Prix de la Closerie des Lilas 2017 : 2ème sélection

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Mercredi 20 mars 2017 les membres du jury du Prix de La Closerie des Lilas se sont réunis à la Closerie des Lilas à Paris. Une deuxième sélection de 4 romans de femmes parus à la rentrée de janvier a été établie. Le Prix sera remis le 19 avril 2017.

Les 4 finalistes : 

Hadamar de Oriane Jeancourt Galignani, Éditions Grasset

Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon, Éditions Joëlle Losfeld

Par amour de Valérie Tong Cuong, Éditions J.C. Lattès

Trois saisons d’orage de Cécile Coulon, Éditions Viviane Hamy

La lauréate : La lauréate sera l’invitée privilégiée de La Closerie des Lilas pendant une année, pour un montant de 3 000 euros.

10 ans :

2017 est l’année des 10 ans du Prix de la Closerie des Lilas. Pour fêter cet événement, le plus féminin des prix littéraires a le plaisir d’accueillir Claude Lelouch, président d’honneur de l’édition 2017 ainsi que Benjamin Biolay, invité d’honneur.

Mission :

Le Prix de la Closerie des Lilas a pour mission de soutenir et faire connaître une littérature féminine de qualité. Par souci d’indépendance et d’ouverture, la volonté des fondatrices a été d’instituer un jury invité différent chaque année qui rassemble des femmes du monde des arts, des lettres, de la presse, des sciences et de la politique. Le jury invité en 2017: Lydia Bacrie, Victoria Bedos, Bérénice Bejo, Claire Chazal, Catherine Clément, Diane von Furstenberg, Emmanuelle Devos, Daniela Lumbroso, Orlan, Claude Lelouch ( président d’honneur) et Benjamin Biolay ( invité d’honneur). Le jury permanent : Emmanuelle de Boysson (journaliste Version Fémina, romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, romancière), Jessica Nelson (Editions des Saints Pères, romancière), Tatiana de Rosnay (romancière).

 

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Première sélection du Prix de la Closerie des Lilas 2017

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Le Prix de la Closerie des Lilas a été décerné pour la première fois le 7 mars 2007, veille de la journée mondiale de la femme, à la Closerie des Lilas.

Il a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce nouveau prix est de promouvoir la littérature féminine, à l’exemple du prix anglo-saxon : Orange Prize.

Pour fêter les dix ans du Prix de la Closerie des Lilas en 2017, le plus féminin des prix littéraires a le plaisir d’accueillir Claude Lelouch, président d’honneur de l’édition 2017.

Le jury invité en 2017 :


Lydia Bacrie, Victoria Bedos, Bérénice Bejo, Claire Chazal, Catherine Clément, Diane von Furstenberg, Emmanuelle Devos, Daniela Lumbroso, Orlan. 

Le bureau de six membres permanents  :

Emmanuelle de Boysson, présidente du prix (journaliste Version Femina et romancière), Tatiana de Rosnay, vice-présidente du Prix de la Closerie des Lilas (romancière), Jessica Nelson (Editions des Saints Pères et romancière), Carole Chrétiennot, (cofondatrice du Prix du Café de Flore et de la Closerie des Lilas), Stéphanie Janicot ( rédactrice en chef de la revue Muze et romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (directrice de la rédaction de Point de Vue et romancière).

Les romans sélectionnés : 

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Le prix de la Closerie des Lilas décerné à Julia Kerninon!

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Le Prix de la Closerie des Lilas a été attribué ce mardi 12 avril, à Julia Kerninon pour « Le dernier amour d’Attila Kiss », un court et dense roman sur la naissance d’une passion entre deux êtres que tout sépare.

Paru en janvier aux éditions du Rouergue, ce deuxième roman de Julia Kerninon, 29 ans, est l’histoire d’un coup de foudre entre une jeune héritière viennoise de 25 ans, Theodora, « optimiste, surprenante, captivante » et Attila Kiss, un prolo hongrois quinquagénaire un peu dépressif ayant « échoué dans les choses les plus essentielles ».

Née en 1987 dans la région nantaise, Julia Kerninon est thésarde en littérature américaine. Son premier roman,Buvard, a reçu de nombreux prix, dont le prix Françoise Sagan. Elle a été lauréate de la bourse Lagardère du jeune écrivain en 2015.

