Citation du jour

Pour l’écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu’à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.

Roland Barthes

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Le quartier des petits secrets, Sophie Horvath

livre de' Sophie Horvath chez Flammarion Pygmalion

Vous avez envie d’un livre empli de tendresse, de bienveillance, qui place l’humain au cœur ? Alors ce magnifique roman de Sophie Horvath est pour vous. Un livre où les apparences sont bien souvent trompeuses et les secrets nombreux…

Des secrets, des fleurs et de l’amitié

Dans ce quartier bordelais, à l’écart du centre-ville et des touristes, tout le monde se connaît.  Ou croît se connaître. Sur la place où trône un marronnier centenaire, on croise la touchante Clémentine, fleuriste attachée à composer pour chaque client des bouquets soignés et personnalisés. Parmi ses clients, Paul, assureur, et ses petites manies : deux bouquets rigoureusement identiques achetés chaque mardi matin, l’un pour sa femme, l’autre pour une mystérieuse Maud. Il y a aussi une « cliente » bien particulière : il s’agit d’une vieille femme, aussi déboussolée que charmante, Viviane, qui vit dans une maison de repos et s’échappe régulièrement. Souci : elle confond la devanture de la fleuriste avec son jardin d’autrefois. Et de couper, de décapiter les fleurs à sa portée, jusqu’à ce que Clémentine intervienne avec délicatesse pour faire cesser le carnage floral.

En face du magasin « Et fleurs », le café de Nicole, quadra et mère célibataire, un cœur à prendre. Mais aussi la librairie du taciturne Bouquin, dont ce n’est bien évidemment pas le patronyme, et sur lequel on ne sait pas grand-chose hormis sa passion pour les bouquins, justement. Enfin, elle n’est pas du quartier mais redoutée de tous : celle qu’ils ont affublée du surnom « l’inspectrice ». Cette femme sans âge, armée d’une canne qu’elle pointe de façon menaçante envers toute personne qui contrevient au bon ordre, aime faire sa tournée de la place et surveiller les faits et gestes de chacun.

Ce quartier est donc une sorte de village dans la ville, où il fait bon vivre. Jusqu’à ce jour où la décapiteuse de fleurs ne donne plus signe de vie. Pour Clémentine, jeune femme toujours dans une empathie profonde, cette absence de signe de Viviane est inquiétante, quand bien même elle pourrait se réjouir qu’elle soit synonyme de fleurs épargnées. Elle prend donc des nouvelles auprès d’Hector, l’aide-soignant de la maison de repos.

Et le moins qu’on puisse dire est que ces nouvelles ne sont pas bonnes. Suite à une mauvaise chute, Viviane est alitée et doit subir une opération lourde. Pour autant que cela en vaille la peine, car la vieille femme n’a plus d’énergie, plus d’envie de vivre. Entre deux gémissements, elle murmure à Clémentine deux mots étranges : « Vadia Romanica ». Et gribouille sur une feuille de papier une fleur tout aussi mystérieuse, à croire que sa vie tient à l’énigme de cette fleur. Convaincue que cette étrange fleur pourrait avoir des vertus magiques sur Viviane, lui redonner le goût de vivre, Clémentine décide d’enquêter.

Une enquête qui va lui révéler que les apparences sont parfois bien trompeuses, que les personnes que l’on croit le mieux connaitre nous cachent souvent bien des secrets.  Viviane venait-elle vraiment par hasard dans sa boutique ? Pourquoi l’avoir choisie et non une boutique plus proche de la maison de repos ?

