J’attends noël…, de Nadine Brun-Cosme et Olivier Latyk (Nathan)

Afficher l'image d'origine

J’attends Noël, de Nadine Brun-Cosme (texte) et Olivier Latyk (illustrations)

Éditions Nathan, octobre 2015

A partir de deux ans

L’hiver pointe le bout de son nez et, à l’horizon, les fêtes de noël tant attendues par les enfants. Difficile de les faire patienter, d’autant que dès le mois de novembre, les vitrines des magasins, les rues, se parent de guirlandes électriques et de décorations féeriques, tandis que les jouets envahissent les rayons.

Pour aider les enfants à patienter jusqu’au réveillon, les éditions Nathan offrent à vos chères têtes blondes un très joli album cartonné : J’attends noël. Ou comment décompter avec jubilation les dodos qui séparent l’enfant de la date magique du 25 décembre.

Léo trépigne d’impatience et compte les jours. Heureusement, chaque journée a son activité, de sorte que le temps défile plus vite. Faire le sapin, préparer un joli feu de cheminée, un bon gâteau, enfiler le pyjama de fête, accueillir l’invité de noël, le tout, sans jamais perdre des yeux l’étoile filante, voilà de quoi se plonger dans la magie de noël avec délice.

Page après page, l’enfant compte avec Léo les jours qui restent et suit la petite étoile. Un très joli livre pour l’amener tout en douceur aux fêtes.

Informations pratiques :

Nombre de pages : 10

Prix éditeur : 10,90€

Prix Goncourt des lycéens 2015 : les finalistes

Afficher l'image d'origine

Le ministère chargé de l’éducation nationale et la Fnac organisent le Prix Goncourt des lycéens avec l’accord de l’académie Goncourt. L’objectif est de faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine et de susciter l’envie de lire.

Les finalistes du Prix Goncourt des lycéens 2015 : 

Après deux mois de lectures assidues des 14 livres en lice, choisis par l’Académie Goncourt, les lycéens délégués de chaque région ont délibéré à huis clos. Il en ressort une liste de 7 romans finalistes (par ordre alphabétique), parmi lesquels figure le lauréat du Prix Goncourt des Lycéens 2015 :

  • Christine Angot, « Un amour impossible » (éditions Flamarrion)
  • Isabelle Autissier, « Soudain, seuls » (éditions Stock)
  • Olivier Bleys, « Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes » (éditions Albin Michel)
  • Alain Mabanckou, « Petit piment » (éditions Seuil)
  • Tobie Nathan, « Ce pays qui te ressemble » (éditions Stock)
  • Thomas B. Reverdy, « Il était une ville » (éditions Flammarion)
  • Delphine de Vigan, « D’après une histoire vraie » (éditions JC Lattès)

Les 13 lycéens délégués régionaux, désignés pendant ces 6 délibérations régionales, se retrouveront pour la grande délibération nationale, mardi 1er décembre, et annonceront le lauréat du 28e Prix Goncourt des Lycéens.

Coeur Cookie, Cathy Cassidy (Nathan ) : un roman à croquer!

Afficher l'image d'origine

Coeur Cookie, Cathy Cassidy

Editions Nathan, juillet 2015

(Tome 6)

A partir de dix ans

Jake Cooke, alias Cookie, est un jeune garçon de 14 ans extrêmement attachant. Entassé avec sa mère et ses deux jeunes sœurs dans un petit logement, il aide du mieux possible sa maman à faire face, laquelle élève seule ses trois enfants. Mais un jour, c’est la catastrophe : les deux petites, laissées sans surveillance par leur frère, inondent l’appartement. Et ce dernier de culpabiliser. Une culpabilité telle, qu’il pense ne pas avoir d’autre choix que de s’enfuir. Pas n’importe où cependant. Depuis des mois, il reçoit des lettres d’une adolescente, prénommée Honey, affirmant qu’elle est sa demi-soeur. Et s’il acceptait de la rencontrer ? Il renouerait peut-être avec cette partie méconnue de sa vie, avec ses racines ? L’occasion aussi de mettre enfin un visage et un nom sur son père. Et de prendre le train pour Tanglewood où résident Honey et ses sœurs, les fameuses filles au chocolat.

Dans ce 6eme roman, Cathy Cassidy nous fait découvrir un jeune garçon indiciblement touchant, que la vie a fait mûrir trop vite. Un adolescent qui doit se construire sans connaître ses origines, être fort pour sa maman et ses deux sœurs, être « grand » avant l’heure. Heureusement, la vie sait aussi se montrer douce comme un bon chocolat et réserver à Cookie d’heureuses surprises. Un très joli roman qui aborde le thème de la fugue et de la filiation avec beaucoup de finesse et de sensibilité, le tout sur fond d’intrigue rondement menée.

Ce livre offre des bonus en fin d’ouvrage : en effet, les lecteurs pourront s’amuser à faire un test de personnalité, mais aussi à essayer les recettes sucrées des filles au chocolat. De quoi ravir les papilles après avoir enchanté les pupilles!

Informations pratiques :

Nombre de pages : 264

Prix éditeur : 14,90€

Prix du style 2015 : Sorj Chalandon

Lauréat 2015

Le romancier et journaliste a été distingué pour son livre Profession du père. Le jury a salué un « style percutant et captivant ».

