Deux lauréats pour le Prix de Flore 2017!

Pour la première fois depuis sa création, le jury du Prix de Flore a décidé de récompenser deux auteurs. Pierre Ducrozet et Johann Zarca remportent donc le Prix de Flore 2017 en ce 8 novembre.

Le jury du prix de Flore n’a pas réussi à choisir entre L’invention des corps de Pierre Ducrozet (Actes Sud) et Paname Underground de Zarca (Goutte d’Or). Pour la première fois depuis 1994, deux auteurs terminent ex aequo au deuxième tour avec 6 voix chacun.

Le jury : 

Présidé par Frédéric Beigebeder,  le jury est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel et Arnaud Viviant.

Les livres primés : 

  • L’invention des corps : 

Dès les premières pages, L’invention des corps s’élance dans le sillage d’Alvaro, jeune prof mexicain, surdoué de l’informatique, en cavale après les tragiques événements d’Iguala, la nuit du 26 septembre 2014 où quarante-trois étudiants disparurent, enlevés et assassinés par la police. Rescapé du massacre, Alvaro file vers la frontière américaine, il n’est plus qu’élan, instinct de survie. Aussi indomptable que blessé, il se jette entre les griffes d’un magnat du Net, apprenti sorcier de la Silicon Valley, mécène et apôtre du transhumanisme, qui vient de recruter une brillante biologiste française. En mettant sa vie en jeu, Alvaro s’approche vertigineusement de l’amour, tout près de trouver la force et le désir d’être lui-même. Exploration tentaculaire des réseaux qui irriguent et reformulent le contemporain – du corps humain au World Wide Web -, L’invention des corps cristallise les enjeux de la modernité avec un sens crucial du suspense, de la vitesse et de la mise en espace. Il y a une proportion élevée de réalité dans cette histoire étourdissante, sans doute sa part la plus fantastique, la plus effrayante. Mais c’est dans sa foi butée, parfois espiègle, en l’être humain que ce roman d’alerte déguisé en page-turner puise son irrésistible force motrice.

  • Paname underground : 

Où s’arrête le réel, où commence la fiction ? Zarca raconte les coulisses du guide des bas-fonds parisiens qu’il rédige depuis 2016. Love Hotel de la rue Saint-Denis, Afghans du square Villemin, Belleville des lascars, la Chapelle des toxicos, backroom sordide de Montparnasse, QG des fachos de la rive gauche, combats clandestins à porte d’Aubervilliers… Alors que l’auteur enchaîne les rencontres et les substances pour raconter le off de la capitale, il est victime d’une tentative de meurtre. La virée parisienne se transforme en spirale de défonce et de vengeance.

Le Prix de Flore a été créé au café de Flore (Paris 6e), pour récompenser un écrivain au talent « prometteur ». La distinction est dotée de 6100 € et d’un verre de Pouilly gravé au nom du lauréat, à consommer au Flore tout au long de l’année.

Prix de Flore 2017 : 1ère sélection

IMG_5470

Le jury du prix de Flore a dévoilé jeudi 14 septembre sa première sélection composée de 9 titres.

Neuf ouvrages sont en lice, parmi lesquels quatre premiers romans: ceux d’Eva Ionesco chez Grasset, de Marion Vernoux chez l’Olivier, de Clovis Goux chez Actes Sud et de Lisa Vignoli chez Stock. Par ailleurs, Stock et Actes Sud placent deux titres dans cette sélection.

La deuxième sélection sera annoncée jeudi 12 octobre et la remise aura lieu le 8 novembre.

Romans sélectionnés :

L’invention des corps de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
New moon de David Dufresne (Seuil)
Les panthères grises de Patrick Eudeline (La Martinière)
La disparition de Karen Carpenter de Clovis Goux (Actes Sud)
Innocence de Eva Ionesco (Grasset)
Cortex d’Ann Scott (Stock)
Mobile home de Marion Vernoux (L’Olivier)
Parlez-moi encore de lui de Lisa Vignoli (Stock)
Paname Underground de Zarca (Goutte d’Or).

