Prix Femina 2018 : Philippe Lançon pour Le lambeau (Gallimard)

Ce sont les femmes du jury du Prix Femina qui ont lancé les festivités de remise de prix littéraires qui auront lieu toute la semaine (Prix Médicis mardi 6 novembre, Prix Renaudot et Prix Goncourt mercredi 7 novembre).

  • Ce lundi 5 novembre, le jury du Prix Femina a désigné comme lauréat de l’édition 2018 Philippe Lançon pour son livre Le lambeau, paru aux éditions Gallimard en avril 2018.

Philippe Lançon, écrivain, est journaliste à Libération et Charlie Hebdo. Le journaliste, victime le 7 janvier 2015 de l’attentat contre Charlie Hebdo, a raconté le calvaire de sa reconstruction physique et mentale dans un livre qui est déjà un grand succès de librairie.

Le lambeau est par ailleurs toujours en lice pour le Prix Renaudot.

  • Le Prix Femina étranger a été attribué à La Neuvième heure d’Alice Mc Dermott paru aux éditions Quai Voltaire. Le Prix Femina essai va quant à lui à Gaspard de la nuit d’Elisabeth de Fontenay (Stock).
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Prix Fémina 2018, les finalistes

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Le jury féminin du prix Fémina a dévoilé sa dernière sélection pour l’édition 2018.

Ils sont 7 romanciers français, 7 romanciers étrangers et 8 essayistes à figurer dans la dernière sélection du Prix Fémina 2018.

  • Les romans français en lice : 

– Emmanuelle Bayamack-Tam, « Arcadie » (P.O.L)
– Yves Bichet, « Trois enfants du tumulte » (Mercure de France)
– David Diop, « Frère d’âme«  (Seuil)
– Michaël Ferrier, « François, portrait d’un absent » (Gallimard)
– Pierre Guyotat, « Idiotie » (Grasset)
– Philippe Lançon, « Le lambeau«  (Gallimard)
– Tiffany Tavernier, « Roissy » (Sabine Wespieser)

  • Les romans étrangers en lice :

– Javier Cercas « Le monarque des ombres« , traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon  (Actes Sud)
– Davide Enia, « La loi de la mer« , traduit de l’italien par Françoise Brun (Albin Michel)
– Stefan Hertmans, « Le coeur converti« , traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
– Alice McDermott, « La neuvième heure« , traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde)
– Gabriel Tallent, « My Absolute Darling« , traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)
– Olga Tokarczuk, « Les livres de Jacob », traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur Blanc)
– Samar Yazbek, « La marcheuse« , traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

  • Les essais en lice :

– Antoine de Baecque, « Histoire des crétins des Alpes » (Vuibert)
– Stéphane Beaud, « La France des Belhoumi » (La Découverte)
– Marc Dugain, « Intérieur jour » (Robert Laffont)
– Colette Fellous, « Camille Claudel » (Fayard)
– Élisabeth de Fontenay, « Gaspard de la nuit » (Stock)
– Laurent Nunez, « Il nous faudrait des mots nouveaux » (Le Cerf)
– Dominique Schnapper, « La citoyenneté à l’épreuve: la démocratie et les juifs » (Gallimard)
– Marc Weitzmann, « Un temps pour haïr » (Grasset)

Le prix sera décerné le 5 novembre.

Prix Femina 2018 : la deuxième sélection

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Une longue liste d’ouvrages encore en lice pour la deuxième sélection du Prix Fémina 2018.

Le jury exclusivement féminin de ce prix récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en vers.

  • Les romans français en lice :

Emmanuelle Bayamack-TamArcadie (P.O.L)

Yves BichetTrois enfants du tumulte (Mercure de France)

Isabelle DesesquellesJe voudrais que la nuit me prenne (Belfond)

Régine DetambelPlatine (Actes Sud)

David DiopFrère d’âme (Seuil)

Michaël FerrierFrançois, portrait d’un absent (Gallimard)

Pierre GuyotatIdiotie (Grasset)

Philippe LançonLe lambeau (Gallimard)

Fanny TaillandierPar les écrans du monde (Seuil)

Tiffany TavernierRoissy (Sabine Wespieser)

● Les romans étrangers en lice

Marco BalzanoJe reste ici, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, (Philippe Rey)

Stefan BrijsTaxi Curaçao, traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin (Héloïse d’Ormesson)

Javier CercasLe monarque des ombres, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud).

György DragomanLe bûcher, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)

Davide EniaLa loi de la mer, traduit de l’italien par Françoise Brun (Albin Michel).

