Les prochains livres sur le blog

La semaine prochaine, retrouvez sur le blog, comme chaque semaine, des nouveautés littéraires pour adultes comme pour enfants.

Au programme de la semaine à venir

Côté littérature adulte :

  • La fille de Joyce, Annabel Abbs, éditions Hervé Chopin : L’histoire passionnante et terrifiante d’une femme, Lucia Joyce, fille de James Joyce, dont la vie et la passion pour la danse ont été sacrifiées par ses proches. Un roman biographique fascinant et brillant.
  • Mais je vous emmènerai aussi en scooter rencontrer Sonia Dagotor : Le bonheur se cache parfois derrière les nuages, Sonia Dagotor, éditions Robert Laffont. Quand l’amour conjugal s’effiloche, on peut choisir de fermer les yeux, de s’en accommoder. Ou de réagir. Un roman feel-good qui montre que le bonheur est possible à tout âge

Côté livre pour enfants :

  • Je vous ferai découvrir un ouvrage fascinant pour initier vos enfants au monde de l’art : Tout savoir sur l’art, Sarah Hull- éditions Usborne. Qu’est-ce que l’art? Quelles sont les diverses façons de le pratiquer? Comment appréhender un tableau (perspective, ombres et lumières, composition, couleurs, angles de vue)? Qu’est-ce qu’un artiste? L’art doit-il être sérieux, beau, raconter des histoires? Ce sont quelques unes des 45 questions sur l’art auxquelles répond de façon claire et illustrée, Sarah Hull.

Bon dimanche sous le soleil du mois d’août!

Donne-moi la main Menino, Aurélie Delahaye

Donne moi la main Menino

Le combat d’une bande d’amis, pour sauver Lisbonne et ses habitants d’une politique immobilière désastreuse. Un roman engagé, touchant, humain. Une invitation à nous battre pour les causes qui nous tiennent à cœur. Superbe!

Avis d’expulsion et harcèlement immobilier

A Lisbonne, dans le quartier d’Alfama, le vieux Zé est une figure connue et appréciée des jeunes et des moins jeunes. Il a vécu son enfance et son adolescence dans les ruelles d’Alfama et se sent ici chez lui. A quelques rues de là, Menimo, que Zé aime comme un fils, Joséphine la thésarde française et Nuno, se partagent une colocation.

Un jour, Zé reçoit une lettre d’expulsion. Il a un mois pour quitter ce logement certes délabré mais qui représente toute sa vie. Pierre, promoteur immobilier, a bien l’intention de lui faire quitter les lieux, quitte à le harceler. Mais c’est sans compter le formidable élan de solidarité qui se met en place autour de Zé. Vont-ils laisser des promoteurs peu scrupuleux vider Lisbonne de son âme, substituer à ses habitants des touristes de passage et des investisseurs étrangers? Aussi démesuré paraisse le combat, ils n’entendent pas laisser tomber leur ami.

Se mobiliser pour faire changer les choses à Lisbonne

Après le magnifique Embrasser l’inconnu, Aurélie Delahaye nous revient avec un roman tout aussi fort et vibrant : Donne-moi la main Menino, aux éditions Pocket. C’est un roman passionnant à bien des égards. Tout d’abord, il offre au lecteur un regard différent sur la magnifique ville de Lisbonne. Une ville chère au cœur des touristes et trop chère pour les finances des lisboètes. Inaccessible même. Les mesures successives en matière de logement ont conduit à une explosion du montant des loyers, un abandon de l’entretien de nombreux immeubles et à la destruction pure et simple de certains d’entre eux. Des immeubles neufs, des complexes luxueux ont poussé à la place. Quant aux habitations typiques restantes, elles ont été acquises par des étrangers. Moralité, les lisboètes ont dû s’exiler, expulsés de chez eux sans ménagement ni solution de relogement. Et Aurélie Delahaye de s’interroger :  » Pourquoi les étrangers ne voient-ils pas que l’authenticité de Lisbonne s’érode, que sa mémoire et son identité sont mises à mal, eux qui précisément viennent en quête de celles-ci ?« 

