Mes premières recettes végétariennes adaptables aux végans

Votre enfant adore cuisiner avec vous? Alors voilà un livre de recettes simples, qui peuvent être adaptées aux végans, pour faire de votre votre enfant le roi des cuisiniers! Dès 3 ans.

Livre de recettes de desserts pour débutants

Rien de tels que des plats et desserts faits maison. Seulement voilà, quand on débute, on a besoin de conseils et de recettes faciles à réaliser tout en étant délicieuses. C’est ce que vous propose cet ouvrage illustré paru aux éditions Usborne : Mes premières recettes, recettes de plats et desserts végétariens, adaptables aux végans.

Recettes de Flapjacks à la pomme, de muffins aux légumes, de cookies aux cacahuètes, de scones aux myrtilles, d’étoiles au fromage ou encore de cake à la banane pour ne citer que ces exemples, il y en a pour toutes les envies!

La cuisine illustrée pas à pas

C’est un livre très bien conçu qui saura séduire les Top chefs juniors et les petits gourmands. Il n’y a pas d’âge pour débuter en cuisine et il y a des vocations qui naissent précocement. Avec cet ouvrage illustré avec tendresse et émaillé de photos des recettes présentées, l’enfant pourra réaliser seul (sous la surveillance d’un adulte) des recettes simples et savoureuses. L’auteure, Abigail Wheatley, accompagne l’enfant pas à pas. A chaque étape de la recette, elle le conseille, l’informe de façon claire et concise sur la démarche à suivre, de sorte qu’il est assuré de réussir à tous les coups !

Le must : ces recettes conviennent à TOUS! En effet, conçues pour les végétariens à la base, elles s’adaptent grâce à des substituts mentionnés en fin d’ouvrage, aux végans, mais aussi aux allergiques au gluten, aux arachides ou au lactose. De quoi satisfaire toutes les papilles!

Pour commander le livre : éditions Usborne

Café sans filtre, Jean-Philippe Blondel

café sans filtre Jean Philippe Blondel

Un café, c’est le lieu où se nouent et se dénouent les joies et les peines du quotidien. Le théâtre de nos vies. Asseyez-vous et savourez ce café plein d’humanité et de sensibilité servi par la délicate plume de Jean-Philippe Blondel.

Le café, théâtre de nos vies

Cette pandémie a entraîné des conséquences inédites. Chacun a dû resté confiné chez lui, coupé des autres. Aussi, quand l’autorisation de sortir et de se retrouver est enfin donnée, le café de Fabrice, le Tom’s, reprend vie. Sur une table, dans un coin, avec un carnet et un crayon à la main, Chloé observe du matin au soir le ballet des clients dont elle fait partie. Elle avait quitté cette ville de province pour s’établir en Finlande. Et, sans un évènement tragique, elle y aurait sans doute passé le reste de son existence. Pour l’heure, les projets contrariés par la pandémie, elle vient chaque matin dans ce café. Et observe.

Il y a Fabrice, qu’elle a connu au collège et dont elle s’étonne de voir l’accession si rapide à la propriété de ce café. Il y a Jocelyne, l’ancienne propriétaire du café, qui ne peut s’empêcher d’y revenir. Pourquoi refuse-t-elle obstinément que Fabrice rebaptise le café ? Il y a de même ce fils et sa mère, dont la conversation prend des allures tendues et inattendues. Une mère connait-elle vraiment son enfant ? Plus loin, il y a l’enfant du pays, devenu un écrivain de renom, qui retrouve un homme dont autrefois il était tombé amoureux sans oser avouer son homosexualité. Il y a José, le serveur, qui rêve de plus grand, plus haut, plus loin, que cette petite ville provinciale. Il y a tous ces gens, réunis dans un même lieu, mais aussi par des liens invisibles, dont Philippe Blondel nous dresse un portrait touchant.

Une peinture de notre société

Avec Café sans filtre, paru aux éditions de l’Iconoclaste en avril, Jean-Philippe Blondel nous offre une fresque sensible et pleine d’humanité de notre société. A ces tables, chacun dépose ses confidences, ses déceptions, ses joies, ses rancœurs, sa colère, tout ce qui colore sa vie. Chacun se déleste le temps d’un café de ce qui lui pèse et se pose. Comme un lieu entre parenthèses, un oasis de calme, loin du chahut du monde.

Avec beaucoup de finesse, de sensibilité, Jean-Philippe Blondel brosse le portrait de ces êtres ordinaires, extraordinairement attachants. Il invite le lecteur à s’asseoir discrètement dans un coin du café et à écouter ce que ces gens ont à lui livrer, l’écho que leurs vies a dans la sienne.