Le quartier des petits secrets, un roman très abouti

Sophie Horvath est l’auteure du blog Les lectures de Sophie Bazar. Une jeune femme attachante et talentueuse. Lors de la soirée de lancement de ce livre, chez son éditeur Flammarion, je lui avais dit : « Je ne vois pas comment je pourrai être déçue par ton livre, si ce dernier te ressemble. » J’avais raison. Non seulement je n’ai pas été déçue, non seulement ce livre est viscéralement humain, lumineux, tendre, comme son auteure, mais en plus j’ai découvert le talent de Sophie pour créer des ambiances, maîtriser une intrigue, prendre le lecteur par la main et lui chambouler le coeur, semer dans son esprit de douces couleurs. Son livre est comme un vaste et riche parterre de fleurs où poussent des personnages magnifiques. On y découvre des fleurs chétives qui s’épanouissent au fil des pages, des fleurs solaires, des roses avec épines. On verse des larmes qui tombent telles des perles de rosées sur les pétales de Clémentine et de Viviane. On déterre les secrets de famille, on ôte les mauvaises herbes pour permettre aux personnages de mieux respirer, de vivre leur vie conformément à leurs envies, à leurs espoirs, à leurs valeurs. On assiste à l’éclosion émouvante de Clémentine, une jeune femme qui a grandi dans le terreau sec et étouffant d’une famille bourgeoise et ose enfin s’affranchir de son tuteur.

C’est un livre dont les personnages vous hanteront longtemps, tant ils vous seront devenus familiers. Tant ils vous auront touchés. Une histoire qui fait du bien comme un bouquet de fleurs parfumé et coloré dans la pièce, comme un air de printemps à la fin d’un hiver. Comme un arc-en-ciel après la pluie.

Vous l’aurez compris, ce livre est un coup de cœur ! ❤

Citation du jour

Les artistes, ces femmes et ces hommes qui ont reçu le don de pouvoir équilibrer les couleurs, les formes, jusqu’à ce qu’elles sonnent justes, et qui possèdent cette intégrité de caractère qui ne peut se satisfaire des demi-solutions, qui renonceront toujours aux effets superficiels et aux succès faciles, pour leur préférer le labeur harassant d’un travail sincère.

Ernst Gombrich – L’histoire de l’art

Palette.

 

 

La fringale culturelle version Mook, the must have!

la fringale culturelle magazine

Si vous êtes passionné de culture dans toutes ses acceptions (musique, littérature, théâtre, cinéma…), alors vous connaissez forcément La fringale culturelle, le génial magazine digital. Mais savez-vous que depuis ce mois d’avril, La fringale culturelle existe aussi en version mook? Non?? Alors je vous dis tout, tout, tout…

La fringale culturelle : de la plateforme internet à la revue digitale

Il y a dix ans, Christophe Mangelle, passionné de littérature, a lancé un site d’un nouveau genre. Si les blogs littéraires commençaient à fleurir sur la toile – ils sont aujourd’hui plus de 2 000 (!!), lui se démarquait déjà en proposant non pas des critiques de livres, mais des interviews d’auteurs. Plus encore, des interviews filmées.

Dans chacune de ses vidéos, l’auteur et le livre sont brillamment mis en avant, les questions travaillées, le sujet maîtrisé, le montage soigné. Christophe Mangelle, aussi perfectionniste que modeste, reste dans l’ombre. De lui, dans les interviews, on n’entend que la voix.

Le succès ne se fait pas attendre. Christophe Mangelle passe alors à la vitesse supérieure : La fringale littéraire devient La fringale culturelle. Comme l’indique son nom, l’appétit de la fringale s’étend à toutes les créations culturelles désormais : littérature, cinéma, musique, théâtre, spectacles, séries TV, il y en a pour toutes les faims! Pour tous les gourmets, devrais-je dire, car là encore, force est de se réjouir de la finesse, de la pluralité et de la qualité des contenus.

Mais Christophe est un homme que rien n’arrête quand il est animé par la passion.  Heureux du succès de son site, il décide d’innover fin juillet 2017 avec un projet d’une ampleur considérable : créer une revue digitale en ligne entièrement gratuite. Pari fou? Que nenni ! LFC Magazine est né. Chaque mois, il donne rendez-vous à ses lecteurs avec plus de 200 pages d’interviews, de rencontres, dans tous les domaines de la création. Des textes maison ciselés, des photographies de grande qualité complètement inédites, une revue digitale dans laquelle le poids des mots rivalise avec celui de l’image. Un travail titanesque.

