Vers la beauté, David Foenkinos : coup de coeur!

 

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Vers la beauté, David Foenkinos

Editions Gallimard, mars 2018

Le parcours d’un homme qui se raccroche à la beauté pour survivre au traumatisme qu’il a vécu, qui grâce à la peinture transcende sa souffrance. Ou quand la beauté sauve le monde. Un roman sensible, fin, extrêmement touchant.

Antoine Duris est maître de conférences aux Beaux-Arts. Un professeur passionné et passionnant, émérite et particulièrement apprécié de ses élèves. Aussi, quand du jour au lendemain, il donne sa démission, rend les clefs de son appartement, résilie tous ses abonnements, c’est la consternation dans son entourage. Certes, il a bien laissé un courrier dans lequel il dit prendre une année sabbatique pour aller au calme écrire un roman, mais cela laisse ceux qui le connaissent, et particulièrement sa sœur, dubitatifs.

Dubitative est aussi Mathilde, la DRH du musée d’Orsay, quand elle reçoit le CV de cet érudit pour le poste sous-qualifié de gardien de musée. Ce n’est pas sérieux, quelqu’un de sa renommée ne peut pas désirer simplement s’asseoir sur une chaise à surveiller les visiteurs à longueur de journée ! Et pourtant si. Quel est ce mystère qui entoure cet homme ? Quel est donc ce traumatisme qui a pu le conduire à renoncer à tout ?

A tout sauf à la beauté. Car Antoine a coupé avec son passé, sauf avec la beauté. La beauté à travers l’art le transcende, lui fait se sentir vivant, ou plutôt survivant. « La contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. (…) Le merveilleux demeurait la meilleure arme contre la fragilité. » Ainsi, contempler les tableaux, s’envoler dans les couleurs des autres, lui fait échapper à la grisaille de sa vie.

Ce roman de David Foenkinos fait penser à une toile de Seurat. Touche par touche, page après page, le portrait de cet homme touchant se dessine, ses cicatrices, ses joies s’esquissent. Tandis que les contours de sa vie s’ébauchent, on comprend ce qui a motivé son départ, son besoin vital de repartir à zéro. Chaque couleur, chaque trait, que pose David Foenkinos dans ce portrait, est juste, lumineux, émouvant. Un roman brillant, que dis-je, une toile de maître !

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Ouistiti, une nouvelle collection pour les tout-petits, chez Nathan

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Collection de livres d’éveil Ouistiti fait rire les petits, Florence Langlois (auteur et illustratrice)

Editions Nathan, juin 2018

Les éditions Nathan lancent une nouvelle collection d’éveil, très joyeuse et colorée, pour les tout-petits à partir de 18 mois : Ouistiti.

L’enfant, dès le plus jeune âge, est rassuré par les rituels du quotidien. Ils l’apaisent et le sécurisent, à l’image du rituel de lecture qui peut être instauré le soir. La collection de livres d’éveil, « Ouistiti fait rire les petits », est à ce titre une collection particulièrement adaptée aux tout-petits. Ses illustrations pétillantes capturent le regard et soutiennent l’attention, tandis que le texte suscite rires et sourires grâce à son humour.

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Pour apprendre ses premiers mots et reconnaître les couleurs, l’enfant pourra désigner les dessins colorés et rigolos, tandis que l’adulte lui indiquera comment cela se nomme. Ou à contrario, le tout-petit tenter de retrouver dans la double page, quel dessin porte le nom que l’adulte vient d’épeler. un moment de partage, de complicité entre enfant et parents, et une façon ludique d’enrichir son vocabulaire.

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Pour mettre des mots sur ses émotions, La petite histoire des émotions permettra à l’enfant de se projeter dans les personnages, de comprendre ce qui se passe en lui et autour de lui, de dépasser ses peurs et angoisses. En effet, en bas âge, l’enfant ne fait pas de différence entre l’imaginaire et la réalité, l’identification aux personnages des histoires est donc très forte.

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Une collection pleine de vie, d’humour, qui explose de couleurs et de bonne humeur. Nul doute qu’elle saura capter l’intérêt de vos chères têtes blondes! ❤

La playlist de Jean-Pierre Brouillaud

Chaque semaine, un auteur nous livre les musiques de sa playlist, celles qui ont accompagné ses heures d’écriture, celles qui ont nourri son livre, celles qui l’ont inspiré, celles qui ensoleillent sa journée. Aujourd’hui, c’est au tour de Jean-Pierre Brouillaud.