Le vieil homme Zé fait les frais d’un de ces avis d’expulsion. Paniqué, lui qui a toujours vécu dans ces murs, il résiste pourtant, aidé de cette formidable bande d’amis. Une résistance qui lui vaut d’être harcelé, malmené. Mais plus la bande d’amis voit Zé attaqué, plus grandit sa détermination à l’aider. Ce roman, c’est aussi un formidable élan de solidarité, d’amitié, de combattivité. Une invitation à se mobiliser et à défendre une cause qui nous parait juste. Sans jamais céder au découragement. Sans jamais renoncer. On a envie de se joindre au mouvement, de soutenir le vieux Zé, tant ces personnages sont attachants, tant l’auteure a su leur donner de la densité. Tant la cause nous parait noble. Et il ne sera plus possible de se rendre à Lisbonne sans changer de regard sur ces habitations fantômes, achetées par des étrangers, louées ponctuellement par Airbnb, vidées de leurs lisboètes.

Un roman vibrant d’authenticité, édifiant, émouvant.

La très grande aventure : Anne Cortey et Olivier Latyk

la très grande aventure

Les tribulations d’un petit pois et d’un haricot vert bien décidés à se faire la malle pour aller à la mer. Un road-movie très vitaminé!

Un livre pour enfant diablement rafraichissant

Marcello le petit pois et son copain Nanni le haricot ont la mauvaise idée d’aller se reposer dans une ferme. ferme dans laquelle il y a un poulailler et un coq particulièrement friand de légumes verts…

Heureusement, grâce à une petite fourmi très futée, prénommée Monica, nos deux compères vont pouvoir être sauvés des griffes du coq, ou plus exactement de son estomac. En vespa, ils décident alors de mettre le cap sur la mer. Arriveront-ils jusque l’océan? Car il leur faudra déjouer en chemin le chien qui veut jouer, le végétarien qui adore les haricots et petits pois, la boite de conserve en attente d’être remplie et autres obstacles.

Une ode à l’amitié et l’entraide

J’ai beaucoup aimé La très grande aventure de Anne Cortey, paru chez Grasset jeunesse. L’histoire est pétillante, pleine de rebondissements, les personnages rigolos et met en avant des valeurs fondamentales comme l’entraide, l’amitié. Des héros dont l’ ingéniosité est inversement proportionnelle à la taille!

Les dessins signés Olivier Latyk sont d’une grande fraîcheur et la bouille des personnages irrésistible. Lire ce livre est une vraie bouffée d’air frais, un avant-gout de vacances, de grand air et d’océan!

Informations pratiques

La très grande aventure : Anne Cortey et Olivier Latyk – éditions grasset jeunesse, juin 2021 – 14,50€

Pour tout te dire, Gilly Macmillan

Pour tout te dire

Pour tout te dire est le nouveau thriller de la reine du genre, Gilly Macmillan. Un roman classé parmi les dix meilleurs thrillers de l’année par le New York Times.

Un passé envahissant

Lucy Harper est une romancière de renom. Les aventures de son héroïne Eliza sont suivies avec impatience par une horde de fans de roman en roman. Un succès qui lui a offert une vie très confortable financièrement. Et lui a permis de rencontrer Dan, son mari. Mais si lui aussi est habité par la passion de l’écriture, sa carrière d’écrivain peine à décoller.

Dan a d’ailleurs une surprise pour elle. Il a acheté une grande bâtisse à rénover. S’il est exalté à la perspective de ce déménagement, pour Lucy, c’est la sidération. Cette maison est située à Charlotte Close, village de son enfance. Un village qu’elle a fui après le drame, tandis qu’elle était âgée de 13 ans. Dan, qui n’est pas sans connaitre son passé familial, a pourtant choisi ce lieu cauchemardesque pour son épouse. Il affirme ne pas vouloir que son passé nuise à leur avenir, vouloir l’aider à affronter ses peurs et à tourner la page. Mais est-ce sa seule motivation ?

