Citation du jour

Le bonheur est souvent trop long à expliquer. Il est préférable de le vivre pleinement, sans s’embarrasser de justifications laborieuses.

Fanny Chesnel – Le berceau

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Comme elle l’imagine, Stéphanie Dupays

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Après « Brillante », Stéphanie Dupays nous revient avec un nouveau livre « Comme elle l’imagine ». Elle s’interroge sur l’impact des réseaux sociaux comme Facebook sur les rencontres amoureuses, sur les codes de la séduction. Une rencontre en ligne peut-elle donner lieu à un amour réel ? L’amour 2.0 sous la brillante plume de Stéphanie Dupays.

Rencontre sur Internet : de nouveaux codes de séduction

Quand Laure a débarqué à la fin de ses études à Paris, elle ne connaissait personne. Si faire des rencontres dans la vie réelle, à fortiori dans une grande ville, lui est difficile, sur Internet aborder l’autre protégé par son écran est aisé. Sur Facebook, elle a ainsi tissé un réseau de 250 « amis » en quelques mois.

Facebook était le seul espace où le proverbe « Un de perdu, dix de retrouvés » était vérifié et fournissait une assurance parfaite contre la solitude.

C’est à la suite d’un de ses posts sur un film de Rohmer qu’elle a rencontré Vincent. Enfin, « rencontré » n’est pas vraiment le terme approprié. Mise en contact plutôt. Car si Vincent est très présent et même omniprésent dans son quotidien, s’ils passent des heures à se parler chaque jour, cinq mois après le début de leurs échanges, elle ne l’a toujours pas rencontré.

Ce grand écart entre ses propos amoureux et ses actes, entre ses déclarations enfiévrées et son manque d’envie de la voir inquiètent Laure. Elle se met alors à le traquer sur la toile, à guetter les moments où il est connecté, à surveiller celles et ceux qui échangent sur Facebook avec lui. Elle veut être partout où il est, savoir ce qu’il dit et fait, de façon obsessionnelle. Phagocytée par Vincent.

Facebook est un peu une salle de shoot. On peut se sevrer avec des images, les regarder indéfiniment jusqu’à se convaincre de la présence de l’autre.

Laure parviendra-t-elle à décider Vincent à la rencontrer ? Et si cette rencontre advient, survivra-t-elle au portrait idéalisé de l’autre que Laure s’est construit ?

Mon avis sur le nouveau livre de Stéphanie Dupays

C’est un livre résolument contemporain dans son sujet et brillant dans la façon dont il est traité. Stéphanie Dupays analyse avec beaucoup de finesse l’évolution des rapports humains, en l’occurrence ici des rapports amoureux, à l’ère d’internet et de Facebook. En effet, Internet introduit de nouveaux rapports au temps. Avant Facebook et les réseaux sociaux, la rencontre amoureuse passait obligatoirement par une rencontre physique, puis par une découverte progressive l’un de l’autre. Avec les réseaux sociaux, il est désormais possible de « tout » découvrir ou presque de l’autre, avant même de l’avoir rencontré : photos publiées, passions affichées, parcours professionnel, pays visités et autres publications révèlent en un clic ce qu’il fallait plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour découvrir. La communication s’est accélérée : que ce soit par sms, mail, téléphone, réseaux sociaux, chacun est joignable partout, tout le temps. Plus d’attente du passage du facteur pour avoir des nouvelles, d’une sonnerie de téléphone pour entendre l’autre. Désormais, l’échelle temps est celle de l’immédiateté. En amitié comme en amour, tout va plus vite. Très vite. Trop vite ?

Autre écueil de cet amour 2.0 : l’idéalisation de l’être aimé est accrue. En effet, toute rencontre amoureuse commence par une phase d’idéalisation de l’autre, phase qui prend fin quand le couple se confronte à la réalité du quotidien. Or la rencontre sur internet prolonge cette idéalisation, voire l’accroît : que ce soit avec les logiciels de retouche de photos, avec le choix des publications, chacun donne une image idéale et flatteuse de lui-même nous dit l’auteur.

