Mes petites histoires Montessori : Le dîner aux bougies

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Le dîner aux bougies, de Eve Herrmann (auteure) et Roberta Rocchi (illustratrice)

Editions Nathan, février 2017

Dès 3 ans; 32 P. ; 6,95 €.

La première collection de petites histoires directement inspirées par la pédagogie Montessori.

Liv et Emy s’apprêtent à dîner en compagnie de leur copain Tommaso et de leurs parents. Tous sont joyeux à la perspective de déguster des pizzas faites maison quand soudain la pièce se retrouve plongée dans le noir. Les fusibles ont sauté! Tandis que le papa va vérifier le tableau électrique, les enfants décident de chercher les bougies qu’ils avaient fabriquées quelques jours plus tôt. Finalement, dîner aux chandelles est encore plus chouette!

Un joli livre aux illustrations tendres, une histoire simple et poétique inspirée de la vie réelle, fidèle à la pédagogie Montessori. En fin d’ouvrage, une double page apprend pas à pas aux enfants à fabriquer eux-mêmes leur bougie en cire d’abeille.

Ce livre est un beau cadeau à offrir.

Venez rencontrer Catherine Locandro à la librairie L’émoi des mots (Paris 5ème)!

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Ce jeudi 23 février, à partir de 18h30, venez nous retrouver pour une rencontre autour du nouveau roman de Catherine Locandro « Pour que rien ne s’efface », aux éditions Héloïse d’Ormesson!

Où?

A la dynamique librairie-atelier L’émoi des mots, 25 rue Descartes, Paris 5ème. A deux pas de la rue Mouffetard et du Panthéon.

Le livre : 

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Pour que rien ne s’efface est le 7ème roman de l’auteur.

Convoquant douze témoins, Catherine Locandro ressuscite Lila, star oubliée. De la mort à la vie, elle rembobine, à rebrousse-temps, le film de son existence. Un dispositif romanesque étonnant, où les défunts restent bien au-delà de leur mort.

Vous retrouverez la chronique que je lui ai consacrée ici : Chronique

L’auteur : 

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Catherine Locandro est née en 1973 à Nice. Elle est écrivaine et scénariste. Elle vit aujourd’hui à Bruxelles.

Nous vous attendons nombreux! A très bientôt!

Le bureau des jardins et des étangs, Didier Decoin : d’une déchirante beauté

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Le bureau des jardins et des étangs, Didier Decoin

Editions Stock, janvier 2017

Rentrée littéraire

Un conte initiatique d’une déchirante beauté, sensuel, poétique, voluptueux, à l’époque du Japon médiéval. Coup de cœur immense pour cette sublime estampe.

C’est une immersion totale dans le Japon du XIIème siècle, à l’époque Heian, que nous offre Didier Decoin.

Miyuki, jeune femme frêle, « une maigre silhouette d’herbe folle », vivait un amour idyllique avec Katzuro, le pêcheur de carpes le plus habile du village de Shimae, fournisseur officiel du Bureau des Jardins et des Etangs de l’empereur. Mais ce dernier glisse sur le fond glaiseux de la rivière et meurt noyé. Tous pensent alors que sa veuve va s’effondrer. Or c’est mal connaître la réservée Miyuki. Dès l’instant de la nouvelle de son décès, elle qui n’a jamais passé les frontières de son village, décide de relever le défi de livrer les carpes à l’empereur à plusieurs jours de marche de là. Parce que l’argent de la vente de ces poissons sacrés permettra de faire vivre le village. Mais aussi et surtout, parce qu’ainsi elle entend rendre hommage à son défunt mari. Ces carpes qu’elle portera péniblement dans des vasques en osier remplies d’eau, au bout d’une palanche, sont les dernières que Katzuro a capturées. Un trésor ô combien symbolique.

Un voyage qu’elle entreprend seule. En apparence. Car sans cesse les souvenirs de Katzuro l’accompagnent, au point de le rendre indiciblement présent à ses côtés, de guider ses pas, de faire battre son cœur.

Une aventure épique, au cours de laquelle il lui faudra affronter les intempéries, les monstres marins, les brigands, se frotter à une tenancière de maison close aux dents vertes. Ou comment la candide Miyuki, mue par l’amour pour son défunt mari, découvre le monde et s’émancipe. C’est pour le lecteur l’occasion d’un voyage sublime au cœur d’un Japon où se mêlent un raffinement extrême, une infinie poésie et une divine exaltation des sens.

Un coup de coeur absolu!

La ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu (éditions Mazarine)

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La ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu

Editions Mazarine, septembre 2016

Inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients, l’auteur, médecin de profession, livre une quête initiatique et poétique, semée de recoins obscurs qui s’illuminent. Un magnifique troisième roman, porté par des personnages profondément humains.

Jo se considère privilégié. Un travail passionnant d’interne en pédiatrie, une compagne aimante, dans la vie tout lui sourit. Jusqu’à ce qu’un patient de 7 ans, No, fasse irruption dans sa vie. Et bouleverse tout.

No est un gamin indiciblement attachant, solitaire, atteint d’une maladie incurable qui lui vaut ce teint d’ardoise. D’où son surnom : l’enfant gris. Ce qui frappe le personnel de l’hôpital dont Jo fait partie, ce sont les rares visites de la mère de l’enfant, Maria. Elle ne se rend qu’une fois par semaine au maximum à son chevet, tandis que ce dernier la réclame sans cesse et souffre de ses absences. Et de s’attirer l’opprobre des infirmiers et médecins. Pourquoi ces longues journées sans venir ? Est-elle donc une femme sans cœur ? A t-elle des raisons secrètes de s’absenter à l’autre bout du monde?

Pour adoucir ses longues périodes d’absence, Jo tente de distraire l’enfant avec la complicité des collègues du service.

Jusqu’au jour terrible où se produit la déchirure… Suite au drame qui lie à tout jamais le destin de l’enfant, de Maria et du soignant Jo, ce dernier se sent investi d’une mission : retrouver la mère de l’enfant et percer le mystère de ses origines. Pour cela il décide de tout quitter, de sillonner le monde à sa recherche. De « s’enfuir de sa vie ».

Un roman viscéralement humain, d’une infinie beauté, très bien construit. Un auteur qui conjugue magistralement profondeur et légèreté, onirisme et réalité, tendresse et dureté.