Stefan HertmansLe cœur converti, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

Alice McDermottLa neuvième heure, traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde).

Itamar OrlevVoyou, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)

Gabriel Tallent, «My Absolute Darling», traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)

Samar YazbekLa marcheuse, traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

● Les essais en lice

Antoine de BaecqueHistoire des crétins des Alpes (Vuibert)

Stéphane BeaudLa France des Belhoumi (La Découverte)

René de CeccattyElsa Morante: une vie pour la littérature» (Taillandier)

François DosseLa saga des intellectuels français (Gallimard)

Marc DugainIntérieur jour (Robert Laffont)

Colette FellousCamille Claudel (Fayard)

Élisabeth de FontenayGaspard de la nuit (Stock)

Thierry IllouzMême les monstres (L’Iconoclaste)

Laurent Nunez, Il nous faudrait des mots nouveaux (Le Cerf)

Jean-Claude PerrierLa nostalgie des pays perdus (Le Cerf)

Dominique SchnapperLa citoyenneté à l’épreuve: la démocratie et les juifs(Gallimard)

Stephen SmithLa ruée vers l’Europe (Grasset)

Marc WeitzmannUn temps pour haïr (Grasset)

La troisième sélection du Prix Femina sera annoncée le 24 octobre.

Prix Femina 2018 : la première sélection

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En ce lundi 17 septembre, le jury du Prix Femina 2018, présidé par Camille Laurens, a  révélé le nom des 14 auteurs sélectionnés. 

Romans français en lice

  • Arcadie d’Emmanuelle Bayamack-Tam (POL)
  • Trois enfants du tumulte d’Yves Bichet (Mercure de France)
  • Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui (J-C Lattès)
  • Je voudrais que la nuit me prenne d’Isabelle Desesquelles (Belfond)
  • Platine de Régine Detambel (Actes Sud)
  • Frère d’âme de David Diop (Seuil)
  • La révolte de Clara Dupond-Monod (Stock)
  • François, portrait d’un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)
  • Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset)
  • Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)
  • Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron (Alma)
  • Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset)
  • Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)
  • Une vie en l’air de Philippe Vasset (Fayard)

Romans étrangers en lice

  • Je reste ici de Marco Balzano traduit de l’italien par Nathalie Bauer (Philippe Rey)
  • Taxi curaçao de Stefan Brijs traduit du néerlandais par Daniel Cunin (Héloïse d’Ormesson)
  • Le monarque des ombres de Javier Cercas traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)
  • Le bûcher de György Dragoman traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)
  • La femme à part de Vivian Gornick traduit de l’anglais par Laetitia Devaux (Rivages)
  • Le cœur converti de Stefan Hertmans traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
  • Forêt obscure de Nicole Krauss traduit de l’anglais par Paule Guivarch (l’Olivier)
  • La saison des fleurs de flamme d’Abubakar Adam Ibrahim traduit de l’anglais Marc Amfreville (l’Observatoire)
  • La neuvième heure d’Alice McDermott traduit de l’anglais par Cécile Arnaud (La table ronde)
  • Voyou d’Itamar Orlev traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)
  • Asta de Jon Kalman Stefansson traduit de l’islandais par Eric Boury (Grasset)
  • My absolute darling de Gabriel Tallent (Gallmeister)
  • Les livres de Jakob d’Olga Tokarczuk traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur blanc)
  • La marcheuse de Samar Yazbek traduit de l’arabe par Khaled Osman (Stock)

Deuxième sélection le 5 octobre. Le prix sera décerné le 5 novembre.

Prix Femina 2017 : 2ème sélection

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Le jury du Femina a rajouté deux titres à ses premières sélections de romans français et étrangers. Il a également dévoilé la liste des essais.

Côté français, Bertrand Leclair s’inscrit avec Perdre la tête chez Mercure de France et côté étranger, la plume de Juan Gabriel Vasquez fait son entrée avec Le corps des ruines, traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon et publié au Seuil.

A noter également que le seul primoromancier, Jean-Baptiste Andréa, se maintient tandis que deux des favoris de la saison, Alice Zeniter et François-Henri Désérable, ne sont plus en lice pour le Femina 2017, après avoir été écartés du Renaudot hier soir.

La liste des essais a aussi été dévoilée. Gallimard s’impose avec trois titres et Stock en place deux, notamment celui de Jean-Luc Coatalem, Mes pas vont ailleurs, toujours présent dans la sélection essais du Renaudot. On remarque également la présence de la jeune maison d’édition en sciences humaines Anamosa avec son auteur Antoine de Baecque et ses Godillots.

Les dernières sélections auront lieu le 17 octobre, avant la remise des prix le 8 novembre.