On pensait alors que Christophe Mangelle avait atteint l’Everest, que les lecteurs, incroyablement choyés et comblés, n’avaient pas en espérer davantage. On se trompait. Christophe Mangelle nourrissait pour son magazine une ambition encore plus grande : lui donner une existence sur le papier. L’Everest de l’Everest.

La fringale culturelle en version imprimée : le mook est né!

la fringale culturelle mook

Et… tout beau, tout chaud, en ce mois d’avril 2019, Christophe Mangelle et son équipe sont fiers et heureux de vous présenter La fringale culturelle sous forme de mook ! Non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe, mais bien d’un « mook ». Kesako? Un mook est une publication hybride, à mi-chemin entre le magazine et le livre (book), d’où son nom. Ce mook, bimestriel, imprimé sur un papier de grande qualité, est un petit bijou. Livres, spectacles, musique, cinéma, série TV, interviews d’artistes émergents ou de personnalités médiatiques, vous serez incollables sur l’actualité culturelle! Ce sont ainsi plus de cent pages magnifiquement illustrées par les photographies exclusives et signées des talentueux photographes de l’agence Leextra, que vous pourrez retrouver tous les deux mois dans votre boîte aux lettres. La mise en page, la qualité des interviews, la variété des sujets, la profondeur des articles, tout, absolument tout, le fond comme la forme, est incroyablement soigné.

Comment s’abonner?

Parlons peu et parlons bien. Vous avez envie à votre tour de lire ce formidable mook? Alors, deux solutions : une impossible et l’autre facile. La première : je vous prête le mien, mais je l’aime trop pour cela , donc… deuxième alternative, vous vous abonnez!

Pour vous abonner, c’est simple : il vous suffit de remplir le formulaire d’abonnement que vous trouverez ici : Formulaire

Alors, foncez !

 

 

Citation du jour

 Il est des combats déjà vains. Quand tout devient sombre, quand on ne saisit plus réellement le sens de l’existence, il est bon de savoir s’arrêter. Ne plus penser à rien d’autre qu’à l’instant présent. Respirer lentement et se dire qu’une seule chose importe, le souffle qui se propage jusque dans chaque extrémité de notre corps, la présence à nous même, maintenant, à cet instant précis. Et vous vous rendrez compte alors que votre respiration absorbe le passé et l’avenir, les regrets et les peurs, et qu’elle vous fait goûter à l’éternité, parce que, justement, elle est hors du temps!

Florence Herrlemann – L’appartement du dessous (Albin Michel)

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Le retour du jeune prince, Alejandro G. Roemmers

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Alejandro G. Roemmers est un célèbre poète et auteur argentin au parcours incroyable. Un parcours guidé par la quête du bonheur, l’éveil spirituel, la fraternité. Et de fait, pour avoir eu la chance de le rencontrer, il incarne ce bonheur et ces nobles valeurs. De son expérience, il a tiré ce conte philosophique moderne, Le retour du jeune prince, désireux de partager les fruits de son cheminement personnel. Parce que le bonheur le plus doux est celui que l’on partage.

Philosophie, développement personnel, spiritualité et sagesse

Le retour du jeune prince est un livre à part, un conte philosophique moderne qui mêle les enseignements de la philosophie, de la sagesse orientale, de l’éveil spirituel et du développement personnel. Un livre qui fait du bien, qui éclaire et ouvre l’esprit.

Le narrateur se trouve en voiture sur une route de Patagonie quand il aperçoit un jeune garçon étendu sur le bas-côté. D’où vient-il ? Qui est-il ? Visiblement, il n’est pas de cette planète. Et de s’arrêter pour prêter secours à ce jeune prince d’une contrée lointaine. Une fois en voiture, le mystérieux passager lui pose des questions sur ce qui l’intrigue chez les hommes, sur le sens de la vie, le bonheur, le courage, l’intuition, le mental, le cœur, le don, le pardon, l’amour… Des questions de bon sens sur l’existence, auxquelles le narrateur répond, fort de son savoir, de son expérience, des théories qu’on lui a enseignées.

