Prix du Roman FNAC 2019 : Bérengère Cournut

Le Salon Fnac Livres se déroulera du vendredi 20 au dimanche 22 septembre à la Halle des Blancs Manteaux, Paris IV. Cette année, la Fnac aura le plaisir d’accueillir comme invité d’honneur l’écrivain américain Bret Easton Ellis.

Ce vendredi 20 septembre, c’est à Bérangère Cournut qu’a été remis le Prix du Roman Fnac 2019 pour son roman De pierre et d’os, paru aux éditions Le Tripode en septembre 2019.

 

©Karine Fléjo photographie

Présentation du Prix FNAC :

La Fnac organise pour la 18ème année consécutive le Prix du Roman Fnac récompensant un roman exceptionnel, à l’issue d’un processus associant libraires experts et lecteurs amateurs. Pendant l’été , 400 adhérents et autant de libraires FNAC s’immergent dans les centaines de romans de la rentrée littéraire, qu’ils apprécient en toute indépendance, contribuant ainsi à une première sélection de 30 ouvrages, puis à une sélection de quatre finalistes.

les quatre finalistes du prix du Roman Fnac 2019

 

Présentation du roman « De pierre et d’os »:

De pierre et d'os Bérangère Cournut

Après le succès de son roman hopi Née contente à Oraibi, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman inuit. Empreint à la fois d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

 » Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques.  » (note liminaire du roman)

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

—> Retrouvez toutes les informations sur la 18ème édition du salon Fnac Livres (auteurs en dédicace, ateliers, rencontres) en suivant ce lien : Programme du salon

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Prix Régine Deforges : Joseph Ponthus

Hier soir, au restaurant parisien Macéo, avait lieu la remise du Prix Régine Deforges. And the winner is…

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Le Prix Régine Deforges

  • Porté conjointement par la Ville de Limoges et les enfants de l’auteure et co-présidents du jury, Camille Deforges-Pauvert, Léa Wiazemsky et Franck Spengler, le prix littéraire Régine Deforges récompense un premier roman écrit par un auteur francophone et se déroule chaque année dans le cadre de la fête du livre Lire à Limoges.
  • Le jury du prix : Camille Deforges-Pauvert, Léa Wiazemsky et Franck Spengler, et composé de Julie Bonnie, Marina Carrère d’Encausse, Julien Cendres, Noëlle Châtelet, Grégoire Delacourt, David Foenkinos, Serge Joncour, Agnès Martin-Lugand, Daniel Picouly et Éric Portais.

 

Le lauréat de l’édition 2019 du Prix Régine Deforges : Joseph Ponthus

 

 

Il y avait huit livres en lice pour le prix Régine Deforges. San Perdido, David Zukerman
(Calmann-Lévy), À la ligne, Joseph Ponthus (La Table ronde), Les photos d’un père, Philippe Beyvin (Grasset), Massacre, Anne Hansen (Le Rocher), La fiction ouest, Thierry Decottignies (Le Tripode), Matador Yankee, Jean-Baptiste Maudet (Le Passage), Le fou de Hind, Bertille Dutheil (Belfond), Le matin est un tigre, Constance Joly (Flammarion).

Pour cette quatrième édition, c’est Joseph Ponthus, auteur de A la ligne, aux éditions de La table ronde, qui remporte le prix. Un auteur indiciblement ému dont le bonheur faisait plaisir à voir!

 

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Le livre « A la ligne », éditions de La table ronde

À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

Une victoire célébrée avec des bulles !

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Prix Renaudot des lycéens 2018 : Adeline Dieudonné

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Ce jeudi 15 novembre, les lycéens membres du jury du Prix Renaudot des lycéens 2018, ont rendu leur verdict.

Ils étaient six en lice pour le Prix Renaudot des lycéens : Frère d’âme (Le Seuil) de David Diop, Le sillon (Le Tripode) de Valérie Manteau, Le lambeau (Gallimard) de Philippe Lançon, Federica Ber (Grasset) de Mark Greene, Adeline Dieudonné (L’iconoclaste) pour La vraie vie et L’âge d’or (Lattès) de Diane Mazloum.

C’est Adeline Dieudonné, déjà lauréate du Prix du roman FNAC, qui remporte le Prix Renaudot des lycéens 2018, avec son roman La vraie vie, aux éditions L’Iconoclaste.

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Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce merveilleux roman en cliquant ici : La vraie vie

Prix Goncourt des lycéens 2018 : David Diop

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Il était finaliste des prix Goncourt, Renaudot, Medicis et Femina. david Diop a finalement remporté le Goncourt des Lycéens.

Ce jeudi 15 novembre, après deux mois de lectures des quinze livres en lice, issus de la première sélection de l’Académie Goncourt, les 13 lycéens délégués de chaque région se sont retrouvés à l’hôtel de ville de Rennes, pour décerner le prix. Le lauréat est David Diop, auteur de Frère d’âme, aux éditions du Seuil.