« La vie exhibée sur les réseaux sociaux n’avait rien d’une image volée à l’intimité d’inconnus ; c’était au contraire une construction soigneusement choisie, cadrée, filmée, même quand elle prenait le masque de la spontanéité. (…) Tout ce que Laure n’aimait pas : la façade, l’apparence, le désir mondain de se montrer sous son meilleur jour »

Plus grand est donc le risque que le passage du virtuel au réel fasse apparaître un fossé difficile à combler. Un roman au style fluide, qui emporte le lecteur dans les tourbillons amoureux de ses personnages et l’invite à réfléchir sur ces évolutions fulgurantes des technologies de l’information, pour le meilleur comme pour le pire. Un coup de cœur !

 

 

Rencontre avec Alexandra Lapierre : « Mon rêve pour chaque livre est d’emmener le lecteur dans la tête du personnage tout en respectant le contexte historique »

 

Les éditions Pocket ont publié le 7 mars dernier « Avec toute ma colère », d’Alexandra Lapierre. Le portrait au vitriol d’un duo mère-fille aux relations particulièrement toxiques : Maud et Nancy Cunard. Rencontre avec la romancière à la Closerie des Lilas, sous la houlette des éditions Pocket.

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Qu’est-ce qui a déclenché l’écriture de ce livre et, d’une façon générale, qu’est-ce qui vous donne l’impulsion pour écrire ?

Ce qui me touche et à chaque fois me donne une espèce de décharge électrique, c’est de me rendre compte qu’il y a des gens absolument extraordinaires qui ont été oubliés. Il y a différentes raisons pour lesquelles ils ont été oubliés, des raisons historiques, ou tout simplement parce qu’il s’agit de femmes. Car autrefois les femmes n’avaient pas d’existence sociale, elles appartenaient légalement à leur père quand elles étaient petites, elles appartenaient à leur mari quand elles étaient mariées, ou à leur fils ou frère quand elles étaient veuves. Résultat, les femmes qui ont fait des choses inouïes ont été bloquées pour la postérité, dans la mesure où elles ont été confondues avec leur mari. C’était en effet lui qui signait les contrats, ou lui qui achetait leurs couleurs dans le cas des femmes peintres, ou lui encore qui était leur garant pour voyager quand il s’agissait d’aventurières. C’est pourquoi j’ai souvent mis les femmes au premier rang.

Que cherchez vous à partager dans vos livres ?

Mon rêve pour chaque livre, c’est de raconter une histoire dont vous ne savez rien au départ, et de porter témoignage, car il y a un côté historique extrêmement important à partir de recherches d’archives et de documents. Et en même temps, mon rêve c’est d’avoir les outils de l’imagination, pour sentir les couleurs, les odeurs, être avec le personnage, afin d’emmener le lecteur dans la tête du personnage tout en respectant le contexte historique.

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Quand vous décidez de vous attaquer un personnage méconnu, vous n’hésitez pas à aller au bout du monde, à vous mettre en immersion, pour lui redonner un destin. Notamment ici avec Nancy Cunard dans votre livre « Avec toute ma colère ». Comment êtes-vous tombée sur Nancy Cunard ?

Ce sont des rencontres aussi sentimentales qu’intellectuelles. Un jour, j’étais à une soirée de lancement d’un livre et je suis tombée sur un homme complètement ivre qui m’a dit : « Vous devriez écrire sur Nancy Cunard. » Je savais qu’elle avait été la muse d’Aragon, d’Adlous Huxley, de Brancusi, mais en dehors de ça, je ne savais pas très bien. Je lui demande pourquoi je devrais m’intéresser à elle et le type me répond : « Parce qu’elle détestait sa mère qui était encore plus sensationnelle qu’elle. Si vous vous y intéressez, elles vont vous en faire voir de toutes les couleurs ! » Le lendemain, je me dis qu’il faut que j’aille voir cela à la bibliothèque, mais ce que je trouve sur Nancy Cunard ne me touche émotionnellement pas davantage que ça. Je découvre qu’elle a été un personnage majeur de l’entre-deux guerres, qu’elle a été non seulement la maîtresse d’Aragon mais celle de Rodin et de beaucoup d’autres, qu’elle a été le premier éditeur de Beckett, et surtout, qu’elle a été la première fille de bonne famille à défendre les noirs et à s’élever contre la ségrégation et le racisme. Elle a aussi été une des journalistes à couvrir la guerre d’Espagne. Donc il y a le côté à la fois très intellectuel et léger d’une certaine manière de Nancy, car c’est une femme qui a eu beaucoup d’amants tous plus sensationnels les uns que les autres, et c’est aussi une femme très engagée alors qu’elle était une fille de famille héritière de la Cunard Line, les paquebots transatlantiques entre New York et l’Europe, et donc l’une des plus grandes fortunes d’Angleterre. Mais en vous disant tout ça, ce n’est pas un personnage pour moi, parce qu’elle était connue, parce que du fait qu’elle ait été la maîtresse d’Aragon, de Neruda, et du fait qu’elle ait été une activiste politique, elle avait des biographies aux États-Unis et en Angleterre. Donc je me suis dit que ce n’était pas un sujet pour moi. Donc j’ai abandonné. Mais si vous croyez que Nancy allait me laisser tranquille ce ne fut pas le cas. À chaque fois, de façon complètement parallèle à mes autres recherches pour d’autres livres, Je tombais sur quelqu’un qui me parlait de Nancy, je lisais un livre dont Nancy avait connu les personnages, donc à un moment elle a commencé à me hanter. Je me souviens que le type avait dit trois ans avant que la mère de Nancy était sensationnelle. Or sur la mère il n’y avait rien. Car la marque de Nancy, c’est qu’en s’élevant contre le racisme, contre le snobisme, contre cette société anglaise absolument sclérosée et hypocrite, elle avait pris comme ligne de mire, comme incarnation de cette société qu’elle récusait, sa mère.