Quand Dan disparait après une dispute, peu de temps après leur emménagement, tous les projecteurs sont braqués sur Lucy. D’autant que c’est aussi ce qui est arrivé à son petit frère Teddy quelques décennies auparavant, tandis qu’il était à ses côtés. Lucy serait-elle une meurtrière? Des disparitions mystérieuses aussi romanesques que ses livres. Sauf qu’il ne s’agit plus d’une fiction.

Un thriller haletant

Pour tout te dire est le nouveau roman de la reine du thriller, Gilly Macmillan, paru aux éditions Les escales. C’est une double énigme qu’elle nous invite à résoudre : la double disparition de Dan et de Teddy. Présent et passé alternent en de courts chapitres qui apportent un rythme soutenu à l’histoire et maintiennent une tension narrative croissante. Impossible de poser le livre une fois la lecture commencée. La romancière joue avec les nerfs du lecteur, multiplie les fausses pistes, les rebondissements et nous réserve une chute vertigineuse, aux antipodes des pistes esquissées.

Mon seul regret est la fin ouverte réservée à la disparition de Teddy. Tout le livre, j’ai été tenue en haleine par le désir de connaitre le dénouement. Or Gilly Macmillan laisse le soin au lecteur d’imaginer lui-même ce qui a pu arriver à l’enfant.

Un très bon triller. Une lecture addictive.

Informations pratiques

Pour tout te dire, Gilly Macmillan – éditions Les escales, juin 2021 – 356 pages – 21,50€

Les prochains livres sur le blog!

La semaine prochaine, retrouvez sur le blog, comme chaque semaine, des nouveautés littéraires pour adultes comme pour enfants.

Au programme de la semaine à venir

Côté littérature adulte :

  • Pour tout te dire, Gilly Macmillan, éditions Les escales : vous avez envie de frissons, de suspense, de rebondissements, d’un roman que vous ne parvenez pas à lâcher? Pour tout te dire est le nouveau thriller de la reine du genre. Un roman classé parmi les dix meilleurs thrillers de l’année par le New York Times.
  • Mais je vous emmènerai aussi au Portugal, plus précisément à Lisbonne, avec Donne-moi la main, Menino, de Aurélie Delahaye aux éditions Pocket : Le combat d’une bande d’amis, pour sauver Lisbonne et ses habitants d’une politique immobilière désastreuse. Un roman engagé, touchant, humain. Une invitation à nous battre pour les causes qui nous tiennent à cœur. Superbe!

Côté livre pour enfants :

  • Je vous ferai voyager aux côtés de Marcello le petit pois et de son copain Nanni le haricot  avec La très grande aventure : Anne Cortey et Olivier Latyk – éditions grasset jeunesse. Les tribulations d’un petit pois et d’un haricot vert à se faire la malle pour aller à la mer. Un road-movie très vitaminé!

En attendant de les découvrir, passez un excellent week-end, sous le soleil de juillet !

Nouveauté Pocket : Les roches rouges

Les roches rouges Pocket

Un roman bouleversant, viscéralement humain, dont les personnages nous hantent longtemps. Magnifique!

Drames familiaux

A 18 ans, à un âge où l’on fourmille de projets, d’envies, de rêves, il a au contraire le sentiment d’avoir la vie derrière lui. Depuis le drame qui s’est déroulé il y a 18 mois, son passé n’est plus dans son dos : il lui fait face, de jour comme de nuit, l’écrase sous une chape de culpabilité suffocante. Etudes, stage, il a tout envoyé valsé et a trouvé refuge dans la picole et les joints, squatte chez ses parents dans une banlieue d’un mortel ennui. Sa sœur Lise ne lui adresse plus la parole, ce qu’il comprend et accepte au regard de ce qui s’est passé. Il doit payer, expier. Tout juste si à ses yeux il mérite de vivre.

