jusqu’à la toute fin. Une maîtrise narrative et une tension extraordinaires pour Des cœurs ordinaires.

Le sujet du roman Des coeurs ordinaires

Gabrielle, veuve, trouve ses journées bien longues. Certes, il y a le club d’informatique deux fois par semaine, certes il y a les quelques échanges laconiques avec son fils par Skype, mais cela ne meuble pas ses journées. Aussi, quand une jeune femme, prénommée Anna, emménage chez son voisin du dessus, Sacha Malkine, cette nouveauté apporte un peu de piment dans la vie de Gabrielle.

Mais la curiosité de Gabrielle ne saurait se satisfaire de bonjours échangés dans le hall de l’immeuble. D’autant qu’à l’étage du dessus, des éclats de voix lui parviennent. Le couple se dispute souvent. Anna, qu’elle croise de temps en temps, affiche d’ailleurs un regard fuyant et un visage infiniment triste. Comme apeurée et soumise. Pour une jeune mariée, le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne respire pas la joie de vivre.

Et en effet, Anna se sent nouée, tente de calmer ses angoisses à coup d’anxiolytiques et de rendez-vous chez le psy. Mais même à ce dernier, elle ne dit pas tout. Elle ne peut pas. Pas plus qu’à ses parents qui se font insistants au téléphone. Seul son journal intime accueille son coupable secret, ce qu’elle ne peut partager avec personne. A part Sacha.

Dans son appartement transformé en tour de guet, Gabrielle épie les moindres bruits au-dessus de sa tête. Et ne peut s’empêcher de craindre le pire pour Anna, de projeter sa malheureuse expérience de couple sur la jeune femme. Il faut qu’elle amène Anna à se confier, il faut qu’elle vole à son secours. Comme elle aurait aimé qu’on volât au sien du temps où elle vivait avec le volage et tyrannique Sergio. Mais l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions. En voulant aider Anna malgré elle, ne va-t-elle pas commettre une erreur ? Et la véritable situation d’Anna, ce secret qu’elle garde scellé, relève-t-il de la maltraitance conjugale ou s’agit-il de tout autre chose ?

Pourquoi lire ce roman de Catherine Locandro?

Dans ce huitième roman, Catherine Locandro excelle à créer une ambiance inquiétante, mystérieuse, envoûtante, à jouer avec les nerfs du lecteur en distillant de vrais et de faux indices au fil des pages. On devient aussi curieux que Gabrielle – et ce n’est pas peu dire, inquiet à l’idée qu’un drame puisse survenir si l’on intervient trop tard. Mais parfois un secret peut en cacher un autre. Pourquoi le fils unique de Gabrielle a-t-il pris ses distances avec sa mère, cette femme qui semble si dévouée aux autres ? Un roman avant tout et surtout sur l’amour, sur le regard des autres. Une magnifique invitation à la tolérance, à l’acceptation que deux cœurs ordinaires, fussent leurs liens peu ordinaires, puissent vivre sans honte un amour extraordinaire.

Coup de coeur( pas ordinaire)!

Toutes les histoires du monde, Baptiste Beaulieu (éditions Mazarine) : M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E

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Toutes les histoires d’amour du monde, Baptiste Beaulieu

Editions Mazarine, octobre 2018

Un roman sur la force de l’amour, ces liens ô combien puissants entre les êtres, qui font fi des nationalités, de l’âge, du sexe, du temps et de l’espace. Et ne parlent qu’un seul et même langage : celui du cœur.

Quand le grand-père de l’auteur décède, cet homme taiseux, mélancolique, un casque diffusant de la musique classique constamment vissé sur la tête, sa famille trouve de mystérieux cahiers noircis de ses mains. Plus exactement, des lettres d’amour confiées chaque 3 avril de l’année, depuis plus de 40 ans, à ces cahiers. Leur mystérieuse destinataire, une certaine Anne-Lise, est inconnue de la famille. Une seule certitude : cette femme n’était pas son épouse.