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Et pourtant vous êtes revenue à Nancy Cunard

Oui, il y avait une scène dans la vie de Nancy qui me hantait. Nancy vivait en France pour ne pas vivre dans le pays de sa mère. Or en son absence, les allemands et les miliciens fascistes avaient brûlé ses manuscrits les plus précieux, les masques africains qu’elle collectionnait, ses tableaux, ses statues de Brancusi notamment, le symbole de tout ce qu’elle était. Un jour, alors que j’allais partir dans le Caucase, je suis prise d’une pulsion et décide d’aller voir sa maison normande. J’arrive vers 10h du matin dans le village et aperçois deux petites dames, dont une qui a connu Nancy. Elles me désignent la maison. Je m’aperçois que la porte du jardin n’est pas fermée donc je rentre. Le jardin était intact, comme décrit par Aragon, et je suis saisie par le spectacle sinistre de la maison taguée et saccagée. Les années passent, Nancy me hante toujours, et je retourne sur le site de cette maison, décide d’interroger cette femme normande qui l’a connue. Et c’est alors qu’enfin je me décide à faire une grande enquête sur la mère. Et je me décide à écrire ce livre « Avec toute ma colère », qui est certes l’histoire de Nancy, mais qui est l’histoire de Nancy à travers ses rapports avec sa mère.

Sa mère, Maud, est une vraie aventurière

Oui, l’autre chose qui passionnante, c’était le portrait de Maud. C’est Maud la vraie aventurière en réalité. Maud était une petite américaine partie conquérir l’Angleterre, devenue l’épouse de sir Cunard. Elle était si intelligente, si curieuse, si lettrée, qu’elle va avoir l’un des salons les plus importants à Londres dans la période de la première guerre mondiale. C’est Maud qui va rencontrer et présenter à Nancy les grands auteurs et les plus grands musiciens, qui vont devenir des amis de Nancy. Elle va fonder Coven Garden, va quitter son mari et épouser le plus grand chef d’orchestre de l’époque. A travers le monde de Maud, c’est tout le monde de Nancy qui va en découler. Ce qui est fascinant c’est que Maud était très aventurière et va devenir très conservatrice (elle n’a pas le choix sinon elle perd tout), alors que Nancy, qui est une riche héritière, peut se permettre de dénoncer ce monde hypocrite et les compromissions de sa mère.

Maud et Nancy ne se sont pas toujours détestées

Ces deux femmes au départ s’aiment. Au départ, Nancy adore sa mère. Mais Maud est très occupée par sa propre ascension. Et quand Maud se rendra compte que sa fille est formidable, la fille ne veut plus entendre parler de la mère.

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Pourquoi ce titre « Avec toute ma colère » ?

C’était très intéressant parce que j’ai pu constater en étudiant leur correspondance que quand elle est petite, Nancy signait les lettres à sa mère « Avec tout mon amour ». Quand elle avait 18 ans, elle signait « Avec tout mon amour et avec toute ma colère ». Et quand elle en avait 25, elle signait « Avec toute ma colère ». C’est l’histoire d’un courant de pensée du début du 20ème siècle et l’histoire d’un conflit terrible entre mère et fille.

