Citation du jour

Avec son passé qui n’est plus, son avenir qui n’est pas encore et son éternel présent toujours en train de s’évanouir entre souvenir et projet, le temps est la plus prodigieuse de toutes les machineries. Aucun phénomène de la nature, aucune invention humaine, aucune combinaison de l’esprit, aucune intrigue de roman, de cinéma, de théâtre ou d’opéra, si compliquée qu’elle puisse être, ne lui parvient à la cheville.

Jean d’Ormesson – Comme un chant d’espérance

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L’inaccessible, Charles Dancel : la force du désir

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L’inaccessible, Charles Gancel

Editions Buchet Chastel, octobre 2017

 Le désir n’est pas l’amour. C’est lui qui nous met en marche vers une image, une obscurité que nous voulons éclairer, un autre que nous voulons annexer. Six nouvelles. Elles parlent de cet inaccessible, de ce qui dans l’autre ne nous appartient pas mais qui, parfois, s’invite dans notre histoire, pour le meilleur ou pour le pire.

 C’est un recueil de six courtes nouvelles sur le désir que nous offre Charles Gancel. La retenue, Le foulard, Partie de chasse, Un rat, L’inaccessible et Un jour à Manhattan. Des nouvelles qui évoquent cette part d’ombre chez l’autre qui exerce un irrésistible attrait en nous, attrait d’autant plus fort que ce mystère est grand. Elles parlent de couples, légitimes ou non, de relations réellement cauchemardesques ou sublimement fantasmées. De passion toujours. Avec beaucoup de douceur, de sensualité, un style très travaillé, l’auteur nous invite dans l’intimité des personnages et nous parle de cet inaccessible, source de tant de convoitise.

J’ai inégalement aimé ces nouvelles. La retenue – qui traite de violence conjugale, Le foulard – qui se noue sur une relation interdite, ou encore L’inaccessible et Un jour à Manhattan, m’ont indiciblement séduite pour la puissance évocatrice du récit, la justesse des émotions, la volupté des images. J’ai eu beaucoup de mal à contrario avec Partie de chasse ou Le rat, qui m’ont perdue en chemin car complexes, confuses.

Un joli recueil, donc, sur cet inaccessible, ce qui dans l’autre nous aimante, nous obsède, pour le meilleur ou pour le pire.

Les JO de Raymond Depardon, pour Reporters sans frontières

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Les JO de Raymond Depardon – 100 photos pour la liberté de la presse

Editions Reporters sans frontières, décembre 2017

145 P. ; 9,90€

C’est le mariage entre célébration du sport et miroir de la géopolitique, que célèbrent les JO. Une union capturée dans le lasso de l’objectif de Raymond Depardon, à travers un portfolio de 100 clichés inédits au bénéfice de Reporters sans frontières.

Photographe et réalisateur français de renommée internationale, Raymond Depardon nous livre 100 photographies inédites absolument magnifiques en noir et blanc, véritables témoins des JO mais aussi de l’Histoire avec un grand H. De Tokyo en 1964 à Moscou en 1980, en passant par Mexico, Grenoble, Montréal et Munich, Raymond Depardon photographie les athlètes comme les spectateurs, les performances sportives comme la liesse dans les tribunes, les joies comme les larmes, les personnages marquants de l’histoire comme les inconnus dans la foule. C’est un autre regard sur l’olympisme qu’il nous offre, riche et saisissant.

Le produit de la vente de ce recueil de photographies est intégralement reversé à Reporters sans frontières. Aussi ferez-vous une double bonne action en vous l’offrant : au plaisir de contempler ces somptueux clichés, s’ajoutera celui de contribuer à une organisation dont l’action est essentielle. Depuis 30 ans en effet, Reporters sans frontières œuvre pour la liberté de l’information à travers le monde.

Donc, deux excellentes raisons d’acheter cet ouvrage :

  • Pour le magnifique travail artistique de Raymond Depardon
  • Pour soutenir Reporters sans frontières dans leurs actions