Glissez Sophie Adriansen dans votre poche!

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Le syndrome de la vitre étoilée, Sophie Adriansen

Editions Pocket, septembre 2017

 

Un roman qui démarre comme le chemin de croix d’une jeune femme, mais qui, très vite, frappe par son humour, sa lucidité, sa cruauté et prend la forme du journal rétroéclairé d’une femme qui découvre le pouvoir d’être libre. Le roman d’une renaissance.

Stéphanie et Guillaume sont en couple depuis dix ans. Parmi leurs amis fleurissent des annonces joyeuses de grossesses, de naissances. Une joie à laquelle ils espèrent eux-mêmes goûter. Mais pour l’heure, faute d’y parvenir, ils multiplient chacun les examens éprouvants tant physiquement que moralement, suivent des traitements contraignants, subissent les remarques parfois déplacées et maladroites de leur entourage, l’indélicatesse du corps médical.

Un désir qui très vite tourne à l’obsession. « J’y pense chaque jour. Chaque heure. Chaque minute. »

Un désir qui mine les fondations du couple aussi assurément qu’une armée de termites.

Un désir qui détruit tout, y compris l’estime de soi, faute d’être assouvi.

Tous deux conviennent que le désir s’est transformé, que l’amour a fait place au mieux à une grande tendresse. Et qu’il convient de se séparer.

Pour Stéphanie, il s’agit davantage de l’aube d’une nouvelle vie, que de la fin de son monde. Certes, elle n’échappe pas au deuil de sa relation, au manque de l’autre, mais cette tristesse se mêle à l’intuition exaltante que quelque chose de grand, de beau l’attend. Que tout est encore possible. Y compris de devenir mère, puisque les examens ont révélé que rien dans son fonctionnement ne s’oppose à une maternité. Le problème venait de son conjoint.

Reste à trouver sa voie, à identifier ce dont elle a envie et besoin, ses urgences et ses priorités. Reste surtout et avant tout à se trouver. Une période de tâtonnements, de peurs à surmonter. Pas à pas elle avance doucement mais sûrement vers elle-même. Une reconquête de soi qui passe par le corps. Le yoga sera à ce titre salutaire. « Je me répète ce que je commence à comprendre. Je suis quelqu’un d’important. Le personnage principal de ma propre vie. »

C’est avec beaucoup de finesse et de sensibilité que Sophie Adriansen évoque le parcours de cette jeune femme, ses souffrances, ses doutes, ses peurs. Ses émerveillements et espoirs aussi. Dans une construction très originale, mêlant souvenirs, remarques de proches, analyses biologiques, extraits de livres ou d’articles, ou encore statistiques, elle fournit au lecteur les pièces du puzzle de son existence. Peu à peu se dessinent les contours de cette nouvelle vie, les formes de ce corps désormais en accord, le relief d’un esprit et d’un cœur apaisés. Le tableau d’une émouvante renaissance.

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour être soi.

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Glissez René Manzor dans votre poche!

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Celui dont le nom n’est plus, René Manzor

Editions Pocket, septembre 2017

Grâce à une plume parfaitement maîtrisée, René Manzor signe un roman aux frontières de l’amour et de la mort dont on ne sort pas indemne. Un thriller haletant et dérangeant dont vous n’oublierez plus jamais le nom…

Si Mc Kenna, vétéran de Scotland Yard a vu bien des cadavres dans sa carrière, ce qu’il découvre ce matin-là dépasse l’entendement. Le tueur a éventré la victime, prélevé tous les organes thoraciques et abdominaux, abandonnant sa carcasse évidée sur une table. Une alliance malsaine du monstrueux et du sacré. Car rien n’a été laissé au hasard : la dépouille a été préparée selon un rite funéraire précis. Juste à côté, une épitaphe écrite dans le sang de la victime : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus… » Plus troublant encore, l’assassin est rapidement retrouvé et s’avère être une femme qui aimait le défunt comme son propre fils. Pourquoi tuer un être cher? La vieille femme, en état de sidération, est incapable d’expliquer son geste, et pour cause, elle ne s’en souvient même pas.

Et ce n’est que le premier meurtre d’une longue série obéissant toujours au même modus operandi. Chaque jour en effet, un nouveau corps est découvert dans des conditions similaires. S’agit-il des actes d’une secte satanique? Sont-ils au cœur d’un monstrueux trafic d’organes?

