Les grandes vacances, Doisneau/Pennac (éditions Hoëbeke): coup de coeur!

198868243957c99a9eb1bae

Les grandes vacances, Doisneau/Pennac

Éditions Hoëbeke, octobre 2016

96 P. ; 19,90€.

Robert Doisneau et Michel Pennac se sont rencontrés et ont travaillé dans une grande complicité pour élaborer ce bel ouvrage, reflet de leurs personnalités sensibles à l’humour tendre. Un coup de cœur !

C’est une époque charnière, que Doisneau a immortalisée dans son objectif : celle des vacances, et tout particulièrement, celle des premiers congés payés, à la fin des années 1930. Pendant vingt ans, il a circulé en France, de la mer à la montagne, de la ville à la campagne, pour capter ces moments de bonheur, cette effervescence et cette liberté nouvelle. Les montagnes de bagages, les pique-niques sur le bord de la route, la chasse aux papillons, la pêche à la ligne, la sieste, les premiers bikinis, le camping, sont autant d’instantanés de vie qui font rejaillir nos propres souvenirs de vacances, découvrir celles des générations qui nous ont précédés. Des instantanés de l’âme.

Pour illustrer ces clichés, Daniel Pennac a choisi de relater avec un humour délicieux des anecdotes truculentes de vacances. Celles de Robert Doisneau bien sûr, mais aussi les siennes et celles d’amis. Du secret de la destination maintenu jusqu’au bout du voyage, à la fraude à la location, en passant par le choix du lieu de vacances en fonction des maladies réelles ou imaginaires des enfants, ce sont des histoires cocasses, touchantes, empreintes d’une gaie nostalgie, que l’on dévore sourire aux lèvres.

Le talent de Robert Doisneau associé à celui, dans un autre registre, de Daniel Pennac, fait merveille. Ce livre est un concentré de bonheurs, petits et grands, parés de mots ou d’images. Un bijou de sensibilité et de tendresse.

Coup de coeur pour « Mes petits imagiers photos » chez Nathan jeunesse

image

Mes petits imagiers photos

Éditions Nathan jeunesse, juin 2016.

A partir de un an

Le bébé découvre l’image et le bruit correspondant. A vos côtés, il observe, écoute, reconnaît, imite.

Voilà un cadeau à faire absolument à votre petit bout de chou : l’imagier avec tous les bruits associés, édité chez Nathan jeunesse.

Très tôt dans la vie, un enfant joue avec sa voix : c’est le babillage, dans lequel il découvre les sons qu’il peut produire. Le langage étant un échange, l’enfant ne progresse que si on lui fait la conversation. Or ces 40 cartes, qui offrent un panorama complet des bruits familiers (cris d’animaux, sons d’instruments de musiques, véhicules, …) vont être l’occasion d’échanger avec votre petit, de stimuler son langage et ses sens, en douceur, de manière ludique. Les cartes légères et résistantes seront faciles à manipuler pour lui. Elles permettent de présenter un seul élément à la fois et ainsi, de capter son attention par le bruit correspondant. En effet, il vous suffira de télécharger l’application Nathan live ! et de scanner l’image avec votre téléphone, pour entendre le son associé à la carte.

Dès un an, l’enfant pourra pointer l’animal ou l’objet, citer son nom et écouter son cri ou le bruit qu’il fait, puis l’imiter.

Un livret est proposé aux parents avec l’analyse du pédiatre néonatalogiste Dominique Leyronnas sur le développement du langage chez le bébé et l’importance des échanges (parole, lecture, chant) entre le parent et l’enfant.

Un imagier sonore idéal pour échanger, jouer et enrichir le vocabulaire du tout-petit. Coup de cœur !

11*11*11 cm ; 40 cartes ; livret de 16 pages ; 12,50€

Prix Georges Brassens 2015 : Isabelle Monnin

Pour sa 18ème année, et après une soirée de délibérations animées, le Prix littéraire Georges Brassens 2015 a été attribué mardi 22 septembre 2015 à 22h à : Isabelle MONNIN pour son roman « Les gens dans l’enveloppe », publié aux éditions Jean-Claude Lattès.

