La collection Ouistiti fait rire les petits, livres pour enfants de 18 mois

Ouistiti fait rire les petits éditions Nathan

©Karine Fléjo photographie

La collection « Ouistiti fait rire les petits » aux éditions Nathan, collection destinée aux enfants de 18 mois et plus, s’enrichit de deux livres d’éveil joyeux et colorés : « La petite histoire des chiffres » et « La petite histoire de la colère ». De quoi partager des moments de complicité avec vos tout-petits.

Des livres d’éveil pour les enfants

La collection Ouistiti fait rire les petits est une collection de petits livres au cartonnage épais, aux illustrations colorées et dynamiques, particulièrement adaptée aux enfants dès l’âge de 18 mois. Résistants, attrayants, ils capteront l’attention des plus jeunes. Ces livres vont permettre non seulement de vivre un moment de complicité parent-enfant, mais de favoriser l’apprentissage de nouveaux mots, le sens de l’observation et de s’amuser grâce aux histoires rigolotes qu’ils racontent. Autrement dit, des livres pour apprendre tout en jouant.

La petite histoire de la colère

Il est essentiel pour l’enfant de pouvoir reconnaître et exprimer ses émotions. Le cas échéant, pour ne pas souffrir l’enfant risque de se couper de ses émotions, ce qui affectera grandement son développement et ses relations aux autres. Dans ce livre, la sorcière Dudule peine comme chaque soir à obtenir que ses ouailles aillent se coucher. Hibou, dindon et dragon préfèrent rester s’amuser ! Alors Dudule se met en colère… Mais est-ce si grave de se mettre en colère?

La petite histoire des chiffres

Dans cet ouvrage, l’enfant va se familiariser avec les chiffres, le fait de compter, tout en s’amusant des mésaventures du chien. Ici en effet, Grogrochien a décidé d’aller se coucher, car il est épuisé. Mais un premier mouton vient le voir et sollicite de dormir à ses côtés car il a peur tout seul. Grogrochien accepte, fait contre mauvaise fortune bon cœur et pense enfin pouvoir fermer l’œil, mais un deuxième mouton, frigorifié, lui demande de dormir à ses côtés. Puis un troisième… Il est envahi ! Et n’a plus de place pour dormir et doit évacuer tout ce monde.

Une très chouette collection pour accompagner les premiers pas de votre tout-petit dans la vie!

 

Mes émotions, collection Kididoc

Kididoc Mes émotions

L’apprentissage des émotions est essentiel pour la construction de l’enfant. Ce livre pour enfants de deux ans et plus, de la collection Kididoc aux éditions Nathan, leur permettra de reconnaître et d’exprimer de façon très concrète leurs émotions.

Permettre à l’enfant de reconnaître et d’exprimer ses émotions

Ce petit livre aux couleurs chatoyantes et attractives propose à l’enfant de retrouver des situations connues, au cours desquelles des émotions diverses se sont manifestées : de la tristesse quand la boule de glace tombe, à la joie de parvenir à faire voler son cerf-volant, en passant par la colère lors d’une dispute avec un autre enfant, ou encore la gêne, la peur, la surprise, le dégoût.

L’enfant est amené à soulever des volets, à faire tourner des roues, pour découvrir les émotions générées par la situation illustrée. Une façon ludique et très concrète d’aborder le champ possible des émotions qui le traversent. En fin d’ouvrage, il trouvera même une roue dont il devra positionner la flèche sur son humeur du moment.

L’enfant et ses émotions

Le tout-petit est un être en pleine construction. Son apprentissage des émotions va donc se faire en plusieurs étapes : il va commencer par apprendre à reconnaître ses émotions (tristesse, colère, peur…), avant de savoir les nommer. Puis il en viendra à les exprimer. Mais il lui restera alors à apprendre à les canaliser car exploser de colère, crier ou taper, n’est pas une réaction adaptée. Qu’il puisse exprimer ses émotions est fondamental. Le cas échéant, il risque de se couper de ses émotions pour mettre la souffrance à distance, ce qui aura des incidences plus ou moins sévères plus tard (agressivité, caractère asocial, …). Ce livre est donc une aide précieuse pour l’enfant et permettra à ce dernier de partager un moment agréable avec son parent.

Mon ours, Ilya Green

mon ours Ilya Green

©Karine Fléjo photographie

Une petite fille nous fait partager sa vie sauvage avec son ours…en peluche. Ou comment l’imagination fertile des enfants leur fait faire de superbes voyages grâce au faire semblant.

Un livre poétique et tendre pour les enfants de deux ans et plus

La fillette a un ours et vit avec lui au cœur de la forêt, cernée par les tigres, les fourmis et autres redoutables animaux et insectes. Mais elle n’a pas peur, ni son ours d’ailleurs. Elle grimpe aux arbres avec lui, pêche de quoi subvenir à leurs besoins dans la rivière car les poissons sont le repas favori de son ours. Et pour la nuit, ils ont même un abri : une jolie cabane dissimulée dans la forêt.

