Livre pour bébé : Regarde autour du monde

regarde autour du monde éditions Nathan

©Karine Fléjo photographie

Un album tout en couleurs et en douceur, pour inviter votre bébé, dès six mois, à voyager. 

Une invitation au voyage

Dans cet album tendrement et joyeusement illustré par Emiri Hayashi, votre enfant va suivre les aventures de Pouf le chien à travers le monde. Sur chaque double page, il découvre avec l’intrépide petit chien, des pays et des animaux tous plus fantastiques les uns que les autres. Dans la savane avec les lions, au Japon sous les cerisiers en fleurs, en passant par la forêt tropicale et ses oiseaux, le Canada et ses caribous ou encore l’Australie et ses kangourous.

Une explosion de couleurs, de textures différentes au toucher, de scintillements  qui ne manqueront pas de captiver l’enfant.

Cinq raisons d’acheter ce livre à votre bébé

Les éditions Nathan ont concocté cet album pour les tout-petits et il faut reconnaître qu’il est réussi. Alors voici cinq bonnes raisons de craquer pour ce bonbon rose et brillant :

  • Il est très attrayant : l’enfant sera attiré par ses couleurs vives, ses inserts brillants et les illustrations d’une tendresse infinie d’Emiri Hayashi.
  • Il permet d’exercer le toucher : ses textures variées permettent à l’enfant d’identifier différents reliefs en passant ses doigts sur les pages : lisse, doux, strié, en velours… N’oubliez pas que la première expérience de votre enfant avec un livre sera la manipulation.
  • Il est adapté aux tout-petits : sur chaque double page, une histoire très courte, d’une  seule phrase. Peu à peu, le bébé va se familiariser avec la sonorité de la langue et comprendre l’histoire. Puis il va vouloir répéter des mots.
  • Il contribue, par la lecture, au développement du langage de l’enfant : lire des histoires à votre enfant, à partir de 6 mois, favorise son acquisition du langage.
  • Il est solide : ses pages cartonnées résisteront aux manipulations pas toujours délicates des tout-petits.

Citation du jour

Les lecteurs forment une communauté, comme les voyageurs… Quand on lit, on est seul et pourtant, on communique incessamment – avec les pensées, avec l’auteur, avec les autres lecteurs, les amis à qui on voudrait donner le livre… Idem pour le voyage, on est embarqués ensemble, on vit un trajet collectivement, c’est une expérience à plusieurs sans que cela n’entame le désir de solitude.

Mazarine Pingeot

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Citation du jour

« Ma conception du voyage avait changé : la destination importe moins que l’abandon. Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même. Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible. Partir consiste à perdre ses repères, la maîtrise, l’illusion de savoir, et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir » de Eric-Emmanuel Schmitt, dans La nuit de feu (Albin Michel)

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Et un jour, tout recommencer…, Marie-laure Bigand : Voyage au bout de soi

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Et un jour, tout recommencer…, Marie-Laure Bigand

Editions Laura Mare, Mai 2011

 

Voyage au bout de soi 

 

      Quelques vêtements, un peu d’argent, le strict minimum jeté dans un sac, la décision de Valérie est prise. Ce matin, aux aurores, elle quitte tout. Sans laisser de trace. Vers où ? Pourquoi ? Pour qui ? Si l’avenir la concernant est criblé d’incertitudes, le présent, lui, s’impose à elle comme une évidence : PARTIR. Oser quitter les siens, résister aux assauts de la culpabilité. Regarder droit devant. Ne surtout pas se retourner. 

      Car insidieusement le mal-être s’est installé. Une vie de couple où la routine ronge les liens aussi efficacement qu’une armée de termites, trois enfants à l’aube de prendre leur envol, ce sentiment de ne plus exister dans le regard des autres, de n’être plus que transparence. Valérie étouffe, suffoque.

      Seule la fugue porte en elle l’espoir de lui rendre son souffle. Acte de lâcheté? Non, de survie. « C’était partir ou mourir… » 

      De gare en gare, d’étape en étape, de la Lozère à la Rochelle en passant par le Lubéron, son périple sera aussi et surtout l’opportunité d’un cheminement intérieur. Une fuite dont toutes les rencontres faites en chemin vont converger vers un seul et même point de fuite : la rencontre avec elle-même. C’est en effet dans le miroir des autres, dans leur courage, dans leurs failles, qu’elle va voir ses propres blessures, se voir telle qu’elle est devenue. Et mieux percevoir ce qu’elle ne veut plus être. 

      Parviendra t-elle à mettre à plat les complexes ressorts de ce qui lui arrive aujourd’hui, à rebondir ?

      Ce roman est celui du combat, du courage et de l’espoir. Qui n’a pas un jour éprouvé cette envie de tout laisser derrière soi? Mais qui a osé le faire? Valérie, sur la brillante et sensible plume de Marie-Laure Bigand, a ce courage-là. Et nous emmène avec elle, dès ses premiers pas.

      Un roman sobre et touchant, sur la quête de soi, sur ce bonheur qui prend bien des détours parfois mais surgit toujours par delà les épreuves. Car il n’y a pas de personnes nées sous une mauvaise étoile, mais des personnes qui ne prennent pas le temps de déchiffrer le ciel…

 

Informations pratiques : 

Prix éditeur : 19€

Nombre de pages: 296

ISBN : 978-2-918047-79-7

 

Bibliographie :

Le premier pas, Éditions Laura Mare 2010

D’une vie à l’autre, Éditions Laura Mare 2009

Mais qu’y a t-il derrière la porte ?, Album jeunesse, Éditions Laura Mare 2009

Pour un enfant, Éditions In Octavo 2005

L’auteur a également publié de nombreuses nouvelles aux Éditions in Octavo, Les mots migrateurs, Edilivre.

 

Site de l’auteur : http://lesmotspartages.blogspot.com

Site de l’éditeur : http://www.lauramare.com