Le Prix littéraire Georges Brassens 2015 sera remis dans le Parc Brassens (Paris 15e) lors des 29es Journées Georges Brassens, le samedi 10 octobre à 12h. Il sera remis par son mécène Alain WICKER, en présence du jury et de Pierre VEDEL, parrain des journées.
Le jury était composé de : Mario POLETTI, Président d’honneur, ami de Georges Brassens et auteur ; Mohammed AISSAOUI, auteur et critique littéraire ; Alain WICKER, Président de DAUMALIS LEXXII et mécène du Prix ; Madame WICKER ; Véronique JACOB, éditeur ; Isabelle JARRY, auteur ; Karine PAPILLAUD, journaliste ; Nathalie CROM, critique littéraire ; Guy COUDERT fondateur des journées Brassens ; Bertrand DICALE, auteur et journaliste ; Monique KERMEL ; Victor Macé de LEPINAY , producteur d’émission de radio et Philippe TOURON, libraire.

Les autres livres sélectionnés étaient
« La clef sous la porte » de Pascale Gautier aux éditions Joëlle Losfeld,
« La saison des bijoux » d’Eric Holder aux éditions du Seuil,
« Bâtisseurs de l’oubli » de Nathalie Démoulin chez Actes Sud,
« Mille et un morceaux » de Jean-Michel Ribes aux éditions de l’Iconoclaste,
« la petite femelle » de Philippe Jaenada aux éditions Julliard,
« Profession du père » de Sorj Chalandon aux éditions Grasset et
« Vladimir Vladimirovitch » de Bernard Chambaz chez Flammarion.

Le Prix littéraire Georges Brassens est doté par DAUMALIS LEXII. Il récompense un livre, paru dans l’année, dont l’esprit et le style rappellent l’esprit du grand Georges, comme l’ont voulu ses fondateurs: René FROMENT, Louis NUCÉRA, Robert SABATIER et Alphonse BOUDARD.

Félicitations à Isabelle Monnin!

Le voyage en argentique, texte et photos de Christine Spadaccini

 

argentique

Le voyage en argentique, texte et photos de Christine Spadaccini

Éditions Laura Mare, 2010

 

Alzheimer, ardoise maléfique

 

Le verdict tombe, implacable, inacceptable: Alzheimer. Une maladie qui grignote la mémoire chaque jour un peu plus, plonge le malade dans le marécage de l’oubli. Oubli de soi, des proches, des gestes du quotidien. Oubli de tout. Jusqu’à l’engloutissement total dans ce trou noir.

Mais sa petite fille ne veut pas accepter cette cruelle réalité. Non, elle ne laissera pas sa grand-mère s’engluer dans le néant. Non, elle ne restera pas spectatrice de sa déchéance. Non, non, non, elle ne laissera pas cette sournoise maladie la couper de celle qu’elle chérit.

L’amour plus fort que la mort. Plus fort que la maladie.

Installée dans la demeure de son aïeule, elle entreprend alors de reconstituer le puzzle de sa mémoire à travers les photographies qui jalonnent sa vie. Dans la vieille demeure, elle découvre nichées dans des endroits improbables une multitude de clichés. Et avec eux, les souvenirs d’enfance de remonter à la surface, tandis qu’ils s’enfoncent dans la mémoire de sa m’amie. Et si elle lui montrait ces photos ? Et si elle l’emmenait faire un voyage argentique ?  Chaque jour, elle se rendra ainsi à son chevet, prête à l’embarquer dans la croisière du passé, animée du fol espoir de la ramener sur les rives du présent, auprès des siens, auprès d’elle. Et de guetter dans ses prunelles éteintes l’étincelle du souvenir, prélude à l’embrasement de la vie. Puisse t-elle s’y reconnaître, puisse t-elle au fil de ces visages, de ces images, retisser le fil coupé sur la trame des souvenirs. Puisse t-elle guérir…

Mais si tout cela n’était qu’illusion ? Et si rien ni personne ne pouvait empêcher sa lente dérive ?  Alzheimer, ardoise maléfique ?

 

Avec une infinie pudeur, une sensiblité et un amour à fleur de mots, à fleur de photos, Christine Spadaccini nous relate ce bras de fer terrible engagé contre la maladie. Et nous embarque dans son voyage.

Un voyage dont on ne revient pas indemne.

Une quête de mémoire qui restera gravée dans la nôtre. Fortement. Magnifiquement.

Et un défi ô combien réussi : M’amie n’est pas morte. Par delà les maux, elle vit, danse et sourit dans ces mots.