Le Karinotron avec… Jean-Philippe Blondel !

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  Né en 1964, Jean-Philippe Blondel, enseignant en anglais, est un écrivain prolifique qui publie souvent plusieurs livres au cours d’une seule et même année, que ce soit dans le registre des romans pour adultes ou pour adolescents. Une écriture fluide, telle une mélodie envoûtante, qui emporte le lecteur dès les premières notes, dès les premiers mots.

     « Accès direct à la plage », « 1979 », « Juke -Box », « This is not a love song », « Un endroit pour vivre », « A contretemps », » Au rebond », « Le babysitter », « Blog », « Qui vive? », « G229 », « Replay », ou encore le bouleversant  » Et rester vivant » en cette rentrée littéraire 2011, sont ainsi nés de sa talentueuse plume.

     Si Isaac Newton déplorait que les hommes contruisent trop de murs et pas assez de ponts, Jean-philippe Blondel est à contrario un grand bâtisseur de ponts, nous rappelant que nous faisons tous partie de la même humanité. Tel un caméléon, il se fond dans la peau de ses personnages et nous fait ressentir au plus près leurs émotions, au point que le lecteur se glisse dans ses pages et vibre au diapason de la vie des protagonistes. Chaque récit devient de fait une presqu’île reliée au continent des lecteurs, un magnifique pont d’encre et de papier…

 Le Karinotron de Jean-Philippe Blondel :

 

1-Votre livre de chevet :

 A la ra recherche du temps perdu de Proust – c’est en fait le seul livre que je garde toujours à proximité.

 
2- Vos lectures :

Variées et contemporaines. Environ 80 romans par an, la moitié en anglais, la moitié en français. Derniers coups de coeurs : Le Premier Ete d’Anne Percin, le Turquetto de Metin Artidi, Eleven de M.Watson, Limonov de Carrère.


3-Votre façon d’écrire :

 J’écris une heure par jour, sans exception. J’ écouteen boucle le morceau que j’ai sélectionné pour coller à l’univers du roman que j’ai entrepris. Ecrire une heure par jour, ce n’est pas de la discipline – c’est un plaisir égoiste.

4-Votre rapport aux lecteurs :

La question est vaste. Je suis un auteur discret au succès discret, donc je n’ai pas non plus une boite aux lettres débordante de courrier et c’est tant mieux – mes romans sont plutôt fait pour être murmurés et passés de bouche en oreille.

 5- Votre prochain livre :

Aucune idée. Je suis en période de latence. J’ai beaucoup publié cette année (2 romans en littérature générale, 2 en littérature ado), cela m’a épuisé, et là, j’attends avec sérénité qu’une idée forte advienne. En attendant, je fais mes gammes, j’écris toujours, même si cela ne va nulle part – aucune importance.

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Le Karinotron avec… Thierry Cohen !

dyn002_original_202_240_jpeg_58330_1e46e620f2c1eb0a1bc501ff 

Thierry Cohen, directeur de l’agence de communication lyonnaise A. Capella,  est un écrivain français né à  Casablanca. Auteur de trois romans au succès retentissant – J’aurais préféré vivre (éditions Plon, 2007), Je le ferai pour toi (éditions Flammarion en 2009), Longtemps, j’ai rêvé d’elle (éditions Flammarion, 2011) – il a reçu en 2007 le grand prix Jean D’Ormesson pour J’aurais préféré vivre. Un prix qui récompense un roman pour sa capacité à défendre la langue française.

 Traduit en plus de dix langues, les droits de ses romans J’aurais préféré vivre et de Je le ferai pour toi ont été cédés pour des adaptations cinématographiques, respectivement confiés à Gilles Paquet-Brenner  (réalisateur de Elle s’appelait Sarah) et à Gérard Krawczyk (réalisateur de Taxi 2, L’été en pente douce). Celui qui s’ingénie à  » faire vivre les mots, pour qu’ils fassent naître des émotions », partage donc avec brio sa vie entre l’écriture, son métier de chef d’entreprise et sa famille. 

 Le Karinotron de Thierry Cohen :

 

1-Votre livre de chevet :


Pas de livre de chevet en particulier. Je n’ai pas trouvé mon roman lumière !
Ou alors mes classiques : Romain Gary, Michael Cunningham, Isaac Bashevis Singer, Kerouac, etc.