Le livre lauréat du Prix Goncourt des lycéens 2018 : Frère d’âme

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Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

Prix Interallié 2018 : Thomas B. Reverdy

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Il figurait sur la liste des finalistes du Prix Goncourt et du Prix de l’Académie française, c’est le jury du Prix Interallié qui l’honore : Thomas B. Reverdy a obtenu ce mercredi 14 novembre le prix Interallié pour « L’hiver du mécontentement« , aux éditions Flammarion.

  • L’hiver du mécontentement, lauréat du Prix Interallié 2018 : 

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L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l’hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au désordre, elle cherchera à comprendre qui est Richard III et le sens de sa conquête du pouvoir. Au théâtre Warehouse, lors d’une répétition, elle croisera une Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction et déjà bien décidée à se hisser à la tête du pays. Elle fera aussi la rencontre de Jones, jeune musicien brutalement licencié et peu armé face aux changements qui s’annoncent.

Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d’une époque et accouché d’un autre monde, un monde sans pitié où Just do it ne servira bientôt qu’à vendre des chaussures. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s’y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge.

  • Thomas B. Reverdy, Prix Interallié 2018 : 

Thomas B. Reverdy est l’auteur de six romans, parmi lesquels La Montée des eaux et L’Envers du monde (Seuil, 2003 et 2008), Les Évaporés(Flammarion, 2013, Grand Prix de la SGDL et prix Joseph Kessel) et Il était une ville (Flammarion, 2015, prix des Libraires 2016). Il a co-écrit Jardin des colonies avec Sylvain Venayre (Flammarion, 2017).

Prix Goncourt des lycéens 2018 : les finalistes

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Le jury du Prix Goncourt des lycéens, qui sera proclamé le 15 novembre prochain, a annoncé la liste des cinq finalistes.

Parmi les cinq romanciers retenus, on note quatre premiers romans, dont certains ont déjà été primés.

Liste des finalistes du Prix Goncourt des lycéens 2018 :

  • Meryem Alaoui, pour La Vérité sort de la Bouche du cheval (éd. Gallimard)
  • Inès Bayard, pour Le Malheur du bas» (éd. Albin Michel)
  • Pauline Delabroy-Allard, pour Ҫa raconte Sarah (éd. de Minuit)
  • Adeline Dieudonné, pour La Vraie Vie (éd. L’Iconoclaste)
  • David Diop, pour Frère d’âme (éd. du Seuil)

En 2017, le Prix Goncourt des Lycéens avait été attribué à Alice Zeniter pour son roman, le quatrième, L’Art de Perdre (éd. Flammarion).

Verdict le 15 novembre à Rennes !

 

 

Prix Wepler – Fondation La Poste 2018 : Nathalie Léger

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Le prix Wepler est un prix littéraire créé en 1998 à l’initiative de la librairie des Abbesses, avec le soutien de la Fondation La Poste, et de la Brasserie Wepler (place Clichy, Paris 18e ) et qui distingue, au mois de novembre, un auteur contemporain. Il fonctionne avec un système de jury tournant.

  • Les lauréats :

Ce lundi 12 novembre, le jury du Prix Wepler – Fondation La Poste a attribué deux prix à des auteurs publiés chez P.O.L. C’est Valérie Léger qui remporte le Prix Wepler 2018, avec son roman La Robe blanche, tandis qu’une mention spéciale est allée à  Bertrand Schefer pour son roman Série noire.

  • Le roman lauréat : La robe blanche

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Il y a quelques années, Nathalie Léger découvre une histoire qui l’intrigue et la bouleverse : une jeune artiste qui avait décidé de se rendre en autostop de Milan à Jérusalem en robe de mariée, pour porter un message de paix dans les pays en conflit ou en guerre, est violée et assassinée par un homme qui l’avait prise en voiture au sud d’Istanbul. Artiste ou martyre ? Candeur ou sacrifice ? Elle voulait faire régner l’harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Mais ce n’est ni la grâce ou la bêtise de cette intention qui captive la narratrice, c’est d’avoir voulu par son voyage réparer quelque chose de démesuré et qu’elle n’y soit pas arrivée. Et parce qu’elle découvre que cette histoire vraie qui la touche tant en accompagne ou en révèle une autre. Elle comprend que sa mère lui demande la même chose : pouvoir réparer sa propre histoire blessée en lui demandant de raconter son mariage, d’exposer l’injustice de son divorce. Le père, l’ayant quittée dans les années soixante-dix avec éclat pour une autre femme, avait réussi à faire prononcer leur divorce à ses torts exclusifs, à elle, l’épouse abandonnée. La mère demande à sa fille d’écrire l’ordinaire de ce qui s’est passé, l’échec, l’abandon, les larmes, l’injustice. Elle lui demande aussi d’écrire pour réparer. Mais si une robe de mariée ne suffit pas à racheter les souffrances de l’humanité, les mots pourront-ils suffire à rendre justice pour les larmes d’une mère ?

Dotés respectivement de 10 000 et 3 000 euros, les prix seront remis aux deux lauréats ce lundi 12 novembre en soirée à la brasserie Wepler, Place de Clichy à Paris.