Jusqu’au jour où il croise Leila, une femme de 8 ans de plus que lui, dont il tombe éperdument amoureux. Sa vie prend alors un sens, une consistance. Seulement voilà, Leila est mariée. Et à un homme violent de surcroit. Mais sans travail, avec un petit garçon à charge, elle se sent prisonnière de son couple.

Deux drames familiaux, deux êtres blessés par la vie dont la rencontre va peut-être bouleverser le cours de leur existence. Et si rien n’était jamais perdu? Et si aider autrui nous permettait de nous aider nous-même? Et s’il était possible de pardonner, de se pardonner?

Prendre son destin en main

Les roches rouges d’Olivier Adam est un roman qui vous prend aux tripes, vous secoue comme la mer quand il y a du ressac et laisse sur vous le sel de sa magnifique histoire. Violence conjugale, culpabilité, amour, entraide sont les principaux thèmes de ce bouleversant roman, dont les personnages vous hantent longtemps après la fin de la lecture. Des êtres touchants, attachants, courageux, qui décident d’unir leurs forces pour ne plus subir la vie. Pas de pathos ici, mais une peinture très fine et très juste de notre société et une magnifique luminosité dans l’écriture. Car la vie n’est pas que remous, fracas contre les rochers, elle peut aussi se montrer furieusement belle.

Un énorme coup de cœur!

Informations pratiques

Les roches rouges, Olivier Adam – éditions Pocket, mai 2021 – 6,95€

J’veux pas dormir! Emmanuelle Lepetit

j'veux pas dormir

Un livre interactif génial pour aider l’enfant à apprivoiser la nuit, s’apaiser et trouver le sommeil. Trois histoires pleines d’humour et des cartes -solutions à choisir pour remédier à chaque situation (cauchemars, agitation, peur du noir…)

Un livre interactif génial pour les petits

Dans cette collection de livres interactifs destinés aux enfants, aux éditions Fleurus, l’auteure propose des histoires qui mettent en scène les difficultés que l’enfant peut rencontrer au quotidien. Ici ces difficultés concernent le moment du coucher. L’héroïne du livre, Billie, est une fillette pleine de vie. Tellement pleine de vie que quand vient l’heure du coucher, elle a beaucoup de mal à l’accepter. Et puis, même une fois calmée, elle doit encore affronter les monstres qu’elle est la seule à entendre sous son lit, le noir, la peur du moindre bruit. Et quand de surcroit le lendemain elle doit quitter ses parents pour aller en vacances, la séparation d’avec ces derniers l’empêche de trouver le sommeil.

Heureusement, il y a des solutions pour chaque souci. Et votre enfant va aider Billie à les trouver!

Aider l’enfant à s’endormir

Je vous avais parlé avec enthousiasme du précédent livre d’Emmanuelle Lepetit dans la même collection : Je suis en colère!, aux éditions Fleurus. Un livre interactif pour apprendre à l’enfant à se défouler, dont vous pouvez retrouver la chronique ICI. J’ai donc découvert avec grand plaisir ce nouvel opus, consacré cette fois au sommeil de l’enfant : J’veux pas dormir!

Quel parent ne s’est pas arraché les cheveux certains soirs, quand l’enfant a envie de tout sauf d’aller se coucher? Quand il a envie de jouer, rire, sauter et courir au lieu de se poser et de dormir? Qui ne s’est pas trouvé démuni parfois, face aux angoisses nocturnes de l’enfant, à sa peur du noir et des monstres cachés sous son lit? Quel parent n’a pas dû consoler son enfant la veille d’un départ, car le petit a peur de s’éloigner des siens?

Ce sont ces problématiques qui sont reprises dans trois histoires ici. Dans chaque histoire, vient un moment où l’enfant doit venir en aide à la petite héroïne Billie : il doit choisir parmi les cartes fournies en fin du livre, celle qui peut aider le héros à surmonter sa difficulté. Et identifie par la même occasion ce que lui-même pourra faire à l’avenir dans pareil cas.