Sauf que la forêt est en réalité le jardin, l’ours redoutable une petite peluche et le repas poissonneux un goûter déposé par le papa. Mais pour la fillette, c’est tout comme ! Fière, elle vit comme une grande aventurière.

Le faire-semblant ou l’imaginaire de l’enfant

Ilya Green offre aux enfants un album joliment illustré, plein de douceur et de poésie, qui permettra au tout-petit de découvrir son intériorité. En jouant à faire semblant, en se donnant un rôle, l’enfant expérimente d’autres façons d’être et de faire, travaille son estime de soi, développe son empathie, doit chercher des solutions aux problèmes rencontrés (pêcher, construire une cabane…). A l’image de la fillette qui surmonte tous les dangers de son jardin-forêt et prend soin de sa peluche-ours.

Un joli livre à offrir à vos chères têtes blondes !

 

Le cimetière des mots doux, Agnès Ledig (texte) et Frédéric Pillot (illustrations)

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Le cimetière des mots doux, Agnès Ledig

Illustrations Frédéric Pillot

Editions Albin Michel jeunesse, janvier 2019

 Agnès Ledig réussit un véritable tour de force : celui d’écrire un conte lumineux sur un sujet sombre : la mort d’un enfant. Poétique, émouvant, infiniment doux et délicat. 

Annabelle adore jouer avec Simon, son petit amoureux, celui avec lequel elle échange des mots doux. Pour lui, elle est « Annamabelle ». Tous deux ont le même âge, vivent dans le même village, partagent cette même passion pour la nature en général et pour les arbres en particulier. Surtout le grand chêne, l’arbre auquel Simon aime se confier.

Mais un jour, la maîtresse annonce que Simon ne viendra pas à l’école. Il a une maladie dont le nom est un mot pas doux du tout : leucémie.

Et Annabelle de ressentir un terrible manque. Elle adresse à Simon à l’hôpital des mots doux. Mais cela ne suffit pas à pallier le manque de sa présence, de leurs échanges, de leur bonheur à être ensemble.

La maladie emporte alors Simon.

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Pour ne pas se noyer dans son chagrin, Annabelle décide de continuer à écrire à Simon, à l’envelopper de mots doux, comme s’il était là, puis d’enterrer ces pensées de soie au pied du chêne de Simon, dans ce qui devient le cimetière des mots doux. Un lieu où extérioriser sa peine.

Quand votre enfant perd un camarade, un proche, vous vous trouvez parfois démuni pour lui expliquer ce qui s’est passé, pour apaiser son chagrin et ses peurs. Peur qu’il soit trop petit pour comprendre, peur de rendre son chagrin plus profond encore en lui disant la vérité, peur d’être submergé votre propre peine. Par désir de le protéger, vous êtes tenté de tricher avec la vérité, de la lui dissimuler. Et c’est l’inverse qui se produit. Car faute de mots sur ses maux, l’enfant ne peut pas gérer ses émotions, apprivoiser son chagrin, faire son deuil. Ce conte est donc un véritable outil pédagogique, il aide avec délicatesse l’enfant et les adultes qui l’entourent à apprivoiser la douleur de la perte, à passer du chagrin à la mélancolie. « La mélancolie, c’est comme la tristesse, mais avec de la douceur dessus. »

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Une mention spéciale à Frédéric Pillot dont les illustrations épousent à merveille la poésie, la luminosité et la douceur du texte et offrent au conte d’Agnès Ledig un écrin de douceur.

La tresse, ou le voyage de Lalita, de Laetitia Colombani (texte) et Clémence Pollet (illustrations)

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La tresse, ou le voyage de Lalita, de Laetitia Colombani (texte) et Clémence Pollet (illustrations)

Editions Grasset jeunesse, novembre 2018

Une adaptation superbe du best-seller de Laetitia Colombani. Le combat magnifique d’une femme pour l’avenir de sa fille, dans un pays, l’Inde, où appartenir au sexe féminin et à la caste des intouchables de surcroît, équivaut à une double peine.

Lalita a une longue chevelure que sa maman prend le soin chaque matin de tresser. Et en ce grand jour, sa chevelure se doit d’être encore plus impeccable que d’ordinaire : en effet, Lalita va faire son entrée à l’école. Une chance inouïe pour cette petite fille d’échapper au sort et à la condition réservés aux femmes et personnes de sa caste. Une chance que son père, chasseur de rats à mains nues et sa mère, nettoyeuse de latrines des castes élevées, n’ont pas eue.

Mais l’instituteur ne l’entend pas de cette oreille. La place de Lalita n’est pas en classe avec un crayon à la main mais avec un balai. Accablée par le mauvais traitement réservé à sa fille, Smita décide de fuir avec elle. Elle a entendu parler d’une école,  L’école de l’espoir, située en bord de mer et réservée aux intouchables. Une décision courageuse, car si les fermiers les rattrapent, elles seront sévèrement punies. Mais pour Smita, rien n’est plus important que l’avenir de sa fille.