Un roman d’une grande humanité, qui explore avec brio l’âme humaine.

Informations pratiques

Café sans filtre, Jean-Philippe Blondel- éditions de l’Iconoclaste, avril 2022- 20€-284 pages

Les trois prochains livres sur le blog!

La semaine prochaine, je vous inviterai à boire un café sans filtre avec Jean-Philippe Blondel, à frissonner avec Barbara Abel et à cuisiner vegan avec votre enfant.

Nous commencerons la semaine, avec un café sans filtre en compagnie de Jean-Philippe Blondel et des éditions de l’Iconoclaste, au café le Tom’s. Un café, c’est le lieu où se nouent et se dénouent les joies et les peines du quotidien. Le théâtre de nos vies. Asseyez-vous et savourez ce café plein d’humanité et de sensibilité servi par la délicate plume de Jean-Philippe Blondel.

Puis mercredi, place aux petits ! Votre enfant adore cuisiner avec vous? Alors voilà un livre de recettes simples, qui peuvent être adaptées aux végans, pour faire de votre votre enfant le roi des cuisiniers! Dès 3 ans. : Mes premières recettes, adaptables aux vegans, aux éditions Usborne.

Jeudi, la reine du thriller psychologique, Barbara Abel, vous fera frissonner avec son nouveau roman, Fêlures, aux éditions Plon. Qui est le meurtrier d’un être qui se suicide ? Lui seul, ou aussi ceux qui l’ont conduit à ce désespoir fou ? Un thriller psychologique brillant, impossible à lâcher.

Alors, tentés par ce programme de lecture? Bon dimanche !

Elizabeth Day : La pie voleuse

Un thriller psychologique haletant, qui explore la fragilité des liens dans un couple, ainsi que les nouvelles formes de parentalité. Un roman impossible à lâcher, dans lequel l’auteure excelle à brouiller les pistes.

Couple à trois

Entre Marisa et Jake, ce fut le coup de foudre. Trois mois à peine près leur rencontre, ils décident d’emménager ensemble. Et de se mettre en quête d’une maison où abriter leur amour et accueillir les enfants qu’ils rêvent déjà d’avoir ensemble. La maison de leurs rêves trouvée, Marisa cesse immédiatement de prendre la pilule. Peu de temps après, elle tombe enceinte. Mais leur bonheur s’assombrit quand les affaires de Jake s’effondrent. Son salaire, jusqu’alors plus que suffisant pour eux deux, est réduit à peau de chagrin. Alors, pour parvenir à payer le crédit de la maison, ils décident de prendre une locataire, une femme prénommée Kate. Même si cela n’emballe pas Marisa, elle ne voit pas comment refuser la présence d’une inconnue et pallier leurs besoins financiers. Alors elle se résigne.

Or si au départ, Kate semble être la locataire rêvée, au fil du temps Marisa se sent envahie par cette femme parfaite. Pire, elle surprend avec stupeur un rapprochement entre la belle locataire et Jake. A moins qu’épuisée par la grossesse, hyperémotive du fait des bouleversements hormonaux, tout ne soit que le fruit de son imagination ? Il va falloir crever l’abcès.

Mais avec Elizabeth Day, les apparences sont trompeuses. Qu’en est -il des relations réelles qui président à ce trio ? Marisa dit-elle la vérité ? Quels sont les rapports entre Jake et Kate ? La romancière prend un plaisir fou à jouer avec les nerfs des lecteurs.

Un thriller psychologique haletant

Après L’art d’échouer (chronique ICI), la romancière Elizabeth Day, d’origine irlandaise, nous revient avec un thriller psychologique magistralement mené. Deux femmes, un homme, un bébé, telle est la nouvelle configuration de la parentalité. Mais qui est qui ? Qui fait quoi dans ce trio ? Tandis que le lecteur se laisse embarquer par l’intrigue de la première partie, empli de certitudes, ces dernières s’effondrent brusquement à la deuxième partie. La romancière excelle en effet dans l’art de ménager le suspense, d’introduire des rebondissements impossibles à anticiper, de rendre terriblement trompeuses les apparences. Changeant complètement la donne, Elizabeth Day laisse le lecteur fébrile, impatient de savoir où se cache la vérité.

Mère porteuse, législation de la gestation pour autrui, manipulation, belle-mère possessive et jalouse, amour, cohabitation forcée entre mère adoptive et mère biologique, cette comédie sociale est admirablement bien construite, avec une tension narrative permanente et un rythme soutenu. Addictive.

