Rose, Tatiana de Rosnay : une talentueuse floraison !

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Une talentueuse floraison 

« Préservez notre maison, Rose, ne laissez pas ce baron, cet empereur… » Armand, le cher et tendre époux de Rose, n’aura pas le temps de finir sa phrase avant de rendre son dernier souffle. Mais nul besoin d’en dire davantage. Rose comprend. Et promet. Cette maison qui a vu naître leur amour, ces pièces dont chaque mur, chaque empreinte sur le sol raconte une histoire, ne saura être sacrifiée au nom des travaux pharaoniques entrepris pour faire de Paris une grande cité moderne.

Et l’espoir premier que la demeure rue Childebert soit épargnée car proche de l’église Saint Germain, de céder la place au combat d’une femme forte et déterminée quand arrive la lettre d’expropriation.

Car ce que l’ « Attila de la ligne droite « ,  » le baron éventreur » veut,  n’est pas de nature à intimider Rose. A l’instar de la fleur éponyme, celle qui sait si bien se faire velours quand il s’agit des êtres aimés, s’avère être une redoutable résistante sortant ses épines dès lors que l’on ose s’attaquer à ce qu’il lui reste de plus cher : sa maison. « Cette maison est mon corps, ma peau, mon sang, mes os. Elle me porte en elle comme j’ai porté nos enfants ». Elle n’abdiquera pas. Jamais. Le rythme soutenu des démolitions et des expropriations peut bien continuer. Les rues médiévales n’être plus que champs de ruines, gouffres béants, nuages de suie, de poussière, de cendre, vacarme assourdissant. Rose lutte, résiste et relate son combat quotidien dans des lettres rédigées à son défunt bien-aimé.

Avec ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous offre un voyage dans le temps, sous le second empire, à cette époque du Paris des petits métiers aujourd’hui disparus avec ses porteurs d’eau et leurs ânes, ses livreurs, ses balayeurs. Le Paris des rues sinueuses et sombres au charme si pittoresque.

Un Paris en sursis.

Car le baron Haussmann, sans aucun état d’âme, va redessiner la capitale. 

Un roman indiciblement vivant, où même la maison devient un personnage à part entière. Car la maison vit elle aussi, parle à qui sait l’écouter, tremble de par les secrets qu’elle abrite, vibre à l’évocation des souvenirs heureux, lutte pour maintenir ses murs debout face à sa condamnation proche…

  Cette maison, le tuteur de Rose, sa colonne vertébrale, son souffle, sa vie, a  bien des révélations à nous faire…

 

Avec ce roman Rose, c’est un bouquet d’émotion dans toutes ses acceptions qui cueille le lecteur. Et ne le quitte plus…Majestueux.

 

Pour une plongée dans l’univers de Rose, rendez-vous sur le site compagnon :

http://www.tatianaderosnay-rose.com/ 

Vous y trouverez entre autres un résumé du livre, plusieurs textes de l’auteur, une interview du traducteur…

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 19€

Nombre de pages : 256

ISBN : 978.-2-35087-160-8

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Le coeur d’une autre, de Tatiana de Rosnay (Le livre de Poche)

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Le coeur d’une autre, Tatiana de Rosnay.
Le Livre de Poche, Juin 2009

Tatiana de Rosnay a l’art de se renouveler et de surprendre dans chacun de ses écrits.
‘Le Coeur d’une autre’ bat aussi désormais en moi depuis sa lecture et tambourinera certainement en vous qui le lirez.
Bruce, un homme plutôt antipathique, une sorte d’ours mal léché, va devoir subir une greffe. L’homme sans coeur va devenir un homme de coeur et nous emporter sur les traces de celle qui lui a fait ce don, Constance. Un portrait bouleversant de la donneuse, mais aussi des liens privilégiés qui vont s’établir entre elle et le receveur, que l’auteur nous fait découvrir touche par touche, comme sur une toile de Seurat. La plume de l’auteur se fait pinceau, les pages du livre se font toile et l’on découvre tout ce qui composait l’univers de Constance, ses passions, ses amours, ses secrets. Reste-t-on soit avec le coeur d’une autre, ou devient-on un autre voire l’Autre ? La greffe offre-t-elle une vie sursitaire ou bien davantage, à savoir une renaissance, une véritable naissance ?
‘Le Coeur d’une autre’, à n’en point douter, bat du souffle du talent.

Bibliographie :

Boomerang, Editions Héloïse d’Ormesson (EHO) 2009
Le coeur d’une autre, Editions du Livre de Poche 2009
Moka, Editions du Livre de Poche 2009
L’appartement témoin, Editions J’ai lu 2009
La mémoire des murs, Editions EHO 2008
Elle s’appelait Sarah, Editions EHO 2007
Spirales, Editions Plon 2004
Le voisin, Editions Plon 2000
Le dîner des ex, Editions Plon 1999

Site de l’auteur :
http://www.tatianaderosnay.com

La mémoire des murs, de Tatiana de Rosnay : les vidéoclips!

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La mémoire des murs, de Tatiana de Rosnay
Editions Héloise d’Ormesson, mai 2008

 

On savait que les murs avaient des oreilles. Avec ce roman, on découvre qu’ils parlent aussi…

De fait, ces murs m’ont parlé, envoûtée, happée. Car les lieux ont une âme et un langage pour qui sait les écouter. C’est ce que va constater Pascaline, l’héroïne du récit, tandis qu’après son divorce elle s’installe dans ce nouveau logement. Un malaise la gagne, à croire qu’en ces lieux se sont déroulés des évènements tragiques dont l’empreinte est présente partout. Et d’investiguer. Et de percer le secret de ces lieux, d’entendre le murmure des murs. Or ce qu’ils lui susurrent va raviver en elle des blessures jamais cicatrisées, la conduire aux frontières de la folie.
Quelle est donc cette douleur qui la hante ? Comment parviendra t-elle à l’apaiser ? Y parviendra t-elle seulement ?