Prix de Flore 2016 : Nina Yargekov

Parmi les cinq finalistes du prix de Flore 2016 se trouvait un prix Goncourt: c’est Leïla Slimani, qui l’a décroché la semaine passée.  Le jury du prix de Flore a récompensé la romancière Nina Yargekov pour son roman Double nationalité (P.O.L), centré sur les questions d’identité et de perte de la mémoire.

Ces thèmes sont constants dans l’œuvre de cette romancière d’origine hongroise, âgée de 36 ans. Mais Double nationalité reprend ces questions de façon loufoque. On y découvre la narratrice, Rkvaa Nnoyeig, dans un aéroport parisien avec deux passeports, deux téléphones portables et deux porte-monnaie dans son sac. Nina Yargekov plonge avec humour le lecteur dans la tête de cette héroïne, totalement amnésique, qui cherche à savoir qui elle est.

Peut-on avoir deux cultures ? Deux nationalités ? Deux langues ? Autant de questions que pose ce roman. Dans ce livre, la France a décidé d’interdire la double nationalité, ce qui évoque évidemment le virulent débat sur la déchéance de nationalité qui a eu lieu après les attentats de novembre 2015.

15607574-le-prix-de-flore-2016-pour-nina-yargekov-et-sa-ldquo-double-nationalite-rdquo

Prix de Flore 2016 : 1ère sélection

header-prix-flore

Le jury du Prix de Flore a établi sa première sélection mercredi 7 septembre 2016 au Café de Flore à Paris.
Cette première liste comporte 10 titres. La deuxième liste sera annoncée lundi 3 octobre 2016. Le prix sera remis mardi 8 novembre 2016.

Dix ouvrages sont en lice, parmi lesquels deux premiers romans : celui d’Elitza Gueorguieva chez Verticales, et celui d’Arnaud Sagnard chez Stock, seule maison à placer deux titres dans cette sélection.

Les 10 titres sélectionnés :

Samuel Benchetrit, La nuit avec ma femme (Éditions Plon / Editions Julliard)
Boris Bergmann, Déserteur (Éditions Calmann-Lévy)
Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le dernier des nôtres (Éditions Grasset)
Cédric Gras, Anthracite (Éditions Stock)
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer (Éditions Verticales)
Arnaud Sagnard, Bronson (Éditions Stock)
Joann Sfar, Comment tu parles de ton père (Éditions Albin Michel)
Leila Slimani, Chanson douce (Éditions  Gallimard)
Philippe Vasset, La légende (Éditions Fayard)
Nina Yargekov, Double nationalité (Éditions POL)

Le jury, présidé par Frédéric Beigebeder, est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel et Arnaud Viviant.

Prix de Flore 2015 : Jean-Noël Orengo!

La devanture du

 Le jury présidé par Frédéric Beigbeder a couronné ce mardi l’écrivain Jean-Noël Orengo pour son premier roman La Fleur du capital, un livre polyphonique de près de 800 pages au cœur de la capitale mondiale de la prostitution en Thaïlande. 

Vrai choc de la rentrée littéraire, La fleur du capital (Grasset), le premier roman de Jean-Noël Orengo, l’a emporté au 2ème tour par 8 voix contre 4 à Emilie Frèche (Un homme dangereux , Stock).

Déjà lauréat du prix Sade 2015, c’est donc la deuxième récompense pour l’auteur.

Le livre :

Afficher l'image d'origine

Pattaya, en Thaïlande, station balnéaire familiale la plus populaire d’Asie du Sud-Est, est aussi le paradis des transsexuels, noctambules, bandits, expatriés venus des quatre coins du globe.
Sexe, mort et argent cohabitent avec la spiritualité la plus intense. Le gros roman (768 pages) de Jean-Noël Orengo, publié chez Grasset, est conçu comme un gigantesque théâtre où se déploie la danse frénétique de l’Occident décadent et de l’Orient renaissant. Il met en scène cinq personnages perdus à travers la multitude des rues et des bars de la cité.