Vous êtes prévenu : quand vous commencez ce roman, vous ne pouvez plus le lâcher !

Informations pratiques

La pie voleuse, Elizabeth Day – éditions Belfond, avril 2022 – 352 pages – 22 €

Gaïa, Valérie Clo

Gaïa Valérie Clo

Scénario catastrophe ou futur réaliste ? Valérie Clo nous plonge dans un univers où la nature, après avoir été longtemps malmenée par les hommes, se met en colère.

Dérèglement climatique

50 ans après un dérèglement climatique majeur, qui a vu nombre de morts, de paysages et d’habitations disparaitre, balayés par la montée des eaux, le réchauffement climatique, des tempêtes monstrueuses, des épidémies, deux journalistes reviennent sur les lieux d’un petit village avant-gardiste. Dans ce village, ils tombent sur des journaux intimes de deux sœurs, Laura et Mel.

Mel, enceinte, a choisi de quitter la ville, au mépris des recommandations du gouvernement. La canicule sévit, la nature se venge des abus des hommes, l’air est irrespirable et chargé d’une poussière rouge et collante, nocive. Dans un village déserté par ses habitants, elle a monté une communauté, en compagnie d’une poignée d’autres personnes, dont son mari et son fils. Ici, tout est basé sur le respect de la nature, le partage et l’entraide.

Laura, elle, est restée en ville, où elle officie comme médecin dans un hôpital. Chaque jour, elle voit affluer des patients de plus en plus nombreux, aux défenses immunitaires et à la santé mises à mal par la chaleur accablante, la poussière qu’ils inhalent. Les tempêtes successives détruisent tout sur leur passage. Habitations, magasins sont réduits à l’état de ruines, laissant les habitants hagards, affamés. Et de plus en plus agressifs, prêts à tout pour survivre. Difficile dans ces conditions pour Mel de garder la foi en son métier : les moyens médicaux manquent cruellement, et même en travaillant jour et nuit, elle n’y parvient pas. N’y parvient plus. Et de penser à sa sœur qui a quitté la ville. Sera-t-elle plus protégée là-bas ? A-t-elle eu raison de ne pas suivre les directives gouvernementales ?

Quand la nature reprend ses droits

Avec Gaïa, paru aux éditions Buchet Chastel en ce mois d’avril, Valérie Clo nous offre un roman d’anticipation, dans lequel le climat est devenu fou, par suite du comportement irresponsable des hommes. Des hommes désormais réduits à l’impuissance face aux tempêtes, inondations, canicules et autres dérèglements majeurs du climat. Pendant des années, les alertes se sont succédé, les discours alarmants se sont multipliés. Mais l’homme n’a pas jugé bon d’écouter ces signes, a continué à agir impunément, à polluer, à puiser sans scrupule dans les ressources naturelles pourtant limitées. Comme si tout pouvait s’arranger par magie, sans qu’il n’ait à faire d’effort. Sans qu’il n’ait à changer de comportement.

Ce roman est une forme de cri d’alarme de ce qui attend les générations futures, si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent pour protéger la planète qui nous accueille. Faut-il une catastrophe majeure pour que l’homme se réveille vraiment ?

Ce livre est une sonnerie qui appelle au réveil des hommes. Avant qu’il ne soit trop tard.

Autres romans de Valérie Clo

Retrouvez en cliquant sur les titres, les articles consacrés aux précédents romans de Valérie Clo :

Informations pratiques

Gaïa, Valérie Clo- éditions Buche Chastel, avril 2022-160 pages – 16,50€

Je n’ai pas (très) peur d’être toute seule

Je n'ai pas très peur

Un livre magnifique par la forme, avec plein de petits trous transformant les pages en dentelle, et par le fond, avec une histoire touchante sur la façon d’apprivoiser ses peurs. Coup de cœur!

La peur d’être seul de l’enfant

La petite héroïne du livre adore quand il y a de l’animation et du monde autour d’elle : ses copains bavards à l’école, la foule dans le bus, les repas de famille bruyants. Par contre, elle déteste se retrouver seule. Elle a tellement peur ! Aussi, quand elle rentre de l’école et qu’il n’y a que son père présent à la maison, elle ne le quitte pas d’une semelle. Un vrai pot de colle !

Car quand elle est accrochée à son père, elle se sent en sécurité, apaisée. Mais il n’est pas toujours possible de le suivre partout comme son ombre. Alors son père va lui apprendre à surmonter sa peur de l’abandon et de la solitude.