Tatiana de Rosnay nous montre qu’il est impossible de faire l’économie d’un deuil, que toutes les blessures et les rancoeurs refoulées resurgissent un jour et nous obligent à les affronter.

 

Un roman qui mêle avec dextérité suspens psychologique et émotion à fleur de plume. On s’y engouffre au pas de course, la poitrine transformée en ring de boxe par les battements saccadés de notre coeur, des vagues d’émotion menaçant de rompre la digue de nos yeux.

Un livre captivant, poignant, qui se lit d’une seule traite et marque notre mémoire, à l’image de celle des murs…

A l’occasion de la parution de ce roman,  une proposition merveilleuse m’a été faite : participer au tournage de deux vidéos de promotion du livre. Folle d’enthousiasme, j’acceptai aussitôt. Je quittai kimono et obi, baguettes et ballerines de soie et me glissai dans la peau de Pascaline, l’héroïne du roman. Une expérience de tournage inédite, amusante et exaltante . Une aventure humaine ineffablement riche. Merci à Tatiana, Jean-Christophe et Guy qui me permirent de la vivre..

Tatiana de Rosnay, Jean-Christophe Hadamar et Koryfée 🙂 Guy Jacquemelle est derrière l’objectif !

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Vous pouvez visionner lesdits clips en cliquant sur ce lien :

La Mémoire des Murs 2 : le Message secret par yansor

La Mémoire des Murs 1 « Le Manuscrit Oublié » par yansor

La mémoire des murs, de Tatiana de Rosnay dans votre poche!

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La mémoire des murs, Tatiana de Rosnay
Editions Pocket , 2005

On savait que les murs avaient des oreilles. Avec ce roman, on découvre qu’ils parlent aussi…
De fait, ces murs m’ont parlé, envoûtée, happée. Car les lieux ont une âme et un langage pour qui sait les écouter. C’est ce que va constater Pascaline, l’héroïne du récit, tandis qu’après son divorce elle s’installe dans ce nouveau logement. Un malaise la gagne, à croire qu’en ces lieux se sont déroulés des évènements tragiques dont l’empreinte est présente partout. Et d’investiguer. Et de percer le secret de ces lieux, d’entendre le mumure des murs. Or ce qu’ils lui susurrent va raviver en elle des blessures jamais cicatrisées. Quelle est donc cette douleur qui la hante ? Comment parviendra t-elle à l’apaiser ? Y parviendra t-elle seulement ?
Tatiana de Rosnay nous montre qu’il est impossible de faire l’économie d’un deuil, que toutes les blessures et les rancoeurs refoulées resurgissent un jour et nous obligent à les affronter.
Un roman qui mêle avec dextérité suspens psychologique et émotion à fleur de plume. Et le coeur du lecteur de battre la chamade. Et les larmes de lui monter aux yeux.
Un livre captivant, poignant, qui se lit d’une seule traite.

Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay (éditions Héloïse d’Ormesson)

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Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay.
Traduit de l’anglais par Agnès Michaud.
Editions Héloïse d’Ormesson, mars 2007

A adopter sans hésitation dans votre bibliothèque !

Difficile de dire si c’est moi qui ai dévoré ce roman ou l’inverse, voire les deux à la fois, tant je me sens habitée par la petite Sarah. Un bouleversant récit sur le Vel d’Hiv’ qui constitue une mise en accusation de l’oubli, participe avec une émotion à fleur de plume au recouvrement de la mémoire, au devoir de se souvenir, de témoigner. Face à la barbarie dont les hommes peuvent être hélas capables – et ce judéocide en est un triste exemple – ce récit invite à garder l’esprit en alerte sur tout risque de dérapage. Plus qu’un témoignage sur le passé, il est donc aussi une invitation à la vigilance au présent.

Déchirant. Poignant. Magnifique.

De la première à la dernière ligne, la tension est permanente avec une montée en puissance au fur et à mesure de notre attachement aux personnages. L’auteure décrit les situations, l’ambiance des lieux, la psychologie des individus avec une acuité et une justesse si grandes, que l’on se fond dans le récit au point d’en oublier qu’il s’agit d’une fiction. Ce roman ne se lit pas, il se VIT. Ses personnages ne sont pas prisonniers des pages, ils vous HABITENT. Vous n’êtes plus un lecteur mais un TEMOIN.

Un style d’une remarquable fluidité, avec des phrases courtes, un rythme soutenu, où chaque mot fait mouche.Une construction aussi habile qu’imaginative où présent et passé alternent avant de se fondre et se confondre pour bâtir ensemble un avenir.
Tatiana de Rosnay nous offre véritablement ici un morceau de bravoure.

Je ne peux que vous inciter à vous précipiter sur ce roman que j’ai lu en apnée, la gorge nouée et les yeux embués de larmes.

S’il m’avait fallu résumer ce commentaire dithyrambique (à la mesure de mon coup de foudre) en quelques mots, je les aurais empruntés à Christian Bobin :  » Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent, c’est pour toujours. Des portes s’ouvrent que l’on ne soupçonnait pas. On entre et on ne reviendra plus en arrière « .