Mc Kenna, très éprouvé par le décès récent de sa femme, accepte à contrecœur de collaborer avec Dahlia Rhymes, criminologue américaine, spécialiste en meurtre rituel et satanique. Pour plaider la cause de ces criminels au visage de victimes, un avocat de renom, Nils Blake, en retrait de la vie active depuis une transplantation cardiaque, se laisse convaincre de reprendre du service. Tous trois sont animés par le désir de faire émerger la vérité. Tous trois vont voir leurs blessures ravivées et leur vie à jamais bouleversée.

Après Les âmes rivales, brillant premier roman, René Manzor transforme l’essai et nous revient avec un thriller époustouflant. Une intrigue admirablement menée, un savant cocktail de suspense, d’ésotérisme, de profondeur, de sensibilité, de complexité et des personnages indiciblement attachants. Avec cette question en fil rouge : jusqu’où peut-on aller par amour?… Jusqu’à un point que même l’esprit le plus perspicace n’avait pas envisagé. Attendez-vous à une chute vertigineuse!

Et retrouvez en cliquant sur ce lien, l’interview que m’a accordée René Manzor : Interview de René Manzor !

 

Glissez Dominique Dyens dans votre poche!

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Lundi noir, de Dominique Dyens

Éditions Pocket, juillet 2017

Puissance, impuissance, décadence. Et renaissance.

A 55 ans, Paul Deshoulières est un homme d’affaires redoutable et redouté, qui allie réussite personnelle, professionnelle et familiale. Un homme à qui tout sourit. Du moins en apparence. Car à y regarder de plus près, les sourires sont grinçants. Une opération lourde qui l’a laissé impuissant – sa « première mort »-, une femme « barbiebotoxée » au coeur transformé en compte en banque qui collectionne les amants comme de délicieux desserts, une peur viscérale de la perdre malgré les incessantes humiliations qu’elle lui inflige, la famille parfaite vivant un amour parfait dans un cadre parfait est parfaitement imparfaite.

Abandonnique, convaincu qu’aucune autre femme qu’Alice n’acceptera de partager sa vie avec un homme atteint dans sa virilité, il s’accroche désespérément à elle. Et de remplir le coffre-fort de son coeur d’argent pour acheter sa présence à ses côtés, quitte à remettre en cause l’intégrité et la respectabilité qui le caractérisent. Quitte à aller de plus en plus loin pour satisfaire son caractère vénal. Trop loin. Et c’est le délit d’initié.

Licenciement, endettement, assignation en justice, AMF (Autorité des Marchés Financiers) aux trousses, c’est la descente aux enfers pour Paul. A trop vouloir garder sa femme, il a tout perdu. Et s’est perdu lui-même. C’est alors qu’un chèque providentiel de six millions d’euros lui parvient. Loin d’être soulagé, notre financier panique. Qui est l’auteur de ce chèque? Cherche t-on à l’aider ou à le piéger? Et pourquoi? Vite fuir. Direction New-York.

C’est à présent l’heure des bilans : les femmes de sa vie ne l’ont aimé que pour ce qu’il avait, non pour ce qu’il était. Toutes. Toutes sauf, la toute première, la douce Madeleine. Qu’est-elle devenue ses 40 dernières années? « Il me semblait qu’en savoir plus sur la vie de Madeleine me permettrait de comprendre ce que j’avais raté dans la mienne. » Une quête de sens commence. Prélude à une renaissance?

Avec Lundi noir, Dominique Dyens excelle une fois encore à entrainer le lecteur dans le tourbillon vertigineux de ses intrigues. Mensonge, adultère, puissance, mais aussi et surtout rédemption, sont les ingrédients délicieux de ce suspens psychologique hitchcockien. Un roman à dévorer de toute urgence!!! A moins que ce ne soit lui qui ne vous dévore…

P.111. : (La première femme) : Celle qu’on n’oublie pas et qui ne vieillit pas. Celle pour qui on éprouve une indulgence et une reconnaissance presque aussi grandes que pour une mère, car cette femme-là aussi fait naître en vous l’adulte que vous serez.

Glissez François d’Epenoux dans votre poche!

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Les jours Areuh, François d’Epenoux

Editions Pocket, mai 2017

Récit.

Un livre qui, entre l’anecdotique et l’onirique, l’humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d’être père.

Difficile de parler d’un livre quand il s’agit d’un tel coup de cœur, tant on a le sentiment qu’on ne pourra rien écrire qui ne soit en deçà du livre lui-même. Ma chronique pourrait donc tenir en une seule injonction : « Lisez-le, relisez-le, offrez-le ! » Mais pour ceux qui sont encore devant leur écran – les autres ayant déjà enfilé leur manteau pour se ruer chez le libraire le plus proche, je vais étayer.