C’est ludique, interactif, très futé comme concept et…efficace!

Informations pratiques

J’veux pas dormir! Emmanuelle Lepetit (texte) et Ana Sanfelippo (illustrations) – éditions Fleurus, juin 2021 – 13,90€ – 48 pages

La grenade, Emmanuelle Hutin

la grenade

Un récit magistral, tant par la profondeur du propos que par la beauté de l’écriture. Le combat d’une femme pour éclore à elle-même, malgré les épreuves traversées ou en partie grâce à elles.

Une vie bien lisse et sous contrôle

Sa vie semble une réussite sur tous les plans. Un mari aimé et aimant, deux enfants, un poste de cadre dans le luxe, un joli lieu de vie. Tout semble sous contrôle, lisse parfait. Elle coche toutes les cases de la réussite telle que la société le définit.

Pourtant, elle a le sentiment de ne vivre qu’en surface. Ses choix de vie sont ils de réels choix ou s’est elle inconsciemment conformée à ce que la société, sa famille, attendaient elle? Que désire t-elle vraiment? Quels sont ses besoins, ses désirs profonds? Elle se sent heureuse mais pas pleinement, comme spectatrice et non actrice de ce tableau idyllique. Et est de plus en plus lasse de ne se définir que par rapport à ses fonctions : mère de, femme de, employée de. La vie d‘adulte en laquelle elle plaçait tant d’espoir ne remplit pas ses promesses. Elle sent qu’elle doit réagir, aller chercher ce qui lui manque. 

«  Mais le pire, ce qui l’enfonce, c’est qu’elle a honte. Honte d’avoir échoué dans une vie ou tout lui réussit, dans une société où tout est performance. » Une honte qui l’isole. 

Alors elle initie depuis plusieurs années un changement en douceur vers plus d’écoute d’elle même, plus d’authenticité. Mais l’éveil est long.

Elle prend alors une décision radicale. Partir. Elle quitte son mari et la panoplie de mère parfaite.

Un départ qui se révèle bénéfique. Tandis qu’elle commence à s’épanouir dans cette nouvelle vie, un imprévu de taille vient bouleverser la donne. Son fils Solal, âgé de 8 ans, fait des crises d’épilepsie. Crises qui s’intensifient dans la fréquence et la violence des manifestations. Et deviennent gravissimes. Elle doit alors lâcher prise, accepter de ne plus pouvoir tout contrôler et revoir ses priorités.

Un drame familial qui, loin de lui faire renoncer à sa métamorphose en tant que femme, va jouer le rôle d ‘accélérateur.

Un roman lumineux, sur les enseignements tirés des épreuves traversées

Ne soyez surtout pas effrayé par la gravité du sujet de La grenade, paru aux éditions Stock. Ce n’est pas un livre sur la maladie, même si elle est presque un personnage à part entière du livre. Ce n’est pas non plus un livre sur le deuil. Ce n’est pas davantage un livre sombre. C’est le  témoignage vibrant d’une mère et femme face à la maladie de son fils. C’est le chemin magnifique d’une femme, mue par le besoin viscéral de se réaliser pleinement. L’auteure évite avec brio l’écueil du pathos. Ce n’est pas de la pitié ni de l’accablement que ressent le lecteur de La grenade. Mais de l’empathie pour la famille, de l’admiration pour le cheminement de la femme et de la gratitude pour le message d’espoir véhiculé par la romancière.

Emmanuelle Hutin nous montre qu’une épreuve, aussi terrible soit-elle, ne s’arrête pas à n’être que douleur, difficultés. Elle se révèle riche en enseignements, permet de s’élever, de se recentrer sur l’essentiel, de mieux se connaitre. De vivre plus pleinement chaque bonheur à sa portée. Plus intensément chaque minute. C’est par conséquent un  récit très lumineux, positif, porté par un formidable élan vital que nous livre l’auteure. Un hymne à l’amour de soi, des autres, de la vie.