En avril dernier, je vous ai parlé du nouveau roman jubilatoire de Jean-Pierre Broullaud,  Ma vie avec Contumace, paru chez Buchet-Chastel. Un roman savoureux, d’un humour délicieux. Dans un mélange d’absurde, de fausse candeur, de drôlerie, de justesse dans les émotions et les situations de son personnage autiste, Jean-Pierre Brouillaud nous entraîne dans le quotidien de son narrateur pour un moment de lecture merveilleux. A lire!

Retrouvez ici la chronique consacrée à ce roman : Ma vie avec Contumace

La playlist de Jean-Pierre Brouillaud : 

  • La musique (chanson, musique de pub, musique) qui accompagne vos journées actuellement :

« Hôtel California », parce que mon fils l’apprend à la guitare !! Je suis moi-même (médiocre) guitariste et (médiocre) pianiste … Cette chanson, à la guitare, sonne magnifiquement. C’est une chanson assez fascinante, hors format (elle dure plus de six minutes je crois), intrigante, dont il est bien difficile de dire, autant pour le texte que pour la musique, si elle est joyeuse et entraînante ou profondément sombre et mélancolique. Il y a plusieurs degrés d’écoute et de lecture. Au-delà de la qualité de la mélodie, c’est ce qui fait son charme inquiétant et mystérieux, et sans doute son incroyable succès.

 

  • La musique qui pourrait illustrer votre dernier roman :

Je pense à une chanson de Romain Didier (qui a écrit et chanté tant de magnifiques chansons) : « Amnésie ». Pourtant il n’y a pas de lien direct avec la trame de mon roman, mais le personnage principal de celui-ci et celui de la chanson de Romain Didier me semblent pourtant très proches. Tous deux ont une immense difficulté à s’insérer dans le monde qui les entoure et dans la vie sociale, même si ce sont pour des raisons différentes : la perte de la mémoire, pour la chanson, et un cerveau qui fonctionne différemment, pour mon roman. De façon générale, je crois que tous mes personnages ont des difficultés à trouver leur place, et c’est ce que m’évoque aussi tout de suite le texte de «  Amnésie ». Je pense également que dans la chanson comme dans le roman, plusieurs interprétations sont possibles pour le lecteur ou l’auditeur.

 

  • La musique idéale pour écrire :

Une musique lointaine, mélangée au bruit des conversations alentour … Parce que j’écris essentiellement dans les cafés. Il ne faut pas qu’ils soient trop bruyants, mais s’ils diffusent une musique qu’on entend à peine, qu’on n’a pas vraiment besoin d’écouter attentivement, qui se mêle aux voix des clients et aux bruits de verres et de tasses qui s’entrechoquent, c’est l’idéal. Je ne peux pas me concentrer sur l’écriture tout en écoutant vraiment une musique précise, mais j’aime travailler en entendant, d’une oreille distraite, la vie autour de moi, et la musique en fait partie. Une radio qui passe en boucle de la variété française, c’est l’accompagnement parfait … !

… La semaine prochaine, nous avons rendez-vous avec la playlist de Myriam Chirousse! D’ici là, bonne semaine en musique!

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Vise la lune et au-delà! Marilyse Trécourt : comment vivre une existence plus conforme à ses rêves

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Vise la lune et au-delà ! Marilyse Trécourt

Éditions Eyrolles, juin 2018

 Un livre qui mêle roman et développement personnel. Votre vie actuelle, personnelle ou professionnelle, ne vous donne pas pleinement satisfaction ? Ce livre vous donne les clés pour viser la lune et avoir une vie plus conforme à vos rêves.

 Vu de l’extérieur, Estelle semble avoir une vie épanouie. Mais à y regarder de plus près, les frustrations sont de plus en plus grandes. Son mari ne fait plus attention à elle et lui préfère les matchs de foot et la télévision, son fils adolescent préfère s’amuser plutôt que de travailler à l’école, quant à son chef, il se permet sans cesse des remarques désobligeantes. Mais malgré ces constats, Estelle se sent incapable de changer quoi que ce soit. Résignée. Et les frustrations ressenties de grandir.