Les jours areuh, mi-récit, mi-fiction, s’inspire de la vie de François d’Epenoux, jeune papa quinqua. Tandis que les pleurs du nouveau-né retentissent au cœur de la nuit, pleurs qu’il apaise patiemment en lui donnant le biberon, il partage avec nous les réflexions qui jalonnent ces longues heures. A la lueur de l’abat-jour, il projette sur l’écran de ses pensées le film de la jeune vie d’Oscar, de l’annonce de la grossesse de sa femme à cet instant précieux au creux de ses bras, en passant par la naissance en catastrophe du petit, son difficile et courageux combat pour survivre, la réanimation, la néonatalogie, mais aussi sa victoire face à l’adversité et son accueil chaleureux dans la fratrie. Et tandis qu’il multiplie les arrêts sur image, il évoque avec une infinie tendresse et une émotion à fleur de plume, les questionnements qui sont siens. Etre à nouveau père, tardivement, c’est à la fois une joie indescriptible, un extraordinaire bain de Jouvence, des challenges permanents à relever pour se dépasser et faire face aux exigences hautes de l’éducation d’un enfant, ou encore le sentiment fort d’avoir fait un choix et d’en assumer toutes les responsabilités. Mais ce sont aussi des renoncements en termes de liberté (vie de noctambule, voyages lointains, fêtes, …), des craintes quant au monde qui l’attend et à ses capacités, avec les autres enfants de sa génération, à l’améliorer.

Un livre passionnant, bouleversant, magnifique. Une ode à l’amour merveilleuse, la plus belle, la plus pure qu’un père puisse interpréter par la voix de son encre à son enfant…

 

Glissez Catherine Locandro dans votre poche!

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L’histoire d’un amour, Catherine Locandro

Editions Pocket, à paraître le 5 janvier 2017

Après L’enfant de Calabre, Catherine Locandro revient avec délicatesse et émotion sur la question de la perte amoureuse et du poids des secrets.

Luca est un homme réservé. Un professeur de philosophie sans histoires. Mais pas sans Histoire. Car depuis vingt ans, il veille précieusement sur son secret. Un secret qui aujourd’hui lui explose soudain au visage au détour d’un article de presse.

Rien ne l’avait préparé à cela. Pas plus la révélation dans la presse de sa liaison amoureuse avec la diva au regard voilé d’une lumineuse tristesse, que la rencontre en 1967 avec cette femme alors adulée du public et des médias, Dalida. « Garder le secret, c’était garder la Chanteuse, maintenir ce lien si particulier. » En ce jour de novembre 1995, le frère de la défunte chanteuse, héritier de ses carnets, notes et lettres, en livre le contenu en pâture au public. Et le secret de ne plus en être un…

Luca se remémore alors cette fulgurante passion, rouvre le livre de son amour caché et tourne les pages de sa mémoire. Lui, le petit livreur de douze ans son cadet, qui avait dû quitter l’école tôt pour subvenir aux besoins de la famille, n’avait pas imaginé que son rôle de figurant dans une émission de télé dont Dalida était l’invitée, allait bouleverser sa vie. Et pourtant, cette rencontre donna le  « la » d’une relation amoureuse aussi passionnée que tourmentée. En France, en Italie, nos deux amants se retrouvent au gré des désirs de la chanteuse, dans la plus grande discrétion. Une passion clandestine qui, par les mensonges coupables que sa préservation nécessite, coupe Luca de sa famille, des siens. Le prix de leur bonheur tous deux.

Mais dans ce journal, il découvre n’être pas le seul à avoir souffert du poids du secret. Dalida portait elle aussi un fardeau douloureux qu’elle lui avait caché…

La révélation de son secret mettra t-il fin aux assauts de sa mémoire? Luca pourra t-il enfin cesser d’être le jeu de cette passion dévorante, paralysante, obsédante? Pourra t-il, délesté de ce poids, tourner enfin la page et redevenir acteur de sa vie?

Avec L’histoire d’un amour, Catherine Locandro nous offre un roman sensible, juste, émouvant, servi par une plume incisive. A lire!

Glissez René Manzor dans votre poche!