On a envie de remercier Emmanuelle Hutin pour les indicibles émotions dont elle est la passeuse, pour le message vibrant d’espoir qu’elle nous porte. Et quand de surcroit on se penche sur la remarquable  beauté de son écriture, sur la maitrise de son style, on se dit que passer à côté de La grenade aurait été vraiment une erreur.

Je pourrais vous en parler longtemps. Je vous en ai déjà peut-être trop dit, quand j’aurais pu me contenter d’un seul conseil : « Lisez-le! Vraiment. »

Informations pratiques 

La grenade, Emmanuelle Hutin – éditions Stock, Mai 2021 – 286 pages- 19,90€

Les portes du Paradis sont fermées le lundi, Camille Lesur

Les portes du paradis sont fermées le lundi

Un roman lumineux, positif, qui invite à ne pas se laisser submerger par les épreuves de la vie, lesquelles peuvent être l’occasion d’un nouveau départ, plus riche, plus épanouissant.

Divorce : une fin ou un nouveau départ ?

Quand l’avocate appelle Alice pour lui dire que son mari a signé les papiers du divorce, la trentenaire s’effondre Elle comprend que désormais tout espoir est vain. Thomas ne reviendra pas. Jamais. Thomas, celui qui était son phare, son roc, sa raison de vivre. Thomas, l’homme dont elle a partagé la vie pendant 12 ans, avec lequel elle s’est mariée. Avec lequel elle a espéré, en vain, faire un enfant.

Dans un sursaut de désespoir, elle se jette du haut d’une falaise. Mais en ce lundi, le ciel ne veut pas d’elle, les portes du Paradis sont fermées. C’est un couple âgé et bienveillant, Robert et Madeleine, qui la recueillent à bord de leur voilier, prennent soin d’elle comme de leur propre fille. Et l’emmènent avec eux jusque Ténériffe.  

Commence pour Le couple comme pour Alice une croisière en eaux tantôt paisibles, tantôt agitées. Mais l’amitié naissante entre le trio va les aider à affronter les vents contraires. Fussent-ils de terribles tempêtes.

Et si cet échec sentimental visait à recentrer Alice, à la remettre sur sa voie, celle de l’épanouissement personnel ? Ce divorce ne s’arrête-t-il à n’être qu’une épreuve ou peut-il se révéler une chance de tout recommencer à zéro, en mieux ? Tout est question de recul, de regard, de foi en soi et en la vie.

Un roman positif, bienveillant

C’est un roman très rythmé que nous offre Camille Lesur avec Les portes du Paradis sont fermées le lundi, aux éditions Jouvence. A l’image du bateau sur lequel ils voguent, les personnages connaissent des hauts et des bas, tombent dans le creux de la vague par moments, mais pour mieux regonfler leur voilure ensuite.

C’est un roman qui invite chacun à porter son regard au-delà des épreuves rencontrées. Plus haut. Plus loin. A l’image de la Pequena muerte : « c’est quand ta vie s’effondre pour te permettre de tout recommencer et de suivre ton chemin. Chaque rencontre, chaque évènement nous conduit vers ce que nous devons accomplir. (…) Il faut avoir le courage de tout effacer pour tout recommencer. » C’est cette résilience que va vivre Alice, entourée de l’affection de Robert et Madeleine notamment.

Les personnages sont très humains, très attachants, très touchants, de sorte qu’on met les voiles avec eux dès les premières pages. Cette croisière est une formidable ode à l’amitié, à la solidarité, à l’amour. Et à l’espoir.

Une lecture très agréable, rafraichissante, lumineuse, idéale pour accompagner vos vacances!

Informations pratiques

Les portes du Paradis sont fermées le lundi, Camille Lesur – éditions Jouvence, juin 2021 – 315 pages – 17,90€