La première chose qu’on regarde, de Grégoire Delacourt, aux éditions JC Lattès : être, par-être ou…dispar-être?

9782709642866-G

La première chose qu’on regarde, de Grégoire Delacourt

Editions Jean-Claude Lattès, mars 2013

 

Etre, par-être ou… dispar-être?

     Un soir, tandis qu’il regarde tranquillement la télévision, Arthus Dreyfuss, 20 ans, garagiste de la petite ville de Long, entend sonner à sa porte. Il s’agit ni plus ni moins de l’actrice aux proportions parfaites, élue la plus belle poitrine d’Hollywood, celle qui fait fantasmer les hommes et verdir de jalousie les femmes : Scarlett Johansson. Mirage? Non. Cette dernière, épuisée, veut disparaître quelques jours, se fondre dans l’anonymat, être une fille banale. Just boring. Arthur hésite alors un quart de millionième de seconde. Et accepte. Il la prend sous son aile, lui offre son toit et lui laisse sa chambre. Just that.

     Lui qui jusqu’alors était fasciné par la mécanique automobile et la poésie dont «  les mots, emperlés d’une certaine manière, étaient capables de modifier la perception du monde », voit sa vie transformée. Mais saura t-il la réparer, elle? Saura t-il rendre le sourire à la petite fille blessée en elle? Car tous deux se révèlent avoir l’âme cabossée par les embardées nombreuses sur l’autoroute de leur vie. Il leur manque des pièces d’origine, du carburant de réassurances, de tendresse, d’attentions. Parviendront-ils à refaire le plein d’amour? Et de quel amour? Car le seul amour qui vaille, souligne l’auteur, le seul amour vrai, est celui qui permet « d’ être vu comme on se voit : dans la bienveillance de notre estime de soi » .

      La mécanique de l’âme n’aura t-elle pour eux plus aucun secret?

     Dans ce magnifique roman, savoureux cocktail d’humour et de gravité, Grégoire Delacourt dénonce cette tendance actuelle à sacraliser le corps, à défaut de sacraliser l’âme. L’importance sociale de la minceur, de la beauté, et plus largement, la recherche obsédante de l’amélioration de l’image, relèguent au second rang la vraie beauté, celle qui existe au delà des apparences, celle notamment de l’estime de soi. Au scalpel de sa plume, l’auteur dissèque les âmes humaines avec une justesse chirurgicale, met les coeurs à nu et opère chez le lecteur une indicible émotion…

     « La première chose qu’on regarde » est une vibrante ode à l’amour. «  L’amour qui se transmet entre les êtres et ne se perd jamais. » (p194). Bouleversant. Brillant. Incontournable. Just that.

 

P.45 « La rouille grignote les âmes de ceux qui ne réalisent pas leurs rêves »

P86 : «  Ce n’est pas le temps qui civilise, mais ce qu’on vit. »

P. 98 : «  Le silence possède aussi la violence des mots ».

P134 : « Quand on s ‘abandonne soi, on se perd toujours »

La première chose qu’on regarde(ra), mercredi 20 mars ?

421523_3263761914363_2096686898_n    

Alors, on récapitule pour TOUT LE MONDE :

La première chose qu’on regarde, pour mercredi 20 mars, c’est :

–  avez vous bien 17€ dans votre porte monnaie ou avez-vous votre carte bleue et si oui, est-elle créditée, ou encore avez-vous votre chéquier? Sinon, vite, empruntez de l’argent à un ami!
Puis
–  votre librairie préférée est elle ouverte mercredi et si oui, à partir de quelle heure?
–  votre réveil fonctionne t-il ? Car vous voudrez être là dès l’ouverture de ladite librairie.
–  avez vous trouvé un bon prétexte pour votre retard au travail car il va de soi que le détour pour l’achat du livre sera en plus accompagné d’une irrrrrésistiiiiible et irrrrrépressiiiiible pause lecture pour dévorer tout chaud le roman acheté. Avec un peu de chance, votre employeur aura éprouvé la même envie, vous le croiserez à la librairie et n’aurez aucune excuse à fournir. Sinon, demandez un mot d’excuse à Grégoire Delacourt, après tout c’est lui le fautif!
– notez l’adresse d’un libraire de secours au cas où la premier n’aurait pas encore reçu ledit roman ( il sort pourtant bien ce vingt mars), n’en aurait déjà plus ( parti comme un petit pain à l’image de La liste de mes envies, sort que l’on souhaite au millésime 2013), ne saurait pas qu’il parait ce jour ( impossible, tous les libraires auront lu comme chaque jour le blog de Koryfée. NDR : d’une modestie indécente, Koryfée)

     Donc, on récapitule: mercredi 20 mars 2013, dans toutes les librairies, vous trouverez et n’aurez d’yeux que pour lui : le nouveau roman de Grégoire Delacourt, aux éditions JC Lattès, « La première chose qu’on regarde« !!!
Vu?

9782709642866-G