La lauréate sera l’invitée de la Closerie des Lilas, célèbre brasserie du boulevard du Montparnasse à Paris, pendant une année, pour un montant de 3.000 euros.

Créé en 2007, le Prix de la Closerie des Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier.

L’an dernier, le prix avait été décerné à Saïdeh Pakravan pour « Azadi » (Belfond).

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«Par la suite, il se demanderait souvent s’il devait voir quelque chose d’extraordinaire dans leur rencontre – cette fille venant à lui sur la terrasse d’un café qui n’était même pas son préféré, qu’il ne fréquentait que rarement. Si elle était passée par là la veille, ou simplement une heure plus tôt ou plus tard, elle l’aurait manqué – il ne l’aurait jamais connue, il serait resté seul avec ses poussins et sa peinture et sa tristesse et sa dureté. Mais elle était venue, et il avait poussé doucement la lourde chaise de métal pour qu’elle puisse s’installer, et c’était comme ça que tout avait commencé.»

À Budapest, Attila Kiss, 51 ans, travailleur de nuit hongrois, rencontre Theodora Babbenberg, 25 ans, riche héritière viennoise. En racontant la naissance d’un couple, Julia Kerninon déploie les mouvements de l’amour dans ses balbutiements. Car l’amour est aussi un art de la guerre, nous démontre-t-elle avec virtuosité dans son deuxième roman.

5 romans encore en lice pour le prix de la Closerie des Lilas décerné ce soir

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La liste passe de dix à cinq titres écrits par des femmes et parus à la rentrée de janvier 2016.

Le jury du prix de la Closerie des Lilas 2016 a dévoilé, mardi 22 mars, sa deuxième sélection en vue d’une remise ce 12 avril. De 10 romans de la rentrée d’hiver initialement sélectionnés, la liste passe à cinq titres, écrits exclusivement par des femmes.

La deuxième sélection :

  • Cécile Ladjali, Illettré (Actes Sud)
  • Julia Kerninon, Le dernier amour d’Attila Kiss (Editions du Rouergue)
  • Camille de Peretti, Blonde à forte poitrine (Kero)
  • Sarah Léon, Wanderer (Héloïse d’Ormesson)
  • Céline Curiol, Les vieux ne pleurent jamais (Actes Sud).

Créé en 2007, le prix de la Closerie des Lilas vise à promouvoir la littérature féminine et récompense chaque année une romancière de langue française.

Au jury permanent, avec Emmanuelle de Boysson, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson et Tatiana de Rosnay, s’ajoute cette année le jury invité composé de 12 personnalités féminines : Natacha Polony, Anne-Claire Coudray, Lydia Bacrie, Emmanuelle Bercot, Rachida Brakni, Clara Gaymard, Brigitte Kernel, Anne Lauvergeon, Salomé Lelouch, Caroline de Maigret, Anne Nivat et Josyane Savigneau.

En 2015, le prix de la Closerie des Lilas a été attribué à Saïdeh Pakravan pour Azadi (Belfond).

Prix de la Closerie des lilas 2015 : Saïdeh Pakravan pour Azadi (aux éditions Belfond)!

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Créé en 2007, le Prix de la Closerie des Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. Depuis huit ans, la vocation du Prix est de promouvoir, en toute indépendance, la littérature des femmes.

Jury invité en 2015 : Aure Atika, Anne Barrère, Lydia Bacrie, Catherine Ceylac, Aurélie Filippetti, Pascale Frey, Farida Khelfa, Sarah Lavoine, Amélie Nothomb, Elisabeth Roudinesco.

Jury permanent : Emmanuelle de Boysson (romancière), Adélaïde de Clermont Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, romancière), Jessica Nelson (Au Field de la nuit, romancière), Tatiana de Rosnay (romancière).

 

En ce 8 avril, le prix 2015 de la Closerie des lilas a été décerné à Saïdeh Pakravan pour Azadi (aux éditions Belfond).