Il n’existe que depuis 2005, mais le prix du Style fait, petit à petit, sa place dans la famille des récompenses littéraires. Le jury a distingué Sorj Chalandon pour son roman Profession du père (Grasset). Avec ce livre, Chalandon revient à sa veine intimiste après être passé par l’Irlande à plusieurs reprises et par le Liban.

Comme le titre l’indique, l’écrivain évoque un très proche, mais également un homme très bizarre: son père. C’est l’histoire d’Émile, treize ans (cet enfant pourrait bien ressembler à l’auteur) qui subit les lubies et les mauvais traitements de son géniteur. Ce dernier étant un peu mythomane, il se prend pour un agent secret américain. Émile raconte: «Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. Je n’avais pas le choix. C’était un ordre…»

Profession du père, de Sorj Chalandon l’a emporté face à un autre superbe roman, Après le silence, de Didier Castino, publié chez Liana Levi. Ce dernier a décroché le Prix du premier roman la semaine dernière. Chez Chalandon, les membres du jury ont voulu saluer «le style percutant et captivant d’un livre capable de donner vie à un personnage de littérature digne d’une Folcoche ou d’une Madame Lepic, la mythomanie et la perversion narcissique en plus…»

Le montant du chèque égale le nombre de pages

Le lauréat part avec un chèque d’un montant correspondant au nombre de pages de son livre (316€ pour Chalandon), il emporte également un vélo électrique BMW.

Le prix du Style est parrainé par le cabinet d’avocats Obadia & Stasi. Pourquoi a-t-il été créé? «Alors que le style est l’essence même de la littérature, il semble aujourd’hui la chose la moins valorisée par la critique ou les jurys de prix littéraires. Drôle de paradoxe. Triste constat», souligne Antoine Buéno, fondateur de ce prix.

C’est, explique-t-il, pour remédier à ce fâcheux constat où la plume des écrivains passe souvent au second plan qu’il a décidé de se lancer dans l’aventure. Ça a commencé en 2005, et de magnifique manière. Cette année-là, le jury avait couronné l’un des meilleurs et des plus subtils romans, La Théorie des nuages, de Stéphane Audeguy. Le palmarès a de la tenue: parmi les lauréats, on note Bruce Mathieussent, Marie-Hélène Lafon, Bernard Quiriny, Véronique Bizot, Céline Minard…

Le jury, présidé par Antoine Buéno, rassemble Véronique Cardi, directrice générale du Live de Poche, Irène Frain, romancière, Georges-Marc Habib, libraire, Viktor Lazlo, chanteuse, Macha Méril, comédienne, Sophie Obadia, avocate, et des journalistes et critiques Patrice Carmouze, Bernard Lehut, Baptiste Léger, Éric Naulleau, Jacques Nerson, Pierre Vavasseur.

Le premier pas, de Marie-Laure Bigand

Le premier pas, Marie-Laure Bigand

Editions HQN, novembre 2015

Ebook

Irène, la quarantaine, divorcée, a la garde de sa fille Solenne. Depuis la dislocation de son couple, c’est la fuite en avant. Pas le choix. Avancer, ne pas penser, tenir. Pour elle, pour sa fille. Or Solenne va l’obliger à interrompre sa course. Entre la mère et l’adolescente, la communication se délite. Les joutes verbales font place à la complicité originelle. Les cris et la révolte à la tendresse et la compréhension.

Car Solenne lui reproche le départ de son père. Et les tentatives d’Irène pour restaurer le dialogue sont vaines. Rejetée de l’univers de sa fille de 15 ans, elle n’est plus reliée à elle que par le pont que constitue ce duel oratoire. Un bras de fer entre rancune et raison. Epuisant. Douloureux.

Une solution transitoire est alors trouvée : Solenne ira passer l’été chez son père et sa nouvelle compagne. La distance et le temps permettront à chacune de faire le point, de souffler. Et qui sait, de faire revenir Solenne sur son désir de vivre chez son père désormais.

Seule pour la première fois, Irène éprouve alors l’irrépressible besoin de renouer avec ses racines, celles du réconfort que lui procurait son ineffable amitié avec Patricia. Patricia, l’amie d’enfance, la complice, la confidente. Patricia, sa « fausse » jumelle. Son double.

Mais plus de vingt années se sont écoulées sans qu’elle n’ait de nouvelles de son amie. N’est-il pas illusoire de vouloir retisser des liens sur une trame mitée par un si long silence ? Son désir de reprendre un chemin commun là où le carrefour de leur existence les a séparées, sera-t-il partagé par Patricia ? Leur si riche vécu commun influera t-il sur le cours de leurs destinées ? Irène l’ignore. Ce dont elle est certaine, c’est qu’elle est prête à faire le premier pas.

Avec une plume alerte, un vocabulaire simple et limpide, des situations d’une vibrante authenticité, Marie-Laure Bigand nous entraîne le cœur battant sur les pas de ses personnages. Et nous lecteurs de marcher dans leurs empreintes, lesquelles se mêlent parfois aux nôtres tant ils nous sont proches. Tant ils nous ressemblent…

Un roman très touchant vers lequel vous pouvez faire le premier pas les yeux fermés !