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Les âmes rivales, René Manzor

Editions Pocket, octobre 2016

 

Un règne sans état d’âme

La fillette de treize ans qui se présente au père Arthur, lui fait une confession bien étrange. Un certain Jahal, incarnation du Mal, la poursuivrait. Elle seule serait apte à le voir, à le sentir. Plus, elle serait liée à lui par cette alliance en os sculpté. Une union terrifiante et exclusive avec cet être désincarné. Car Jahal ne supporte aucune autre présence aimante auprès d’elle. Or il existerait une autre âme soeur, une âme rivale, lui aurait-il confié. Un concurrent que d’existence en existence, il s’emploierait à rechercher et à systématiquement éliminer.

Touché par Cassandre, le prêtre n’accorde toutefois que peu de crédit à ses propos. Un ami imaginaire sans doute, ce Jahal. Une élucubration de son esprit trop fertile à cet âge.

Et de la renvoyer gentiment tandis qu’elle sollicitait l’absolution.

Se le pardonnera t-il un jour?

Vingt ans plus tard, Cassandre défraie l’actualité pour avoir tenté d’assassiner son mari, le député charismatique Thomas Wells. Un acte incompréhensible de prime abord de la part de cette femme aimante. L’avocat Matt Collins prend cette affaire très à coeur. Il entend bien délivrer sa cliente. Et pas de sa seule cellule, mais aussi et surtout d’une incarcération plus terrible : cette prison mentale qui est sienne depuis toujours et dont le geôlier est un certain Jahal…

Réalisateur émérite (Le passage, Dédales, entre autres), René Manzor signe ici son premier roman. Un thriller fantastique époustouflant. Une intrigue captivante qui nous emporte dans des dédales dont l’auteur seul a le secret. La mort, la vie après la mort, le corps comme simple «habitacle » des âmes d’une existence à l’autre, la survivance ou non des souvenirs et des sentiments lors de la réincarnation, sont autant de thèmes traités brillamment. Une écriture très visuelle, ciselée, efficace.

Un captivant moment de lecture!

Mettez Agnès Ledig dans votre poche!

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Pars avec lui, Agnès Ledig

Éditions Pocket, avril 2016

 

On retrouve dans Pars avec lui, l’univers tendre et attachant d’Agnès Ledig, avec ses personnages un peu fragiles, qui souvent nous ressemblent.

 

Juliette est infirmière au service de réanimation de l’hôpital. Une femme passionnée par son métier, dévouée, humaine. Cependant sa vie privée est loin d’être aussi épanouissante que sa vie professionnelle. La difficulté à avoir un enfant, l’attitude méprisante et rabaissante de son compagnon, rendent l’ambiance à la maison relativement tendue. Mais tel un punching-ball, Juliette encaisse en silence.

Un jour, un pompier de 25 ans, Roméo, est amené dans son service après une grave chute du 8ème étage lors d’une intervention. Si la sagesse veut qu’il ne lui faille pas trop s’attacher aux patients, elle fera cette fois exception pour cet homme. Comment rester en effet insensible au désarroi qui est sien, tandis qu’il ne sait s’il recouvrera l’usage de ses membres? Comment ne pas être touchée par les soins avec lesquels il entoure sa petite sœur Vanessa, promise sinon à un foyer d’accueil? Comment ne pas désirer tendre la main à un homme qui passe sa vie à secourir celle des autres? Et qui sait si un jour, ce ne sera pas lui qui à son tour volera à son secours?…

Dans ce nouveau roman, Agnès Ledig tisse avec subtilité et émotion la toile de destins croisés, ceux d’êtres fragilisés par la vie, qui jamais ne s’appesantissent sur leur sort. Leurs forces? L’entraide, l’écoute, mais aussi et surtout, le respect. Respect de soi et des autres. «  L’amour sans respect n’est pas l’amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec ni même une défaite, mais une grande, une très grande victoire. »

L’auteur fait montre cette fois encore d’une sensibilité à fleur de plume, d’une capacité extraordinaire à créer une vraie intimité entre le lecteur et les personnages, personnages auxquels non seulement on s’attache mais on s’identifie. Lire Agnès Ledig, c’est plonger au cœur de l’humain, c’est reprendre foi en lui et en sa capacité à rebondir en toutes circonstances, c’est se faire éponge et absorber mille et une émotions toutes plus fortes les unes que les autres. Lire Agnès Ledig, c’est vibrer, vivre, aimer, grandir, avancer.

Un roman magnifique, véritable bijou d’émotion pure servi dans un écrin de talent. Un gros coup de coeur!

Extraits : 

« J’ai une certitude : on apprend la vie toute sa vie. Je crois que même en mourant on apprend encore la vie. »

 » Nous sommes la somme de nos choix mais aussi de nos non-choix. Il faut assumer, et les regrets ne changent pas le passé. »