Un conflit mère-fille terriblement intense et moderne

Ce conflit mère- fille est très moderne. Car à la fin du 19ème, il n’y a pas ce genre de conflit entre mère et fille qui existe aujourd’hui. Cela ne se faisait pas et en plus, la mère était une vieille dame et la fille une jeune femme. Or Maud reste une très belle femme. Très séduisante. Elle ressemble à sa fille, s’habille pareil, lui fait de l’ombre. Elles ont poussé le conflit mère-fille à son paroxysme : Nancy par exemple ne va pas hésiter à écrire à toute l’aristocratie anglaise que Maud a conquise, que sa mère est une petite arriviste, une raciste. Et ce faisant elle démolit sa mère, parce qu’on ne lave pas son linge sale en dehors de la famille. Ce conflit intime porté à son paroxysme va en même temps raconter toute l’histoire du début du XXe siècle

Ce livre a été écrit différemment de vos autres livres, car vous vous y êtes mise en scène d’une certaine façon. Pourquoi ?

Ce qui m’a frappée, c’est cette tragédie grecque entre Nancy et Maud. Elles se sont attaquées comme dans un procès et donc j’ai décidé de construire le livre en m’appuyant sur les photos et les lettres des deux femmes comme un monologue, des monologues qu’elles s’adressent l’une à l’autre dans la tête. Parce que toute la question est de savoir si Nancy acceptera de revoir sa mère qui était en train de mourir. Donc j’ai procédé à l’inverse de mes autres livres, qui eux sont des épopées qui vont du point A au point Z. Là, j’ai voulu changer de technique. Ce qui m’intéressait c’était de les entendre s’accuser, de les entendre se défendre. Donc j’ai construit le livre un peu comme un procès intérieur. Et comme pour moi ce livre avait été si long en gestation, puisque la première fois où l’homme ivre m’en avait parlé c’était 15 ans plus tôt, au début et à la fin du livre j’ai inscrit ce que moi j’ai ressenti.

De plus, il est très dur d’écrire un livre avec deux héroïnes sans qu’il n’y en ait une qui prenne le pas sur l’autre. Donc je voulais vous laisser, vous, décider un peu comme dans un procès celle que vous aimez et celle que vous récusez. C’est pourquoi dans la construction du livre, je voulais leur laisser la parole à elles deux.

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L’appartement du dessous, Florence Herrlemann

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Après « Le festin du lézard », Florence Herrlemann nous revient avec un nouveau livre absolument magnifique : L’appartement du dessous. Dans ce roman, les échanges épistolaires entre une locataire centenaire et une nouvelle arrivante vont servir de fil rouge à un fascinant et bouleversant voyage dans le temps, de la seconde guerre mondiale à nos jours. Ou quand la parole se délie au fil des mots et tisse la trame d’une aussi improbable que merveilleuse amitié. Un gros coup de cœur !

Une correspondance à l’origine d’une belle et forte amitié

Imaginez que vous emménagiez dans un nouvel appartement par un dimanche ensoleillé d’avril au cœur du Marais à Paris et que vous découvriez sur votre paillasson une lettre de bienvenue de la voisine centenaire du dessous. Vous en seriez touché, n’est-ce pas ? Mais comment réagiriez-vous si ces lettres se multipliaient, mêlaient douceur et insistance à ce que vous y répondiez ? Vous en seriez un peu agacé, je me trompe ? Et vous vous interrogeriez sur la raison de ces lettres, sur l’identité de son auteur. Ce à quoi Hectorine, la voisine du dessous vous répondrait : « Un jour vous saurez ». Vous seriez bien avancé.

C’est ce qui arrive à Sarah, trentenaire, illustratrice dans l’édition, quand elle s’installe dans l’appartement hérité de sa grand-mère, une femme acariâtre qu’elle n’a pas connue. Entre les cartons à ouvrir, les meubles à monter et son travail, elle n’a pas le temps de répondre aux lettres d’Hectorine, charmante mais pour le moins intrusive et envahissante voisine du dessous. Et Hectorine de l’exhorter à entamer une correspondance, estimant que rien ne justifie l’absence de réponse à ses lettres, pas même le fait que Sarah soit débordée. Titillée par les propos culpabilisants d’Hectorine, touchée par ses attentions constantes comme ces madeleines préparées avec tendresse qu’elle lui laisse sur le palier, Sarah finit par lui écrire une lettre. De toute façon, Hectorine ne lui laisse aucun autre moyen de communiquer avec elle : elle refuse de lui ouvrir sa porte et annonce d’emblée ne pas avoir de téléphone.