Aider l’enfant à surmonter sa peur de l’abandon

Quel enfant n’a jamais manifesté d’inquiétude, voire de frayeur, à l’idée de s’éloigner de ses parents, de rester seul même quelques instants? C’est ce thème qu’aborde avec finesse et sensibilité ce très bel ouvrage paru aux éditions Usborne : Je n’ai pas (très) peur toute seule. Anna Milbourne montre à sa petite héroïne qu’il est possible d’avoir moins peur grâce à des astuces simples. Une héroïne à laquelle les enfants peuvent s’identifier facilement et à laquelle ils peuvent emprunter » les trucs » pour surmonter leur propre anxiété. C’est tendre et illustré avec douceur et poésie par Sandra de la Prada.

Le livre est en lui même une petite œuvre d’art. Des cœurs, des étoiles, des découpes subtiles parsèment les pages et donnent à cet ouvrage un esthétisme et une originalité indéniables.

A offrir sans modération !

Informations pratiques

Je n’ai pas (très) peur d’être toute seule, Anna Milbourne et Sandra de la Prada – éditions Usborne, avril 2022 – 12,95€

Virginie Grimaldi, Il nous restera ça

Il nous restera ça, Virginie Grimaldi

Avec « Il nous restera ça », Virginie Grimaldi rend hommage aux belles rencontres qui jalonnent une vie et ont le pouvoir d’en bouleverser la trajectoire. Pour le meilleur. Un roman sensible et viscéralement humain.

Trois générations sous un même toit

18, 33, 74 ce ne sont pas les chiffres du tiercé gagnant, mais l’âge des trois personnes qui vont se retrouver à cohabiter sous un même toit. Ce toit, c’est la maison de Jeanne, septuagénaire. Après 50 merveilleuses années de mariage aux côtés de Pierre, elle se retrouve veuve. Et peine à boucler les fins de mois. Alors, plutôt que de vendre la maison dans laquelle elle et Pierre ont tous leurs souvenirs, elle se résigne à mettre une annonce pour louer une de ses chambres. Mais à peine l’annonce passée, ce ne sont pas un mais deux locataires qui la pressent d’accepter. Il y a Théo, 18 ans, apprenti boulanger sans le sou et apparemment sans famille pour le soutenir. Et Iris, jeune femme enceinte, auxiliaire de vie, qui a fui avec une valise pour tout bagage. Comment trancher entre ces deux personnes attachantes et toutes deux dans l’urgence de trouver un abri ? Jeanne choisit de ne pas choisir : elle les accepte tous les deux sous son toit.

Commence ainsi une colocation entre trois êtres dont les chemins n’auraient pas dû se croiser. Trois personnes rongées par la solitude et les blessures tues. Et si le destin faisait bien les choses, permettant à chacun de trouver dans le cœur et le regard de l’autre l’affection à même de suturer ses blessures et d’avancer ? Et si certaines rencontres avaient le pouvoir de bouleverser notre trajectoire, pour l’orienter vers le meilleur ?

Un hommage aux belles rencontres d’une vie

Avec Il nous restera ça, paru aux éditions Fayard en ce mois de mai, Virginie Grimaldi nous offre un roman très sensible et très juste, dans lequel elle rend hommage aux personnes croisées par hasard dans la vie et dont la rencontre a embelli notre existence. Des personnes qui, par leur bienveillance, leur amour, leur soutien, leur regard, deviennent essentielles à notre vie, nous insufflent plus de confiance que nous en avons en nous-mêmes. Des personnes qui forment notre deuxième famille. Que tait Jeanne à ses deux colocataires ? Que fait ce berceau dans sa cave ? Que fuit Iris, alors qu’avec cette grossesse, elle a surtout besoin de sérénité et de repos ? Pourquoi Théo est-il dans l’urgence de gagner sa vie à tout juste 18 ans ? Ou quand l’amitié a le pouvoir de libérer la parole et de délester du poids du passé.

On retrouve toute la sensibilité de la plume de Virginie Grimaldi, son acuité dans l’analyse des rapports humains. Son inénarrable humour aussi. Un roman qui donne envie de dire et de montrer aux personnes qui ont embelli notre existence par leur simple présence, qu’elles n’aient fait que la traverser ou aient cheminé longuement à nos côtés, combien elles sont essentielles à notre vie.

Un roman qui se lit d’une traite.

Informations pratiques

Il nous restera ça, Virginie Grimaldi – éditions Fayard, mai 2022 – 19,90€ – 385 pages