L’auteur et son père sont sidérés. Comment cet homme, si peu enclin à dévoiler ses émotions, si avare en démonstrations d’affection, y compris avec ses propres fils et petit-fils, a-t-il pu écrire de si vibrantes lettres, faire montre d’une sensibilité si grande, d’un amour si puissant ? Sa dureté n’était donc qu’une carapace ? Mais pour le protéger de quoi, pour le protéger de qui ?

Dans ces lettres qui retracent le parcours de ce grand-père Moïse, de sa naissance à sa mort, ses joies, ses peines, ses blessures, son amour fou, la famille découvre un autre homme. Plus exactement, elle réalise que ce taiseux, cet homme simple et humble, qui se servait de la musique comme d’une bulle isolante et protectrice, était tout sauf un être indifférent, sans cœur. C’était en réalité un être brisé par un chagrin d’amour.

Un cœur brisé, une relation filiale avortée, qui renvoient l’auteur à sa relation avec son père ces six derniers mois. Ce dernier n’a pas accepté son coming-out, n’a pas digéré que son fils aime un homme. Alors l’auteur a pris ses distances, tout comme son grand-père avait dû lui-même en prendre avec son enfant. Tandis qu’il s’emploie à percer le mystère de son aïeul, à suturer la relation avortée entre ce grand-père et la mystérieuse Anne-Lise au fil de ses mots, à l’espoir que ses recherches aboutissent pour la retrouver, il espère aussi et surtout, qu’il suturera les plaies ouvertes de sa relation avec son propre père.

Amour conjugal, amour filial, amour de soi, l’amour est ici merveilleusement décliné à tous les « t’aime ». Baptiste Beaulieu est en effet un merveilleux architecte de l’amour. Avec sa plume d’une vibrante sensibilité, d’une profonde humanité, il érige des ponts entre les êtres, renforce les édifices fragilisés par les aléas de la vie, redonne de l’impulsion aux cœurs affaiblis, pour leur permettre de battre à nouveau. Plus fort. Plus loin.

Un roman intime qui touche à l’universel de l’amour.

Un bijou de sensibilité dans un écrin de talent.

 

 

 

 

Ils sont quatre, ils sont jaunes, ils n’ont peur de rien, ils sont…la brigade des poussins! (Nathan)

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La brigade des poussins, Doreen Cronin

Illustrations de Kevin Cornell

Éditions Nathan, juillet 2016

A partir de 9 ans.

Ils sont quatre, ils sont jaunes, ils n’ont peur de rien, ils sont…la brigade des poussins !

Les éditions Nathan lancent une nouvelle collection, La brigade des poussins. Une série d’aventures déjantées, à l’humour aussi irrésistible que la frimousse des quatre petits héros à plumes.

Ces quatre poussins sont Cracra, l’intello de la fratrie, spécialiste en langues étrangères, maths et informatique ; Choupette, spécialiste de la coupure de parole et de l’entrée par effraction ; Plop, condamné à la surveillance de LA chaussure, et enfin Lou, spécialiste en …rien du tout ! Une brigade intrépide, prête à réagir au moindre ennui…et à en générer au passage ! Impossible de les laisser plus de 2 minutes 30 sans surveillance. Un rôle que JJ Tully, chien secouriste à la retraite, prend très à cœur depuis deux ans…entre deux siestes. Et donc deux catastrophes.

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Des aventures drôles, des poussins qui oublient de réfléchir avant d’agir, un chien paresseux, une maman débordée par sa progéniture, des missions rocambolesques, voilà qui va séduire vos chères têtes blondes. Les savoureuses illustrations en noir et blanc de Kevin Cornell rendent ces livres absolument irrésistibles. Plongez-vous vite dans L’affaire du bizarre poussin bleu et dans L’affaire de la terrible chose géante !

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112 P ; 9,95€.