Une nuit où elle n’arrive pas à trouver le sommeil en raison des ronflements de son mari, elle s’installe devant l’ordinateur et s’amuse à taper sur le moteur de recherche : « changer de vie ». À sa grande surprise, elle tombe sur un article qui évoque la loi de l’attraction. Une loi selon laquelle il suffit de visualiser ce que l’on souhaite dans ses moindres détails, de s’imaginer être celui que l’on peut devenir, puis d’éprouver de la gratitude pour ces bienfaits, pour que de cette attitude se dégage une énergie qui attire automatiquement à nous ce que l’on désire. Estelle n’y croit pas une seconde, mais après tout, que risque-t-elle ? Et d’émettre le vœu d’avoir un mari aussi irrésistible que Brad Pitt et surtout, très attentionné.

Ce qui n’était qu’une simple boutade va avoir des conséquences incroyables. À son réveil, elle découvre à ses côtés un homme, véritable sosie de l’acteur, d’une douceur et d’une attention de chacun instant avec elle. Son rêve s’est réalisé… Reste deux autres voeux : que son fils adolescent se mette à travailler à l’école et que son chef reconnaisse la valeur de son travail.

Le bonheur d’Elisabeth tiendra-t-il à la réalisation de ses vœux, lesquels résoudraient en apparence ses frustrations actuelles ? C’est loin d’être si simple. Quand la vie exauce vos souhaits, sans que vous n’ayez fait aucun travail sur vous-même, sans que vous n’y ai fait aucun effort pour provoquer le changement, il y a fort à parier pour que rien ne soit résolu en profondeur.

Heureusement, Elisabeth a l’opportunité de suivre un stage dans lequel elle va s’initier à la méditation, à l’alimentation en pleine conscience et pouvoir, grâce à ces outils, devenir au fil des jours actrice de sa vie.

Dans ce roman de développement personnel Marilyse Trécourt donne au lecteur des clés, pour transposer l’expérience d’Elisabeth à sa propre vie, pour ne plus subir une vie qui n’est pas la sienne et risquer de passer à côté de l’essentiel. Un roman touchant, positif, constructif et inspirant, qui nous montre combien nos limites ne sont bien souvent que le reflet de nos croyances et de nos peurs et non une réalité. Parce que chacun peut, s’il le veut et s’il s’en donne les moyens, viser la lune.

 

 

Prix des Talents Cultura 2018 : la sélection

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Pour sa 16ème édition l’enseigne Cultura, présente sa sélection des 6 révélations romans de la rentrée littéraire. Le comité de lecture a également été séduit par 4 auteurs jeunesse dont les ouvrages sont déjà en librairie.

Cette année encore, le président du jury, Gilles Legardinier, et un comité de lecture de 500 participants (libraires et collaborateurs Cultura, blogueuses, booktubeuses ainsi que 150 clients) ont plongé dans près de 175 romans pour n’en retenir que 6 aux titres forts et puissants, révélateurs de plumes talentueuses.

Les six titres sélectionnés, catégorie adulte

  • Le malheur du bas d’Inès Bayard (Éditions Albin Michel)
  • Frère d’âme de David Diop (Éditions du Seuil)
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (Éditions Actes Sud)
  • L’âge d’or de Diane Mazloum (Éditions JC Lattès)
  • Le roi chocolat  de Thierry Montoriol (Éditions Gaïa)
  • Le dernier bain de Gwenaële Robert (Éditions Robert Laffont)

Que les plus jeunes se rassurent : 4 Talents Jeunesse ont également été désignés par des libraires, des enfants mais aussi des orthophonistes, des bibliothécaires, des psychologues.

  • 3 ans et + : C’est à moi de Anuska Allepuz, Editions Mango Jeunesse
  • 5 ans et + : La nuit et le petit garçon de Louise Greig et Ashling Lindsay, Editions Gallimard Jeunesse
  • 8 ans et + : Mes voisins les Goolz T.1 de Gary Ghislain, Editions du Seuil
  • 12 ans et + 54 minutes de Marieke Nijkamp, Editions Hachette Romans

Citation du jour

Chaque matin, le jour revit. Si le monde n’est fait que de matins, si tout le bonheur du monde est dans les matinées, c’est qu’il y a dans le commencement une promesse d’on ne sait quoi et peut-être de presque tout. Si, en dépit de tant de larmes, le monde est une bénédiction, c’est qu’il recommence à chaque instant. Ce qu’il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L’enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. Naître est toujours un bonheur. »

Jean D’Ormesson- C’est une chose étrange à la fin que le monde

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PRIX DU ROMAN FNAC 2018 : LES 32 ROMANS EN LICE

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La Fnac a révélé la sélection des 32 romans en lice pour le 17ème Prix du Roman Fnac, l’une des premières récompenses de la rentrée littéraire.