Le livre : 

Azadi signifie « liberté » en persan. Certains la rêvent et d’autres paient le prix pour la vivre.Azadi signifie « liberté » en persan. Il y a ceux qui la rêvent et ceux qui en paient le prix.
Téhéran, juin 2009. Après des élections truquées, une colère sourde s’empare de la jeunesse instruite de Téhéran. Dans la foule des opposants la jeune Raha, étudiante en architecture, rejoint chaque matin ses amis sur la place Azadi pour exprimer sa révolte, malgré la répression féroce qui sévit. Jusqu’au jour où sa vie bascule. Après son arrestation, et une réclusion d’une violence inouïe, ses yeux prendront à jamais la couleur de l’innocence perdue…
Tout en levant le voile sur une psyché iranienne raffinée et moderne, sans manichéisme et avec un souffle d’une violente beauté, Azadi raconte de façon magistrale le terrible supplice de celle qui cherche, telle une Antigone nouvelle, à obtenir réparation. Et à vivre aussi… là où le sort des femmes n’a aucune importance.

Prix 2014 de la Closerie des Lilas : Lola Lafon!

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Créé en 2007, le Prix de la Closerie des Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. Depuis 8 ans, la vocation du Prix est de promouvoir, en toute indépendance, la littérature des femmes. Le Prix de la Closerie des Lilas 2013 avait été attribué à Alice Zeniter pour « Sombre dimanche » paru aux éditions Albin Michel.

Cette année, le Prix de la Closerie des Lilas 2014 a été attribué au second tour à 8 voix à Lola Lafon pour « La petite communiste qui ne souriait jamais » paru aux éditions Actes Sud contre 7 voix à Inès Benaroya pour « Dans le remise » paru aux éditions Flammarion.

Le jury invité en 2014 est composé de Cécilia Attias, Roselyne Bachelot, Lydia Bacrie, Mireille Darc, Anne Michelet, Mazarine Pingeot, Daphné Roulier, Amanda Sthers, Karine Tuil. Le jury permanent est quant à lui composé d’Emmanuelle de Boysson (Marie-Claire, romancière), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, romancière), Jessica Nelson (Au Field de la nuit, TF1), Tatiana de Rosnay (romancière).

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 Le livre lauréat:

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le romanacrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

Le colonel et l’appât 455, de Fariba Hachtroudi (Albin Michel), sélection du prix de la Closerie des Lilas

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Le colonel et l’appât 455, de Fariba Hachtroudi

Éditions Albin Michel, janvier 2014

Dans ce roman aussi subtil qu’envoûtant, Fariba Hachtroudi, romancière et journaliste née en Iran, Grand Prix des droits de l’homme 2001, explore comme dans une tragédie antique l’engrenage totalitaire qui veut broyer les êtres ainsi que le pouvoir infini de l’amour.

Peut-on pardonner à ses bourreaux? C’est la question que soulève ce nouveau roman de Fariba Hachtroudi. Quand l’ex-colonel de la République théologique, en exil loin de son pays, se rend au bureau des demandeurs d’asile politique pour tenter d’obtenir enfin sa régularisation, c’est le choc. La femme assise près de lui, cette nouvelle traductrice appelée en remplacement, ne lui est pas inconnue… Si elle ne peut pas l’identifier, lui a eu tout le loisir de l’observer, tandis qu’il était responsable de la sécurité à la prison de Devine. Car cette femme,Vima, n’est autre que l’appât 455, héroîne malgré elle de Devine par la résistance surhumaine qu’elle a opposée à la torture tant physique que psychologique. Tout supporter plutôt que de risquer de trahir son mari. Tout supporter par amour.

Naît alors une relation complexe entre l’ex-bourreau et son ex-détenue, tous deux poussés loin de leur pays par la même motivation : l’amour inconditionnel qu’ils vouent à leur conjoint. Avec une écriture tendue, des mots acérés, un rythme soutenu, l’auteur nous fait pénétrer dans les pensées des deux protagonistes, héros chacun à leur manière. Une introspection qui de rebondissements en rebondissements bousculera la donne : les bourreaux sont-ils ceux désignés comme tels? L’ex-colonel n’est-il pas lui-même une victime du régime? Et si le mal pouvait s’inscrire à même enseigne que le bien en chacun d’entre nous? La répartition des êtres entre victimes et bourreaux n’est pas si manichéenne qu’elle en a l’air…

Un roman bouleversant qui dégage une énergie folle, celle de deux êtres qui ont tout sacrifié par amour. Un vrai coup de coeur!

P.178 : On n’inspire pas l’amour, je ne le crois pas. On le provoque parfois lorsque l’autre est en phase. Les sentiments résultent d’une disposition mentale. C’est une affaire strictement personnelle, de soi à soi.

Ce roman fait partie de la première sélection du Prix de la Closerie des lilas 2014.