Créé en 1994, le prix de Flore est doté de 6.000 euros. Le lauréat se voit en outre offrir un verre de Pouilly-fumé, à déguster au Flore, chaque jour de l’année.
Le jury du prix de Flore, présidé par Frédéric Beigbeder, est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel et Arnaud Viviant.
L’an dernier, le prix avait été attribué à Aurélien Bellanger pour « L’Aménagement du territoire » (Gallimard).

Prix de Flore 2015 : 2ème sélection

Deuxième réunion des jurés du Prix de Flore, mercredi 14 octobre 2015

L’écrivain algérien Boualem Sansal, qui a figuré sur quasiment toutes les premières listes des prix littéraires d’automne, a disparu de l’ultime sélection du prix de Flore, dévoilée jeudi sur le site internet du prix.

Six titres, dont trois premiers romans, ceux respectivement de Jean-Pierre  Montal, Jean-Noël Orengo et Daniel Parokia, demeurent en lice pour le prix de Flore, qui  sera attribué le 10 novembre.

Voici la dernière sélection par ordre alphabétique  d’auteurs :

– Laurent Binet, « La septième fonction du langage » (Grasset)
– Pierre Ducrozet, « Eroica » (Grasset)
– Emilie Frèche, « Un homme dangereux » (Stock)
– Jean-Pierre Montal, « Les années Foch » (Pierre-Guillaume de Roux)
– Jean-Noël Orengo, « La fleur du capital » (Grasset)
– Daniel Parokia, « Avant de rejoindre le grand soleil » (Buchet-Chastel)

Le jury du prix de Flore, présidé par Frédéric Beigbeder, est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel et Arnaud Viviant.

L’an dernier, le prix avait été attribué à Aurélien Bellanger pour  « L’aménagement du territoire » (Gallimard).

Prix de Flore 2015 : première sélection

Le jury présidé par Frédéric Beigbeder fait une large place à des premiers romans. Mais Boualem Sansal, déjà en piste pour le Goncourt, le Renaudot et le Médicis, y figure aussi.

La première sélection du Prix de Flore présidé par Frédéric Beigbeder vient de tomber. Ils sont dix à prétendre l’emporter. Première remarque: encore une fois, Boualem Sansal fait partie des lauréats potentiels, après avoir figuré sur les listes du Goncourt, du Renaudot et du Médicis.

Fidèle à son esprit et à sa réputation, le «Flore» est sensible aux découvertes, voire même à des premiers romans, allant même chercher un titre publié en début d’année, La Fleur du capital, de Jean-Noël Orengo. Enfin, côté éditeurs, c’est Grasset qui emporte la palme avec trois citations, dont Laurent Binet, absent du Goncourt.

Laurent Binet, La Septième Fonction du langage (Grasset)

Julien Blanc Gras, In utero (Au Diable Vauvert)

Pierre Ducrozet, Eroica (Grasset)

Emilie Frèche, Un homme dangereux (Stock)

Héloïse Guay de Bellissen, Les Enfants de chœur de l’Amérique (Anne Carrière)

Mehdi Meklat & Badroudine Saïd Abdallah, Burn out (Seuil)

Jean-Pierre Montal, Les Années Foch (Pierre-Guillaume de Roux)

Jean-Noël Orengo, La Feur du capital (Grasset)

Daniel Parokia, Avant de rejoindre le grand soleil (Buchet-Chastel)

Boualem Sansal, 2084 (Gallimard)

La deuxième sélection sera annoncée le 15 octobre. Le Prix de Flore 2015 sera décerné le mardi 10 novembre.

Fondé en 1994 par Frédéric Beigbeder – avec un certain parallélisme vis-à-vis du prix des Deux Magots « voisin »–, il récompense un jeune auteur au talent jugé prometteur par un jury de journalistes. Il est décerné au mois de novembre de chaque année au café germanopratin, le Café de Flore