Tout d’abord réticente, Sarah se prend au jeu de la correspondance. Les paroles emplies de sagesse d’Hectorine, ses conseils, son écoute attentive, lui deviennent précieux. Vitaux même. Sans compter qu’elle n’en sait toujours pas davantage sur l’identité d’Hectorine, ne connaît que son prénom. Et la centenaire excelle à aiguiser la curiosité de Sarah (et du lecteur !). Elle ne lui dévoile qu’un épisode de sa vie à chaque fois, tel un feuilleton qu’elle interrompt malicieusement à chaque rebondissement, tenant Sarah captive du lasso de ses révélations parcimonieuses.

« Il est des combats déjà vains. Quand tout devient sombre, quand on ne saisit plus réellement le sens de l’existence, il est bon de savoir s’arrêter. Ne plus penser à rien d’autre qu’à l’instant présent. Respirer lentement et se dire qu’une seule chose importe, le souffle qui se propage jusque dans chaque extrémité de notre corps, la présence à nous même, maintenant, à cet instant précis. Et vous vous rendrez compte alors que votre respiration absorbe le passé et l’avenir, les regrets et les peurs, et qu’elle vous fait goûter à l’éternité, parce que, justement, elle est hors du temps ! »

Au fil des mots, l’histoire d’Hectorine rejoint la grande Histoire, embarque Sarah et le lecteur dans l’Allemagne nazie du IIIème Reich, dans Berlin, puis le Paris de l’après-guerre. Le cœur de Sarah s’ouvre à cette femme qui a traversé le siècle, qui a surmonté tant d’épreuves. Chacune trouve en l’autre une oreille attentive et bienveillante, un cœur tendre et aimant. Une amie. Quel secret guide les lettres d’Hectorine ? Pourquoi ce mystère autour de leur correspondance ? Pourquoi avoir choisi Sarah, parmi tous les résidents de l’immeuble, comme destinataire de ses lettres ? Je vous laisse le découvrir en même temps que Sarah…

Quatre bonnes raisons de lire L’appartement du dessous de Florence Herrlemann

Ce roman m’a profondément émue, transportée. Je pourrais me contenter de vous dire : lisez-le ! Achetez-le, vous verrez ! Je pourrais aussi adopter la réponse d’Hectorine et vous dire : « Un jour, vous saurez », et ce jour, c’est quand vous l’aurez lu. Car alors vous comprendrez mon enthousiasme.

Dans le florilège des parutions littéraires du mois de mars, je vous invite vivement à lire L’appartement du dessous car :

  • C’est un livre viscéralement humain, profond, émouvant, qui donne à la relation épistolaire toutes ses lettres de noblesse et place l’humain au coeur.
  • Les personnages sont magnifiques et indiciblement attachants. Hectorine et Sarah vous habiteront longtemps. L’auteure sait créer une telle intimité avec ses personnages, qu’on a le sentiment qu’on pourrait les croiser dans la rue, dans notre voisinage.
  • L’écriture de Florence Herrlemann est d’une grande sensibilité, très poétique et fluide. Elle vous embarque dans son histoire et ne vous lâche plus jusque la dernière page.
  • La lecture de ce livre est addictive : Florence Herrlemann tient le lecteur captif, happé par le désir de découvrir le secret d’Hectorine, le pourquoi de ses lettres. Et la chute est vertigineuse ! Mais chuttt je vous laisse la découvrir…

Vous êtes encore devant votre écran ? Mais enfin, vous devriez déjà être en chemin pour la librairie ! Et revenez me donner des nouvelles d’Hectorine et de Sarah ensuite !

Celtic Legends et son Connemara Tour : époustouflant

Celtic Legends, c’est un spectacle époustouflant de musique et de danse irlandaises. Ce sont vingt danseurs et six musiciens qui, pendant deux heures, véhiculent une énergie folle, embrasent la scène en mêlant folklore et modernité, tradition et création.