2- Vos lectures :

 
Les derniers jours de Stéfan Zweig de Laurent Seksik.
Les heures souterraines de Delphine de Vigan

3-Votre façon d’écrire :


En me laissant porter par mes émotions. Puis en me moquant d’elles lors de la relecture. Je cède à la spontanéité de mes personnages puis je deviens critique de mon travail et je corrige.

4-Votre rapport aux lecteurs :


Un très beau rapport. C’est sans doute l’un des aspects les plus touchant de l’après-écriture. J’adore la relation que nous entretenons. Je réponds à tous les messages qu’ils (surtout « elles ») m’envoient car je considère que se donner la peine de dire à un auteur ce que l’on a pensé de son roman est un acte d’une gentillesse extrême.
Je discute avec eux, de temps en temps, sur Facebook.
Par contre, je n’aime pas les dédicaces qui ne permettent pas vraiment d’échanger. Je préfère les rencontres, les discussions dans le monde réel ou dans celui plus facile d’accès qu’est le virtuel.

5- votre prochain livre :


Celui que je lirai ? La grande maison de Nicole Krauss
Celui que j’écrirai ? Une histoire assez tourmentée autour d’un suspense… existentiel.

 

Double suspense par conséquent, celui de l’attente de découvrir le prochain roman de Thierry Cohen et l’intrigue qui l’anime !

Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel : voyage au bout de soi…

 

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Voyage au bout de soi

     Vingt-cinq ans après les faits, Jean-Philippe Blondel nous offre avec ce roman autobiographique un morceau de bravoure. Car il a su trouver le ton juste, le « La » de la partition du texte ; non pas celui d’une mélodie larmoyante, mais celui d’une envolée de notes toutes plus vibrantes et vivantes les unes que les autres, toutes si sensibles et si belles.

     Un grand frère, des parents, une route que l’on imagine longue devant soi et soudain, au carrefour de l’existence, la mort qui frappe. Sa mère et son frère tout d’abord. Puis, quatre ans plus tard, son père. Accident de voiture à chaque fois. A 22 ans, le jeune homme se retrouve seul à devoir conduire sa vie. Du moins essayer. Car comment garder le cap quand on a tout perdu ? Et quel cap ? Comment résister à la tentation de ne pas foncer soi-même tombeau ouvert dans un mur quand plus personne ne nous retient ici-bas ?

     La chanson Rich de Lloyd Cole, laquelle évoque Morro Bay, une contrée lointaine de Californie, va mettre un temps sa souffrance au point mort.  Hypnotisé par cette mélodie qui anesthésie son intolérable douleur et retient son chagrin dans une camisole musicale, il décide de partir voir cet endroit avec Laure et Samuel, ses amis les plus proches, lesquels deviennent ses copilotes de vie. Dans une voiture de location, une somptueuse Thunderbird, tous trois vont parcourir la Californie le temps d’un été. Vivre un rêve éveillé et cauchemarder les yeux ouverts. Tenter de mettre des couleurs sur ce monde noir et blanc à travers les rencontres faites en chemin, les sites pittoresques traversés.  Et pour l’auteur, reprendre peu à peu le volant de son existence…

     Avec justesse, pudeur et sensibilité, Jean-Philippe Blondel prend le lecteur à son bord dès les premières lignes et l’emmène sur les routes de la résilience. Un ouvrage juste… MAGNIFIQUE ! 

P191 : «  C’est de ça que j’ai envie. D’une affirmation de l’existence. De m’installer dans la permanence. De prendre place dans la bataille fragile et pittoyable des êtres humains qui posent des fondations et montent des édifices, en sachant pertinemment qu’un jour ou l’autre, tout disparaîtra. »

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 14,50€

Nombre de pages : 245

ISBN : 978 2 283 02518 5

 

Bibliographie :

Accès direct à la plage, éditions Delphine Montalant

1979, éditions Delphine Montalant

Juke-Box, éditions Robert Laffont

Passage du Gué éditions Robert Laffont,

This is bnot a love song, éditions Robert Laffont

A contretemps éditions Robert Laffont,

La Baby-sitter, éditions Buchet/Chastel

G229, éditions Buchet/Chastel