Romans français
L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic (L’Olivier)
Ma reine de Jean-Baptiste Andréa (L’Iconoclaste)
Indocile d’Yves Bichet (Mercure de France)
Sucre noir de Miguel Bonnefoy (Rivages)
Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud (Flammarion)
Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel (Gallimard)
La serpe de Philippe Jaenada (Julliard)
Perdre la tête de Bertrand Leclair (Mercure de France)
Bakhita de Véronique Olmi (Albin Michel)
L’ordre du jour d’Eric Vuillard (Actes Sud)
Romans étrangers
C’est le cœur qui lâche en dernier de Margaret Atwood traduit de l’anglais par Michèle Albaret-Maatsch (Robert Laffont)
Le cœur battant de nos mères de Britt Bennett traduit de l’anglais par Jean Esch (Autrement)
Les huit montagnes de Paolo Cognetti traduit de l’italien par Anita Rochedy (Stock)
Le passé de Tessa Hadley traduit de l’anglais par Aurélie Tronchet (Bourgois)
La salle de bal d’Anna Hope traduit de l’anglais par Elodie Leplat (Gallimard)
La tanche d’Inge Schilperoord traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Belfond)
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon (Seuil)
Ecrire pour sauver une vie, le dossier Louis Till de John Edgar Wideman traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Catherine Richard-Mas (Gallimard).
Essais
Gabriële de Anne et Claire Berest (Stock)
Des Américaines à Paris : 1850 – 1920 de Gérard Bonal (Tallandier)
Mes pas vont ailleurs de Jean-Luc Coatalem (Stock)
Les chiffonniers de Paris d’Antoine Compagnon (Gallimard)
Les godillots d’Antoine de Baecque (Anamosa)
L’Eldorado polaire de Martin Frobisher: récit de Marie-Hélène Fraïssé (Albin Michel)
Montaigne d’Arlette Jouanna (Gallimard)
La parole et l’action : itinéraire d’un avocat militant de Henri Leclerc (Fayard)
Angela Merkel, l’ovni politique de Marion van Renterghem (Les Arènes)
Décadence fin de siècle de Michel Winock (Gallimard)

Source : Livres Hebdo du 4/10/17

Prix Fémina 2017 : 1ère sélection

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Quinze romans français dont un premier roman et 13 romans étrangers figurent dans la première sélection du prix Femina dévoilée ce jeudi.

Prix Fémina 2016 : Marcus Malte

Le jury du Femina a choisi de récompenser ce mardi Marcus Malte, un pseudonyme, pour son roman «Le garçon» (Zulma).

Marcus Malte a obtenu 7 voix contre 3 à Nathacha Appanah («Tropique de la violence», Gallimard) pour ce roman de plus de 500 pages qui nous invite à traverser le début du XXe siècle aux côtés d’un garçon sans nom et qui jamais ne prononcera une parole.

Le prix Femina du roman étranger a été attribué à l’Américano-libanais Rabih Alameddine pour «Les vies de papier» (Les Escales) et le Femina de l’essai à Ghislaine Dunant pour «Charlotte Delbo, La vie retrouvée» (Grasset).

Le livre de Marcus Malte est «une grande épopée, une histoire magnifique qui ressuscite le mythe de l’enfant sauvage qui parvient à la civilisation», a estimé Mona Ozouf. «C’est un grand roman d’apprentissage, une allégorie de l’ensauvagement des hommes par la guerre», a ajouté la présidente, en soulignant que la discussion entre membres du jury avait été «courtoise» mais «animée».

«Le garçon» dont nous parle Marcus Malte, 49 ans, est un être quasi sauvage. «Même l’invisible et l’immatériel ont un nom, mais lui n’en a pas». Dès les premières lignes, on est saisi par la puissance et le souffle de l’écriture. Le lecteur sent d’emblée qu’il ne sortira pas indemne de la lecture de ce roman fleuve.

Le récit s’étale de 1908 à 1938. Il tient à la fois de la fresque historique -on y parle beaucoup de la «boucherie» de 14-18- et du roman d’initiation.

Marcus Malte, connu pour ses polars, auteur d’une dizaine de romans et notamment de «Garden Of Love», aime surprendre.

«J’avais envie d’utiliser un registre de langage très différent de ce que je fais habituellement», a-t-il expliqué de sa voix douce après la remise de son prix. «Le fait de placer mon histoire cent ans en arrière m’obligeait à changer mon registre de langue». J’espère que mon roman provoquera des émotions chez le lecteur. C’est ça qui compte», a ajouté l’écrivain qui se refuse à parler de lui.