Leur courage sera-t-il récompensé?

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Le roman de Laetitia Colombani est ici magnifiquement adapté en album jeunesse. Les dessins sont joyeusement colorés, à l’image de l’Inde qu’ils évoquent, les textes sensibilisent de manière claire et fine les enfants au sort qui est réservé aux fillettes des basses castes en Inde. Un ouvrage qui permet d’attirer l’attention des enfants sur les dangers de la discrimination, sur les disparités de traitement à travers le monde et sur l’importance de respecter la dignité de chacun. Une invitation à la tolérance, au respect et à la combativité.

Le Bonhomme de neige, Raymond Briggs, édition collector : magnifique!

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Le bonhomme de neige, Raymond Briggs

Edition Collector 40ème anniversaire, Grasset jeunesse

A l’occasion du quarantième anniversaire du célèbre Bonhomme de neige de Raymond Briggs, les éditions Grasset jeunesse proposent un ouvrage collector, magnifiquement relié, avec à l’intérieur une illustration en tirage limité à encadrer. Un magnifique cadeau à offrir aux petits.

Dans cet album aux tons pastels, doux comme la danse des flocons dans le ciel, un Bonhomme de neige prend vie un soir d’hiver, sous les crayons de Raymond Briggs. Il neige abondamment, aussi le petit garçon de la maisonnée décide d’aller dans le jardin, pour faire de ces flocons qui jonchent le sol un magnifique bonhomme de neige. Un chapeau, une écharpe, une clémentine pour le nez, du charbon pour les yeux et le tour est joué!

De jour comme de nuit, le petit garçon n’a de cesse de regarder son compagnon par la fenêtre. Quand soudain, un soir, il a la surprise de voir le bonhomme de neige s’animer et le saluer. Il sort alors à sa rencontre et propose de lui faire visiter sa maison. Un joyeux tour du propriétaire et c’est au tour du bonhomme de neige de lui faire découvrir son univers!

Mais la neige n’est pas éternelle. Tandis que le soleil montre le bout de ses rayons, la neige fond. Et le bonhomme de neige aussi. Jusqu’au prochain hiver.

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Cet album est uniquement visuel. Pas de texte, mais sur chaque page, des cases magnifiquement illustrées que l’enfant peut commenter, interpréter, devenant à cette occasion très actif dans la lecture de l’ouvrage. Une invitation pour l’enfant et son parent à échanger, dialoguer, imaginer, anticiper. Des personnages tendres et attachants, à l’image des crayonnages de l’auteur. Un vrai gros coup de cœur pour les petits comme pour les grands!

Pampirolo, le voyage inattendu : comment gérer l’utilisation des écrans par les tout jeunes?

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Pampirolo, le voyage inattendu, Létitia Durand (texte) et Edith-Laure Rostkowski (illustrations)

Yvelinedition, 2017

Un conte qui se révèle être un outil pédagogique précieux face à un problème de société très actuel : comment gérer l’utilisation des écrans par les tout jeunes. Et par leurs moins jeunes parents, parfois addicts aussi. 

Pampirolo est un petit lutin discret, qui vit sur le toit. Il est le gardien de la cheminée, s’assure tout l’hiver de son bon fonctionnement, quelle que soit la météo. Un rôle essentiel car une cheminée joue un rôle fédérateur dans une maisonnée! Les parents et enfants, les animaux, tout le monde se retrouve pour parler, échanger, jouer auprès d’un bon feu de bois. Du moins, tout le monde se retrouvait… Car avec l’avènement des écrans, chacun s’isole, passe des heures penché sur sa tablette ou sur son téléphone. Alors l’âtre de la cheminée ne crépite plus guère. Et Pampirolo, réduit à l’oisiveté, s’ennuie. Il s’attriste de voir les liens de cette famille se distendre. Et décide donc de quitter son poste et de partir à l’aventure, à la découverte de la nature environnante, accompagné du chien et du chat de la maison. Mais le vent peut-il tourner et le feu à nouveau crépiter?

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C’est un personnage très attachant, ce Pampirolo. Un lutin soucieux du bien-être de ceux qui l’entourent. En pointant le doigt sur l’isolement auquel le temps passé sur les écrans conduit, il donne aux parents et aux adultes en général, une aide précieuse, un outil pour faire prendre conscience aux petits qu’ils doivent aussi réserver du temps pour leur famille, leurs amis, pour se retrouver tous ensemble et échanger, rire, jouer autour d’un bon feu de cheminée. Les illustrations tendres et joyeuses de Edith-Laure Rostkowski achèveront de séduire les petits, lesquels adopteront Pampirolo comme ami et sage conseiller. Un coup de coeur!