  • Le jury du Prix du Roman Fnac :

Composé de 400 libraires et 400 adhérents Fnac. Le choix des adhérents, couplé à celui des libraires Fnac permet de faire émerger une trentaine de romans, « la sélection Prix du Roman Fnac », reflet des oeuvres phares de l’automne.

  • Promulgation des résultats du Prix du Roman Fnac 2018 :

Les finalistes seront dévoilés le 27 août et le Prix du Roman Fnac 2018 sera remis lors de l’inauguration du 3ème Salon Fnac Livres, vendredi 14 septembre à 17h00 à la Halle des Blancs Manteaux, par son invité d’honneur, l’écrivain Daniel Pennac. Le lauréat succèdera ainsi à Véronique Olmi pour son roman Bakhita, paru aux éditions Albin Michel.

LA SÉLECTION DES 32 ROMANS EN LICE POUR LE PRIX DU ROMAN FNAC 2018 : 

  • LA VÉRITE SORT DE LA BOUCHE DU CHEVAL Meryem Alaoui Gallimard
  • JE RESTE ICI Marco Balzano Philippe Rey
  • ARCADIE Emmanuelle Bayamack-Tam P.O.L
  • LE MALHEUR DU BAS Ines Bayard Albin Michel
  • LES FUREURS INVISIBLES DU COEUR John Boyne JC Lattès
  • LÀ OÙ LES CHIENS ABOIENT PAR LA QUEUE Estelle-Sarah Bulle Liana Levi
  • LE PRINCE À LA PETITE TASSE Emilie De Turckheim Calmann Levy
  • AU LOIN Hernan Diaz Delcourt
  • LA VRAIE VIE Adeline Dieudonné L’iconoclaste
  • FRÈRE D’ÂME David Diop Seuil
  • TROIS FOIS LA FIN DU MONDE Sophie Divry Noir sur blanc
  • TENIR JUSQU’À L’AUBE Carole Fives Gallimard
  • DIX-SEPT ANS Eric Fottorino Gallimard
  • VIVRE ENSEMBLE Emilie Frèche Stock
  • LA SAISON DES FLEURS DE FLAMME Abubakar Adam Ibrahim L’Observatoire
  • WILD SIDE Michael Imperioli Autrement
  • CHIEN-LOUP Serge Joncour Flammarion
  • LA TRANSITION Luke Kennard Anne Carrière
  • MANUEL DE SURVIE À L’USAGE DES JEUNES FILLES Mick Kitson Anne-Marie Métailié
  • LA SOMME DE NOS FOLIES Shih-Li Kow Zulma
  • LE PARADOXE D’ANDERSON Pascal Manoukian Seuil
  • LE SILLON Valérie Manteau Le Tripode
  • CETTE MAISON EST LA TIENNE Fatima Farheen Mirza Calmann Levy
  • LOUP ET LES HOMMES Emmanuelle Pirotte Cherche Midi
  • DÉSINTÉGRATION Emmanuelle Richard Éditions de l’Olivier
  • LES BRACASSÉES Marie-Sabine Roger Éditions du Rouergue
  • LE TRAIN D’ERLINGEN OU LA MÉTAMORPHOSE DE DIEU Boualem Sansal Gallimard
  • LES EXILÉS MEURENT AUSSI D’AMOUR Abnousse Shalmani Grasset
  • PAR LES ECRANS DU MONDE Fanny Taillandier Seuil
  • ROISSY Tiffany Tavernier Sabine Wespieser
  • NE M’APPELLE PAS CAPITAINE Lyonel Trouillot Actes Sud
  • BIENTÔT VIENDRONT LES JOURS SANS TOI David Trueba Flammarion

Près d’une centaine d’auteurs sont attendus pour la troisième édition du Salon Fnac Livres, qui se tiendra du vendredi 14 au dimanche 16 septembre à la Halle des Blancs Manteaux, Paris IV.

Entièrement gratuit et ouvert à tous, en plein coeur de Paris, cet événement réunira de nombreux auteurs incontournables de la rentrée littéraire et des grandes figures de la bande dessinée, des sciences humaines, du bien-être, de la littérature jeunesse…