 – Qu’est-ce que c’est un problème ? (…)

– Un problème c’est comme une porte dont on ne détient pas la clé. 

– Est-ce qu’il pourrait y avoir une raison de ne pas ouvrir cette porte ?

– Pas la moindre même si l’être humain est passé maître dans l’art de se justifier. Il invoque le manque d’amour ou d’éducation, les souffrances qu’il a endurées… Il peut même se convaincre de ne pas franchir la porte sous prétexte qu’il pourrait y avoir des choses dangereuses de l’autre côté. Ou déclarer cyniquement que ce qu’il y a de l’autre côté de la porte ne l’intéresse pas. Mais ce ne sont là que des excuses, parce qu’au fond de lui-même, il a peur d’échouer. (…) Tout cela conduit au malheur. Le chemin de l’épanouissement spirituel et du bonheur exige du courage de notre part et la volonté de grandir.

Au fil des échanges, le lecteur se rend compte que la candeur du jeune homme, sa naïveté face aux êtres et aux choses qu’il découvre n’est qu’apparente : ces conseils de sagesse et cette philosophie de vie évoqués par le conducteur, le jeune homme les applique déjà. Le jeune prince incarne en réalité cette sagesse dans ses actes, là où le conducteur se contente d’un savoir théorique et achoppe à le transposer dans son quotidien. L’un est guidé par le mental, par l’intellect, l’autre, à savoir le jeune prince, est guidé par le cœur, l’intuition. Et c’est là le message principal de l’auteur, le voyage essentiel qu’il invite le lecteur à faire : un voyage intérieur de la tête au cœur. Agir en écoutant ses sentiments, ce que le cœur nous dit, et non ce que nous dicte notre esprit.

« Les gens renoncent parfois à leurs rêves et à leurs idéaux pour ne plus rien faire d’autre qu’accumuler des biens matériels, comme si le pouvoir et l’argent pouvaient leur apporter la sécurité. Autrement dit, au lieu d’affronter la critique et la désapprobation et de suivre leur véritable vocation, ils préfèrent pratiquer la fuite en avant. »

Cinq bonnes raisons de lire Le retour du jeune prince

Ce livre est un petit bijou à lire, à offrir, à relire, car :

  • Alejandro G. Roemmers sème des graines dans l’esprit et fait germer des réflexions qui aboutiront peut-être à des actions, à de nouveaux choix de vie, à de nouvelles priorités chez le lecteur. Et si ce livre changeait votre vie, comme Le petit prince de Saint-Exupéry a changé celle de Alejandro G. Roemmers ?
  • Vous allez me dire qu’il y a déjà beaucoup de livres de sagesse, de développement personnel, de philosophie, de spiritualité, alors pourquoi lire celui-là ? Parce que ce livre est très accessible (y compris pour ceux qui, comme moi, trouvaient la physique quantique absconse jusqu’ici), clair, illustré d’exemples très parlants, le tout inséré dans un conte touchant et tendre, là où beaucoup d’ouvrages sont trop théoriques, ennuyeux et complexes.
  • Le parcours d’Alejandro G. Roemmers, ses actions et sa conduite au quotidien, sont l’illustration parfaite, la concrétisation, des principes évoqués dans ce livre. Il est le meilleur exemple du bien-fondé de ses propos, le meilleur ambassadeur de la fraternité et de l’épanouissement personnel qu’il revendique.
  • C’est l’occasion d’un moment de partage. Ce livre s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, offre différents niveaux de lecture et pourra donc faire l’objet d’échanges entre enfants et parents. Il est à ce titre recommandé par le Ministère de l’éducation nationale argentin et étudié dans les écoles.
  • Il n’est jamais trop tard pour faire du reste de votre vie la plus belle partie de votre existence. Le bonheur est à la portée de chacun, encore faut-il être ouvert au changement, oser sortir de sa zone de confort. Alors, prêts pour le bonheur ?

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