Danse irlandaise et musique traditionnelle : un spectacle 100% irlandais

Vous aimez la musique celtique ? Vous aimez les danses folkloriques ? Vous recherchez un spectacle qui vous donne une pêche d’enfer ? Alors précipitez-vous pour voir Celtic Legends et son Connemara tour. Ils entament une tournée en France avec leur nouveau show et c’est juste EXCEPTIONNEL.

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Dès l’ouverture du rideau, le ton est donné : le spectacle sera rythmé, plein d’énergie et de virtuosité. Les six musiciens excellent, jouent avec une dextérité et une vivacité telles, qu’ils emportent la salle dans les tourbillons de leur Uillean-pipe (cornemuse irlandaise), de leur flûte, leur violon, leur bodhran (percussions), leur guitare et leur accordéon. Le public applaudit en cadence, se balance sur son siège, tandis que les musiciens sautent, courent, dansent avec une joie communicative. Survoltés. La direction musicale est assurée par un maître en la matière, Sean Mc Carthy.

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Une troupe de vingt danseurs, dix hommes et dix femmes, enchaînent des danses irlandaises et des claquettes de concert avec les musiciens, sur un rythme endiablé. Costumes traditionnels colorés, danses folkloriques, les spectateurs sont immédiatement transportés en Irlande, dans les plaines du Connemara. Les chorégraphies et la coordination entre les danseurs sont juste parfaites, les danseurs d’une grâce infinie, les ballets variés et envolés, le tout sous la houlette de la  talentueuse Jacintha Sharpe.

Quatre bonnes raisons d’aller voir Celtic Legends et son Connemara Tour

Si cette troupe irlandaise passe dans votre ville, alors ne manquez pas ce spectacle. Pourquoi ?

  • Car c’est un show d’une énergie époustouflante et ô combien communicative. Un concentré de bonheur et d’énergie. Vous ressortirez avec une furieuse envie de danser.
  • Car c’est un spectacle familial qui s’adresse à tous les âges.
  • Car il n’y a aucun temps mort dans ces deux heures de spectacle, les musiciens comme les danseurs s’en donnent à cœur joie.
  • Car le niveau tant des musiciens que des danseurs frôle l’excellence.

Pour savoir si Celtic Legends et son Connemara Tour sont programmés dans votre ville, vous pouvez cliquer sur ce lien : Programmation 

Tout-petit Montessori, Les couleurs et Les formes à toucher (éditions Nathan)

 

Des livres et coffrets Montessori pour les enfants de 0 à 3 ans

Il s’agit de coffrets inspirés de la pédagogie Montessori pour accompagner l’enfant dans son apprentissage des couleurs, des formes, de leurs nuances, ainsi que du vocabulaire associé.

L’enfant est une véritable éponge et va absorber les informations de son environnement. Pour cela, il a recours à tous ses sens : le toucher, la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût. L’idée est que l’enfant se situe au centre et l’adulte en périphérie c’est-à-dire que l’adulte est un guide, mais que l’enfant reste le principal acteur de ses apprentissages. Le mot d’ordre de Maria Montessori était à ce titre « Aide-moi à faire seul ».

Ces coffrets sont donc constitués d’un matériel simple, qui va satisfaire la curiosité naturelle de l’enfant et lui permettre de découvrir progressivement les formes, les couleurs, de classer, de trier, d’affiner sa perception.

Apprendre les couleurs à l’enfant

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Avec le coffret Les couleurs, le tout-petit va apprendre les couleurs en plusieurs temps. Il va tout d’abord découvrir les différentes couleurs du spectre, les nommer, les désigner, les retrouver dans son environnement quotidien. Une fois les couleurs de base acquises, il pourra, pour une couleur donnée, classer les diverses cartes dégradées de cette couleur de la plus claire à la plus foncée et ainsi affiner sa perception.

 

Apprendre les formes à l’enfant

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Avec le coffret Les formes à toucher, des cartes rugueuses en relief reprenant les formes géométriques (cercle, carré, triangle, rectangle, ovale) permettent au tout-petit d’identifier du bout des doigts les formes. Puis, ces formes nommées et identifiées, il peut s’amuser à chercher dans les images celles qui correspondent à la forme qu’ils tiennent entre les mains. Un apprentissage progressif, guidé par les adultes.